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15 août 2008

Commentaires

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Kevin

Hahahahahahaha ça dépasse l'entendement! Si on était le premier avril je croirais à une joke!! Gageons que nos bon nationalistes québécois vont réclamer de la porno québécoise avec des acteurs qui sacrent en québécois. C'est le cas de le dire : c'est de la masturbation intellectuelle (hahahahahha)

D. Feynman

Faut-il être ignorant de l'industrie adulte pour tenir de tels propos!

Montréal est déjà un point chaud de l'industrie adulte nord-américaine, probablement plus important que New York. Elle n'est déclassé que par la Californie du sud. Certaines grandes firmes de production/marketing tel que Gamma Entertainment et Entertainment Cyber2000 (oui, ils ont des noms francisés aussi, mais je préfère l'anglais) produisent beaucoup de contenu. Dans le domaine de la webcam, Privatefeeds basé ici engage des filles de partout dans le monde (surtout des russes) et revend le contenu de webcam/chat partout sur l'internet. Privatefeeds préfère engager des russes qui réussissent à très bien vivre sur le quart de ce qui produit un salaire minable à Montréal. Le cout de la vie est trop élevé à Montréal, principalement à cause de la taxation et de la non-liberté du marché.

Cyber2000 tout particulièrement a investi le marché européen, produisant du contenu français (accent québecois et français), allemand et quelques autres langues. Pourquoi se sont-ils tourné vers l'europe? Parce que la minuscule demande québecoise pour des produits francophones ne vaut pas la peine commerciale de s'y attarder, les revenus du Québec ne couvrent simplement pas les coûts de production et de distribution.

La premiêre "amateure" internet, Carol Cox, habite montréal et opère toujours sont réseau après 16 ans d'internet. On peux rencontrer Carole dans son voisinage, à l'épicerie, ou à tous les vendredi soirs dans un club du west-island là ou elle prends un verre en compagnie de son mari et de ses amis.

Le sexe a ceci de particulier qu'il transcende en grande partie les barrières de prétendue culture nationale. La porno ne se distingue pas en termes de nationalité, mais en termes de fantasmes, dites "niches" commerciales. Ainsi, une niche parmi des centaines d'autres est (par exemple), les femmes en lingerie blanche. Une autre niche bien distincte pourrait être, par exemple, les femmes portants des bas de coton et petites culottes en coton. Une autre niche bien distincte, toujours en guise d'example, pourrait être des femmes nues portant des bas de coton blanc sales. Les amateurs d'une niche ont habituellement des gouts et fantasmes extrêmement bien circonscrits: ne leur présentez pas le fantasme d'a côté, ça les laissera complètement froids ! Un spécialiste du marketing adulte internet a un jour décidé de compter combien de niches commerciales distinctes il pourrait trouver. Il a cessé de compter lorsqu'il est arrivé aux alentours de 300 niches distinctes. Imaginez un canal télé avec 300 émissions hebdomadaires ! C'est pour cette raison que la télé n'est pas le média idéal pour l'amateur qui désire trouver un produit qui lui plaise.


La porno a naturellement évolué du long métrage à scénario, idée préconçue importée de la notion classique de cinéma, vers des petits clips courts très axés sur des fantasmes particuliers à consommation rapide, quasiment "à usage unique", tout comme le papier mouchoir qui accompagne habituellement cette consommation.

Vouloir forcer des ancients modèles commerciaux sur une nouvelle demande de consommation ne fonctionne pas particulièrement bien. Certaines grandes entreprises tel que Playboy on réussi à capturer une bonne part de ce marché "ancient style", mais l'approche gouvernementale de "permettre" un canal n'est qu'un geste d'ouverture qui ne servira pas tellement bien un marché d'autre part très bien servi par internet (du moins dans les régions là où la haute vitesse est accessible). Quand à la notion de "contenu local", c'est de la foutaise. En termes de porno, la diversité est reine !

D. Feynman, pornographe retraité

Kevin

Haha M. Feynman, merci beaucoup de la précision mais vous ne comprenez pas l'article. On ne s'indigne pas du fait qu'il y ait une industrie de pornographie canadienne (les libertariens ne sont pas des conservateurs puristes), nous ridiculisons l'idée que ça fasse partie de la "culture nationale" et que le CRTC impose des pourcentage de contenu Canadien. Je me doute bien qu'il y a une industrie développée et je ne fais certainement pas partie de ceux qui trouvent ça dégradant ou décadent. La pornographie, aussi ridicule que cela puisse paraître, est aussi une forme d'art mais la question de nationalité n'y a rien à voir. L'état viens se mêler au contenu d'une chaîne pour adulte, il n'y a absolument rien à faire.

Le point de M. Masse est le même que le vôtre... "ON SEN SACRE DE LA PROVENANCE". Il fait simplement le tourner en dérision. Merci beaucoup pour votre précision sur le développement d'une industrie culturelle aussi valable qu'une autre.

Indegredel Toasman

Enfin le gouvernement met ses culottes et prend une décision qui fesse dans le tas! On avait tâté du sujet bien assez longtemps comme ça.

Une décision d'ailleurs qui fera boule de neige dans l'industrie canadienne, elle qui déjà devait faire la queue pour téter ses subventions. Il faut dire à sa décharge qu'elle était dominée par les gros engins de production américains.

J'espaire que le Québec ne restera pas derrière pour sortir sa propre industrie du trou en exigeant un minimum de con tenu de langue française. Une autre possibilité serait de forcer le doublage au Québec, histoire de stimuler les organes locaux.

D. Feynman

Cher Kevin, la première phrase de mon commentaire ne s'adressait pas au vôtre précédent, elle était générique, relative à l'idée d'intervention étatique à saveur du National-Socialisme québecois.

:-)

D. Feynman

M. Toasman.

Je ne sais trop si vous faites de l'ironie ou si vous croyez réellement à vos propos. Cela n'a toutefois aucune importance en ce qui a trait aux commentaires ci-bas.

Tous calembours qui fessent mis apart, l'industrie adulte a l'habitude de contourner les obstacles légiférés en changeant de juridiction.

L'industrie de la webcam, initialement florissante ici, s'est déplacée en quasi-totalité vers les pays de l'europe de l'est pour plusieurs raisons:
1- absence de législation spécifiques
2- absences de taxes
3- fardeau étatique réduit menant à un coût de la vie inférieur, permettant de couper significativement les coûts de productions sans affecter (quelquefois même augmenter) le niveau de vie des gens y oeuvrant
4- déplacement des revenus hors de la juridiction à confiscations financières (taxes) élevées.
5- physionomie, apparence et contenance des modèles étranger(e)s plus attrayantes pour la clientèle
6- sens moins aigu de (pseudo) droits positifs (entitlement) de la part des travailleurs/euses de l'industrie: ils sont plus reconnaissant de faire partie d'une entreprise que les gens d'ici le sont, contrairement aux divas locales, qui ne sont, somme toutes, que maux de tête par dessus maux de tête, pour la grande majorité.

Un dollar dépensé en Hongrie ou au Brésil va bien plus loin qu'un dollar dépensé à "Mourial". Mieux encore, un dollar *gagné* en Hongrie ou au Brésil va encore plus loin !

La majorité des producteur de contenu porno ne sont pas des gens d'affaire sérieux, ce qui peux donner une fausse impression de la dynamique de ce marché. Au pif, je dirais que 85% de toute l'activité économique est généré par 15% des producteurs. Les 85% des producteurs restant ne sont que de passage, n'ont pas grand impact sur l'industrie.

Les entreprises qui croissent bien le font habituellement de la façon suivante: quelques années de croissance locale, avec ré-investissement massif dans l'entreprise, surtout dans le marketing. (90% de toutes les énergies consacrées à une entreprise porno internet à succès se situent au niveau du marketing et de la génération de traffic. Le 10% résiduel comprend tout le reste: production de contenu, gestion administrative, etc). Puis, graduellement, migration des affaires à l'étranger hors de la juridiction vampire.

Puisque l'actif principal d'une entreprise n'est ni ses équipements ni son contenu porno déjà produit (j'ai mentionné ci-haut que le contenu avait une courte durée de vie), la vraie valeur de l'entreprise réside dans le traffic internet qu'elle a développé, et la chaine des site webs générant ce traffic.

Bien qu'un domaine internet puisse générer des dizaines de milliers de dollars, le coût de transfert de propriété du nom de domaine ne coûte que cinq dollars. Bien malin serait le fonctionnaire qui pourrait déterminer la valeur de tel ou tel flot de traffic intangible... Mieux encore, le réseau complet de noms de domaine peut être laissé à la dérive en redigireant le traffic vers d'autres noms de domaines internets et structures de données tous frais qui vont capturer l'achalandage et laisser l'impression que l'ancienne entreprise n'a fait que décliner naturellement, sans aucun lien légal entre la nouvelle entité et l'ancienne. L'état poursuivra-t-il et taxera-t-il pour avoir failli en affaires? :-D

Une fois le capital accumulé pour pouvoir se défaire du parasite étatique, le transfert se fait relativement facilement, et quand le proprio accepte de changer de lieu de résidence, c'est encore plus facile. Des pays bien développés tel que le Mexique sont idéaux à cette fin, puisque les vols en avion sont bon marché, les revenu issus de revenus internationaux sont entièrement détaxés, et que la culture n'y est pas trop étrangère. Notez que dans tous les cas, même celui des entreprises domiciliées au Québec, de par la nature même des système de paiement internet, les transactions sont habituellement considérées comme légalement effectuées dans une autre juridiction.

Toute législation visant à effectuer un transfert de valeurs des gens qui l'ont mérité de par leur génie productif vers des gens qui ne le méritent pas, toute mesure visant à forcer les producteurs à encourir des dépenses qu'il n'auraient jamais encouru s'il n'avaient pas été forcé à l'aide des flingues gouvernementaux sera ultimement contournée. En ce qui concerne la business internet vendant des produits intangibles, c'est extrèmement simple.


Anarcho-pragmatiste

Bonjour monsieur Toasman.

Non mais, on attends quoi pour abolir le CRTC ou au pire le transformer en un organisme de distribution de fréquences, sans condition.

http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2008/07/16/jeff-fillion-un-point-de-vue-anarchiste/

Tym Machine

Bien en sachant que la porno vient de chez-nous on n'a plus de chance de voir quelqu'un qu'on connait, qui sait sa voisine, sa soeur ou sa mère tient donc.

Je déconne bien sûr. Les gens fantasment sur ce qu'ils veulent. Quoique la porno congolaise ou islamique, je suis pas super sûr de vouloir regarder...

Pierre

http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200808/24/01-19895-montreal-est-le-plus-important-centre-de-pornographie-en-ligne-au-canada.php?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=TCN_MANCHETTES_:_ACCUEIL

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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