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20 mai 2008

Commentaires

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Arnold Schwartz

Bonjour Pierre-Yves,

Un "groupe bien soudé des pseudo-chercheurs" est une expression bien choisie. La co-auteure, Mélissa Blais, pousse même le culot de s'annoncer comme "enseignante" à l’Université du Québec en Outaouais, au département de travail social et des sciences sociales: c’est tout simplement de la fausse représentation. Cette femme n’est qu’une simple chargée de cours (...et, d'ailleurs, pour combien de cours??). Les titres sont importants dans le monde universitaire, cela signifie quelque chose. Ce n’est pas une intellectuelle crédible, ce n'est même pas une universitaire, bien qu'elle soit effectivement diplômée (elle a une maîtrise en "histoire féministe des femmes"), elle n'a pas de titres universitaires ("madame la professeurE"...)et ne fait pas carrière à l'université.

D’ailleurs, on constatera encore que tout ce hachis pseudo-intellectuel sort de la moulinette de l’UQAM. Ils (les uqamiens) peuvent bien avoir dilapidé 400 M$ en fonds publics. Ceci (le manque de rigueur intellectuelle) expliquant bien cela (…le manque de rigueur financière).

Ce bouquin est d'une tristesse à pleurer. Un des co-auteurs, un illuminé, a décidé de présenter une réinterprétation tout simplement ahurissante du drame de Polytechnique. Pour moi, ce livre est un minable brûlot, de la petite prose de militante féministe radicale, de la démagogie pure. Enfin…. C’est la guerre des sexes qui va reprendre de plus belle.

Même le bon et doux Guy Corneau se retrouve catalogué comme un "masculiniste"!!...Parce que, le pauvre, il a eu le malheur de s’intéresser d'un peu trop près à la condition masculine (…c’est un psy, c’est un peu sa job, non?)

Vous voyez bien que tout cela n’a plus aucun sens. Nous sommes rendus dans la chasse aux sorcières et l’assassinat symbolique sur la place publique.
C’est un peu ça le fémi-fascisme.

D'ailleurs, en premier lieu, "masculinisme" est une étiquette largement péjorative, une pure invention, un terme caricatural utilisé par les harpies féministes enragées pour dénigrer et discréditer toute tentative de promotion de la condition masculine. Contrairement au féminisme, vous ne trouverez aucun ouvrage digne de ce nom, aucun intellectuel qui se réclame du “masculinisme”.

Avec toutes ces attaques idiotes contre les hommes, nous sommes descendus dans les poubelles de la philosophie…

Kevin

Moi ce que je trouve paradoxal c'est qu'on prétend aider les femmes mais on les dépeint comme des victimes et des personnes incapables de s'en sortir (irresponsables?). Je ne crois pas que les femmes aient été vraiment asservies, je verrais mal l'homme se coucher dans le lit et réclamer de la chaleur humaine à son esclave.

Mes grands parents sont nés sur une ferme. Effectivement c'est mon grand-père qui était le pourvoyeur, qui s'occupait de tout ce qui rapportait à manger (directement ou indirectement en revendant ses produits). Pourtant ma grand-mère était la grande maîtresse de la maison et jamais il n'aurait osé la critiquer sur le ménage, la vaisselle ou comment élever les enfants. Ses rôles étaient ménagers mais c'était son univers.

Pour ce qui est des domaines politiques, la politique est avant tout un combat et les politiciennes n'ont rien d'hyper féminisé, ce sont des femmes avec un bon caractère et un gros franc-parler. Ce n'est pas étonnant que dans les rôles traditionnels, les femmes n'y étaient pas représentées. Anyway, vous connaissez combien de femmes qui aiment la politique?

Je crois que nous sommes simplement différents sur presque tous les points (j'ai souvent remarqué les différences masculines féminines : homme=orientation cartésienne - femme=orientation visuelle, homme=intelligence de perception spaciale - femme=intelligence sociale)(ces modèles sont très variables puisque nous sommes tous différents et uniques, donc un peu plus féminin et masculin). Si les femmes réclament 50/50 en politique, pouvons nous réclamer 50/50 dans les salon de coiffure?

Let us be, let them be, stop freacking...

Jean-Bernard Théard

Mario Roy a fait une superbe chronique dans la Presse la-dessus il y a dix jours.

Voici le lien http://www.cyberpresse.ca/article/20080511/CPOPINIONS03/805110513/5910/CPACTUALITES

marianne

Si, Kevin, un homme peut coucher dans le lit d'une esclave et réclamer de la chaleur humaine. Cela n'est pas incompatible...

J'ai constaté en m'installant au Québec que les relations hommes-femmes n'y sont pas très détendues. Peut-être les choses s'améliorent-elles chez les plus jeunes mais dans les autres générations je constate que les femmes sont volontiers aggressives avec les hommes et que ces derniers restent sur une espèce de défensive indifférente. Je n'ai pas vu grand monde tenir la porte aux dames ou faire un sourire un peu galant (i.e juste un peu sympathique) dans les petites circonstances de la vie, qui sont justement celles où devrait s'exprimer gratuitement un peu de "moelleux" , ni même avoir l'air de regarder les femmes avec intérêt. En face, cela m'amuse de voir beaucoup de filles hypersexulaisées dans leur look se comporter de façon brutale au quotidien avec les hommes. Cela ne doit pas être très confortable d'être un gars dans ces circonstances.

C'est sûr que si les un(e)s et les autres se voient respectivement comme des harpies féministes et des masculinistes, les choses ne sont pas près de s'arranger !

Quant aux fémi-fascistes que décrit l'article, même si je n'ai pas lu le livre dont il est question, je connais le genre de bouillie intellectuelle qu'elles produisent, qui est à traiter par le mépris. Le pire est que tout ce monde là vit de subventions provenant de l'argent des contribuables, le même argent qui sert à subventionner des productions culturelles débiles crachant sur la "société marchande".

Jeff Plante

Un jour je vous parlerai de cet homme qui voulait devenir député et qui aurait été élu mais que l'on a voulu disqualifier dans certains médias parce qu'il avait osé parler de la cause des pères et des jeunes garçons qui ont d'énormes difficultés à l'école. Une réalité pourtant quantifiable et empiriquement mesurable.

Un sujet évidemment tabou au Québec.

Car voyez-vous, s'intéresser à l'échec scolaire des garçons et la dépréciation systématique de tout ce qui est masculin c'est être sexiste et mysogyne.

Comment voulez-vous discuter intelligemment à partir de la?

Comme si être interessé aux problêmes spécifiques des aînés était détester les jeunes.

C'est le même raisonnement, le même sophisme.

Le Québec ne va pas bien.

Gabrielle LD

Kevin,

Je suis d'accord avec vous que les différences entre hommes et femmes, comme entre n'importe quelles paires d'invididus, existent et sont tout-à-fait normal. Il y a néanmoins une histoire d'inégalité entre les sexes qu'on ne peut laisser de côté.

Les gouvernements canadiens et québécois (surtout) ont historiquement fait preuve de discrimination et de non-respect de certains droits élémentaires des femmes (notamment mariées). Par exemple, le droit de propriété ou d'être représenté légalement, de signer un contrat, ... Au plan politique, le droit de vote (que les femmes qui répondaient aux critères de propriété ont obtenues avec l'Acte Constitutionel de 1791 mais qui a été retiré par la suite), d'avoir accès à certains postes politiques (l'affaire de "personnes", par exemple, ...).

Cependant, la situation actuelle n'a plus rien avoir avec cela (sauf, comme vous le mentionnez ci-bien, la victimisation de la femme par le gouvernement et les médias). Et le refus systématique de l'"intelligentsia" (SIC) québécoise de discuter de la situation des hommes, alors que le sort des femmes est si largement analysé (avec l'argent des impôts) est totalement scandaleux.

Quand à ce torchon qui ridiculise les hommes comme les femmes et incite directement à refuser de poser des questions qui ne sont pas les leurs (un appel à la censure intellectuelle et à la violence (étatique) envers les hommes), c'est dégoutant et ça ne mérite pas un sou tant qu'à moi. Malheureusement, on l'a probablement déjà payé par les détournements de fonds légaux (taxes et subventions). Est-ce que quelqu'un sait combien les contribuables de notre belle province ont déboursés pour subventionner ça?

lutopium

Je n'ai pas lu le livre et ne le lirai probablement pas... Malgré que le sujet soulève des débats intéressants, je me contenterai de lire des compte-rendu comme celui-ci et d'autres, dont celui annoncé par la Bellette Lachinoise. On espèrerait que les "philosophes" (...) du 21ème siècle abordent ces sujets en utilisant d'autres termes que "masculiniste" ou "fémi-fasciste"...

Comme certains le soulignent bien, il y a aussi ce malaise relié aux subventions des gouvernements qui permettent la diffusion des livres. Cependant, ce financement n'est pas exclusivement réservé aux essais philosophiques. Même nos "penseurs" économiques profitent de cette "charité" en permettant à leurs éditeurs de réclamer des crédits d'impôts et subventions... Je me demande bien si Alain Dubuc, André Pratte et autres défenseurs de la réduction de la taille de l'état exigent à leur éditeur de publier et diffuser leurs "oeuvres" sans aucune aide gouvernementale...

Maryse

Lutopium

Étant dans le domaine de l'édition il est très difficile pour les auteurs de contourner les programmes de subventions. Le gouvernement oblige pratiquement les compagnies d'édition à publier et à diffuser avec l'aide de subventions. L'auteur qui refuse la subvention est bien souvent confronté à un refus de publication. Le cercle est très vicieux. Encore un domaine où l'État ne devrait pas mettre son nez, mais son emprise est là. Elle freine l'innovation au sein du marché. Et notre retard sur des pays comme les États-Unis est considérable.

Mais bon je m'éloigne du sujet du blog.

Bastiat

@ Maryse

Le mécanisme des subventions n'est pas juste un frein à l'innovation. C'est une porte grande ouverte à des formes sournoises de censure.

Kevin

"On espèrerait que les "philosophes" (...) du 21ème siècle abordent ces sujets en utilisant d'autres termes que "masculiniste" ou "fémi-fasciste""

En fait le terme fémi-fasciste est très révélateur. Les féministes réclamaient la fin de la disctintion légale féminine masculine.

"Les gouvernements canadiens et québécois (surtout) ont historiquement fait preuve de discrimination et de non-respect de certains droits élémentaires des femmes (notamment mariées). Par exemple, le droit de propriété ou d'être représenté légalement, de signer un contrat"

Gabrielle le souligne très bien. Pourtant, elles ne se battaient pas contre les hommes en tant que tel mais bien contre tout ce qui était officiel et étatisé. Ce n'était pas le sexe masculin qui discriminait mais bien l'état. De la même façon que ce n'est pas la société qui discrimine mais bien l'institution légale. La différence est majeure et M. Masse en a fait la démonstration souvent.

Les "fémi-fascistes" insistent sur la supériorité morale de la femme par rapport à l'homme, comme quoi les hommes sont fondamentalement mauvais, que le meurtre féminin est pour épargner la souffrance alors que celui masculin est pour faire souffrir. Le féminisme a perdu de son sens lorsqu'on a commencé à rétablir la situation et pour continuer de justifier leurs existence, elles inventent des crises (polytechnique, exploitation du corps de la femme, etc.)

En passant, M. Pratte est partiellement un partisan de la réduction de l'état mais M. Dubuc ne l'est pas vraiment. Je ne crois pas que la personne qui profite de subvention ou aide gouvernementale croit en l'aide elle même, mais il profite d'un apport financier relativement facile. Je serais le premier à profiter des ressources à ma disposition même si elles sont plus basées sur le vol et la redistribution. J'en veux beaucoup plus à ceux qui défendent ce type "d'aide" qu'à ceux qui en profitent.

Comment défendre la liberté de culture alors qu'on nous garoche des arguments émotifs du genre "il faut se protéger contre l'américanisation". Les gens croient que d'avoir une production culturelle très locale qui nous plaît est un droit, que tout ce qui est produit au Québec c'est le "nous" et ailleur c'est "les autres". Ce manque de vision, cette xénophobie me répugne. Je ne le dirai jamais suffisamment, ma nation c'est l'humanité et je suis fier d'être capable de profiter de la culture des quatres coins du globe.

Zed Blog

Hummm... Je crois que je viens d'atterrir sur une autre planète, là...

Les droits de la personne, c'est encore de mise, et là-dedans, il n'est question ni de la supériorité de l'un sur l»'autre (sic) ni de guerre entre les sexes, simpement des mêmes droits et mêmes responsabilités. POINT.

D'autre part, les théories marxistes et féministes, ça a évolué, savez...

En fait, ce sont surtout les anglosaxons qui font avancer l'articulation d'autres théories comme celles des idéologies, notamment la lecture autrefois dite féministe (visant alors l'égalité et non une supériorité d'un sexe sur l'autre, ce qui, dans tous les cas, serait sexiste) du langage, de la sémiotique, de la psychanalyse, des théories du cinéma, etc. aux développements actualisés à partir des réalités sociales et mondiales d'aujourd'hui, des théories originant de la philosophie matérialiste-dialectique (marxisme : Marx se retournerait dans sa tombe).

Je trouve dommage de mettre comme ça tout dans le même panier et de lancer le tout par la fenêtre, sans autre considération. Surtout un grand manque de rigueur intellectuele et idéologique.

Zed Blog

Pierre-Yves

Merci pour vos commentaires. Excusez-moi Zedblog, mais je ne comprends pas du tout de quoi vous voulez parler avec cette enfilade de généralités?

Jonathan B.

On oublie souvent de mentionner que Jean-Claude St-Amant et Pierrette Bouchard sont époux. Donc, pour moi, quand je vois leur opinion individuelle au même endroit, je trouve que c'est de l'exploitation intellectuelle. Autre fait intéressant les concernant, leur fils s'appelle Pier-André Bouchard-St-Amant, ancien président de la FEUQ!


Pierre-Yves

C'est tout une business familiale ma parole! Je comprends qu'ils réussissent à soutirer tant de fric au trésor public...

Annie Langevin

- Selon Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, et sous prétexte qu'on n'a toujours pas atteint l'égalité quantitative à l'intérieur des sphères du pouvoir, il relève du masculinisme que de se demander si le féminisme ne va pas trop loin. - Entrevue radiophonique de Paul Arcand du 12 mai dernier au 98.5 - http://www.985fm.ca.

- Selon le conseil du statut de la femme, "l'impossibilité (pour les jeunes filles) de s'extraire de l'idéologie de la séduction est le plus important échec du féminisme". - Article de Denis Lessard, http://www.cyberpresse.ca/article/20080609/CPACTUALITES/806090555/-1/CPACTUALITES

À la lumière de ces très brillantes déclarations, me vient une toute aussi brillante comparaison : si ma grand-mère avait eu des gosses, ç'aurait fait un grand-père.

Plus sérieusement, il faut tout de même les féliciter d'avoir réussi un véritable tour de force. Les féministes s'assurent de leur pérennité en allant ouvertement à l'encontre des centres d'intérêts de celles qu'elles prétendent défendre; en prime, un magnifique laissez-passer... Fallait le faire !

Anarcho-pragmatiste

Bonjour Annie!

Je vous suggère d'aller voir mon blogue.

"Les féministes s'assurent de leur pérennité en allant ouvertement à l'encontre des centres d'intérêts de celles qu'elles prétendent défendre; en prime, un magnifique laissez-passer..."

Excellent commentaire!


David aka Anarcho-pragmatiste

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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