« Cette publicité a été retenue et payée (encore plus) par… vous | Accueil | L'hystérie sécuritaire dans les transports: boycottons Greyhound! »

24 mars 2009

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Pierre-Yves

Excellent billet Gilles, qui pourrait s'intituler 'Chronique des catastrophes annoncées'. Quiconque fréquente le milieu des technologies de l'information ne peut ignorer à quel point l'incompétence et 'l'effet beau-frère' (c'est mon beau-frère, doit connaitre ça tsé) règnent sans partage dans la pétaudière très fermée des contrats d'impartition gouvernementaux en infrastructures. La plupart des shoppes québécoises en TI on fait leur fortune là-dessus... des Jean-foutres bureaucrates brassant des milliards qui disparaissent dans les poches de soi-disant consultants aux formations bidons et aux méthodes de gestion aussi inefficaces qu'ésotériques, comme de l'eau dans le sable, voilà en résumé l'état des lieux.

Steven

On ne fait jamais aussi attention lorsqu'on brasse l'argent des autres (surtout quand ils sont obligés de nous la donner) que lorsqu'on brasse son propre argent.

Casey Morning

J'appuis. Le gouvernement n'est qu'une vache à lait. J'espère que nos enfants seront satisfaits de toutes ces bâtisses, systèmes informatiques et autres, car c'est eux qui vont les payer ainsi que leurs propres enfants.

En plus de payer nos pensions... C'est à cause de ça le phénomène des enfants-rois; Comment refuser quoi que ce soit à des enfants qui seront si généreux avec nous.

Garamond

Le Registre des Armes à Feu, l'exemple numéro UN de cafouillage en contrats informatiques attribués par des ignorants à des incapables....
La même chose se produit au Québec, est-ce surprenant ? bien non !
Ces firmes informatiques se bourrent les poches jusqu'au jour où le gouvernement tire sur la plogue. Gros profits quand même, mais à peu près rien comme résultats. On change le nom de la compagnie et on recommence !
Scandaleux est un mot un peu faible.....

Pierre-Yves

@Garamond

Un très bel exemple en effet. Ce qui est aberrant, c'est que le même scénario se reproduit chaque fois, et chaque fois on lève les bras au ciel en prenant l'air scandalisé.

Christophe VINCENT

C'est la raison pour laquelle la promotion au mérite dans la fonction publique est la première mesure à prendre.

Même les ultra-étatistes devraient le comprendre.

Pour avoir de bons services publics, il faut récompenser les fonctionnaires qui travaillent bien et sanctionner les autres.

Mais ils ne le comprennent pas malheureusement.

Un de mes textes à ce sujet dans le QL :

http://www.quebecoislibre.org/06/061105-3.htm

lutopium

Je travaille dans le domaine et je pourrais vous en raconter des vertes et des pas mures sur les firmes qui n'ont aucune gêne à prendre leurs clients en otage. La CARRA est peut-être à blâmer aussi pour sa gestion des choses, un cahier de charges imprécis, et des menottes contractuelles qui l'empêche de transférer le contrat à une autre firme qui possède une expertise similaire. À moins que le code soit propriétaire, mais j'en doute.

Pierre-Yves

@Christophe VINCENT

"Pour avoir de bons services publics, il faut récompenser les fonctionnaires qui travaillent bien et sanctionner les autres."

Il n'existe aucun critère objectif qui permettrait de déterminer si un fonctionnaire travaille 'bien' ou 'mal' dans la fonction publique, qui est une bureaucratie. Tout simplement parce qu'il n'existe aucun moyen d'évaluer une bureaucratie sur ses résultats; pour cela il faudrait pouvoir mesurer la valeur de sa production, ce qui est impossible vu qu'il n'existe pas, en général, de marché libre pour cette production.

Prenez le cas du système de santé public canadien par exemple: comment voulez-vous mesurer son efficacité, puisqu'il s'agit d'un monopole dont les tarifs sont fixés arbitrairement et qui n'est pas soumis à la libre concurrence?

Ce que vous proposez aboutit donc seulement à officialiser l'arbitraire des petits chefs, puisque les évaluations ne dépendront que de leur subjectivité et de la tête du client.

La seule chose qu'on puisse faire dans une bureaucratie, c'est de forcer ses employés à respecter strictement certaines règles. Mais ça ne garantit en aucune façon l'efficacité, seulement la conformité. Je dois dire que les Français sont champions dans ce domaine, ex-aequo avec les Allemands probablement.

Steven

@Pierre-Yves et Christophe

J'abonde dans le même sens que Pierre-Yves. Je travaille pour la fonction publique fédéral. On a ce qu'on appelle un système de promotion par mérite mais ça n'a rien à voir. La grande majorité des promotions au sein d'une unité de travail se fait au moyen de réseautage. Les promotions au sein d'autres ministères se font par des concours très long (environ 6 à 12 mois). En ce qui concerne les concours, ils sont souvent divisés en 2 ou 3 parties. La 1ère partie consiste généralement en un test de "par coeur". Ceux qui passent ne sont pas nécéssairement les plus compétents mais bien ceux qui ont pris le plus de temps à mémoriser des textes et ceux qui ont tout naturellement une bonne mémoire. Par la suite, nous avons l'entrevue. Les éléments évalués sont clairement mentionnés avant l'entrevue. Il faut donc se trouver ou s'inventer une anecdote pour chacune des qualités ou capacités évaluées. Ce qui est réellement évalué: le niveau d'éloquence.

Lorsque j'ai commencé mon plus récent emploi à la fonction publique, je terminais mes dossiers très rapidement et la qualité était bonne. J'ai vite compris que ma performance passait innaperçue. En plus, je suscitais l'agressivité des commis car je les faisais travailler plus rapidement afin de me donner d'autres dossiers à traiter. Conséquence: j'ai vite appris à ralentir la cadence. Mes dossiers sont toujours traiter à temps. Cependant, chaque jour au travail, j'ai le temps de lire le Québécois libre, les articles du Mises Institute, qques articles du blog de Lew Rockwell, le Western Standard, etc...

Je ne m'éterniserai pas, mais j'ai des histoires en relation avec d'autres apprentissages au sein d'autres emplois de la fonction publique. P.E avoir de l'initiative et vouloir innover peut te foutre royalement dans la merde; si on travaille trop vite, le boss et les autres employés peuvent te mettre de la pression afin que tu prennes des dossiers d'employés en retard mais jasant un total de presque 2 heures par jour; etc...

Christophe Vincent

@Pierre-Yves et Steven,

Je crois que vous vous trompez désolé.

On peut partout évaluer le mérite et on doit absolument le faire.

Bien entendu, en acceptant la promotion au mérite, il faut accepter le risque que des petits chefs évaluent mal le mérite de leurs subordonnés.

Mais c'est seulement un risque à court terme.

Un petit chef est lui aussi évalué et s'il ne récompense que ses copains mais pas ceux qui bossent, il aura de mauvais résultats et sera rapidement viré et remplacé par un vrai chef.

Non désolé, la promotion au mérite dans la fonction publique est indispensable pour avoir des services publics de qualité (les routes par ex, je ne suis pas un adepte des services publics mais des services privés).

Sinon, comme je l'écrivais dans le texte que je cite, la démocratie n'est en plus qu'une vaste blague.

Pierre-Yves

@Christophe VINCENT

Il est toujours possible de se tromper. Mais 20 ans d'expérience professionnelle dont 15 en gestion, dans des organisations allant du 'startup' à la multinationale en passant par quelques monstres administratifs, m'ont enseigné que la seule chose qu'on puisse faire pour mitiger les dégâts des bureaucraties, c'est de limiter le rôle du secteur public et sa place dans l'économie au plus strict minimum. Hélas on en prend pas le chemin.

Steven

@Christophe Vincent,

Il est clair qu'il serait idéal de voir un système de promotion au mérite. Cependant, pour les raisons mentionnées ci-haut, je ne crois pas qu'il est possible. Il y a tellement de règlements au sein de la fonction publique que les travailleurs efficaces et talentueux se retrouvent avec beaucoup d'embuches. L'incitation à travailler efficacement est même absente. Toute unité de travail n'utilisant pas pleinement son budget annuel doit retourner l'excédent. De plus, son budget annuel de l'an prochain sera amputé car on aura vu qu'il a réussi à remplir son mandat avec moins d'argent. Tu peux donc être certain que tout budget est utilisé à 100%. Au gouvernement faire plus (ou même autant) avec moins est pénalisé.

Pierre-Yves

@Steven et Cristophe VINCENT

J'ajouterais que les effets pervers décrits par Steven ne se limitent pas au seul secteur public, mais se retrouve également dans toute organization ou le critère de rentabilité n'existe pas, ou a été perdu de vue.

La différence, c'est évidemment qu'une organisation privée ou une corporation ne peut pas survivre éternellement dans ces conditions, et les phénomènes organisationnels qui mènent à sa disparition,son démantèlement, ou son rachat ont été décrits avec humour et précision par Patricia Pitcher dans son ouvrage 'Artiste, artisans et technocrates'.

Par contre, une bureaucratie publique ne dépend que de la taxation, donc de la coercition étatique pour assurer ses revenus: elle peut donc continuer à exister tout en étant parfaitement inefficace, étant insensible à l'effet de concurrence, et il n'y a pas d'incitatif à l'amélioration des méthodes de gestion: c'est d'ailleurs pour celà que ces dernières ne s'améliorent pas.

Justin Bertrand

Mon ami, qui est informaticien, travaille actuellement à informatiser Revenu Québec.

Je vais vous révéler ici des informations confidentielles. Revenu Québec gère d'énormes bases des données et une quantité astronomique d'informations sur chacun de ses contribuables.

Revenu Québec en sait plus sur vous que vous-mêmes. Et bien Revenu Québec est en train de développer et d'implémenter une base de données croisée, c'est à dire que les informations financières et fiscales de chacun des contribuables est comparé dans une base de données.

Avec ce système, Revenu Québec peut savoir ce qu'on a acheté, de qui on l'a acheté, combien d'argent on a acheté etc. Donc en comparant les informations de différents contribuables, Revenu Québec est en mesure de savoir qui cache de l'argent, qui paie ou reçoit de l'argent comptant et de retracer ceux qui ne déclarent pas tout etc.

Ce nouveau système, de concert avec l'enregistreur de ventes qui sera obligatoire chez les restaurants, déclenchera un torrent d'enquêtes fiscales et de réclammations fiscales du gouvernement.

On va être de plus en plus épiés par le gouvernement et on n'aura presque plus d'intimité financière. C'est pire qu'en ex-URSS car les soviétiques n'étaient pas aussi sophistiqués.

Quand j'ai appris que mon ami développait un tel système pour le gouvernement, et il n'est pas le seul sous-contractant pour le développement de ce système c'est plus de 4000 sous-contractants et "consultants" en informatique qui sont recrutés par le gouvernement pour ce projet.

C'est à glacer le sang d'effroi, je m'ennuie de l'époque où les choses étaient plus simples. Avec ce système, même si vous payez CASH, le gouvernement va pouvoir vous retracer.

Justin Bertrand

Le CHUM est une monstruosité, en tant que contribuable je n'en veux pas du CHUM, je ne veux pas assûmer ces coûts. Je préfère vivre selon mes moyens.

Justin Bertrand

Un MBA qui nous donne des sessions de formation en entreprise nous a clairement enseigné que plus il y a de distance, de délais et d'étapes entre un acheteur et un vendeur, plus la transaction est coûteuse.

Un gouvernement est nécessairement une immense bureaucratie multi-paliers, un vrai fouilli, un véritable labirinthe de procédures, paperasses, autorisations etc.

C'est évident qu'il y a des dépassements de coûts, car le coût lui-même est une cible en mouvement dans un tel système. On ne connaît le véritable coût que lorsque le projet est complété.

C'est tout le contraire du système privé qui lui doit connaître les coûts à l'avance et gérer les opérations de la façon la plus efficace possible.

Christophe VINCENT

@Pierre-Yves

Nous sommes d'accord sur le fait qu'il faut limiter la bureaucratie au strict minimum.

Nous ne sommes pas d'accord sur le fait qu'au sein de cette bureaucratie (minimum ou plutôt envahissante comme aujourd'hui, peu importe), récompenser de la même façon celui qui s'efforce de faire correctement son boulot et celui qui n'en fout pas une est une idiotie.

Mon manque d'expérience sans doute.

@ Steven,

Ce que vous décrivez est justement ce qu'il faut changer : bazarder toutes ces règles, statuts, concours, etc... et les remplacer par un supérieur hiérarchique qui vous évalue (et est lui même évalué). La promotion au mérite donc.

Christophe VINCENT

@Pierre-Yves,

>> Par contre, une bureaucratie publique ne dépend que de la taxation, donc de la coercition étatique pour assurer ses revenus: elle peut donc continuer à exister tout en étant parfaitement inefficace, étant insensible à l'effet de concurrence, et il n'y a pas d'incitatif à l'amélioration des méthodes de gestion: c'est d'ailleurs pour celà que ces dernières ne s'améliorent pas.


C'est faux à avis. (Pas complètement vrai)

Régulièrement, les citoyens sont appelés à voter. S'ils votent massivement pour que soit instaurée la promotion au mérite dans la fonction publique, les choses s'amélioreront très sensiblement à mon avis et ce même si le périmètre d'intervention de l'Etat ne diminue pas.

Maintenant, si même les libéraux/libertariens disent que l'on ne peut rien améliorer, que la promotion au mérite dans la fonction publique ne changera rien, c'est pas demain la veille du jour ou les citoyens voteront massivement en ce sens.

Steven

@Christophe Vincent

"...et les remplacer par un supérieur hiérarchique qui vous évalue (et est lui même évalué). La promotion au mérite donc."

Là se trouve le problème entre l'idéal et la réalité. Comment se ferait-on évaluer? Dans une entreprise privée (ou un travailleur autonome désirant s'évaluer lui-même), on évalue si la personne a rapporté des profits ou non à l'entreprise. C'est simple et très claire comme évaluation.

Dans une bureaucratie, quels critères devont nous utiliser? comment les mesurons-nous? À qui nous comparons-nous? La comparaison est-elle valable? En passant, j'ai déjà une évaluation bi-annuelle. Une fois l'évaluation faite, elle est bien classée et accumule de la poussière. Chaque évaluateur aura ses critères ou même si des critères sont déjà établis, l'évaluateur peut quand même évaluer ceux-ci de façon subjective. Dans une entreprise privée, on regarde: t'as fait des profits ou pas? C'est très objectif et non discutable. Même si on regarde les ressources utilisées dans l'atteinte des objectifs, qui détermine si c'était trop ou pas? De plus, on peut argumenter sur le fait qu'on avait besoin de ces ressources dans l'exécution du travail même si ça apparaît être beaucoup. Dans l'entreprise privée, on se demande si la personne a rapporté plus d'argent qu'elle en a utilisé. Point à la ligne. Je sous-entend qu'on ait pû déterminer (dans l'entreprise privée) qu'un projet implique qu'on puisse être déficitaire un certain lapse de temps avant d'être profitable...

Malheureusement pour toi Christophe, je travaille dans la fonction publique et je sais ce que c'est. On peut affirmer que l'on veux favoriser la promotion par le mérite, mais... De plus, par pur hasard, je viens tout juste de terminer le livre de L.V Mises intitulé "Bureaucracy". Il se trouve qu'il n'est pas en accord avec toi et avance des arguments assez convaincant. Ces arguments sont frais en mémoire.

Je suis en désaccord su ce point avec toi. Cepdendant, pour avoir lu la plupart de tes textes, je peux t'affirmer que je suis généralement très en accord avec ce que tu avances.

Pierre-Yves

@Christophe VINCENT

"Régulièrement, les citoyens sont appelés à voter. S'ils votent massivement pour que soit instaurée la promotion au mérite dans la fonction publique, les choses s'amélioreront très sensiblement à mon avis et ce même si le périmètre d'intervention de l'Etat ne diminue pas."

Sans discuter plus avant la possibilité même de faire fonctionner l'évaluation au mérite dans une bureaucratie (je vous réfèrerai simplement aux textes de Mises mentionnés par Steven), la question de l'efficacité du vote démocratique pour 'améliorer' le fonctionnement d'une administration dont dépendront largement les gens pour qui on vote (s'ils sont élus, et même en fait s'ils ne le sont pas - ex. salaire des députés) porte à débat.

Le propre des sociétés fortement fonctionnarisées est de s'organiser en castes, en corporations, en syndicats, bref en groupes d'intérêts particuliers. C'est le schéma corporatiste. De par leur capacité à concentrer leur revendications d'intérêts, ces groupes peuvent exercer une pression énorme sur les politiciens, suffisante certainement pour que toute réforme législative contrecarrant leur intérêts de groupe soit tout simplement bloquée, écartée, ou éviscérée.

Ce phénomène corporatiste rend tout simplement inefficace la gestion démocratique d'une organisation de grande ampleur, comme la fonction publique, qui n'est pas soumise a des critères de rentabilité (et commen pourrait elle l'être, s'il est impossible en termes économiques de 'calculer' cette rentabilité?).

Une corporation privée n'est pas une organisation démocratique, c'est une oligarchie ou chacun occuppe une position hiérarchique précise en rapport avec son rôle, son autorité, et ses responsabilités, ce qui rend possible ce qu'on appelle en anglais l'accountability, l'obligation de répondre à certains critères de performance.

Et en fait, la gestion d'une bureaucratie publique n'est jamais démocratique non plus: elle se fait simplement uniquement sur des critères arbitraires, alors que même si une organisation privée ne peut éliminer totalement cet arbitraire, l'impératif de survie financière interdit, à terme, de lui laisser prendre toute la place.

Pierre-Etienne Fiset

Moi je travaille dans un CHSLD public, je suis préposé aux bénéficiaires, lorsqu'ils engagent un nouvel employé(Infirmière, auxiliaire, préposé, peu importe), l'employeur nous évalue pendant trente jours, c'est la période pendant laquelle on est pas protégé par le syndicat, quand j'ai finalement reçu mon évaluation j'avais déjà 42 jours d'ancienneté, j'étais déjà protégé, si j'avais été mauvais,(mon évaluation était excellente, quoi que vu ceux qui l'on fait j'aime mieux m'en tenir à l'évaluation de mes patients qui sont très satisfait de mon travaille) donc, advenant le cas où je n'aurait pas fait l'affaire, l'employeur par sa nonchalance aurait du en passer par le syndicat et tout le bordel que sa entraîne juste pour se débarrassé de moi.

Le problème dans le ministère de la santé (et probablement plusieurs autres) c'est que les cadres se foutent complètement de tout pour la simple et bonne raison que dans six mois ou un an un autre poste va se libéré et il vont en hérité, nous le vivons depuis 3 ans, on a eu 3 directeurs de programmes, au moins 4 patrons de division régional plusieurs patron du CSSS et une dizaine d'autres postes de cadres haut placé qui on changé de place aussi, la réalité c'est qu'on ne sait pas qui dirige et ceux qui dirigent effectivement s'en foutent comme de leur première chemise, j'ai consulté un organigramme de la hiérarchie bureaucratique du CSSS ou je travaille, j'ai du l'emmener chez moi pour bien comprendre, et plus de la moitié des gens inscrit dessus avait changé de poste, certain poste n'existait plus ou était fusionner avec d'autre ou avait un nouveau nom c'est l'enfer pour nous et le paradis pour les bureaucrates de vocation.

Christophe Vincent

@Pierre-Yves et Steven

Tant mieux si Ludwig Von Mises (que je n'ai pas eu le temps de lire jusqu'à présent) a montré que le fait de récompenser de la même manière le fonctionnaire qui est efficace et celui qui ne l'est pas n'a aucune conséquence sur l'efficacité d'une administration.

Il est décidément très fort ce LVM.

J'imagine que sur sa lancée, il a aussi montré qu'un Etat ou le chef élu n'a aucun moyen de promouvoir, sanctionner, virer les fonctionnaires est un modèle de démocratie, de logique, d'intelligence, de cohérence,... ;-)

@Steven,

Ce n'est certes pas facile d'évaluer le mérite, mais c'est faisable et le pire, c'est de ne pas essayer de le faire et de dire : "tout le monde sera payé pareil". Rapidement tout le monde comprend que dans ce cas, ce n'est pas la peine de trop en faire, de vouloir améliorer les choses, etc... Tu le reconnaissais toi même.

Christophe Vincent

Et merci à Steven d'apprécier qqfois ce que je dis bien sur.

Normand Brisebois

Back to the basic les boys....Le principe de Peter...ça vous dit quelque chose?...C'est un peu comme la Loi d'Ohm.....ça été prouvé et éprouvé ...des millions de fois....et ça marche tout le temps!

Steven

@Christophe

"Tant mieux si Ludwig Von Mises (que je n'ai pas eu le temps de lire jusqu'à présent) a montré que le fait de récompenser de la même manière le fonctionnaire qui est efficace et celui qui ne l'est pas n'a aucune conséquence sur l'efficacité d'une administration."

-Je réalise que tu étais un peu sarcastic :). Cependant, ce n'est pas ce qu'il a démontré. Il était contre le fait de créer des programmes offrant des biens et services économique pouvant êtres livrés par l'entreprise privée sur le marché. Selon lui, la méthode bureaucratique était appropriée pour un service de police, l'armée, l'administration de la justice, etc. Sans bureaucracie, les administrateurs de ces services se serviraient sans cesse dans le budget national et ils agiraient comme des petits tyrans. Plus je lis Mises, plus je me rend compte qu'il était un minarchiste.

"Ce n'est certes pas facile d'évaluer le mérite, mais c'est faisable et le pire, c'est de ne pas essayer de le faire et de dire : "tout le monde sera payé pareil". Rapidement tout le monde comprend que dans ce cas, ce n'est pas la peine de trop en faire, de vouloir améliorer les choses, etc... Tu le reconnaissais toi même."


-Encore là, idéalement tout le monde ne serait pas payé pareil et les employés seraient motivés à produire plus afin d'avoir des augmentations. Je vois ici des problèmes pouvant paralyser le bon (je suis relatif ici) fonctionnement de l'administration publique par des montants de griefs exhorbitants. Il faut se rappeler que la plupart des fonctionnaires sont des gens un peu chialeux qui regardent constamment leurs collègues afin de s'assurer que ceux-ci ne bénéficient pas d'avantages qu'eux n'ont pas.

On s'entend immédiatement pour dire que le niveau de productivité moyen de chaque poste devrait être évalué et que le syndicat devrait obligatoirement être impliqué dans l'élaboration de critères d'évaluation "objectifs". Gare à vous si vous n'impliquez pas le syndicat!!

Une fois les critères établis, là commence les problèmes! Imaginez un (ou une) employé, qui lors d'une évaluation bi-annuelle, se voit refuser une augmentation car il n'a pas atteint les objectifs qui lui était fixés. Voici des belles réponses possibles:

-Je n'ai pas pû produire plus à cause de.... Vu que ce n'est pas de ma faute, je devrais quand même avoir l'augmentation.

-C'est pas juste, Jo Blo (nom fictif de collègue) a eu son augmentation! Il a pû produire plus car il a eu des dossiers plus faciles que moi à traîter.

-Qui a établis ces critères!!? Ils sont impossibles à atteindre! On doit les refaires.

-etc...

Si l'évaluateur refuse quand même l'augmentation, BANG! Un grief est déposé.

Je fais fis de tout le "flattage dans le bons sens du poil" que les employés peuvent faire à leurs patrons afin de les motiver à faire des exceptions. Pourquoi ces derniers n'en feraient-ils pas? Il fait bon de se faire complimenter régulièrement :) De plus, ça n'a pas grand conséquence car c'est l'argent des autres que cet employé non productif gaspille.

Dans l'entreprise privé, t'as beau donné toutes les excuses que tu veux, tu n'as pas rapporté de profits à la compagnie donc tu es une "nuisance" pour elle. P-ê qu'un peu de flatterie envers ton patron peut t'acheter qques mois de afin de rectifier la situation mais ce ne sera pas plus. Ton patron réalise que les pertes que tu fais encourir à la compagnie menace son emploi à long terme et la rentablilité de la division de cette compagnie.

Pierre-Yves

@Christophe VINCENT

"Il est décidément très fort ce LVM."

Commentaire un peu sarcastique j'imagine, mais je vous engage sincèrement à vous familiariser avec son oeuvre (et pas seulement sur le sujet de la bureaucratie, qui est de toute façon un élément périphérique de son analyse). C'est certainement un des esprits les plus brillants, cohérents, et articulés du 20ieme siècle. Je l'ai découvert l'année dernière par hasard en lisant Le Libéralisme, et je me suis depuis procuré à peu près tous les ouvrages qu'il a publié.

Christophe Vincent

@Pierre-Yves,

Oui un peu sarcastique. Je vous conseille moi la lecture de Frédéric Bastiat au cas ou ce ne serait pas déjà fait :

http://cvincent.club.fr/livres/livres.htm

Mais je vous promet d'essayer Mises.


@Steven,

Ce que tu décris, ce n'est pas la promotion au mérite, c'est le simulacre de promotion au mérite qui a cours dans la fonction publique (en France, c'est la même chose, je suis français).

La vraie promotion au mérite c'est simple :

Tu as un chef

S'il te dit : "tu es nul, tu n'aura pas d'augment !"

1 - Tu essaie de t'améliorer
2 - C'est vraiment un sale con, tu change de chef (démission, changement de service, etc...)

Pierre-Yves

@Christophe VINCENT

"Je vous conseille moi la lecture de Frédéric Bastiat au cas ou ce ne serait pas déjà fait"

C'est en cours. Merci.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche


Groupe Facebook