« Encan de spectre: Ottawa doit-il favoriser les nouveaux joueurs? | Accueil | Le taux d’insolvabilité des Québécois »

03 décembre 2007

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Louis L

Bon moi je suis prêt à lui donner le bénéfice du doute même s'il n'a pas eu mon vote (j'ai voté Christian Légaré).

Tout d'abord à la TV hier, contrairement à Mme Bourget il n'a pas dis les mots citoyens mais bien contribuables et a même dit que les propriétaires étaient des actionnaires de la ville. Chose impensable avec le renouveau municipal, donc rafraichissant. En plus il a autre chose à foutre que de se faire ré -élire parce que contrairement à Mme Bourget il ne se serait pas retrouvé sur le chomage en cas de défaite.

Je laisse donc la chance au coureur!

Jean-François Hébert

Le discours "entrepreneur" réussit assez bien car la majorité électeurs n'a aucune notion d'économie. Ils croient encore qu'il est possible de transposer les succès des entrepreneurs dans le contexte d'un hôtel de ville et qu'il suffirait que le maire "runne la ville comme une bizness" (citation d'une autre candidate).

Or, le maire aurait beau être le meilleur entrepreneur, il apprendrait qu'une ville, ça se dirige en collégialité avec tous les zintervenants (syndicats, conseil de ville, fonctionnaires et, à l'occasion, les électeurs).

Remarquez que tous ces groupes qui peuvent faire pression sur le maire, ça n'a pas non plus grand chose à voir avec la démocratie.

Sylvain Falardeau

@Louis L

"mais bien contribuables et a même dit que les propriétaires étaient des actionnaires de la ville."

Le problème avec cette proposition c'est qu'elle est fausse. Lorsqu'on est actionnaire, on peut vendre ses parts. C'est un élément *essentiel* lorsqu'on se considère propriétaire de quelque chose. Je crois que comme électeur, vous savez la différence entre ce qui est dit en campagne électorale et ce qui se fait sur le terrain.

Si vraiment la ville appartenait aux citoyens, ceux-ci pourraient librement acheter et vendre des parts et le prix de celles-ci pourrait refléter un tant soit peu la qualité de gestion de cette "entreprise". Économiquement parlant, il serait judicieux de séparer les infrastructures dans des compagnies différentes pour que les prix des parts soient plus justes. Vous pourriez donc acheter mes parts du colisée Pepsi par exemple, si je considère que ce n'est pas intéressant pour moi. Ou au contraire, je pourrais prendre goût à me renseigner sur les potentiels du colisée sachant que cela peut être profitable.

Vous comprendrez par contre que les intérêts *pour* cette privatisation (les contribuables) ne sont rien à côté de ceux *contre* (les syndicats, les fonctionnaires, les subventionnés, ceux qui veulent dépenser l'argent des autres, etc.). Vous n'irez pas perdre une journée de travail et manifester pour 40$. Les "intéressés" (contre la privatisation) eux le feront pour les millions qui les attendent.

Louis L

@ Sylvain Falardeau

Bon tout à fait d'accord, mais quand même cela ne peut pas être pire qu'avec Lalier, Claude Larose et Anne Bourget. Labeaume ayant déjà travaillé dans le privé connait d'avantage la valeur de l'argent. Bon c'est sur que ce n'est pas le maire idéal non plus.

Quand à moi le maire idéal serait un CA, CMA ou MBA (non un sociologue en tout cas) qui aurait envie de gérer la ville comme pré retraite après une carière enrichissante dans l'entreprise privée. Il ne ferait pas cela pour l'argent ni pour la gloire mais bien pour apporter quelque chose à la communauté comme quelqu'un peut faire du bénévolat. Ceci dit il ne passerait pas des semaines de 40 heures à l'autel de ville et surtout pas du 60 heures, 15 heures par semaine c'est suffissant, peu importe la taille de la ville. Ce maire devrait donc jouer au golf en bon pré-retraité et se contenter de regarder si les contribuables en ont pour leur argent puisque tout ce qui ne serait pas privatisé serait donné en sous-traitance. Évidemment ce maire ne ferait qu'un seul mandat de 4 ans et me ne viendrait pas s'ingérer dans le développement économique de la ville.

À attendant impatiemment d'avoir ce maire idéal qui aurait l'humilité de dire que ce n'est pas une vraie job, que cela ne demande que 15-20heures par semaine si on s'en tient à l'essentiel, bon bien il n'y avait pas bien d'autre choix que Labeaume.

Martin Masse

Un ami de Québec ayant des sympathies libertariennes, rencontré la semaine dernière, me disait de surveiller l’élection à Québec, qu’un homme d’affaire avait des chances de battre Anne Bourget. Qu’il n’était pas nécessairement un partisan cohérent du libre marché, mais que s’il gagnait, il allait apporter beaucoup de changements dont on pourrait même s’inspirer à Montréal.

J’ai participé à un débat avec Mme Bourget à l’Université Laval il y a plus d’un an. Tout à fait agréable sur le plan personnel, mais elle m’est apparue comme le type même de l’apparatchik bien-pensante, qui vous explique calmement les différents aspects techniques d’un problème, et propose invariablement une solution étatiste. Un homme d’affaires réformiste qui pourrait la battre? Bravo!

Ce que j’ai lu depuis dans les journaux me semble toutefois contredire l’optimisme de cet ami. M. Labeaume vient du même parti qu’Anne Bourget. Il se présente comme «un social-démocrate en colère». C’est quoi ça? Un socialiste frustré de voir que le système ne fonctionne pas bien, et qui veut le court-circuiter par des interventions plus directes?
Le Devoir rapportait ce matin que «Vantant son pragmatisme d’hommes d’affaires, M. Labeaume a multiplié les engagements dans toutes sortes de domaines, promettant d’abolir des postes inutiles dans l’administration municipale, tout en s’engageant à soutenir le logement intergénérationnel ou encore en promettant mers et mondes aux musiciens de la relève musicale.»

J’espère me tromper, mais ce type m’apparaît simplement comme un populiste de gauche assez conventionnel.

Gilles Laplante

Ça nous donne deux ans pour le connaitre. Ann Bourget, on savait déjà ce qu'on pouvait en attendre, i.e. rien. Si M. Labeaume est un populiste de gauche assez conventionnel, on pourra s'en débarrasser en 2009. Il n'aura pas eu le temps de faire trop de dégats.

Sylvain Falardeau

@ Louis L

Comme vous l'avez mentionné, votre maire idéal ne sera là que quatre ans. Même s'il appliquait des politiques économiquement viables, rien ne dit que le prochain ne se lancera pas dans des politiques socialistes à son tour. Surtout que la prospérité économique attire les parasites. C'est la raison pour laquelle je crois que la structure doit être démolie de façon permanente et non simplement améliorée pendant quatre ans. Sans le pouvoir de taxation et de réglementation, le maire est placé vraiment dans une position d'entrepreneur et ceux qui le succèderont aussi. Ceci n'implique pas qu'ils soient tous compétents. Le prix des parts et les profits générés sont par contre un signal beaucoup plus direct que de voter aux quatre ans. En retirant des dividendes, les actionnaires (anciennement contribuables) seront plus exigeants sur la qualité de gestion.

Philippe

M. Masse, Régis Labeaume n'est certainement pas un Messie libertarien. Or, j'aimerais corriger ou clarifier certaines de vos interrogations.

1. « M. Labeaume vient du même parti qu’Anne Bourget. » Vrai, il a tenter de devenir chef de ce parti en 2005. Il avait d'ailleurs gagné le premier tour de l'investiture. Par contre, ses idées différentes ont fait peur aux socialistes du parti qui ont fait le même coup qui a permis à Stéphane Dion de devenir chef du PLC.

2. « En promettant mers et mondes aux musiciens de la relève musicale. » Ce qu'il s'est engagé à faire, c'est de créer un fond PRIVÉ pour soutenir la relève musicale québécoise. Il s'est d'ailleurs associé avec un certain Michel Cadrin, homme d'affaires qui fait partie du trio Tanguay-Roy-Cadrin et qui ne sont pas reconnus pour têter des subventions et qui ont la réputation de tourner tout ce qu'il touche en succès. Le but semble être de faire un pied de nez à l'industrie musicale subventionnée (surtout montréalaise) qui laisse tomber une multitude d'artistes et groups en région, notamment tout ceux qui chantent en anglais.

3. « Soutenir le logement intergénérationnel. » Le problème de Labeaume est probablement le même que certains multimilliardaires comme Bill Gates, Warren Buffet et Bono. Même si ces derniers ont bâti leur richesse grâce au libre marché, ils croient que des mesures étatistes sont nécessaires pour aider les pauvres.

De toute façon, en voyant les rues et les trottoirs ce matin, il est difficile de croire que Régis Labeaume pourra faire pire. Si ça arrive, il sera dehors dans deux ans de toute façon.

David

"Le côté entrepreneur semble être prisé et vu comme une caractéristique importante que devrait posséder un messie maire." "Mais n'est-ce pas un peu paradoxal de souhaiter les qualités d'une personne qui agit dans le libre-marché (ou du moins, le plus libre qu'il nous est donné d'avoir) et de les transposer à un poste comme celui de messie maire?" (Sylvain Falardeau)

"Le problème de Labeaume est probablement le même que certains multimilliardaires comme Bill Gates, Warren Buffet et Bono. Même si ces derniers ont bâti leur richesse grâce au libre marché" (Philippe)


Libre-marché? Labeaume entrepreneur? HOHOHOHOHO HOHOHOHOHO!

PLUTÔT CROIRE AU PÈRE NOËL!

Labeaume est un affairiste qui s'est plus souvent qu'autrement servi de la manne étatique pour s'enrichir. On est loin de Pierre Péladeau, de Louis Garneau, de Guy Laliberté, Kisse! Ce n'est pas de l'entrepreneurship, c'est de l'entrepreneurshit!

Extrait des notes biographiques du site électoral de Labeaume :

"Avant de diriger la Fondation, Régis Labeaume a oeuvré pendant plusieurs années dans le domaine de l'innovation technologique dans la région de Québec et a occupé des fonctions d'administrateur auprès de plusieurs entreprises de haute technologie. De 2000 à 2003, il fut chargé de mission de la Cité de l'optique. Il a siégé au conseil d'administration d'Innovatech Québec de 1997 à 2005 et d'Hydro-Québec de 2001 à 2006. Il est actuellement membre du conseil d’administration de TSO3 Inc. Il est également gradué du Collège des administrateurs de sociétés (CAS).

Régis Labeaume est copropriétaire de Réadaptation Québec inc. une entreprise de réadaptation physique employant près de 60 personnes. Il a été président-fondateur de la Société minière Mazarin (1985-1993), président du conseil d’administration de la Société Asbestos, président du conseil d’administration des Mines d'Amiante Bell (1992-1993) et également consultant auprès d'entreprises étrangères désirant s'établir au Québec. De 1980 à 1985, il a oeuvré comme conseiller politique auprès du ministre des Communications, ministre responsable de la région de Québec et député de la circonscription de Vanier, monsieur Jean-François Bertrand.

Tout au cours de sa carrière professionnelle, Régis Labeaume s'est impliqué dans le monde social et culturel de la région et de la ville de Québec : il a présidé le conseil d’administration du Centre d’information et de référence de la Capitale nationale, a été vice-président du Congrès mondial des jeunes et a été président de Constellation 2001 (une entreprise de production télévisuelle). Il est également membre des conseils d’administration du Conseil canadien de la PME, de la Fondation de l'Université Laval, du Pignon Bleu (un organisme oeuvrant au soutien des familles et des enfants de la basse-ville de Québec), du Festival d'été de Québec dont il a été le président en 2003 et 2004 et de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture. Il est aussi membre des bureaux des gouverneurs du Regroupement des jeunes gens d'affaires du Québec, du Centre d’aide et d’action bénévole de Charlesbourg, de la Boîte à sciences et des Jeunes entreprises du Québec métropolitain. Il fut également coprésident de la campagne Centraide dans la région de Québec en 2002, membre du conseil d’administration de la Fondation du Musée national des beaux-arts, du Conseil de la famille et de l'enfance et président de l'Association de l'exploration minière du Québec. Il est également coauteur du livre Les innovations dans le monde minier au Québec et du guide Comment acheter une PME."


À part son travail de "consultant auprès d'entreprises étrangères désirant s'établir au Québec", où est le libre-marché là-dedans?

De plus, Labeaume est diplômé universitaire en SOCIOLOGIE (un domaine très entrepreneurial!) en 1980 et son premier vrai travail fut un travail politique: "De 1980 à 1985, il a oeuvré comme conseiller politique auprès du ministre des Communications, ministre responsable de la région de Québec et député de la circonscription de Vanier, monsieur Jean-François Bertrand."

Ceux qui ont le culot de nous affirmer que Labeaume est un grand entrepeneur qui a réussi grâce à son seul sens des affaires sont des menteurs ou des ignorants!

COMMENT SE FAIT-IL QU'AUCUN MÉDIA N'A RELEVÉ UNE TELLE INCOHÉRENCE? Probablement que c'était plus payant pour eux d'appuyer Labeaume!

David

Je m'attendais à une victoire facile de Labeaume, mais à 51% et non pas à
59%. C'est une bonne chose pour Labeaume qui aura les coudées un peu plus
franches dans les négociations des conventions collectives.

Mais pour le reste, Labeaume ne pourra d'aucune façon réaliser ses nombreuses promesses irréalistes du soi-disant grand visionnaire "think big affairiste" qu'il est et qui sont incompatibles avec la vision réactionnaire bouchérienne de gestion à la petite semaine, qui est pourtant à l'origine de son élection.

Il est minoritaire au conseil, il a trop de renvois d'ascenseur envers les
nombreux appuis qu'il a obtenus de gens qui ne pensaient pas comme lui au
départ et qui étaient très près de Madame Boucher, entres autres les
conseillers indépendants et même ceux de l'ACQ qui, malgré que ceux-ci
appuyaient officiellement Larose, ont réellement appuyé Labeaume au cours de la dernière semaine. En plus, il devra, pour se faire réélire, renier son passé séparatiste et fusionniste pour continuer à se faire appuyer par la racaille municipale fédéraliste anti-fusionniste. Ce sera du putassage à son meilleur.

Un peu comme Madame Boucher l'était, Labeaume sera un canard boiteux avec un pouvoir limité au cours des deux prochaines années. Mais au moins il aura la décence de ne pas essayer de tout contrôler contrairement à ce que la mairesse Boucher faisait. Juste cela constitue une amélioration importante. Labeaume sera tout de même moins pire que Boucher mais il aura les coudées moins franches que sa victoire éclatante le laisse supposer.

David

Labeaume est le président de la Fondation de l'entrepreneurshit de Québec depuis 2003.

Christian Légaré est un véritable entrepreneur. N'oubliez pas que la patate frite est le principal employeur privé à Québec. Entres autres, Normandin et McDo sont les deux principaux employeurs privés à Québec!

David

L’élu municipal et le développement économique

Régis Labeaume
Président-directeur général de la Fondation de l’entrepreneurship

Propos tenus le 30 septembre 2005 à Québec dans le cadre du Congrès
de la Fédération québécoise des municipalités

( http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/documents/FQM-Textejournaux.pdf )

Le portrait du politicien ou de la politicienne au palier municipal pourrait changer considérablement dans les prochaines années. Du rôle de
gestionnaire de budget municipal, de services municipaux et de proximité,
il devra ajouter à sa charge celui de développeur.

Pourquoi? Parce qu’à la demande du monde municipal depuis des années,
le gouvernement du Québec a transféré à ses élus des pouvoirs additionnels
en matière de développement économique avec la création des conférences
régionales des élus et des élues (CRÉÉ). L’élu municipal a donc maintenant
une responsabilité légale à cet égard et des attentes ont ainsi été créées dans la population.

Pourquoi encore? Parce que les villes comprennent maintenant de plus en
plus qu’elles peuvent compter de moins en moins sur les États pour assurer
leur développement.

La compétition mondiale, nationale, voire même régionale, se ramène de
plus en plus au niveau des villes et des communautés locales. Celles-ci se
compétitionnent entres elles et les conséquences de ce nouveau paradigme
imposent qu’elles doivent se donner des personnalités distinctives et même
de créer leur propre profil économique, culturel et social.

L’élu municipal qui a choisi de faire de la politique à ce niveau devra donc, en assumant le pouvoir dont il est porteur, accepter les nouvelles
responsabilités qui en sont le corollaire.

Ceux et celles qui aspirent à diriger politiquement une collectivité doivent dorénavant s’attendre à voir les exigences de la tâche amplifiées, et ils ne pourront plus faire l’économie de s’impliquer dans le développement économique, sans jeu de mots!

Par ailleurs, on comprend que la charge de l’élu dans les plus petites
municipalités est particulièrement lourde par rapport aux moyens
disponibles et qu’il se plaint, à tort ou à raison, de la réglementation
gouvernementale excessive qui freine sa capacité d’initiative.

On comprend aussi que les compétences de l’élu municipal en matière de
développement économique seraient à bonifier. À sa décharge, il faut
rappeler qu’on ne peut pas être spécialiste en tout et que, d’autre part, les gens d’affaires ne sont pas enclins naturellement à exercer le métier de politicien ou politicienne, bien qu’il ne soit pas nécessaire de provenir du milieu des affaires pour développer. S’il sent qu’il doit parfaire ses compétences à cet égard, qu’il sache que la Fondation de l’entrepreneurship dispose d’une formation toute prête pour lui!

Ainsi l’élu a le devoir - puisque c’est maintenant sa responsabilité et qu’il a choisi librement de faire de la politique - de connaître les possibilités qui s’offrent à lui en matière de moyens concrets pour développer son économie locale. Il devra par la suite faire des choix et s’y investir personnellement ou donner la direction à ses officiers et ses commettants.

On appelle cela du LEADERSHIP.

Il peut choisir de privilégier le développement exogène, c’est-à-dire espérer que le salut vienne de l’extérieur et qu’une grande entreprise étrangère ou nationale s’établisse chez-lui. Mais espérer peut aussi égaler inertie et léthargie!

Si cela est son choix, l’élu municipal doit savoir qu’il ne contrôle pas de cette façon ses outils de développement et qu’il est à la merci des impératifs du marché dans un contexte de mondialisation et, rappelons-lui, l’infidélité croissante des entreprises face aux communautés qui les accueillent.

Les récentes fermetures d’usines dans différentes régions du Québec en sont la preuve éloquente. Elles ferment leurs portes presque à un rythme d’une par mois ces temps-ci. Demandez aux gens du Saguenay et de la Gaspésie ce qu’ils en pensent!

À mon sens, il n’y a aucune commune mesure entre l’approche strictement
corporative de la grande entreprise par rapport à son milieu d’accueil et
l’attachement réel de l’entrepreneur local à celui-ci.

À ce propos, une étude publiée récemment par la Fédération canadienne de
l’entreprise indépendante (FCEI) révélait qu’en ce qui concerne les
dirigeants de PME «…plus de 80% ont maintenu leur entreprise dans la
même municipalité que celle où ils l’avaient démarrée ou acquise. Plus on
s’éloigne des grands centres, plus la fidélité est grande, alors que le niveau s’élève à 90%.» Ainsi, « Peu importe l’endroit, les dirigeants de PME ont un sentiment d’appartenance particulier à leur communauté.»

Mieux encore, « Près de huit dirigeants sur dix nous disent vivre dans la
localité où se trouvait l’entreprise lorsqu’ils l’ont acquise ou démarrée.
Plus l’entreprise est petite, plus les chances sont grandes que le propriétaire ait son lieu de travail dans la collectivité où il habite.

Faut-il d’ailleurs rappeler que ce sont ces entreprises qui forment principalement le profil des entreprises du Québec où 98% des entreprises comptent moins de 50 employés.» (1)

Bien qu’un travail normal de prospection doive s’effectuer localement ou
par d’autres instances, je ne crois pas qu’il soit responsable de baser sa
stratégie de développement économique sur l’attente du Messie!

Bien sûr, l’annonce de l’implantation d’une grosse entreprise chez soi peut devenir très spectaculaire…et payante politiquement. Mais combien d’élus peuvent réaliser ce coup d’éclat à l’intérieur d’un mandat ou même d’une carrière politique municipale entière au Québec?

L’élu, quel qu’il soit, a malheureusement trop souvent tendance à mettre
l’accent sur ce qui est profitable politiquement à court terme. Par contre, l’élu peut aussi croire qu’il est beaucoup plus souhaitable de
s’impliquer dans une forme ou une autre de développement endogène de
l’économie dans sa municipalité, c’est-à-dire faire interagir les forces du milieu pour se développer économiquement. Et moi je crois à cela!
S’il opte pour cette voie, il pourra investir dans les infrastructures, mobiliser sa population, appuyer les projets et leurs promoteurs, mais il se demandera surtout comment il peut avoir de l’impact sur l’économie de son patelin.

Il deviendra alors ENTREPRENANT. Il assumera ainsi l’entièreté de ses
responsabilités au grand bénéfice de ces concitoyens et concitoyennes.
Par ailleurs, l’élu ne doit pas se confondre aux entrepreneurs, ce qu’il n’est pas. Ainsi, son rôle n’est pas de créer des entreprises et encore moins d’y investir les revenus de taxes. D’autres organisations jouent déjà ce rôle. Si l’élu a de la perspective, s’il accepte d’oeuvrer pour le moyen et le long terme, il choisira de développer dans sa communauté une véritable CULTURE ENTREPRENEURIALE. Et cela passe par l’école, par la
jeunesse. En soutenant ou en initiant, par exemple, l’instauration d’écoles primaires entrepreneuriales et environnementales ou de programmes
Entreprenariat-Études dans les écoles secondaires. Il peut aussi profiter de tous les moyens mis à sa disposition, et ce dans toutes les régions du
Québec, par le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse créé par le gouvernement
du Québec. ( www.defi.gouv.qc.ca )

Il prendra aussi les moyens pour accompagner ses nouveaux entrepreneurs,
entres autres, par le mentorat d’affaires, comme nous le faisons à la
Fondation de l’entrepreneurship. Cette forme d’accompagnement bénévole
fait passer les taux de survie des nouvelles entreprises après cinq ans de 35% à près de 80%.

L’élu doit agir ainsi parce que la matière première du développement
économique est l’humain. Et aussi parce que le développement économique
fiable pour une collectivité passe par l’entrepreneur, par la PME. Une PME
qui pourra devenir grande entreprise, comme ce fut le cas de MAAX à Ste-
Marie-de-Beauce qui possédait un chiffre d’affaires de plus de 600M $ lors
de la vente par ses fondateurs, eux-mêmes entrepreneurs beaucerons, fidèlesà la Beauce du début à la fin!

La PME, c’est l’entrepreneur. Et l’entrepreneur, c’est l’humain. Il y moins d’entreprises qui se créent quand il y a moins d’humains qui désirent devenir entrepreneur. C’est comme l’oeuf de Colomb! Mais les macroéconomistes ne se permettront malheureusement pas d’analyses aussi
simplistes! Trop évident, pas assez savant!

La vraie tâche à accomplir pour l’élu municipal et ses concitoyens est de
créer un environnement pour que l’humain, plutôt jeune de préférence, ait
comme hypothèse de devenir entrepreneur ou d’entreprendre sa vie. Dans
les deux cas, la société en sort gagnante. Et on ne naît pas entrepreneur, on le devient! Particulièrement au Québec où notre historique et notre culture nous collent encore à la peau.

Voici quelques exemples, parmi tant d’autres, de gestes à poser qui
donneront à l’élu la satisfaction de savoir qu’il a agit, dans la mesure de ses attributions et de ses capacités, afin de développer l’économie chez-lui. Le cas échéant il aura le sentiment qu’il a eu de l’impact, qu’il aura provoqué une prise en charge dans sa collectivité et que cet héritage inestimable lui vaudra la reconnaissance des concitoyens et concitoyennes qui, j’en suis convaincu, lui accorderont à nouveau leur confiance!

(1) Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (2005), Pour des
PME fortes dans des villes et villages accueillants (www.fcei.ca)

David

"« En promettant mers et mondes aux musiciens de la relève musicale. » Ce qu'il s'est engagé à faire, c'est de créer un fond PRIVÉ pour soutenir la relève musicale québécoise. Il s'est d'ailleurs associé avec un certain Michel Cadrin, homme d'affaires qui fait partie du trio Tanguay-Roy-Cadrin et qui ne sont pas reconnus pour têter des subventions et qui ont la réputation de tourner tout ce qu'il touche en succès. Le but semble être de faire un pied de nez à l'industrie musicale subventionnée (surtout montréalaise) qui laisse tomber une multitude d'artistes et groups en région, notamment tout ceux qui chantent en anglais." (Philippe)

Ce qui n'a donc rien à voir avec sa fonction de maire. Si des entrepreneurs privés veulent créer un tel fonds privé, c'est très bien, mais ce sont les entrepreneurs privés qui doivent recevoir tout le crédit pour cette initiative, pas le maire de Québec. Si Labeaume veut soutenir ce fonds en son nom personnel, tant mieux, mais ça ne fait pas partie de sa fonction de maire.

Louis L

@ Sylvain Falardeau

Bon je suis d'accord avec toi pour détruire cette structure de façon permanente, ce qui serait encore mieux que d'avoir un maire tranquille pendant 4 ans. Mais bon une fois cette structure détruite la prospérité amenerait surement d'autres parasites à vouloir en remettre une autre, peut être même bien pire encore.

Mais supposons que cela ne soit pas les cas, comment est ce que l'on peut faire pour détruire une structure gouvernementale de manière non violente?

Bon c'est sur qu'en tant que bon Libertarien, et même comme n'importe qui qui n'a pas été droguée par les discours communistes (ouvrez pas votre portefeuille à n'importe qui, ne payez pas au noir) je paie aussi souvent que possible ce que je peut payer en dessous de la table pour A- Sauver de l'arget et B- En mettre moins dans les poches du gouvernement, ce qui lui laisse moins de moyens pour me contrôler.

Ensuite lorsque je consomme j'essaie de ne pas encourager tous ceux qui recoivent des subventions de l'État pour encourager l'innovation et laisser mourir ceux qui recoivent mon argent sans que je n'achète leur produit.

Parfois je vais voter pour le moins pire parti/candidat, parfois je vais annuler mon vote et parfois je ne vais pas voter.

Bien entendu je ne collabore avec rien qui ne vienne de l'État, donc pas de recyclage, pas de billets de loteries et pas de transport en commun dans mon cas (en tout cas pas plus d'une fois ou deux par an).

Que puisje faire d'autre?

Sylvain Falardeau

@ Louis L

Si vous êtes à l'aise avec l'anglais en audio, je vous suggère:

http://www.freedomainradio.com/Traffic_Jams/FDR_927_Ron_Paul_Politics_and_Personal_Freedom.mp3

Freedomain Radio est la conversation philosophique la plus incroyable du net.

Louis L

Merçi Sylvain, cela fait réfléchir beaucoup mais bon entre se couper des autres comme les témoins de jéhova quand même!

Je ne pense pas que cela puisse changer les choses de s'isoler mais bon c'est un point de vue.

Stranger

Une ville est une entreprise publique. Demander que le maire laisse la production de biens au privé n'est pas plus réfléchi que demander qu'Hydro-Québec face plus de place au privé dans la production d'électricité.

Sylvain Falardeau

@ Louis L

Il ne s'agit pas d'aller vivre dans le bois et de se couper de la civilisation. Mais il est difficile d'être pris au sérieux si vous prônez qu'il ne faut pas initier la violence mais invitez à souper des gens qui sont prêts à le faire (contre vous aussi). Ceci n'exige pas que votre garagiste soit un libertarien pour faire affaires avec lui.

Sylvain Falardeau

@ Stranger

"Une ville est une entreprise publique."

Donc elle n'appartient à personne. Il est donc futile de croire qu'elle peut être gérée comme une entreprise privée. Ce n'est pas obligatoire par contre que la ville soit publique, pas plus qu'Hydro-Québec d'ailleurs.

MartinD

Wow...je pensais vraiment être le seul mais je vois que Louis aussi a voté pour Christian Légaré.

Personnage un peu coloré mais lui au moins était très concret...je vais couper 250 cadres (250*100000$= 25000000$). Si on compte les fonds de pension on arrive au moins à 100000$/année chacun. Ça pour moi c'est du concret.

Au moins il s'est payé un peu de publicité pour sa patate.

Louis L

@ Sylvain Falardeau

D'accord, à ce niveau je pense qu'on se rejoint, de toute façon cela se fait de manière naturelle sauf peut être avec des personnes très ouverte à la discussion. Il y a quand même des personnes ouverte à d'autres idées et qui peuvent fournir une discussion enrichissante.

Mais bon il y a en effet une multitude d'autres personnes à éviter non seulement par principe philosophique mais aussi à éviter tout simplement. Le genre de personne à qui parler le moins possible.

Surout au Québec, il y en trop qui n'on même pas besoin d'entendre d'opinions libertariennes pour vouloir pendre quelqu'un, il leur suffit de voir que vous avez plus qu'eux! Discutez moindrement avec ces gens là et échappez une opinion libertarienne et ils vont saisir la moindre occasion de vous poignardez dans le dos parce que vous avez plus qu'eux et êtes un traitre à leur patrie. Cela m'est arrivé il y a une coupe d'années et je retiendrai toujours la leçon.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche


Groupe Facebook