par Martin Masse
Depuis que nous avons commencé à discuter sur ce blogue de questions monétaires, des lecteurs reviennent régulièrement avec une affirmation passablement étrange, qui est que les banques centrales ne sont pas des organes de l'État mais plutôt des acteurs privés. Cette croyance semble assez répandue au sein de la population. Par conséquent, si les politiques monétaires ont un rôle à jouer dans la crise actuelle, ce ne serait pas l'État qu'il faudrait pointer du doigt mais bien le marché et le capitalisme et en particulier, suppose-t-on, le «capitalisme financier» dont la banque centrale serait un rouage essentiel.
Un commentaire posté sur le blogue aujourd'hui et signé par «Un étudiant» reprend encore une fois cette affirmation:
J'ai lu le texte de Nathalie Elgrably et je ne suis pas surpris de voir qu'elle refuse d'imputer une quelconque responsabilité au marché, préférant attribuer la responsabilité à l'État. Et pourtant, aujourd'hui dans mon cours de macroéconomie j'ai appris que les banques centrales sont indépendantes de l'État. En lisant son texte, j'ai l'impression que l'État contrôle la Fed, ce qui contredit ce que j'apprends dans mon cours.
Par contre, mon prof de finance n'a pas hésité à attribuer une part de responsabilité au marché financier, notamment aux banques et aux financiers qui créent des produits financiers douteux. Je suis confus, mon prof de finance doit être un gauchiste et mon prof d'économie aussi... C'est bizarre parce que je suis un étudiant des HEC.
Il n'y a pourtant pas de gros mystère autour de cette question. Les banques centrales sont des organisations créées par les gouvernements, qui reçoivent leur pouvoir des gouvernements, dont les dirigeants sont nommés par les gouvernements, et qui n'existeraient pas sans les gouvernements. Quelle que soit leur structure spécifique, ces caractéristiques s'appliquent partout.
Dans le cas de la Réserve fédérale américaine, qui a vu le jour en 1913, il s'agit d'un organisme hybride, une sorte de cartel de banques privées ayant reçu des privilèges de l'État et auquel se superpose une structure bureaucratique créée par le gouvernement. Même si la Fed est théoriquement indépendante dans le sens où elle gère son propre budget et que ses dirigeants décident, sans ingérence directe du gouvernement, de la politique monétaire, cela n'en fait pas pour autant un organisme «privé».
La meilleure façon de concevoir une banque centrale est en tant qu'agence de planification étatique centralisé d'un secteur de l'économie, celui de la monnaie, exactement comme il y avait des agences étatiques en Union soviétique qui planifiaient la production de chaussures ou de clous. Une conception alternative est celle d'un faux-monnayeur qui a reçu du gouvernement non seulement la permission légale mais l'exclusivité de créer de la fausse monnaie et de l'imposer à tous.
Cette indépendance des banques centrales est par ailleurs une vue de l'esprit, puisque les dirigeants nommés par le gouvernement sont évidemment tous des partisans de cette planification centralisée et des politiques inflationnistes qui favorisent la croissance de l'État (il est en effet plus facile de financer des dépenses indirectement grâce à l'inflation qu'en augmentant les impôts). Même quelqu'un comme Alan Greenspan, qui professaient pourtant dans sa jeunesse des idées anti-inflationnistes, est devenu un apparatchik inflationniste comme les autres pendant son mandat à la tête de la Fed.
Si l'on exclut les économistes de l'école autrichienne, les «débats» sur la politique monétaire impliquant les apparatchiks de la banque centrale et les rares économistes (de gauche ou de droite) qui s'intéressent à ces questions tournent toujours autour d'aspects techniques concernant une intervention plus ou moins grande ou plus ou moins précise de la banque centrale pour créer plus ou moins d'inflation.
La Banque du Canada a quant à elle été fondée en 1934 sous la forme d'une «société privée» — on parle encore une fois d'un artifice juridique, puisqu'aucun entrepreneur n'aurait pu fonder de banque centrale et s'attribuer les pouvoirs dont elle dispose. Depuis 1938, elle est une société d'État qui appartient en totalité au gouvernement fédéral. L'«indépendance» de la Banque du Canada est elle aussi une fiction qui sert à jeter de la poudre aux yeux. On peut lire sur son site Web que
Conformément à la Loi sur la Banque du Canada, le gouverneur et le ministre des Finances doivent se consulter régulièrement à propos de l'orientation de la politique monétaire. En cas de désaccord profond entre la Banque et le gouvernement fédéral, le ministre des Finances peut communiquer au gouverneur une directive écrite détaillant la nouvelle politique à suivre. Une telle directive n'a jamais été émise. Elle aurait probablement pour effet d'entraîner la démission du gouverneur.
Bref, ce que cela signifie, c'est que les gouverneurs qui ont été nommés partageaient tous les positions inflationnistes qui sont celles de tous les gouvernements, que le gouvernement et la Banque se consultent régulièrement pour s'assurer d'être toujours sur la même longueur d'onde, et qu'en cas de force majeure, le gouvernement a le pouvoir d'imposer son point de vue à la Banque. D'une façon ou d'une autre, on se retrouve avec des distorsions dans l'économie et une dévaluation constante de la monnaie.
(Pour s'en convaincre, allez tester l'outil de calcul offert par la Banque du Canada pour évaluer le taux de dépréciation de la monnaie au fil des ans. Pour acheter un panier de biens qui coûtait 100$ en 1983, il vous faudrait aujourd'hui 197$. Cela signifie qu'en 25 ans, le pouvoir d'achat de notre dollar a diminué de moitié. Plus on va loin dans le passé, et plus la dévaluation est énorme. Un dollar de 1934 ne vaut plus aujourd'hui que quelques sous. Cette inflation n'a rien de «naturel», elle est simplement le résultat d'une création délibérée et constante de nouvel argent à partir de rien par la banque centrale.)
Pourquoi, dans ce cas, des professeurs de HEC Montréal continuent-ils à parler de l'indépendance de la Banque du Canada? Peut-être simplement parce qu'ils sont aussi confus que l'étudiant qui a fait ce commentaire, ce qui ne fait que refléter l'immense confusion généralisée sur les questions monétaires qui explique pourquoi nous nous retrouvons dans la situation actuelle…
Fiou... merci Martin, on m'a également servi abondamment cet argument (je suis passé par les HEC), et votre démonstration est sans appel. Ça fait vraiment du bien.
Rédigé par : Pierre-Yves | 12 novembre 2008 à 20h52
C'est incroyable qu'en 2008, un prof puisse encore avoir la naïveté d'un enfant et croire que les banques centrales sont indépendantes des gouvernements. C'est aussi gros qu'un prof qui dirait à ses élèves que le Père-Noël existe.
Après ça, comment se surprendre que la population soit aussi éloignée que possible de toute idéologie autre que l'interventionnisme? Même dans les universités, où la libre-pensée devrait dominer, le brain-washing est roi.
Rédigé par : Yvan Theriault | 12 novembre 2008 à 22h02
Question: Est-ce qu'il y aurait un lien quelconque, même très abstrait, à faire entre la dépréciation de la monnaie au fil des ans et les ressources limitées qui sont disponibles à l'homme, en supposant qu'il y en ait moins de ces ressources?
Une réponse à cette question serait grandement appréciée et cette réponse me donnerait l'impression de cheminer dans ma réflexion sur la science économique. J'espère seulement que ma question, telle que formulée plus haut, vous sera compréhensible.
Merci,
Welsh
M.H.
2008
Note: L'expressions « ressources limitées » fait référence à la dualité ressources limitées/besoins illimités en science économique. Enfin, telle qu'elle me fût enseignée.
Rédigé par : M. Mathieu Hubert | 13 novembre 2008 à 02h47
Le travail d'un professeur est d'enseigner la théorie. La banque du Canada est effectivement un organisme officiellement indépendant du gouvernement. Là-dessus le prof en question n'a pas tort. Seulement c'est là une indépendance toute théorique tel qu'expliqué dans le texte. De là à dire que le professeur n'en a pas conscience par qu'il ne l'explicite pas dans son cours (ou parce que l'étudiant ne l'a peut-être pas compris de cette façon), c'est une toute autre chose.
Ce n'est pas faux non plus de dire que certains financiers se sont gâtés en mélangeant et revendant des produits financiers de divers risques alors que certains savaient déjà que le marché sous-évaluait le risque de ces produits. Mais on ne peut pas vraiment les blâmer d'avoir su profiter d'une conjoncture économique qui leur était favorables.
Le travail des profs est d'expliquer le fonctionnement des choses, aux élèves de tirer leurs propres conclusions à travers leurs propres valeurs.
Rédigé par : Frankyb | 13 novembre 2008 à 02h48
Au sujet des hybrides :
Connaissez vous cet anglicisme utilisé par les belges francophones pour désigner les organisations étatiques qui n'affichent pas leur parenté de manière ostentatoire et avancent parés du voile du "droit privé"? : PARASTATAL.
Après tout, le recours à un terme spécifique n'est peut-être pas inutile, vu l'ampleur du phénomène et la confusion qui règne manifestement chez beaucoup de gens.
Le raisonnement, simple et séduisant, qui consisterait à déduire la nature d'une organisation de son seul statut juridique, public ou privé, est malheureusement une voie de garage. Au risque de paraphraser HL MENCKEN, la finalité même du droit est le plus souvent de travestir ou de faire taire les faits, non de les décrire.
Rédigé par : Olivier Golinvaux | 13 novembre 2008 à 07h35
@Frankyb
"6. Le gouvernement peut-il congédier le gouverneur de la Banque?
Le gouverneur est nommé pour une période de sept ans.
En cas de désaccord profond concernant la conduite de la politique monétaire, le ministre des Finances peut, avec l'autorisation du Cabinet, communiquer au gouverneur une directive écrite détaillant la politique à suivre. Une telle directive n'a jamais été donnée."
http://www.bank-banque-canada.ca/fr/faq/faq_banque_gestion-f.html#6
Bref, les politiciens peuvent totalement contrôler leur banques centrales. Ils n'ont pas à le faire, car elles font exactement ce dont les gouvernements ont besoin.
Rédigé par : FrancisD | 13 novembre 2008 à 07h37
@Matthieu Hubert
J'ai un peu de mal à comprendre si votre question est sérieuse: si les ressources sont limitées (et elles le sont, entre autres par la productivité), que leur échange passe (pour l'essentiel) par la monnaie, et que la monnaie se déprécie, que peut on en conclure quant à la quantité de monnaie en circulation relativement à celle des ressources disponibles? Vous avez une minute.
Rédigé par : Pierre-Yves | 13 novembre 2008 à 07h39
Le lien où l'on peut retrouver la loi sur la Banque du Canada:
http://www.bankofcanada.ca/pdf/act_loi_boc_bdc.pdf
Rédigé par : Uber Jalemon | 13 novembre 2008 à 08h25
@ Olivier,
Je ne sais pas si le mot a la même connotation, mais nous parlons ici d'organismes "parapublics", c'est-à-dire des entités autonomes mises sur pied par les gouvernements avec des pouvoirs conférés par le gouvernement.
Rédigé par : Martin Masse | 13 novembre 2008 à 09h06
@ Mathieu,
"Est-ce qu'il y aurait un lien quelconque, même très abstrait, à faire entre la dépréciation de la monnaie au fil des ans et les ressources limitées qui sont disponibles à l'homme, en supposant qu'il y en ait moins de ces ressources?"
Je ne suis pas certain de bien comprendre le sens de votre question. Si vous faites référence au fait que des ressources comme le pétrole par exemple deviendraient plus rares dans la nature, il n'y a absolument aucun lien avec la valeur de la monnaie. Lorsqu'une ressource devient plus rare, son prix augmente et les gens trouvent des alternatives, ça n'a aucun effet sur la politique monétaire en général.
Si vous vous demandez si le concept de rareté des ressources s'applique aussi à la monnaie, je viens de pondre un billet ( http://www.leblogueduql.org/2008/11/la-monnaie-est.html ) qui vise à clarifier cette question.
Rédigé par : Martin Masse | 13 novembre 2008 à 09h32
Un autre exemple d'un organisme «indépendant» du gouvernement est la Cour Suprême. L'idée louable à priori est de séparer l'institution du gouvernement de façon à ce que l'institution ne soit pas uniquement une marionnette aux mains du parti au pouvoir.
Qand un juge est nommé, il est immuable. La seule façon d'orienter les décisions de la Cour est de nommer, au fur et à mesure des juges qui partagent notre opinion. Une autre façon est de modifier les loies sur lesquelles se baseront les juges pour prendre des décisions.
Dans le cas de la Fed, il semble que les interactions soient plus fréquentes et plus manifestes. Au Canada, par exemple, le sous-ministre des finances est sur le «board» de la Banque du Canada. Les membres du board sont aussi des nominations politiques. (Daniel Johnson, fils, par exemple)
Il n'y a pas d'exemple contemporrain où les décisions de la Banque Centrale seraient en opposition avec la politique générale du gouvernement.
Rédigé par : Philippe Texier | 13 novembre 2008 à 10h50
Je pense que ce que Mathieu Hubert veut savoir est si l'inflation des prix ne pourrait être causée par une rarification des ressources.
Évidemment l'offre et la demande déterminent les prix. Par contre je ne crois pas que l'on ait connu une baisse du niveau des ressources récemment, mais plutôt le contraire. En 1950, on n'avait pas découvert autant de puits de pétrole et les voitures faisaient 1/2 mille au gallon (bon, + ou -), par exemple.
Martin l'explique bien dans un billet récent : sans l'inflation de la masse monétaire on assisterait vraisemblablement à une déflation des prix grâce à l'augmentation de la productivité.
Rédigé par : Francis St-Pierre | 13 novembre 2008 à 11h13
"Par contre je ne crois pas que l'on ait connu une baisse du niveau des ressources récemment, mais plutôt le contraire." (Francis)
En effet, on trouve toujours plus de ressources et grâce aux améliorations technologiques, on trouve des façons de plus en plus efficaces de les utiliser (et donc d'en utiliser moins pour obtenir le même résultat). Il n'y a donc aucune diminution des ressources.
Par ailleurs, les ressources (dans le sens de matières premières ou de disponibilité de la main-d'oeuvre pour produire) ne sont de toute façon qu'une partie de l'économie. Sauf dans les périodes de récession, l'économie est en croissance constante et il y a une abondance de plus en plus grande de biens et services. Plus on a de biens et services disponibles dans une économie, plus les prix devraient baisser relativement à une monnaie dont la quantité reste stable. Pour dire la même chose dans une perspective différente, chaque once d'or existante permet d'acheter de plus en plus de choses, et la monnaie est donc censée acquérir de la valeur.
Inversement, si nous nous trouvions dans une monde en décadence où l'économie se contracte constamment (à cause d'une baisse de la population et de la dégradation constante de la capacité de production suite à une catastrophe, par exemple), alors une once d'or (ou n'importe quelle autre unité monétaire qui ne peut être artificiellement augmentée et dont la quantité est relativement stable) permettrait d'acheter de moins en moins de choses (les prix des biens devenant de plus en plus rares augmenteraient constamment). On pourrait en effet parler dans ce cas de dépréciation de la monnaie, non pas à cause d'une augmentation de sa quantité absolue mais bien d'une diminution de la quantité des autres biens dans l'économie par rapport à la monnaie.
C'est uniquement dans ce dernier cas qu'on pourrait répondre oui à la question de Mathieu, mais ça n'a rien à voir avec notre situation actuelle.
Rédigé par : Martin Masse | 13 novembre 2008 à 11h45
@Yves Thériault,
"Même dans les universités, où la libre-pensée devrait dominer, le brain-washing est roi."
Ces universités sont financées et sanctionnées par l'état. Elles sont étatiques. La libre pensée est loin d'y avoir cours, au contraire.
Les universités sont le lieu d'endoctrinement, de propagande et de "brain-washing" gauchiste par excellence.
Rédigé par : Jérôme Kerviel | 13 novembre 2008 à 13h55
@Jerome Kerviel (tu parles d'un pseudo)
Je dois dire qu'un certain nombre d'absurdités entendues sans mes cours de finance et d'économie (et qui m'ont donné un mal de chien avant d'arriver à la conclusion qu'elles ne tenaient pas debout), m'inclineraient à partager votre opinion. Ces deux disciplines, pour ne donner qu'elles en exemple, reposent dès que l'intervention de l'État est impliquée sur diverses tautologies, dogmes et sophismes assez troublants pour quiconque se donne la peine d'y penser.
Je me souviens en particulier de réponses abracadabrante lorsqu'un étudiant avait l'audace de poser une question précise sur la façon dont s'y prenaient les banques centrales pour ajuster les mises en enchère de titres à revenus fixe par rapport au niveau du taux directeur: nuage d'encre et cie. Et je me souviens aussi d'une discussion acrimonieuse avec le chargé du cours sur la gestion de portefeuille, lorsque j'ai soulevé la possibilité que la méthode utilisée pour estimer le rendement d'un portefeuille de dérivés puisse être statistiquement incorrecte, ce qui m'a d'ailleurs valu un C+ a l'examen, farme ta yeule pis assis-toé, toé.
Rédigé par : Pierre-Yves | 13 novembre 2008 à 19h49
Merci pour vos réponses à ma question.
Alors, ma question était-elle compréhensible? Peu m'importe puisque vos réponses me satisfont. Vous abordez même la question sous des angles que je n'avais pas envisagés!
Ma question était purement hypothétique. Je cherchais à confirmer ou infirmer mon intuition qui veut que si nous avons moins de ressources en termes absolus, la monnaie perd de sa valeur.
Fausse piste dans mon enquête personnelle, si je vous comprends bien, puisque cette « loi » économique n'a rien à voir avec notre situation actuelle. Très bien, merci.
Welsh
M.H.
2008
Rédigé par : M. Mathieu Hubert | 14 novembre 2008 à 02h08
@ Martin Masse, vous dites:
"Je ne suis pas certain de bien comprendre le sens de votre question. Si vous faites référence au fait que des ressources comme le pétrole par exemple deviendraient plus rares dans la nature, il n'y a absolument aucun lien avec la valeur de la monnaie. Lorsqu'une ressource devient plus rare, son prix augmente et les gens trouvent des alternatives, ça n'a aucun effet sur la politique monétaire en général."
Dans le cas du pétrole (et des commodités échangées en dollar US), ce n'est pas aussi simple que ça. L'offre et la demande n'est pas le principal déterminant. Le pétrole sur le marché mondial est OBLIGATOIREMENT vendu en dollar US (voir *Accords de Bretton Woods*). Donc, ce qui détermine sa valeur (i.e. le facteur # 1), c'est principalement la valeur dudit dollar.
Par ricochet, c'est aussi ce détermine -principalement- la valeur du dollar canadien (valeur qui est surtout influencée par la montée ou descente du prix des commodités en dollar US).
Nous voici donc dans un autre cas de distortion du libre-marché.
Vous souvenez-vous que l'an dernier, les médias de masse nous disaient qu'il y avait pénurie de denrées alimentaires et possiblement de pétrole?
Où sont passée ces pénuries de blé, pétrole, etc, maintenant que les prix ne cessent de baisser ? La baisse de consommation de prétrole aux États-unis serait l'explication? Pas vraiment. Cela est de la propagande médiatique pour nous faire croire à tous que nous vivons dans un libre-marché. La raison principale qui explique ces baisses, c'est -comme je l'explique ci-dessus- la hausse drastique du US DOLLAR INDEX depuis le mois d'août
Si vous avez besoin de plus d'explication, je ne suis pas loin.
Rédigé par : Sébastien Tremblay | 16 novembre 2008 à 14h19
@ Martin Masse, vous dites;
"Depuis que nous avons commencé à discuter sur ce blogue de questions monétaires, des lecteurs reviennent régulièrement avec une affirmation passablement étrange, qui est que les banques centrales ne sont pas des organes de l'État mais plutôt des acteurs privés."
Au Canada, c'est vrai, mais il y a plusieurs nuances à faire. Et plusieurs intervenants ici les font.
Pour la *Federal Reserve Bank* c'est une toute autre histoire et c'est vraiment une 'créature' entérinée par l'état américian, mais c'est aussi, vraiment une CORPORATION PRIVÉE. Les divers bureaux de la FED aux Etats-Unis, sont inscrits dans les pages JAUNES des bottins téléphoniques, pas dans les pages bleues ou blanches. C'est vraiment un consortium de banques privées qui détient 100% des actions de cette corporation.
Oui c'est vrai que c'est le président américain qui nomme les membres du 'board', mais -nuance très importante ici- à partir d'une liste concoctée par les membres actuels de la Fed. C'est un pouvoir 'circulaire'.
Ni le Congrès américain, ni personne de l'appareil étatique à du pouvoir sur la politique monétaire de la dite FED. Beaucoup de blablabla, mais c'est toujours la FED qui a le dernier mot.
J'invite les gens qui veulent comprendre toutes les nuances entourant la FED à écouter ceci;
*G Edward Griffin - Creature From Jekyll Island *
http://video.google.com/videoplay?docid=6507136891691870450
Ou lire ceci;
http://www.amazon.com/Creature-Jekyll-Island-Federal-Reserve/dp/0912986212
p.s. Si vous cherchez bien, vous allez le trouver gratuitement par Google.
Rédigé par : Sébastien Tremblay | 16 novembre 2008 à 14h31
Merci pour toutes ces infos mais les faits sont en bout de ligne que le monopole nous est imposé par la force de l'état et qu'il est impossible de s'y soustraire, tout comme une Commission Scolaire, SAQ, SAAQ, CRTC ou autre société parasite. Alors svp laissons tomber la forme et concentrons nous à en attaquer la substance.
Rédigé par : MartinD | 16 novembre 2008 à 16h50