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04 novembre 2007

Commentaires

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François Cloutier

Bonne analyse. Ce mécanisme psychologique intervient dans toutes les situations individuelles comme collectives. Continuez Martin Masse.

Bastiat

L'émission Découverte a aussi présenté un beau docu-propagande sur la grippe aviaire hier. Tout y était: comment l'État devait imposer les quarantaines, rationner les vaccins, etc, pour protéger son troupeau de CONtribuables. Parce qu'évidemment, nous sommes tous trop caves pour réaliser nous mêmes qu'il faut éviter les déplacements et changer quelques habitudes d'hygiène en cas d'épidémie, et qu'il n'y a rien de plus injuste que de laisser décider les gens si la vaccination vaut la peine pour eux. C'est beaucoup mieux d'appliquer la logique "économique" de l'état: protéger les 20-40 ans en premier car ils rapportent plus!

Philippe Texier

@ Bastiat
Je me permettrais un bémol sur votre commentaire concernant la grippe aviaire. De la même façon qu'un chauffard en état d'ébriété met votre vie en danger sur les routes, un individu qui serait porteur de la grippe aviaire représente une menace pour toute personne le rencontrant. Même dans une société le plus libertarienne, on n'accepterait pas qu'une personne se promène avec une arme à feu et et qu'elle tire dans tous les sens. Mais si cette personne tousse, crache et nous postillonne ses microbes, faudrait accepter?
Qu'est-ce qu'on fait avec une personne atteint de grippe aviaire et qui refuse de demeurer chez elle, qui refuse de porter un masque et qui refuse tout traitement et ce sous prétexte qu'elle a le droit de faire ce qu'elle veut avec son corps?
Philippe

Bastiat

@ Philippe Texier

"Qu'est-ce qu'on fait avec une personne atteint de grippe aviaire et qui refuse de..."

On ne l'invite pas chez soi, tout simplement!

Arrêter une personne infectée qui tousse intentionnellement dans la face des gens, je veux bien. Après tout, si la rue était privée les propriétaires y mettrait des règles. Mais dans le documentaire, on parle de mettre des villes en quarantaine et l'armée partout. On impose une solution unique et brutale tout en empêchant aux gens de se débrouiller, dans le but de les contrôler par la peur, en prétendant les protéger d'eux mêmes. Toujours la même logique si bien illustrée par Katrina et autres: monopoliser le rôle de sauveteur pour se faire du crédit politique à chaque catastrophe, malgré une efficacité lamentable et les violations des droits les plus élémentaires.

Une fois bien apeurés, on accepte plus facilement de se faire donner un ticket de $37 pour avoir osé marcher sur la rue Sainte-Catherine en observant intelligemment le traffic plutôt que bonassement les feux de circulation. (Hors sujet, mais je ne l'ai pas encore digéré!)

David

Excellent billet, Monsieur Masse.

Je me permmettrai de commenter ce sarcasme.

"Il cite un de ses collègues, Louis Fortier de l'Université Laval, qui «n'est pas un écologiste engagé et revendicateur» mais bien «l'une des plus grandes sommités mondiales sur la question des changements climatiques en Arctique». Pas de doute, ce doit être un modèle d'objectivité, il faut le croire, surtout à voir sur son site la quantité de patentes subventionnées par le gouvernement auxquelles il participe."

Je suis tout à fait d'accord avec votre sarcasme. Cependant, les thinktanks comme l'IEDM, The C.D. Howe Institute et The Fraser Institue, ne sont pas plus "objectifs" que le groupe de recherche de Louis Fortier. Peut-être même qu'ils sont encore pire quand on constate que la démarche scientifique est évacué du processus de propagande. De plus, je vous rappelle que de restreindre la science économique à son seul angle idéologique anti-mathématique misésien (faut compatir avec les zélateurs misésiens qui sont presque tous incompétents en mathématiques) n'est pas tellement "objectif" non plus. (Note: je ne veux pas dire que l'économique "à la sauce misésienne" ne vaut pas un clou. Au contraire, elle devrait évidemment faire partie du tout bon régime académique équilibré en économie.)

Mais sur le fond des choses, vous avez absolument raison. J'en ai marre de l'État de crise permanent faisant partie intégrante de la propagande étatiste. Guerre au terrorisme, impérialisme, guerre à la drogue, pic pétrolier, réchauffement de la planète, séparatistes soi-disant racistes, accomodements déraisonnables, pandémie (sic) d'obésité, pandémies de grippe aviaire, de SRAS, du virus du nil et de l'influenza, fémi-fascisme revendicateur, vieillissement de la population, sous-financement des hôpitaux et des universités, pénuries d'emplois, algues bleues, etc. Y en a marre de ces conneries et de cet État de crise permanent qui fait l'affaire des étatistes!

Bastiat a raison quand il dénonce le docu-propagande à la con sur la grippe aviaire dans Découvertes. Un document qui a duré deux longues épisodes au cours des deux dernières et que je me suis tout de même tapé juste pour constater l'anti-humanisme des fascistes de la santé. Une véritable caricature grotesque qu'il ne fallait pas manquer!

Faudrait vraiment les recycler en humoristes, ces fascistes de la santé! Ce qui ferait très mal à l'industrie de l'humour! Ils sont drôles à en pouffer de rire!

David

Fiche de recherche de Louis Fortier à l'université Laval. L'industrie des changements climatiques est très payant!

http://www.vrr.ulaval.ca/bd/chercheur/fiche/54226.html

Va falloir que je change de domaine d'étude!

Philippe LeBel

Mr. Masse... devant tant d'éloge chez vos lecteurs, je me dois d'apporter ma contribution qui rééquilibrera un peu cette page de commentaire. Je dois vous dire que pour moi votre billet ne vaut pas grand chose. Procédé rhétorique fort malhonnête de votre part (et aussi chez les autres qui ont commentés): un peu d'amalgame pour faire valoir son point de vue qui n'a que peu de valeur en réalité. L'absence d'arguments est tout à fait déroutant... vous préférez «vomir» votre fiel. Moi ça ne m'impressionne pas, je commence à m'habituer à force d'entendre les radio-trashs.

Les subventions : un chercheur ne peut pas faire de recherche sans argent. L'Université gère l'argent qu'il reçoit, rien ne va dans sa poche et il n'est aucunement question de son salaire ici, tout est pour l'appareillage et pour le fonctionnement du laboratoire (produits de laboratoire, salaires des étudiants (sous le seuil de pauvreté), techniciens, etc). Si la subvention s'étale sur cinq années, il a cinq ans pour TOUT dépenser et ce sans surplus et TOUT est surveillé par l'administration de l'Université. Pour recevoir sa subvention le chercheur fait un budget détaillé du nombre d'étudiants qu'il prévoit engager, des appareils qu'il achètera et fera fonctionner, etc. On peut donc dire que le chercheur réinjecte tout son argent dans le secteur privé, donc chez les fournisseurs de produits scientifique qui ont des coûts gonflés (peu de joueurs = situation d'oligopole). Vous devriez donc vous en réjouir Mr. Masse comme tout vos collègues libéraux d'ailleurs, mais faites-le en cachette car vos théories économiques ne l'apprécient pas. Mais, j'y pense... vous avez probablement raison. L'argent du secteur privé serait certainement une meilleure idée pour l'objectivité et pour l'impartialité des conclusions (sic).

Maintenant, vous m'excuserez de ces paroles un peu crues, mais apportez-moi quelques arguments honnêtes, car de mon côté je n'argumente pas ni sur la forme, ni sur la texture et ni sur la couleur d'une «flaque de vomi». Pour moi ça demeure une «flaque de vomi».

FrancisD


Bien drôle monsieur Lebel.

Quand "Big Oil" finance un scientifique pour avoir son opinion sur la théorie du "man made global warming", les résultats sont automatiquement biaisés et à balancer par la fenêtre, mais lorsque l'État fait de même, suspension du jugement...


Stephanie

Lebel,

L'argument est pourtant simple a comprendre. Le fanatisme existe chez les défenseurs d’environnement comme il existe dans d'autres secteurs. Et surtout, ne me fais pas croire que l'idéologie existe simplement chez les neo-machin. Voilà l'essentiel du message qu'il faut retenir de M.Masse.

Oui apocalypse est proche, la fin du monde est à nos portes. Toujours la même cassette depuis des siècles. La recette ne change pas. Alors, permettez-moi d'être critique envers cette belle religion.
Il faudrait licher le derriere des scientifiques, sans dire un mot. Allons, allons.

Prétendre que cet outil de peur n'existe pas est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle. Et ne me jouez pas la casette que le scientifique est immunisée contre ce genre de dérive. C'est un mensonge!

Les prophètes de malheur avec leurs statistiques ne m'impressionnent pas. Ils peuvent porter le titre de scientifique pour se pomper le torse, je m'en balance. (sic) Eux ne vont jamais commettre d'erreur! Non se sont des Dieux.

Comme dirait Steven Guilbeault : Global warming can mean colder, it can mean drier, it can mean wetter, that's what we're dealing with....

En d'autres mots, la fin est proche...fin de la discussion. Ça ressemble au livre de St-Jean.

Philippe LeBel

@FrancisD
Bien que je ne sois pas un «étatiste», je trouve fort malhonnête votre pseudo-argument contre l'État... il se rapproche de la paranoia. Il existe un monde réel Mr FrancisD et celui-ci je puis le décrire, car j'y suis précisément dans ce monde de la recherche scientifique financé par l'État. Soyons honnête et discutons des vraies choses. D'après-vous, il faudrait un fonctionnaire pour chaque chercheur financé par l'État qui analyse et critique l'étude du chercheur en question et lui dise de modifier les conclusions qui ne lui plaise pas, voire même modifier les résultats. Je n'ai jamais vu ça dans notre laboratoire et pourtant il nous arrive fréquemment de critiquer l'état de la forêt (politique relevant de l'État). L'argent est donné sans regard aux résultats et conclusions du chercheur, aucun fonctionnaire ne lie les études, ils n'y comprendraient rien! L'argent est accordé en fonction du nombre de publications dans les revues «peer-reviewed» et de leur «impact factor» respectifs. C'est la seule chose que l'État calcul. L'État n'a aucun intérêt pour les conclusions de l'étude et il s'en fout royalement et le chercheur ne fait pas de politique. La réalité est ainsi faites Mr FrancisD. Nous ne sommes pas dans 1984 d'Orwell.

Votre «big Oil» a par contre tout intérêt à ce que l'étude lui soit favorable et quelques millions de dollars peuvent acheter beaucoup de monde.

Philippe LeBel

@Stéphanie
Le scientifique peut être critiqué avec des arguments honnêtes et raisonnables madame. Je n'en ai vu aucun et Mr. Masse n'en fait pas la preuve. Que du fiel vomi par le gourou des libertariens québécois.

Qui parle de «licher le cul» de qui ici? Faites-moi grâce de ne pas répéter ce genre d'assertion.

Personnelement, je trouve que les libertariens s'amusent à détourner les débats de faits en l'associant directement à l'État. Cette association discrédite automatiquement toute action. Ce qui est un procédé malhonnête madame. Je ne suis pas étatiste, mais je n'apprécie pas ce genre de détournement rhétorique.

FrancisD


Monsieur Lebel,

Mon argument n'était pas contre l'État (malgré le fait qu'il y en aie tonnes) mais bien contre votre éthique intermitant.

Prêt à parier que ce que vous appelez "critique" du gouvernement sont du genre; "L'État devrait ne pas faire ceci, mais cela. Aussi, pas cela, mais ceci."

D'essayer de nous faire bouffer que l'État n'a pas d'objectifs d'expansion comme n'importe quelle entreprise est pour le moindre ... étatiste et... malhonnête.

Stephanie

Lebel

Moi au contraire j'ai vu dans le texte de M.Masse un argument pourtant bien simple a comprendre : Le fanatisme est possible partout. La pouvoir avec la peur.

Et bien sur pour vous le vomi de certains scientifiques n'existe pas. Mais non, mais non! Faut-il en déduire que chaque scientifique de ce monde est doté d'une conscience supérieure à l'ensemble des citoyens? Il utilise des approches sans tache, ni erreur ; si fabuleuse et précise qu'il faut se prosterner à genoux et licher le derriere de tous ces gens. S.v.p. pas avec moi.

Prétendre que le fanatisme ne puisse pas exister chez certains scientifiques est d'être malhonnête. Ils sont humains comme tout le monde. De là l'importance d'être tres critique avec les prophétes de l'apocalypse qui se cache derrière des chiffres et les courbes. Et vous me le reprochez?

Je trouve plutôt amusant de voir une personne prétendre qu'une certaine clique de la société est immunisée contre les dérives, les croyances et l'idéologie.

Et pour votre information, je ne suis pas une Libertarienne membre d'une conspiration destiner a égarer les brebis. Donc inutile de chercher à me disqualifier en utilisant cette carte. Il faudra trouver autre chose.

Steve

Le catastrophisme environnemental se porte bien. Dans les années 70 on parlait de "Global cooling" aujourd'hui c'est le réchauffement de la planète. Dans les années 80 c'était les pluies acide qui allaient décimer nos érablières; aujourd'hui on parle de surplus de sirop d'érable. Les politiciens ont souvent ce complexe du sauveur à nourrir. L'environnement leur donne cette possibilité, encore une fois, de "sauver l'humanité".

Louis

En tout cas moi je ne serai jamais l'esclave des écolos: mon score est de 0 recyclage dans toute ma vie sauf une fois ou il n'y avait plus de place dans le bac à ordure ou j'ai mis bon sac à vidange dans le bac bleu.

Jamais je ne me soumettrai à ces rituels religieux des écolos!

Parce que cette manie est une religion en fait si on regarde bien ou y a t'il le plus d'écololo? Dans les pays ou les gens ont abandonné la religion comme le Canada francophone, les pays scandinaves, la France et l'Allemagne. Les personnes qui sont du genre à avoir besoin d'une mission ou d'une raison de vivre qui les dépasse se sont trouvés autre choses dans ces endroits: comme des sectes, des mouvements sociaux ou encore l'écologisme.

David

Monsieur LeBel, je trouve que vous y allez un peu fort quand vous qualifiez ce billet de "flaque de vomi" même si je reconnais que Monsieur Masse y a déversé son fiel sur certains écologistes

Dites nous ce qu'il y a de faux dans CE TEXTE PROPREMENT DIT et pourquoi. Personnellement, je n'ai pas vu quoi que ce soit de faux dans son billet.

Philippe LeBel

@Stéphanie
Des vessies pour des lanternes... depuis quand l'usage du sophisme et de la rhétorique trompeuse est-il un argument?

Pour ce qui est de votre diatribe sur les scientifiques, il illustre votre méconnaissance profonde de ce qu'est la science. Toutes, absolument toutes les méthodes scientifiques ont leur faille et tout les scientifiques connaissent leur limite... j'ai déjà eu de nombreuses fois cette conversation avec d'autres sur ce blogue. Je vous épargnerai donc mes explications, mais je vous demanderais de lire sur le sujet de la science avant de faire des envolées à l'emporte pièce comme celles que vous faites.

À vous lire, le monde n'est qu'une bataille de «fanatisme» et tout le monde est «fanatique». C'est franchement une réflexion déplorable. Oui, ne vous en déplaise, il existe des personnes plus nuancés et non-idéologues. Vous n'êtes pas une sceptique madame, vous êtes bouchée. Les «changements climatiques» vous déplaisent alors il vous faut être contre et ce sans le moindre argument ou fait valable. Une petite frustration vous suffit. C'est tout simplement irrecevable dans le domaine du «scepticisme». Il vous faudra donc aussi lire sur le scepticisme.

Douteriez-vous de la présence d'un obstacle sur votre chemin jusqu'à ce que vous vous y cogniez le nez?

Bien à vous.

Philippe LeBel

@Steve
Les méthodes se sont peaufinées. Ainsi le «global cooling» a été réfuté, comme de nombreuses autres théories scientifiques et nous parlons aujourd'hui de «changements climatiques». Votre argument ne passe pas l'épreuve des faits. On ne peut pas non plus affirmer la non-validation des études récentes en brandissant un vieil article datant de 1975! C'est presque de l'humour!

Les pluies acides menacent toujours nos forêts. Le surplus de sirop d'érable est dû à l'amélioration des techniques d'extraction de la sève et non à l'amélioration des conditions biochimiques. Les érablières sont toujours menacés notamment par le dépérissement et l'envahissement du hêtre dû aux pluies acides. Il faut noter tout de même une diminution de l'«intensité» des pluies acides grâce à - je vous le donne en mille - une intervention de l'État! Mais il faudra en faire beaucoup plus pour que le problème soit réglé. Certains acériculteurs utilisent le chaulage pour améliorer leur lot, mais ça ne règle pas le cas des forêts naturelles et le chaulage est aussi un intran qui comporte son lot de risque. Je vous suggère de lire de façon plus approfondies sur le sujet et choisissez un autre sujet que la forêt, vous n'êtes pas de taille.

Bastiat

Est-ce que quelqu'un a lu "Cool it" de Bjorn Lomborg? Ça me semble être un bon antidote à l'hystérie politico-médiatique sur le réchauffement climatique, sans pour autant dénigrer la science. En tout cas, une entrvue intéressante à: http://www.financialsense.com/fsn/main.html

David

@Philippe LeBel

"Procédé rhétorique fort malhonnête de votre part (et aussi chez les autres qui ont commentés): un peu d'amalgame pour faire valoir son point de vue qui n'a que peu de valeur en réalité."

Je reconnais effectivement qu'il y a un peu d'amalgame en associant les écologistes aux nationaleux, aux fascistes de la santé, aux militants anti-pauvreté et aux néoconservateurs. Mais il faut aussi reconnaître que les écologistes utilisent la même rhétorique d' "état de crise permanent".

"...vous préférez «vomir» votre fiel. Moi ça ne m'impressionne pas, je commence à m'habituer à force d'entendre les radio-trashs."

Faut pas exagérer, on est loin de la diffamation systématique de Fillion et Arthur. Quand même!

"L'Université gère l'argent qu'il reçoit, rien ne va dans sa poche et il n'est aucunement question de son salaire ici, tout est pour l'appareillage et pour le fonctionnement du laboratoire (produits de laboratoire, salaires des étudiants (sous le seuil de pauvreté), techniciens, etc). Si la subvention s'étale sur cinq années, il a cinq ans pour TOUT dépenser et ce sans surplus et TOUT est surveillé par l'administration de l'Université. "

Une analyse très naïve de votre part. Faudrait d'abord demander l'avis de Valery Fabrikant (sur le fond des choses il semble avoir raison mais ce n'est pas une raison pour commettre des meurtres). Pas certain qu'il soit d'accord avec vous. Il est vrai que les subventions à la recherche ne sont pas un salaire à proprement dit pour le chercheur mais les chercheurs en tirent de nombreux avantages marginaux et même indirectement salariaux. Pensez aux congrès (qui sont inutiles pour la plupart et qui ne sont que des voyages toutes dépenses payées), à l'échelle dans le corps professoral (agrégation, titularisation, ce qui augmente son salaire et ne tient pas compte de la qualité en enseignement) et à la crédibilité scientifique (qui lui permet un meilleur accès aux postes de direction des universités, à la direction d'activités ou de publications scientifiques, à des contrats externes). J'ai même déjà vu un professeur garder temporairement pendant un an et demi aux études doctorales un étudiant dont le professeur croyait lui-même qu'il n'était pas assez bon, DANS LE BUT D'AUGMENTER SES SUBVENTIONS AU DÉTRIMENT DES AUTRES PROFESSEURS. Et ce même professeur a crissé dehors cet étudiant par la suite, lorsqu'il n'avait plus besoin de lui!

Et de la saleté concernant la recherche universitaire, il y en a en masse. Va lire ces liens, c'est très instructif:
http://www.vdq023.org/ssc/chap_017.htm
http://www.vdq023.org/ssc/chap_026.htm

"salaires des étudiants (sous le seuil de pauvreté)"

Bon point qui ne plaira pas à plusieurs personnes qui méprisent les "p'tits morveux d'étudiants". Cependant, ce type de financement de la recherche n'a-t-il pas pour but de créer une nouvelle classe de "cheap labour intellectuel" au service des apparatchiks de la recherche?

"On peut donc dire que le chercheur réinjecte tout son argent dans le secteur privé, donc chez les fournisseurs de produits scientifique qui ont des coûts gonflés (peu de joueurs = situation d'oligopole). Vous devriez donc vous en réjouir Mr. Masse comme tout vos collègues libéraux d'ailleurs, mais faites-le en cachette car vos théories économiques ne l'apprécient pas."

Il n'y a absoluement rien de libertarien à cette injection d'argent dans le secteur privé. C'est une subvention déguisée de l'État aux entreprises, ce que dénonce tous les libertariens! Ne pas confondre "capitalisme" et "corporatisme"!

" L'argent du secteur privé serait certainement une meilleure idée pour l'objectivité et pour l'impartialité des conclusions (sic)."

D'accord avec votre sarcasme qui s'applique très aux thinktanks comme l'IEDM.

Francis St-Pierre

@ Philippe Lebel

"Les pluies acides menacent toujours nos forêts. Le surplus de sirop d'érable est dû à l'amélioration des techniques d'extraction de la sève et non à l'amélioration des conditions biochimiques"


Merci de renforcer le point de Martin. Les solutions étatiques coercitives ne sont pas les seules qui existent. Un problème existait il a y quelques années (érables moins productifs) et il a maintenant été réglé (meilleures techniques de production) par l'entrepreneuriat.

Qu'est-ce qui vous fait croire que telles solutions n'existent pas pour tout problème? L'expression "si la tendance se maintient" n'a pas trop de sens au 21e siècle. Pourquoi ne pas laisser une chance au marché de s'adapter au changement. Un marché décentralisé sera toujours mieux adapté aux changements qu'un apparail bureaucratique lent et inefficace.

David

Monsieur St-Pierre

Il reste que le problème des pluies acides n'est pas entièrement réglé et que la situation s'est améliorée en raison d'une mesure étatique (même si l'État est responsable en partie de ce problème), tel que mentionné par monsieur LeBel.

Le problème des pluies acides ne se résume pas simplement aux "érables moins productifs" et il faut voir aussi les impacts non économiques de cette problématique.

Votre intégrisme économique me pue au nez.

Philippe LeBel

@Francis St-Pierre

dixit David

et j'ajouterais : ce n'est pas de l'entreprenariat qui a permi cet élan technologique et ce «siphonnage» des érables en acéricultures. Ce sont de belles et joyeuses subventions étatiques... allons! s'informer sur le monde réel est beaucoup plus important que de se gonfler d'illusions.

David

Monsieur LeBel

"Changements climatiques" ou "Réchauffement planétaire"?

Si je vous comprends bien, votre principale critique du billet de Martin Masse concerne l'absence d'arguments valables qui invalident la théorie des "changements climatiques causés par l'humain", n'est-ce pas? Il est vrai que Martin Masse n'a aucun argument à ce sujet. Pas contre, je crois qu'il voulait plutôt dénoncer l'"état de crise permanent" qui fait partie intégrante des campagnes de propagande étatiques. Lis ce texte, tu vas mieux comprendre ce qu'il veut dire.

http://www.quebecoislibre.org/980314-2.htm

Mais quels sont les véritables arguments des zélateurs des "changements climatiques causés par l'humain"? Il me semble que ce sont eux qui ont le fardeau de la preuve. Et ne me ressortez pas l'argument-massue du consensus!

FrancisD


@David

Comment un intégrisme économique ne peut-il pas être "écologique" aussi? Lorsqu'il y a pollution, il y a perte de ressources. Le seul élément qui permet de suspendre cette loi est l'État, qui renfloue les coffres des entreprises non-rentables une fois qu'elle ont ravagé des forêts, rivières, lacs, etc.

D'ailleurs, beaucoup des problèmes de pollution viennent du fait que ces entreprises peuvent louer les terres de l'État.

David

dixit LeBel

En effet, le marché de l'Érable n'en est pas vraiment un, en raison de la réglementation et des subventions étatiques!

Ce n'est pas de l'entrepreneurship, c'est de l'entrepreneurshit!

Par contre, je suis en faveur d'une dérèglementation de la vente et de l'exportation des produits de l'érable. Une dérèglementation permettra une plus grande variété et une plus grande traçabilité des produits de l'érable en comparaison avec les produits standardisés actuels, ce qui profitera aux consommateurs.

David

@FrancisD

"Comment un intégrisme économique ne peut-il pas être "écologique" aussi?"

Effectivement, l'économie et l'écologie sont conciliables. Mon propos concernait Monsieur St-Pierre qui prétendait que le problème des pluies acides était réglé puisque les "érables sont plus productifs" et non pas parce que les pluies sont revenues à leur pH d'antan.

De plus, il est remarquable de constater que la quasi-totalité des intégristes économiques nient l'existence de tous les problèmes environnementaux. Ça me fait penser au discours du bandit à Lawrence Summers (qui n'a rien de libertarien précisons-le) qui disait:"« Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable."

Stephanie

Incroyable de voir comment en quelques lignes vous êtes capable d,écarter mon point pour mieux vendre votre salade. Le fanatisme existe dans toutes les disciplines que vous le vouliez ou non. Je sais qu'il est difficile pour les scientifiques de l'admettre, car cela touche la petite corde sensible de leur ego. Et bien sûr pour ne pas voir la réalité en face il vont nous lancer des arguments du genre : vous ne connaissez pas la science et blablabla. Comme si tous les scientifiques de ce monde étaient respectueux d'une méthode honnête et pointue. Il y a des délinquants en ce monde mon cher M.Lebel et les scientifiques n'échappent pas à cette règle.

Mais voyons qui parle que que le monde n'est qu'une bataille entre fanatisme? Simplement vous, car de mon intervention précédente j'utilise le mot : certain. Alors un peu de calme svp. Et pour votre information, je n’ai aucun problème avec les réchauffements climatiques, je suis moi-même impliquée dans ma propre communauté a différents projets d'économie d'énergie et de covoiturage. Mais je n'avale pas le discours populaire de fin du monde.

Alors vos interventions bidons du genre : vous êtes contre le réchauffement donc vous êtes obligé de croire qu'il n'existe pas et blabla ne marche pas avec moi. Un façon habile de parler a ma place.

Francis St-Pierre

Bon, comme certains s'arrêtent à des détails et ne peuvent voir "the big picture", je vais poser la question en termes généraux :

Est-il possible pour le marché de trouver des solutions efficaces aux problèmes environnementaux? Si non, peut-on s'adapter adéquatement à ces changements sans coercion?

L'État peut-il régler ces problèmes? Si oui, sans en créer d'autres encore pires?


David

Voici un courriel que je viens de recevoir:

INFO- SERVICE DES IMMEUBLES

ABANDON DE LA RÉCUPÉRATION DU POLYSTYRÈNE À L’UNIVERSITÉ LAVAL

COMMUNIQUÉ

Québec, le 6 novembre 2007 – La direction du Service des immeubles désire vous aviser que dès le début du mois de novembre 2007, il n’y aura plus de récupération du polystyrène à l’Université Laval. Ce changement s’avère nécessaire parce que le récupérateur actuel n’est plus en mesure d’assurer la gestion de cette matière. De plus, aucun autre récupérateur au Québec n’offre le service de collecte du polystyrène alimentaire souillé.

D’ailleurs, il est à noter que nous sommes la seule organisation qui a réussi pendant douze ans à récupérer cette matière, laquelle n’est recyclée qu’en Ontario. Il est donc temps de passer à l’étape suivante, c’est-à-dire le retour vers la vaisselle lavable qui est actuellement utilisée aux pavillons Charles-De Koninck et Alphonse-Desjardins, et très prochainement au pavillon Ferdinand-Vandry.

Pour toutes ces raisons, veuillez noter que les bacs destinés à la récupération du polystyrène seront prochainement convertis pour la récupération d’autres matières. Afin de ne pas contaminer les autres matières récupérables, il est essentiel de jeter le polystyrène, les assiettes, les verres et les ustensiles mono-usage de toute nature dans les bacs à déchets. Tout bac de récupération contenant ces matières sera refusé par le récupérateur et se retrouvera dans les déchets.

De plus, comme le tri des autres matières récupérables se fait à la main au centre de tri, il est important de placer dans les bacs de récupération uniquement les contenants recyclables vidés de leur contenu.

En terminant, afin de respecter les efforts de récupération de chaque membre de la communauté universitaire, nous sollicitons votre bonne collaboration afin que vous portiez une attention particulière au tri des matières.

David

Les idiots ont cessé le recyclage AVANT L'ABOLITION DE L'UTILISATION DE POLYSTYRÈNE SUR LE CAMPUS!

Pour bien faire, il faudrait que les étudiants continuent d'envoyer au recyclage les contenants de polystyrène, en attendant l'abolition de l'utilisation du polystyrène. Il y a des limites à tromper les gens comme ça!

Louis

En tout cas moi sur le campus j'ai toujours envoyé mes déchets dans une des poubelles au hasard sans me demander ce qu'il y avait d'écrit dessus. Franchement c'est ridicule et ça coûte cher pour rien ma solution c'Est d'envoyer tout cela fermenter dans le dépotoir à moins qu'une compagnie privée sans subvention se donne la peine de démèler elle même ce qu'elle veut pour faire quelque chose de rentable. Mais comme aucune ne le fait cela ne doit pas être rentable et ne doit donc pas valoir la peine.

R.David

@Francis:
J'ai fait un billet sur mon blog à ce propos: http://restoogle.com/libertopia/2007/01/31/stephen-harper-n-a-pas-de-couilles/

Les podcasts à écouter viennent de Stefan Molyneux de http://www.freedomainradio.com qui a vraiment pris la peine de trouver des solutions non-gouvernementales à la pollution (contrairement à d'autres qui pensent sauver la planète en faisant des lois).

FrancisD


Je crois déja avoir vu ton blog R David. Je lirai ca attentivement, merci!

Yvon Dionne

Bonjour Martin Masse,

Heureux de te revoir au QL. Sur le texte relatif à Jean Lemire, je dois te dire qu'il fait bien sa propagande et que ça doit être payant pour lui, entre autres des sites dédiés à lui et commandités par Radio-Canada et Cyberpresse, et avec de belles images pour compenser le manque de contenu. Ce qu'il ne dit pas c'est qu'il a visité la partie la plus "chaude" (relativement) de l'Antarctique, au sud de l'Argentine. Il y a même un volcan encore en activité aux alentours. Ce qu'il ne dit pas aussi, c'est que les glaciers coulent naturellement sous leur poids, sans qu'il y ait réchauffement. Évidemment, comme je connais plus la géologie et l'économie que la biologie je ne suis pas crédible. Mais nous vivons encore sous un ensemble de cycles climatiques, cycles qui n'excluent pas un refroidissement similaire au petit âge glaciaire qui a bien nui à l'habitation en Nouvelle-France.

À bien y penser, tu me donnes le goût de recommencer à écrire, même si à l'occasion je pense que l'on parle dans le vide. J'ai laissé le tableau depuis juin dernier, sauf quelques notes par-ci, par-là, dont une couple, entre autres, qui ont été publiées par Terence Corcoran du Financial Post, dont je partage les idées.

Amicalement,

Yvon Dionne

Uber Jalemon

... et pendant ce temps Mars se réchauffe au même rythme que la Terre

Hugo

... et dans les années 1970 on prétendait que la planète se refroidissait!

« Todo es mentira en este mundo, todo es mentira... ¿Por qué será? »

Gilles Guénette

«...dans les années 1970 on prétendait que la planète se refroidissait!»

À ce propos, voir: «Past Climate Change Beliefs»
http://www.saveportland.com/Climate/index.html

Il s'agit d'extraits d'articles de journaux des années 1895 à 1975 dans lesquels on prédisait une nouvelle ère glaciale :-)

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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