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18 avril 2008

Commentaires

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Martin Masse

Terence Corcoran écrivait un éditorial intéressant avant-hier sur ce sujet ( http://www.nationalpost.com/opinion/columnists/story.html?id=448079&p=2 ). Le ministère fédéral de l'Agriculture vient de lancer un programme qui paiera les producteurs de porc pour **tuer** des animaux reproducteurs, de façon à réduire le cheptel canadien - une folie qui s'inspire des programmes du New Deal, quand Roosevelt subventionnait les fermiers pour ne pas produire ou détruire des récoltes au beau milieu de la crise, de façon à maintenir les prix artificiellement élevés. Il y aurait en effet trop de capacité de production en Amérique du Nord - en partie à cause des programmes qui ont encouragé le développement de cette industrie.

De plus, le prix de la nourriture pour animaux est en hausse - en partie parce que les gouvernements au Canada et aux États-Unis subventionnent les fermiers pour produire de l'éthanol au lieu de fourrage servant à nourrir les animaux.

The Harper Tories, in other words, are paying hog farmers to cull their production base in significant part because the Harper Tories are paying grain farmers not to grow feed grains. As Mr. Ritz announced couple of weeks ago, in Aylmer, Ont., "Government of Canada Gives $3.9-Million Boost to Biofuels in Ontario." And now he's paying hog farmers who are being hurt by that policy.

Bref, c'est de l'interventionnisme étatique du début à la fin, une intervention créant des effets pervers que le gouvernement tente de résoudre par une autre intervention, tout cela coûtant très cher aux contribuables et affaiblissant l'économie - ce qui, on s'en doute bien, suscitera des demandes de la part d'autres lobbies pour que le gouvernement... intervienne.

La gogauche crétine qui dénonce le capitalisme comme source de ces problèmes est encore une fois complètement à côté de la track.

Bastiat

Une réponse aussi longue n'était pas nécessaire. La folie de B. Bernanke et sa planche à billets est la seule et unique réponse à toute question de type "pourquoi les prix augmentent-ils?", quoique dans ce cas-ci les subventions au maïs-éthanol n'aident certainement pas.

Par ailleurs, le fait que les inventaires soient passés de 180 jours à 57 jours démontre que la "spéculation" a influencé les prix à la BAISSE. Pour faire monter un prix, un spéculateur doit augmenter ses inventaires.

Finalement, on peut noter que la gestion étatiste de plusieurs terres, électoraliste sans aucune vision à long terme (contrairement au fermier-propriétaire) mènera éventuellement à leur perte. Encore pire pour l'eau, même dans le pays des méchants capitalistes. Par ailleurs, le principal problème de l'agriculture africaine reste le penchant socialiste de ses élites corrompues. J'irais pas là avec mon tracteur, je suis sûr de m'y faire voler puisque évidemment, je suis un exploiteur.

Jean-Reno Chéreau

À Mr Huot,
Bien que je n'ais pas compris votre explication concernant les stocks mondiaux (il y a des entrepôts de blé mondiaux?), il reste que les points que vous précisez sont pertinents. Ceci étant dit, vous n'avez pas énoncé des solutions pour atténuer le problème. J'en proposerai une.

Je vois dans la crise mondiale une offre insuffisante de blé, ce qui déstabilise la demande. Bref, il y a des producteurs de pains et des boulangers qui doivent augmenter les prix. C'est ainsi que l'offre est insuffisante, car la ressource utilisée a été détournée vers une activité beaucoup moins rentable, c’est-à-dire le biodiésel. Comment je sais que ce bien est moins rentable? Eh bien, à cause des milliards de subventions que l'État donna pour cette nouvelle technologie (merci au VEETC et au EPAct05, voir http://www.ats.agr.gc.ca/us/4181_f.htm). Grâce à cet argent tombé du ciel, le fermier, qui a le choix entre produire des céréales et produire de l'éthanol, choisira la deuxième option. Le hic, c'est que le consommateur paie deux fois la facture de cette folie, c'est-à-dire 1) payer, par les impôts, les subventions qui transforment les champs de blé en usine à carburant, 2) payer la différence de coût pour se payer une miche de pain. Vous voulez une solution? L'industrie du bio-carburant doit se débrouiller SANS les subventions. Je ne sais pas si cela deviendra aussi rentable de transformer une partie de sa production en liquide à voiture.

Bien sûr, le problème des barrières tarifaires accentue le problème que vivent les pays du tiers-monde, mais n'ayant pas assez de temps pour discuter de cela, je laisse le soin à quelqu'un d'autre d'élaborer sur le sujet!


Jean-Reno Chéreau

le lien ne fonctionne pas dans le texte. le voici.

http://www.ats.agr.gc.ca/us/4181_f.htm

marianne

Oui, tout ce qui figure dans l'article est très juste, avec une mention particulière à la folie écolo qui aboutit à divertir les cultures vivrières au profit de la production de biocarburants. Cela s'est déjà vu au Brésil dans les années 70 quand les paysans étaient incités à faire de l'éthanol pour voiture à partir de leurs récoltes. Ils n'avaient même plus à manger !

Mais vous n'insistez en effet pas assez sur le rôle de la corruption des dirigeants dans la misère des pays pauvres. Ces pays voient la richesse qu'ils produisent - où celle qu'ils reçoivent - dériver vers les comptes suisses de ces messieurs-dames, y compris quand ils se disent révolutionnaires. Vu d'ici, rares sont ceux qui ont idée de ce que cela représente, mais ces pratiques crapuleuses contribuent à ruiner ces pays certainement autant que tous les autres facteurs réunis.

Kevin

Ce qui est le plus beau c'est que pour faire ce qu'il faut... il ne faut rien faire... l'intervention artificielle nuit à l'équilibre normal du marché. Normalement une augmentation des prix réorienterait les agriculteurs vers la production pour l'alimentation mais vu l'intervention artificielle, le prix normal (qui serait en vigueur vu la quantité de production et du niveau technologique) est augmenté, ce qui cause la crise présentement.

Le protectionnisme accentue le problème, ça ne prend pas un bac en économie pour le comprendre (et encore il ne vaut plus rien le bac hahaha).

Humain51

Pourrait-on dire que la hausse des prix des denrées alimentaires est de façon paradoxale le signe d'une bonne nouvelle: la diminution spectaculaire de la pauvreté mondiale. Cette hausse des prix est principalement causée par la croissance économique des pays du tiers-monde (Chine et Inde particulièrement) qui font augmenter la demande pour les aliments et le pétrole.

Ce serait un peu comme la forte augmentation de la population mondiale au cours de la deuxième moitié du 20ième siècle. C'était une bonne nouvelle, pas une mauvaise contrairement à ce que les alarmistes disaient. C'était le signe que les gens cessaient de mourir comme des mouches en raison de l'amélioration des conditions de vie et d'environnement.

Bastiat

@ Humain51

Non! Quand les gens s'enrichissent, le prix de la nourriture relativement au reste (dépenses discrétionnaires comme le cinéma) doit diminuer. Lorsque tous les prix augmentent, c'est qu'il y a un problème chez ceux qui détiennent la planche à billets, toujours toujours toujours. Si le prix de la nourriture augmente plus vite que les autres prix, c'est qu'il y a en plus un problème dans le secteur agricole, et le problème actuel le plus évident est la destruction grotesque des récoltes dans ces usines d'éthanol.

Jean-François Grenier

Si n'y avait pas de restrictions gouvernementales, le prix aurait probablement augmenté, ca aurait été le signal pour accroître la production, et puis l'équilibre serait revenu. Par la suite les économies d'échelle auraient fait diminuer les coûts. Ça aurait pris probablement une dizaine d'année, ca achèverait présentement.

Mais les gouvernements bloquent tout ça à l'étape "les prix montent" et ça va devoir finir en crise avant que les choses bougent. Les crises sont les seules choses qui font réellement débloquer le pouvoir.

Pierre

À lire : http://www.objectifliberte.fr/2008/04/la-libralisatio.html

Au fait, il y a aussi un bac au Québec ?

Carl-S. Huot

Tourlou,
Désolé pour le temps mis à répondre, mon disque dur m'a lâché vendredi, et il m'a fallu m'en procurer un autre...
@Jean-Reno Chéreau: En fait, il existe des entreposages de céréales un peu partout. Je ne sais pas d'où vous nous écrivez mais, pour donner un simple exemple, le port de Québec a un entrepôt de 225000 tonnes pour le blé en partance pour l'Europe, l'Afrique et une partie de l'Asie. Ce que ce paragraphe veut dire, c'est que l'entreposage coûte cher, et l'on a tendance à le réduire autant que faire que se peut.
@Pierre: Ce que vous appellez le bac en France n'est pas tout la même chose que chez vous. Aproximativement, votre bac se situe chez nous entre le diplôme d'études secondaire (obtenu à 17 ans après 12 ans de scolarité) et le diplôme d'études collégiales, (obtenu à 19 ans.) Le baccalauréat est le premier niveau universitaire chez nous, obtenu après 4 ans d'Université, ce que vous appelez je crois la licence...

Gilles Guénette

L'émission PANORAMA (TFO) fait le tour de la question de la crise alimentaire avec Pierre Desrochers, professeur en développement économique au Département de géographie de l’Université de Toronto (et collaborateur au QL), Lise Dubois, titulaire de la chaire de recherche du Canada en nutrition et santé des populations, et Joshua Ramisch, du programme de développement international et mondialisation de l’Université d’Ottawa.

http://www.panorama.tfo.org/CfmxTFO/lecteur/video.cfm?v=7014199

Catherine

J'aimerais entendre le directeur du Québécois libre et cie sur les agissements de la multinationale Monsanto. Comment tolérer une entreprise qui acquière autant de pouvoir sur l'alimentation des gens au point de vouloir même breveter l'être humain. Que faire lorsqu'une entreprise aussi puissance est capable d'acheter le silence des scientifiques?

"Avant que la communauté internationale ne se réveille et n'en vienne à ce verdict, des dizaines de sommités scientifiques, souvent payées en secret par Monsanto, vont dénigrer et attaquer tout ce qui se met en travers de son chemin. "

"BPC, agent orange, somatropine, la politique de Monsanto sera de nier les faits malgré les évidences contraires, de manipuler les données de ses études et de n'en point divulguer les données de base, d'attaquer la crédibilité des chercheurs indépendants qui critiqueront ses propres analyses et conclusions, explique Marie-Monique Robin"

************

Cette entreprise délinquante depuis des décennies ne sera jamais sanctionnée par le marché comme le prétendent les Libertariens.
Le marché elle le contrôle completement et elle en dicte les règles.

Voir Monsanto: déni et collusion http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190144.html

Anarcho-pragmatiste

Catherine, vous me faites plaisir! Vous soulevez un excellent point concernant Monsanto. Monsanto n'a pas grand-chose à voir avec le libre-marché.

Ceci dit, ce ne sont pas TOUS LES LIBERTARIENS qui pensent ainsi. Le QL ne sombre pas trop souvent dans le libertarianisme dit "vulgaire", contrairement à certains. Je suis convaincu qu'on va entres autres vous répondre que dans un véritable libre-marché, plusieurs de ces pratiques douteuses seront criminelles.

Ralph Maddocks a écrit un peu sur ce sujet:

http://www.quebecoislibre.org/000108-6.htm

http://www.quebecoislibre.org/990911-6.htm

Un textes du blogue anarcho-mutualiste Social Memory Complex (avec un vidéo en prime!) intitulé "Monsanto: Prime Candidate for the Corporate Death Sentence":

http://blog.6thdensity.net/?p=957

Anarcho-pragmatiste

Précision importante: de mon côté, il ne s'agit de prôner la répression étatique contre les OGM. Les OGM sont une bonne chose mais cela ne justifie pas tout ce que Monsanto fait!

Anarcho-pragmatiste

...il ne s'agit PAS...

De plus, je ne suis pas entièrement d'accord avec le contenu de l'article du Devoir. Dénoncer les agissements de Monsanto peut très bien se faire sans prôner la doctrine éco-fasciste anti-OGM.

Martin

Qu'on limite la durée de TOUS les brevets et copyrights à 15 ans sans possibilités de prolongation et ce sera déja un bon début.

Je comprend qu'une cie qui investit des milliards en recherche doit avoir l'exclusivité de sa découverte le temps de rentabiliser son investissement mais quand l'État décide de prolonger les brevets pratiquement indéfiniment comme c'est le cas présentement, ça devient du corporatisme déguisé ce que les libertariens s'opposent...

Catherine

Alors, je vais poser la question directement comment lutter contre Monsanto? Comment conserver notre souveraineté alimentaire, nous les citoyens? On aime bien parler de liberté sur ce blog alors la question mérite une réponse.

Monsanto est pratiquement un monopole de l’alimentation mondiale par l’appropriation de semences génétiquement modifiées dont elle seule obtiendrait les droits. "À ce jour, 90% des cultures OGM seraient sa propriété tandis que la production de gènes modifiés aurait été multipliée par 60 dans la dernière décennie. Pourtant, les plantes résultantes de ces modifications génétiques sont considérées selon plusieurs comme étant dangereuses à la consommation"

Je doute que le libre marché puisse régler ce problème. Monsanto est l'exemple du capitalisme sauvage a grande échelle.

Anarcho-pragmatiste

Sauf que le problème principal avec Monsanto, c'est justement qu'il ne s'agit pas d'un contexte de libre-marché, ce qui crée cette situation de capitalisme sauvage.

Je n'embarquerai pas dans la diabolisation intégriste des OGM.

Anarcho-pragmatiste

Le plus scandaleux avec Monsanto, c'est que cette corporation s'arroge le droit de violer le droit de possession des cultivateurs (a fortiori, le droit de propriété)

Lisez ceci:

http://www.percyschmeiser.com/conflict.htm

Catherine

Je n'ai toujours pas de réponse à ma question : comment lutter contre Monsanto sachant le pouvoir que cette multinationale exerce sur les individus?

Entre la diabolisation des OGM et les Pro-Ogm intégristes il y a le droit d'être critique. Mosanto est une compagnie délinquante et rien ne la sanctionne pas même la justice et encore moins le marché.

Merci

Bastiat

"cette corporation s'arroge le droit de violer le droit de possession des cultivateurs"

Seuls les individus peuvent violer. Dans ce cas-ci, il s'agit vraisemblablement des hommes d'un état corrompu. L'étatisme c'est l'étatisme. Appeler ça "capitalisme sauvage" ne fait que brouiller la discussion.

Au Canada, à ce que je sache, personne n'est obligé de faire affaire avec Monsanto. Catherine non plus. Si ça lui chante, elle peut s'approvisionner exclusivement chez des producteurs qui ne font pas affaire avec Monsanto. Les producteurs qui trouvent que Monsanto offre de bons produits, et qui respectent le droit de leurs voisins de ne pas recevoir ces produits chez eux, n'ont pas à subir les restrictions arbitraires d'une élite bien-pensante. C'est aussi ça, la liberté.

Catherine

Bastiat :

Désolé, mais la réalité, la vraie est bien différente que celle qui consiste â se noyer dans la théorie. Quand une entreprise monopolise et dicte ses lois aux consommateurs, il n'y a plus aucune liberté. Mosento est une compagnie agro-alimentaire qui se retrouve tous les jours dans votre assiette, et plus qu’une fois et pas nécessairement pour les bonnes raisons.

Monsanto minimise les risques créés par ses produits grâce à la modification et la falsification des études scientifiques. Exemple : la toxicité de la Dioxine.

Quand une entreprise comme Monsanto dispose de brevet aussi stratégique que celui des gènes chimériques ou encore celui sur les séquences d'ADN je me demande ou me trouve la liberté de la population ici.

Au Brésil Monsanto contrôle la production et la vente de semences, entre autres par l’acquisition d’entreprises semencières locales et le contrôle des droits de propriété intellectuelle sur les semences transgéniques, produites par les agriculteurs.

Belle liberté!

L'élite bien pensante ditez-vous? Moi je ne pense pas avoir â subir les restrictions arbitraires de l'élite bien pensante de Monsanto.

Bastiat

@ Catherine

Je ne fais pas juste de la théorie, j'ai grandi en milieu agricole.

Si Monsanto "contrôle" le marché comme vous dites, c'est qu'une grande majorité d'agriculteurs jugent qu'elle offre de bons produits. Et ceux-ci ne sont pas des zombies; ils sont capables de juger.

Les brevets sont une invention de l'état et plusieurs libertariens, moi inclus, sont contre. Par contre, je ne vois pas de problème à ce que Monsanto demande qu'on ne replante pas la deuxième génération de graines. Même si on peut argumenter sur la légitimité de ce genre de contrat, on peut facilement contourner le problème simplement en demandant un dépôt, remboursable sur preuve de non-réusilisation des graines, par exemple.

Pour ce qui est d'"acheter" les scientifiques, eh bien la liberté d'expression, ça comprend la liberté de dire des conneries appuyées par des pseudo-scientifiques. D'ailleurs, 99% de ce qui se dit à la télé tombe dans cette catégorie. C'est au consommateur de faire la part des choses.

Le problème fondamental de votre discours, c'est qu'il découle d'un vision de la société en tant que troupeau dont l'état est le berger. Vous vous demandez donc ce que le berger devrait laisser ou non son troupeau manger, du point de vue de l'intérêt de l'état-berger. Puisque selon vous c'est à l'état, et non à l'individu, de choisir ce que l'on mange, vous vous inquiétez que l'influence que Monsanto peut exercer sur l'état, alors qu'on s'en fout.

Je me fous de ce que Santé Canada pense de ce que je mange, et de ses soi-disant règles plus ou moins influencées par Monsanto. Je suis un individu souverain et libre. Je veux qu'on me laisse tranquille à m'empoisonner tranquillement avec des OGM assaisonnées aux traces de Round-Up. En contrepartie, je vous laisse manger ce que vous voulez. Les agriculteurs ne sont pas vos esclaves et vous n'avez qu'à ne pas faire affaire avec eux si vous n'aimez pas ce qu'ils vous servent.

Bastiat

@ Catherine

En passant, l'appellation "bio" est essentiellement une appellation anti-Monsanto. Il me semble que la réponse à la question que vous posez trois fois est assez évidente. Le marché "sanctionne" Monsanto beaucoup mieux que l'état, puisque la croissance du marché "bio" en est la preuve dynamique.

Cessez de dire que vous n'êtes pas libre juste parce qu'on ne vous laisse pas DICTER aux agriculteurs quoi faire. Si la liberté que vous avez déjà de choisir le "bio" ne vous suffit pas, vous êtes toujours libre de vous acheter/louer une terre. Vous réaliserez alors bien assez vite... comment les produits Monsanto vous simplifient la vie.

FrancisD

Vous ne comprenez pas Bastiat :)

Elle vous répetera "Mais qu'allez vous faire de Monsanto!!" tant que vous ne proposerez pas une solution politique.

marianne

La plupart des gens sont tellement intoxiqués par la drogue étatique qu'ils ne peuvent plus envisager d'agir par eux-mêmes. Chacun de nous a pourtant le pouvoir que lui donne sa raison et son porte-monnaie. Si des millions d'acheteurs individuels peuvent faire la fortune de Coca Cola, mais aussi de Microsoft ou de Madonna, ils peuvent aussi s'exprimer de la même façon par la négative, en n'achetant pas les produits qui leur déplaisent.

Je suis une libertarienne convaincue et je fais attention à la plupart des choses que j'achète. Les vêtements made in China, par exemple, me déplaisent. J'essaie d'éviter. Les baskets made in je ne sais pas où à bas prix par des enfants exploités (y compris celles de marques très connues qui investissent des millions en pub télé glamour), out. Les œufs pondus par des poules en batterie dans des conditions inhumaines, jamais (je lis soigneusement les boîtes). Inversement, j'essaie de favoriser, par exemple, les petits producteurs laitiers qui vendent des produits certes un peu plus chers mais qui me plaisent plus que les banals yogourts ou cheddars que l'on voit partout. Je ne détaillerai pas mes critères sur la maroquinerie ou les produits de beauté ou d'entretien mais j'en ai aussi ... Quand j'exerçais la médecine en France, je boycottais les produits de certains laboratoires qui faisaient des choses critiquables.

Je pourrais multiplier les exemples. Dans certains cas, j'évite les grandes marques internationales, mais pas systématiquement. Cela dépend de critères qui sont les miens et avec lesquels je me sens beaucoup plus à l'aise que si c'était l'état omnipotent qui décidait à ma place.

Anarcho-pragmatiste

Catherine, la réponse à votre question est simple: libérer encore plus le marché, ce qui nuira à une corporation multinationale comme Monsanto.

Ce n'est pas avec encore plus de violence étatique qu'on va régler un problème...causé par la violence étatique.

Audrey de Nouvelle Calédonie =)

Salut a tous !

Je suis étudiante en commerce internationale et je dois presenter un article de presse en espagnol... :s
J'en ai choisit un consernant la crise alimentaire et l'intervention de la banque mondiale.
Je suis alors tombé sur ce site par hasard en faisant quelques recherches ( en français :p)
Il ma permis de structurer unpeu mieu ma prestation orale

Merci =)

Franck

Marianne: «Les baskets made in je ne sais pas où à bas prix par des enfants exploités...»

Des enfants "exploités", ça ne me semble pas être une réflexion très "libertarienne"!
Qu'auraient fait ces enfants, s'ils ne travaillaient pas dans une usine implantée par les occidentaux? Vous pensez qu'ils iraient s'instruire à l'école, comme (pour la plupart) les enfants occidentaux? Ou plutôt qu'ils traîneraient dans les rues ou se prostitueraient pour pouvoir manger.
La situation des pays dans lesquels les enfants travaillent encore s'apparente à celle de l'Occident du XVIII et XIXe siècle. Avant qu'ils ne puissent être scolarisés, il n'y a pas 36 solutions: leurs parents doivent pouvoir subvenir aux besoins de toute la famille et ça ne se fait qu'en augmentant leur productivité. Et pour cela, ils doivent avoir la possibilité de commercer avec nous...

marianne

A Franck
Je comprends cet argument. C'est celui que je sers à ceux qui me chauffent les oreilles avec des pleurnicheries tiers-mondistes. Disons que je n'irais pas manifester dans les rues contre Nike et consorts avec des écolos ou des gauchistes mais, à titre personnel (et c'est l'aspect personnel des choix que je souhaitais illustrer dans mon commentaire précédent) je n'aime pas le modèle économique qui consiste à vendre ici à des prix très élevés des chaussures qui n'en sont pas et qui sont fabriquées avec des marges bénéficiaires énormes dans ces conditions. C'est un ensemble qui me déplait. Je boycotte donc en tant que consommatrice, mais en tout cas jamais je ne voudrais que l'état le fasse à ma place.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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