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30 octobre 2008

Commentaires

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Sébastien Tremblay

EXCELLENT !

Merci

Kevin

Wow c'est un beau petit résumé ça (qui ne va pas en profondeur mais... un petit video de 7 min sur youtube, faut pas pousser sur le contenu non plus!!!), merci du lien!

Serge

Excellente vidéo! Mais évidemment les médias gauchistes et pro interventionnistes québécois ne vont jamais en parler. Pas question de faire changement....toujours la même rengaine.

Jean-Guy

Merci, très bon résumé,7 minutes c'est peu de temps, mais l'essentiel y est!

D

En tentant d'expliquer comment l'interventionnisme a créé cette crise économique en déréglant les lois du marchés, ce type veut démontrer que l'interventionnisme est mal et que le capitalisme pure n'aurait jamais permis une telle crise. Or, le marché n'est qu'une des composante du capitalisme, cela n'explique pas la théorie au complet. Le fait (discutable) que l'interventionnisme ait été une des causes de la crise actuelle ne fait pas de l'interventionnisme (ou de la gauche) une mauvaise chose en général... je ne vois pas le lien de cause à effet.
Il indique également que cette crise s'apparente à la crise de 1929 et qu'en 1929, l'État était encore plus interventionniste. Selon ce que je comprend la crise actuelle, elle est basée sur une bulle spéculative alors qu'en 1929, elle était basée sur la surproduction donc pas vraiment de lien à faire. La présente crise est beaucoup plus reliée à la crise de 1874 -la vrai grande crise-, basée elle aussi sur la spéculation, dans un contexte d'absence quasi-totale de régulation.
Ce que je conçoit de ce vidéo, c'est qu'il ramasse ensemble des faits, présentés d'une façon qui semble crédible et intelligente, mais ces faits n'ont pas vraiment de lien avec la problématique qu'il tente de démontrer.

De plus, il "oublie" des faits fondamentaux qui s'insèreraient bien dans son argumentation s'il n'était pas biaisé (crise de 1874). De plus, il utilise un faux argument lorsqu'il affirme que le capitalisme exempt de toute contrainte n'aurait pas mené là. Non seulement est-ce qu'on ne peut pas affirmer une telle chose (qui sait vraiment ce qui se serait réellement passé), des évidences historiques démontrent le contraire.

C'est ça le problème avec les populistes sophistes et démagogiques: c'est facile d'oublier des arguments pour démontrer sa position. C'est comme dire: La gauche fonctionne pour éviter ce genre de crise parce qu'au Québec on est de gauche et que pour l'instant, on n'est pas touché par la crise parce que notre PIB est en croissance... C'est tellement une simplification de la réalité que ça fait peur. J'ai l'impression que ton type, c'est ça qu'il fait. Sauf qu'en plus, il utilise des concepts poussés et des éléments qui semblent vrai pour mieux aveuglés ses auditeurs et pour donner l'impression que ce qu'il dit est vrai. Il n'y a pas de mal à faire ça quand ce que tu dis est vrai, mais quand, comme dans ce cas, il y a des raccourcis intellectuels important, ça pause problème à mon avis...

Investisseur

D,

Comment pouvez-vous émettre l'hypothèse qu'il y a du bon à prendre ce qui appartient aux autres par la force et sans leur consentement ? Car c'est essentiellement cela toutes les interventions du gouvernement.

Philippe Texier

@ D

Merci pour m'avoir enligné sur un événement de l'histoire que je ne connaissais pas, la crise financière de 1873.
J'ignore votre degré de connaissances sur cette crise, mais la lecture des quelques articles sur google s'y rapportant contredit tout à fait votre position.

S'il y eut une crise qui fut déclenchée par des interventions politiques, ce fut bien celle-là.

Voir Google:
«The Coinage Act of 1873 changed the United States policy with respect to silver. Before the Act, the United States had backed its currency with both gold and silver, and it minted both types of coins. The Act moved the United States to the gold standard, which meant it would no longer buy silver at a statutory price or convert silver from the public into silver coins (and stopped minting silver dollars altogether.)
The Act had the immediate effect of depressing silver prices. This hurt Western mining interests, who labeled the Act "The Crime of '73." Its effect was offset somewhat by the introduction of a silver trade dollar for use in the Orient, and by the discovery of new silver deposits at Virginia City, Nevada, resulting in new investment in mining activity. But the coinage law also reduced the domestic money supply, which hurt farmers and anyone else who carried heavy debt loads. The resulting outcry raised serious questions about how long the new policy would last. This perception of instability in United States monetary policy caused investors to shy away from long-term obligations, particularly long-term bonds. The problem was compounded by the railroad boom, which was in its later stages at the time.
At the end of the Civil War, there was a boom in railroad construction, with 35,000 miles (56,000 km) of new track laid across the country between 1866 and 1873. The railroad industry, at the time the nation's largest employer outside of agriculture, involved large amounts of money and risk. A large infusion of cash from speculators caused abnormal growth in the industry and overbuilding of docks, factories and ancillary facilities. At the same time, too much capital was involved in projects offering no immediate or early returns.]

In September 1873, Jay Cooke & Company, a major component of the United States' banking establishment, found itself unable to market several million dollars in Northern Pacific Railway bonds. Cooke's firm, like many others, was invested heavily in the railroads. At a time when investment banks were anxious for more capital for their enterprises, President Ulysses S. Grant's monetary policy of contracting the money supply made matters worse. While businesses were expanding, the money they needed to finance that growth was becoming more scarce.»

La morale de l’histoire c’est qu’on a pas besoin de la FED pour se mettre les pieds dans les plats. Un bon vieux politicien en est tout à fait capable tout seul.

D

Mon point étant que ce vidéo tente d’attribuer les causes de la crise financière actuelle essentiellement à l’interventionnisme. Les interventions de la banque centrale et du gouvernement américain ont probablement empiré la situation dans ce cas-ci, mais les récessions, dépressions et ralentissements font partie du cycle économique qu’il y ait intervention de l’État ou non.

Tenir l’interventionnisme comme seule cause de cette crise est aussi ridicule que de dire qu’elle démontre l’échec du capitalisme. D’où mon argument que ce vidéo utilise une méthodologie sophistique pour soutenir une position qui n’est pas nécessairement démontrable.

@ Philippe Texier

Même chose pour la crise de 1874, les actions du gouvernement américain ont probablement aggravé la situation, mais elles n’en sont pas la cause.

@ Investisseur

Je n’ai pas dit que l’interventionnisme était une bonne chose, mais bien qu’on ne peut se baser sur la crise économique actuelle pour soutenir que s’en est une mauvaise.

Je suis contre les interventions de l’État. Le problème c’est que si vous prétendez un jour vouloir défendre vos opinions libertariennes et en discuter en dehors de votre clique sur Internet, assurez vous d’avoir des arguments et des positions plus solides.

Philippe David

@ D.

«Mon point étant que ce vidéo tente d’attribuer les causes de la crise financière actuelle essentiellement à l’interventionnisme. Les interventions de la banque centrale et du gouvernement américain ont probablement empiré la situation dans ce cas-ci, mais les récessions, dépressions et ralentissements font partie du cycle économique qu’il y ait intervention de l’État ou non.»

Tu as tort. Va voir la théorie du cycle économique de von Mises et Hayek. Le cycle économique est symptômatique des manipulations étatiques du système monétaire.

FrancisD


@D

"Je suis contre les interventions de l’État. Le problème c’est que si vous prétendez un jour vouloir défendre vos opinions libertariennes et en discuter en dehors de votre clique sur Internet, assurez vous d’avoir des arguments et des positions plus solides."

Hayek, Mises, Bastiat, etc. prêchaient à la clique libertarienne internet ? J'ai plutôt l'impression qu'après avoir fini d'étaler ta théorie, tu veux que les gens pensent que cette crise est du aux "trop grandes libertés économiques" aux US ... Mais sans avoir à le dire clairement, car cela demanderait un critère de preuve assez pointu.

FrancisD


En passant, le vidéo est "spot on". N'importe quel détail factuel qu'il omet ne le contredirait pas anyways.

lutopium

Un clip très bien fait. Solide argumentaire. Oui, les gauchistes devraient regarder ça. J'en suis un et je vais mijoter le tout.

Mathieu Demers

Apparemment, Sarkozy ne sait pas du tout qu'en voulant corriger la crise financière en injectant des fonds publics dans le système bancaire et en forçant les banques à prêter plus ("à prendre plus de risques"), il menace de l'aggraver en répétant les mêmes erreurs que les Américains ont pu faire (notamment avec le Community Reinvestment Act).
Très inquiétant.

http://afp.google.com/article/ALeqM5gVaAsKlSwkfQrUDTTYxs2iBCdffA
PARIS (AFP) — Le président français Nicolas Sarkozy et son gouvernement tapent du poing sur la table face aux banquiers, accusés d'encaisser l'argent du contribuable sans rouvrir le robinet du crédit, relançant l'idée d'une nationalisation partielle dans le secteur.

[...]

"Trop de risque hier, trop de prudence aujourd'hui: les deux cas sont coupables. Que ceux qui ont pris tous les risques hier ne viennent pas accumuler trop de prudence aujourd'hui pour que, après la crise bancaire, on ait la crise économique", a affirmé M. Sarkozy.

Le médiateur lui a emboîté le pas, affirmant que l'Etat n'hésiterait pas à arrêter de prêter de l'argent aux banques si elles n'augmentaient pas les crédits. Il a ajouté qu'il espérait ne pas être conduit à l'"extrémité" de devoir dénoncer publiquement les réfractaires.

"Si les banques coupent le robinet du crédit, nous couperons aussi le robinet du crédit aux banques", a affirmé M. Ricol sur la radio France Info.

[...]

"Ce qu'on va demander aux banques en réalité, c'est non seulement de maintenir leur lignes de crédits telles qu'elles sont (...), mais aussi de prendre un peu plus de risques. Car dans une période de crise économique, si on veut éviter un affaissement de l'activité, il faut être capable de prendre un peu de risque", a expliqué M. Ricol.

Steven

@Mathieu

Quels idiots que ces leaders. Ils n'apprennent pas de leurs erreurs. Cepedant, l'idée que l'État cesse de subvenir aux besoins des banques seraient excellentes d'abord qu'on ne rajoute pas d'autres lois et règlements. Si la l'État français coupait vraiment les vivres aux banques, il aiderait à résorber la situation actuelle et érigerait des fondations un peu plus saines diminuant les chances que la France revivre une crise financière. Espérons qu'il mette ses menaces à exécution.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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