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12 mai 2008

Commentaires

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Jean-Francois

À peu de chose près, ce que vous avancez est parfaitement illustré dans cette petite histoire qui a beaucoup circulé sur Internet, l'an passé:

http://politiqueiciailleurs.blogspot.com/2007/12/de-la-progressivit-des-impts.html

Pierre-Yves

Tout cela est malheureusement trop vrai (je fais partie du 3% qui a décidé d'aller payer ses impôts ailleurs), et explique également le blocage total de la situation politique au Québec: la majorité en profite (ou croit en profiter), ne veut donc surtout pas qu'on y touche, et vous allez tuer un orignal à coup de bananes cuites avant de leur faire admettre que, mathématiquement, ça ne peut pas continuer bien longtemps. Surtout si comme c'est écrit sur le mur, l'Ontario et les provinces de l'Ouest réussissent à faire passer leur idée que la péréquation, ça va faire:

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080509.wmcguinty09/BNStory/National/home

Robert

Et l'Ontario ne va-t-elle pas bientôt elle aussi devoir réclamer de la péréquation (sic)?

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2008/04/29/005-ontario-perequation.shtml

Après s'être payé la tête du Québec pendant des années, elle va se retrouver dans la même situation.

Pierre-Yves

@Robert

Je sais bien qu'en quelque part, ça pourrait être une consolation, mais la situation de l'Ontario n'est en rien comparable à celle du Québec. Tout d'abord, le taux d'endettement de cette province est la moitié de celui du Québec: imaginez si on divisait votre hypothèque par deux! Ensuite, le Québec reçoit à l'heure actuelle *la moitié* des paiements de péréquation; tandis que l'Ontario, même s'il devait en recevoir, *se les paierait avec son propre argent*. Vous voyez la différence? Dans le premier cas, une source qui se tarit brusquement. Dans le deuxième, un simple jeu de vases communiquants, d'une poche à l'autre. D'autre part, pensez-vous vraiment que le gouvernement ontarien irait revendiquer une réforme qui risque de le désavantager économiquement?

http://www.nationalpost.com/news/story.html?id=508449&p=1

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20080509.wmcguinty09/BNStory/National/home

Faudrait qu'ils en aient fumé du bon.. et McGuinty n'est quand même pas idiot à ce point. De plus, ces paiements (huit milliards par an!) découragent le Québec d'entreprendre les réformes économiques et fiscales qui s'imposent, au final ce n'est bon pour personne.

Philippe Texier

Un petit commentaire sur l'utilisation des images du Monopoly. Je ne sais pas si vous avez réalisé, mais le jeu de Monopoly est un jeu très anti-capitaliste. En effet, dans ce jeu, si l'un devient riche, c'est nécessairement parce qu'un autre devient pauvre. La raison étant que le nombre de terrains, de maisons, d'hôtels et d'argent est fixe tout au long de la partie. On ne fait que se partager la tarte, au gré du hasard et des ses habilités. Il n'y a pas de croissance de la richesse collective.
Dans une vraie société de libre-marché, il y aurait un astucieux entrepreneur qui aurait développé une série de terrains disons de couleur arc-en ciel, reliant les terrains jaunes à GO, sans passer par les verts ou les bleus foncés. Ce qui aurait obligé les propriétaires de ceux-ci à baisser le prix du passage chez-eux.
Et ainsi de suite.
La morale: l'économie ce n'est pas comme au monopoly.

Martin Masse

"Je ne sais pas si vous avez réalisé, mais le jeu de Monopoly est un jeu très anti-capitaliste."

@Philippe,

Oui, j'en suis conscient, c'est justement pour cela que je les utilise. Elles illustrent bien la conception que se font les illettrés économiques de l'enrichissement: l'un gagne, l'autre perd, le riche ne peut s'enrichir que si le pauvre s'appauvrit, il faut nécessairement taxer davantage les riches si l'on veut améliorer le sort des pauvres.

Stranger

Ce qui serait intéressant serait de voir si les riches, ceux qui ont beaucoup de richesses accumulées, paient plus d'impôts que les pauvres qui ont peu de richesses accumulées et doivent en plus payer l'impôt sur les salaires qui leur permettent de s'enrichir maigrement.

Freelance

Je suis d'accord avec vous, dans une économie capitaliste tous le monde peut s'enrichir SANS un état providence mais un état gendarme reste nécessaire pour casser les monopoles, éviter l'éxploitation abusive des ressources naturelles ou forcer les entreprises à étre plus responsables à travers des recours collectifs par exemple. Un minimum d'état est nécessaire au bon fonctionnement d'une capitalisme (J'ai bien dit un MINIMUM). Je pense donc que l'impot sur le revenu doit étre MAINTENU mais sous la forme d'un taux proportionnel et qui ne varie pas en fonction de vos revenus. Des états étatsuniens comme le Colorado l'on fait et ils sont très prospères.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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