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01 novembre 2008

Commentaires

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Jonathan

Merci de vos réponses, elles sont très intéressantes.

Pour ce qui est de la souveraineté, l'idée que la solidarité d'un peuple mène à la création de nouvelles frontières n'est-elle pas mauvaise puisqu'elle nuit au libre-échange?

Dans un monde libertarien, est-ce que le principe de pays existerait?
Ne serait-il pas mieux de former un grand pays?

R. David

Le concept de pays n'existe pas vraiment, à part dans la tête des gens.

Par exemple, tu penses que le Canada est un pays, tout le monde le prend pour acquis... mais le Canada est en fait une corporation qui exerce un pouvoir de-facto sur les terres communément appellées "le Canada". Tu peux trouver CANADA étant enregistré en tant que compagnie sur http://sec.gov/cgi-bin/browse-edgar?action=getcompany&CIK=0000230098&owner=include&count=40

Le gouvernement est donc un groupe de personnes (corporation) qui fait ses affaires en pointant leurs armes contre la population. Son territoire est défini en convention avec d'autres groupes de personnes qui font la même chose envers leur population.

Dans un monde libertarien, chaque individu est souverain et fait affaires sur une base mutuellement volontaire. Tous les services sont obtenus par contrats et accords, toutes les compagnies sont à la merci des lois du marché (pas de favoritisme étatique) donc les consommateurs bénéficient toujours de la compétition.

Le libre-marché est un écosystème qui fonctionnerait parfaitement s'il n'était pas dérangé par l'intervention de ces criminels sociopathes qui veulent contrôler les autres.

Pour avancer, le mal doit toujours se déguiser en son contraire.

Steven

@Martin Masse

Merci de ta réponse. Est-ce que le IEDM est plutôt alligné sur la position de l'école de Chicago?

@Jonathan

Je ne répondrai pas à ta première question puisque t'as déjà eu des réponses très pertinentes.

"Est-ce que le Québec doit se séparer du Canada?"

-En tant que Libertarien, je base ma réponse sur qui d'entre le gouvernement québécois et canadien est le moins interventionniste. En ce moment, je crois que le gouvernement québécois et le "modèle québécois" sont plus destructeurs de richesse que le modèle canadien (très loin d'être prêt du libertarianisme lui aussi). Si j'avais à voter en ce moment, je voterais non car je crois que notre situation serait pire. Cependant, si par miracle le gouvernement québécois réformerait le modèle québécois et qu'il se rapprocherait plus du libertarianisme (même s'il en serait encore loin), je voterais oui s'il était moins interventioniste que le modèle Canadien. Il y a longtemps que j'ai évacué les émotions de ce débat. C'est très contre-productif. Est-ce que je crois que le Québec pourrait être viable comme pays? oui. Je peux te dire que si j'étais résident de l'Alberta, je voterais oui sur un référendum de cette province. Paulin Marois aurait un peu plus de misère à spolier le reste des Canadien en voulant "aller chercher ce qui lui est dû" sic.

Jeff Bergeron

Bonjour à tous,

J'aimerais avoir des suggestions de livres libertariens.

Si ça peut vous aider, j'ai déjà lu Atlas Shrugged et The Fountainhead de Ayn Rand, Human Action de Ludwig Von Mises et je me suis récemment commandé The Road to Serfdom de Hayek. J'ai aussi lu quelques livres de Milton Friedman, mais je suis présentement plus intéressé par la théorie autrichienne, pour des raisons évidentes (notamment la crise financière actuelle).

Je vous demande donc: Y'a t'il d'autres livres ''essentiels'' que tout libertarien devrait lire ? Merci d'avance.

R. David

@Jeff:

Personnellement mes meilleurs et ceux qui m'ont formé le plus sont sont Practical Anarchy de Stefan Molyneux (gratuit sur freedomainradio.com ) , Healing our World de Mary Ruwart (gratuit sur ruwart.com) et Adventures in Legal Land de Marc Stevens.

Martin Masse

@ Jeff,

Je dirais que tous les livres de Mises et Rothbard sont à lire, mais si vous cherchez ceux qui sont essentiels, en plus de Human Action, je suggérerais For a New Liberty de Rothbard, qui résume très bien le "programme" libertarien sur tous les sujets. Les divers livres de Rothbard sur la monnaie sont aussi à recommander.

Sur ce dernier sujet, The Age of Inflation de Hans Sennholz est accessible et excellent. Economics for Real People de Gene Callahan est une superbe introduction aux principes autrichiens, utile même si vous avez lu des textes plus avancés.

Enfin, parmi les briques incontournable, il y a Capitalism de George Reisman ( http://www.capitalism.net/ ), un gros livre de 1000 pages qui contient des tas de passages éclairants. Reisman est un objectiviste très proche des Autrichiens.

Jeff Bergeron

@ Martin Masse et R. David

Merci beaucoup, ça devrait me garder occupé pour un bon moment. ;-)

Rémi

Petit article intéressant que j'ai trouvé sur slashdot.

La réglementation gouvernementale nuit aux chimistes amateurs.
http://pubs.acs.org/cen/science/86/8645sci1.html

Steven

Je ne savais pas que l'État reglementais la forme des légumes en Europe. Est-ce la même chose ici? Je trouve la réaction négative de la France assez décourageante.

http://ca.news.yahoo.com/s/afp/081112/oddities/eu_farm_food

Michael

Que pensez-vous de ce commentaire que j'ai trouvé sur antagoniste.net

«Bref, ce que vous êtes en train de dire, c’est que votre système ne fonctionne que dans un seul monde: celui où il n’y a aucun gouvernement et que absolument tout est géré par la loi du marché ?

Eh boy !

Ca me fait penser à ces petits révolutionnaires à barbichettes, pleurant la fin du communisme, qui affirmaient que si cela n’avait pas fonctionné, c’était à cause de la pression des économies américaines, etc.

C’est assez drôle de voir la similitude. Deux groupes d’idéologistes (pourtant complètement opposés dans l’idéologie) étant totalement aveuglés par ce qui se passe.

Ok, ok… arrêtons de s’entre-déchirer. On va s’entendre: votre petit système du marché qui contrôle tout fonctionne dans un monde capitaliste parfaitement pur.

Bon, entre-temps, puisqu’il n’existe aucun parti politique moindrement crédible qui prône une telle chose et parce que l’on sait tous que votre rêve ne se réalisera jamais, on convient qu’il est plus sensé de se rabattre dans un système un peu plus contrôlé ?»

Kevin

Lol j'y ai déjà répondu, le gars est un illuminé qui ne croit pas aux lois du marché et croit que la "cohésion sociale" (le fait que la société se tient debout) est le produit d'interventions étatique....

Il faut être ROYALEMENT mêlé pour ne pas voir que c'est loin d'être l'état qui assure la stabilité économique mais bien l'économie de marché qui s'ajuste grâce aux incitatifs et aux signaux comme les prix..

Michael

La question n'est pas là, je me demande si le libéralisme économique est possible dans le monde interventionnisme qu'ont connait ?
Est-ce que le libéralisme est comme le communisme, c'est-à-dire qu'il fonctionne que s’il est dans son petit monde parfait?

«Ça me fait penser à ces petits révolutionnaires à barbichettes, pleurant la fin du communisme, qui affirmait que si cela n’avait pas fonctionné, c’était à cause de la pression des économies américaines, etc.»
Est-ce que le libéralisme est comme ça ? Il ne peut pas fonctionner s'il y a un gouvernement?

Si c'est comme ça, alors ça ne sert à rien de prôner le libéralisme puisqu'il est presque impossible que l'état disparaisse du jour au lendemain.

Martin Masse

@ Michael,

"Est-ce que le libéralisme est comme le communisme, c'est-à-dire qu'il fonctionne que s’il est dans son petit monde parfait?"

Autant le communisme que le libéralisme peuvent "fonctionner" partiellement, de façon diluée, dans une économie mixte. Le fait que nous ayons des États énormes qui interviennent dans tout ne change rien à la réalité de l'offre et de la demande, qui s'applique dans une multitude de domaines. Chaque fois que vous allez dans un magasin acheter quelque chose, vous "faites fonctionner" le libéralisme, c'est-à-dire que vous faites un choix individuel qui aura une influence sur le marché, même si celui-ci est partiellement faussé par une réglementation et des taxes.

De la même manière, le communisme "fonctionne" partiellement en ce moment lorsque l'État planifie l'éducation et la santé, contrôle la production et la distribution d'électricité, impose les riches pour redistribuer aux pauvres, etc. (Il ne fonctionne pas du tout selon nos critères, mais les communistes modérés que sont les socio-démocrates semblent s'en accomoder très bien et vouloir le maintenir en place, donc je suppose que ça fonctionne de leur point de vue.)

De notre point de vue libertarien, la question n'est absolument pas de dire que le système ne fonctionne pas à moins d'être parfait. Je préfère un libéralisme partiel à pas de libéralisme du tout. Les pays qui se sont libéralisés les premiers en Occident sont devenus les pays les plus riches du monde dès le 18e siècle, et ceux où il y a le moins de contrôle de l'État (le moins de communisme et d'autres formes d'étatisme) sont également les plus prospère aujourd'hui (ça inclut la Chine, qui n'est pas un pays démocratique mais est certainement un pays en voie de devenir presque aussi capitaliste que nous).

La question est plutôt d'avoir le moins de communisme possible, le moins de violation des droits individuels, et idéalement pas du tout. Le libéralisme fonctionne relativement bien même en petite dose, mais plus on en aura, mieux ce sera. La personne que vous citez est complètement à côté de la track.

M. Mathieu Hubert

Question: Est-ce que vous reconnaissez, chers lecteurs, le bien-fondé de la politique de « non-ingérance » dans la Caisse de dépôt et placement du Québec, une politique promu par le gouvernement libéral sortant à l'Assemblée nationale du Québec?

Merci,

Welsh
M.H.
2008

Martin Masse

@ Mathieu,

"Est-ce que vous reconnaissez, chers lecteurs, le bien-fondé de la politique de « non-ingérance » dans la Caisse de dépôt et placement du Québec, une politique promu par le gouvernement libéral sortant à l'Assemblée nationale du Québec?"

1. Comme pour les banques centrales, il faut qualifier ici ce concept de "non-ingérance". La Caisse reçoit ses ordres du gouvernement et ses dirigeants sont des apparatchiks nommés par le gouvernement en place et qui sont d'accord avec ses orientations. Tout ce que ça signifie, c'est que leur laisse est un peu plus longue.

2. Dans la mesure où les politiciens ne peuvent s'ingérer directement dans les décisions quotidiennes sur le plan des placements de la Caisse, oui, c'est sans doute une bonne chose, ça limite les décisions à caractère politique.

3. On parle bien sûr d'une "bonne chose" dans le contexte d'un système immoral et inefficace. Les "cotisations" - c'est-à-dire les impôts - au Régime des rentes du Québec que nous payons obligatoirement ont doublé ces dernières années (c'est environ 10% de votre salaire aujourd'hui en incluant la portion payée pour nous par l'employeur) et vont augmenter encore dans les prochaines, pour nous permettre d'avoir peut-être des revenus minables dans quelques décennies. La solution libertarienne serait bien sûr d'abolir ce régime, de remettre l'argent aux cotisants et de laisser chacun s'organiser librement et de manière responsable pour mettre de côté une épargne en vue de sa retraite.

Martin

Jeff Fillion jase de nouveau avec Martin Masse:

http://www.radioego.com/ego/listen/1286

Jean-François Plante de www.radioxtrm.com jase avec Ian Freeman de www.freetalklive.com, ils discutent du Free State Project et de radios libertariennes.

http://www.radioego.com/ego/listen/1283

Rémi

Suis-je le seul à avoir trouvé la ressemblance entre le portrait de campagne de Mme Marois et big brother ,dans 1984, troublante? Je suis malheureusement incapable de retrouvé le portrait dont je parle, mais je suis certain que vous en avez tous une bonne idée.

Je crois que cette ressemblance peut nous en dire long sur l'image qu'elle essaie de projeter.

Jonathan

Je cherche des livres sur la spéculation. Est-ce que vous en connaisser des bons?
J'ai fait une recherche rapide sur leblogue du QL et sur le Québecois libre mais je n'ai rien trouver à ce sujet.

Cynthia

Pourquoi augmenter les impots des entreprises est une nuisance a leurs croissances, mais augmenter les frais de scolarité des jeunes étudiant est une tres bonne chose ?

Merci!

Martin Masse

@ Jonathan,

"Je cherche des livres sur la spéculation. Est-ce que vous en connaisser des bons?"

Cet excellent article de Christopher Mayer sur le site de l'Institut Mises explique les bienfaits de la spéculation et cite un livre en particulier de Philip L. Carret, "The Art of Speculation", qui semble très pertinent:
http://mises.org/story/320

Martin Masse

@ Cynthia,

"Pourquoi augmenter les impots des entreprises est une nuisance a leurs croissances, mais augmenter les frais de scolarité des jeunes étudiant est une tres bonne chose ?"

Parce que dans un cas, le gouvernement vient enlever de la richesse créée légitimement par des gens qui se sont assemblés dans une entreprise pour produire quelque chose, alors que dans le second, le gouvernement diminue au contraire le transfert forcé de richesse d'autres personnes vers des étudiants qui consomment un service (l'éducation) sans en payer le plein prix.

Les frais d'éducation ne sont pas une taxe que le gouvernement prélève auprès des étudiants. Des études universitaires, ça coûte très cher à produire, comme n'importe quoi d'autre. Si c'était un service privé, les étudiants paieraient le coût totale de leurs études, qui serait certainement plus élevé que les frais qu'ils paient actuellement.

Comme le gouvernement a nationalisé l'éducation, c'est donc l'ensemble des contribuables qui paient pour les études universitaires des étudiants. Le gouvernement impose à ceux-ci d'en payer une petite partie seulement. Nous pensons que forcer des gens à payer pour des services reçus par d'autres est immoral et que chacun devrait être responsable payer ses propres affaires. Ce sont donc les étudiants eux-mêmes, et leurs parents, qui devraient payer l'entièreté de leurs études. Ça n'empêche évidemment pas des mécènes par exemple de contribuer volontairement à l'éducation des autres (ils le font déjà, les universités récoltent beaucoup de dons dans leurs campagnes de financement), mais il y a justement une grosse différence entre contribuer volontairement et être forcé de payer pour l'éducation des autres.

Lorsque les frais de scolarité augmente, le gouvernement ne taxe donc pas davantage les étudiants, il leur demande simplement de contribuer davantage aux coûts de leur proproe éducation, et ils forcent ainsi moins les contribuables à payer à la place des étudiants.

Au contraire, les taxes sur les entreprises ne sont que ça, des taxes. C'est-à-dire des prélèvements forcés de la richesse produite par les entreprises pour s'en servir à d'autres fins décidées par le gouvernement, pour la redistribuer ailleurs (à d'autres entreprises par exemple avec des subventions). C'est non seulement immoral aussi de redistribuer cette richesse, mais c'est économiquement très inefficace, puisqu'en taxant la création de richesse on la décourage et cela a pour effet de réduire la croissance économique.

D

Comment une industrie sans subvention dans un pays libertarien peut-elle concurrencé avec la même industrie subventionnée dans un pays socialiste?

Jonarceen Rocher

Et voilà. Depuis le temps qu'on en parle, les voleurs légaux discutent d'une taxe sur les biens achetés sur Internet.

http://www.financialpost.com/story.html?id=969515

"States are coming up with huge deficits and looking for places to make money,"

Bouh ouh ouh. Cry me a river.

M. Mathieu Hubert

Est-il juste de dire, selon vous chers lecteurs, qu'au dessus d'un certain taux naturel, toute diminution du chômage se traduit par une hausse de l'inflation? Existe-t-il un arbitrage (courbe de Phillips)? Et que pensez vous de la théorie des anticipations adaptatives?

Je sais que monsieur Milton Friedman a sa propre théorie, la théorie des anticipations rationnelles, elle qui soutient qu'il n'existe pas d'arbitrage, à long terme, entre l'inflation et le chômage. Mais si je vous le demande c'est parce que, bien humblement, les raisons qui soutiennent sa théorie me semble « nébuleuses » ou idéalistes. En effet, selon Friedman, les travailleurs et les entreprises sont capables de prévoir les variations de l'inflation en interprétant les politiques gouvernementales ou les chocs exogènes (par exemple les périodes de gel dans le Sud, les chocs pétroliers, la guerre). Les prévoyant, les travailleurs et les entreprises réclamment de meilleurs salaires ou augmentent les prix. Les conséquences des politiques gouvernementales ayant été prévues, elles n'auraient plus d'effet sur le chômage et ne se traduiraient que par des hausses de prix.

Enfin, je pose cette question pour rester critique face à ce que l'on m'a enseigné au Collège et pour mettre à l'épreuve les limites de l'opinion de Jean-Hugo Lapointe exprimé sur le site web du Québécois Libre quant au prédiction économique et à la prétention de la connaissance.

Merci.

Salutations distinguées,

Welsh
M.H.
2008

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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