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31 mars 2009

Commentaires

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Casey Morning

Quelle terrible abérration que le principe d'une prestation parentale à la base! Comme toujours, les interventionnistes et ceux qui vivent au crochet de l'état nous chantent que c'est une nécessité sans quoi les gens ne feront plus d'enfants [et donc la société dans son ensemble va y perdre au change...]

Non, mais! Quelle fraude rhétorique monumentale! Quelle belle manière encore de permettre à certains de s'enrichir au dépend des autres! Notre GouGou québécois est tellement ENCORE en train de nous mettre dans le gouffre que ça dépasse l'imagination.

À force de rémunérer l'improductivité au dépend de la productivité, comment peut-on espérer évoluer? Le mini-boom actuel des naissances au Québec n'est qu'une bulle spéculative sur le marché des naissances. À quand l'éclatement de cette bulle?

Pierre-Yves

@Casey Morning

"Quelle terrible abérration que le principe d'une prestation parentale à la base!"

Aberration en effet, mais rappelons nous justement ce qu'est 'la base': la base, c'est la revendication des familles ou l'un des parents (habituellement la mère) restait au foyer pour s'occuper de la progéniture.

Cette revendication ne n'est pas fait jour ex-nihilo, mais plutôt à partir du constat que ces contribuables payaient pour un système d'éducation étatique de plus en plus étendu (on pense en particulier aux fameux CPEs), alors que certains d'entre eux n'étaient pas intéressés (pour diverses raisons qui ne regardent qu'eux) à en profiter.

'L'équité' fiscale (assortie de quelques préventions assez compréhensible sur l'embrigadement idéologique des petiots) commandait par conséquent un ré-équilibrage au moyen de cette allocation.

On retrouve là le principe de cette 'roue infernale' que dénonce Martin Massse: une intervention étatique en entraîne une autre, par la dynamique d'un système ou chaque groupe d'intérêt socio-professionnel est condamné à s'investir dans une spirale de lobbyisme politique sans fin, pour maintenir son statut (relatif et temporaire) 'd'exploiteur' (ceux qui reçoivent plus qu'il ne donnnt), et éviter de tomber dans la catégories des 'exploités' (ceux qui donnent plus qu'ils ne recoivent).

Pour citer Bastiat encore, l'action de l'État doit donc nécéssairement se limiter à être négative, c'est à dire à empêcher l'injustice qui compromet cette valeur essentielle qu'est la liberté. Il est intéréssant dans cette optique de jeter un autre regard sur la devise de la République, 'Liberté, égalité, fraternité'.

En y réfléchissant sous ce prisme, on voit nécéssairement que le ver était dans le fruit dès l'orgirine: Liberté, certes; Égalité? Déjà, l'ambivalence nous menace: égalité des droits, ou égalité des conditions? La déclaration des droits de l'Homme était pourtant claire: 'Les hommes naissent libre et égaux EN DROITS, les distinctions ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune'; pas question ici de forcer une égalité des conditions, par ailleurs impossible à réaliser, et à l'évidence, quelle meilleure facon d'assigner une 'utilité' que le fonctionnement du marché. Et finalement, avec la Fraternité on clôt le cercle vicieux sur un principe qui ne peut que détruire les deux autres, car en aucun cas l'État ne peut distribuer 'la fraternité', sans abritrairement prendre aux uns ce qu'il donne aux autres.

Il n'y a pas d'issue.

Steven

@Martin Masse

"Rappelons que le programme permet un congé aux parents lors d'une naissance et rembourse en moyenne 70% du revenu pendant 18 semaines pour la mère et cinq semaines pour le père."

N'oublies pas aussi Martin que cette assurance inclue également 32 semaines (à prendre par n'importe quel parent) à 55% du salaire brut.

Pour avoir profité de cette soi-disante assurance en 2007 et pour être sur le point d'en reprofiter en avril 2009, je peux vous dire qu'à long terme, cette "assurance" obligatoire contribue à appauvrir tout le monde. Tout d'abord, les gens qui ne l'utiliseront jamais se voient spolier, surtout que les cotisations augmentent d'années en années. Il me semble que l'on adhère volontairement à une assurance pour se protéger de circonstances pouvant arriver à n'importe qui. Mais voilà qu'on oblige les travailleurs de 45 ans et plus à payer pour une assurance qu'ils sont à peu près certain de ne jamais pouvoir profiter. De plus, en injectant de l'argent dans le système de façon urgente, ce sont tout les contribuables qui se font spolier.

Même si je vais profiter de cette assurance très prochainement, je réalise qu'en payant des cotisations toute ma vie, je vais rembourser tout ce que j'ai eu en plus d'en payer davantage. Je parle ici en tant que payeur de cotisation et contribuables (puisque depuis qques peux, l'argent de mes impôts va aussi là-dedans).

Une des plus grosses "crosses" de cette assurance est sa combinaison avec le programme des garderies subventionnées. Je m'explique. Aussitôt qu'une femme se sait enceinte, elle contacte immédiatement un CPE (pour mes amis français, CPE veut dire centre de la petite enfance et non contrat première embauche) ou une garderie subventionnée car en les "quasi-nationalisant", le gouvernement a créer une pénurie de places.

En gros, le congé parental total dure 1 an. Cependant, il se peut qu'une garderie appelle les parents afin de les informer qu'elle a une place qui se libère quand l'enfant aura (par exemple) 7 mois. À ce moment, les parents acceptent immédiatement car ils savent qu'ils perdront leur place s'ils passent leur tour. Que feraient-ils s'ils refusaient et qu'ils devraient retourner travailler après le 12 mois de prestations? Ils ne savent pas combien de temps ça prendra pour qu'ils se fassent rappeler.

Donc, les parents placent leur rejeton en garderie à 7 mois. Que font-ils après? Et bien, ils se prennent des vacances du 8e au 12e mois de prestation au frais des contribuables. En plus de bénéficiers de prestations qui sont maintenant pour des vacances, les contribuables paient également pour faire garder leurs enfants à 7$ (on s'entend que 7$ est une fraction du prix que ça coûte réellement) par jour. N'est-ce pas merveilleux?! Il se font subventionner sur 2 fronts!

Sébas

Il y a plusieurs années de ça, l'ex-premier ministre Parizeau disait, en parlant des cotisations à de nouveaux programmes, de nouvelles taxes, etc:

(Je le cite de mémoire et de façon très approximative)

"Pour faire accepter une nouvelle ponction du revenu, il faut tout simplement commencer par imposer le principe d'une nouvelle taxe, aussi minime soit-elle. Cela peut être très très bas comme montant, même quelques sous... et ce, même si nous savons que cela ne sera pas suffisant pour payer le nouveau programme. Nous pourrons, une fois le programme instauré, augmenter ce montant sans arrêt".

***

Et qui se souvient des déclarations concernant les coûts entourant le programme marxiste de l'assurance médicaments du Québec ?

Qui se souvient du montant -de départ- qui était perçu de force à tous les contribuables qui ne VOULAIENT pas s'assurer ?

En tout cas, avec ce nouvel article de MM, je dois dire que j'en ai marre du Québec, du Canada, des États-soviétiques-Unis et de l'occident en général...

PLUS CAPABLE !

Si ça continue comme ça, le Venezuela de Chavez va finir par être plus à droite que l'occident...

***

Et voici quelques faits et chiffres sur la Suède, le pays qui sert d'inspiration au 'modèle néo-marxiste' du Québec:

La politique familiale québécoise 'copie' la politique familiale Suédoise.

Certains croient que les nouvelles mesures québécoises aident à faire remonter le taux de natalité. Possible.

Analysons un peu quelques données suédoises.

Années / Indice synthétique de fécondité

1987 1,838

1988 1,961

1989 2,017

1990 2,137

1991 2,117

1992 2,090

1993 1,997

1994 1,890

1995 1,738

1996 1,606

1997 1,520

En 1988 la Suède a décidé de faire un effort considérable en faveur des familles. Le but n’était pas d’encourager la natalité (notion qui n’est pas « politiquement correcte » chez eux) mais

. de permettre l’épanouissement des enfants.

. de faciliter la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle en accordant d’importants congés aux parents.

Pour cela, la Suède a accordé de substantielles allocations aux familles. Le budget de la politique familiale est ainsi passé de 19 milliards de couronnes à 45 milliards.

L’indice synthétique de fécondité est alors monté de 1,6 à 2,4 enfant par femme en l’espace de 2 ans. Depuis ce taux est fortement redescendu à 1,7.

Source:
Vue générale de la politique familiale Suédoise

par Mme E. SULLEROT

UNION DES FAMILLES EN EUROPE

***

"L’exemple de la Suède met en garde contre les illusions. Ce pays a mis en place des mesures lourdes en faveur de la famille, dont un congé parental de deux ans, la multiplication des crèches et diverses allocations. Le résultat est consternant: un taux de fécondité de 1,54 enfant par femme, contre 1,5 en Suisse. Quant au taux de chômage, il donne aussi à réfléchir: 5% en Suède, contre 1,7% dans notre pays. C’est une invitation à la prudence. Mais elle ne dispense pas de rechercher l’optimum."

Raymond Gremaud/ 22 septembre 2001

www.lagruyere.ch

***

«Il y a une limite à ce que des politiques familiales peuvent accomplir, écrit ce mois-ci la chroniqueuse Katha Pollitt dans un essai sur la natalité publié dans le magazine The Nation. Même en Suède, le pays qui a fait le plus pour aider les mères à concilier le travail et la famille, le taux de natalité n'est que de 1,3 enfant.»

http://www.cyberpresse.ca/article/20070429/CPMONDE/704290475/0/CPACTUALITES

Psalterion

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"Pour faire accepter une nouvelle ponction du revenu, il faut tout simplement commencer par imposer le principe d'une nouvelle taxe, aussi minime soit-elle. Cela peut être très très bas comme montant, même quelques sous... et ce, même si nous savons que cela ne sera pas suffisant pour payer le nouveau programme. Nous pourrons, une fois le programme instauré, augmenter ce montant sans arrêt".
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On peut imaginer aisément la suite : le programme deviendra un acquis social que les politiciens et les bureaucrates présenteront comme un « choix de société ». Le seul fait alors d'employer péremptoirement l'expression, relayée ensuite par des médias complaisants, fera en sorte que le programme sera accepté puis perçu comme étant une nécessité par les citoyens.

Le programme, devenu alors réalité incontestable, sera considéré comme un joyau collectif. À ce point-là, la dimension narcissique – tout aussi collective –, forte de ce nouvel avantage, interdira toute forme de débat et de remise en question. Il est malheureusement difficile sinon impossible de faire marche arrière une fois le fait accompli.

Tym Machine

@MM

Question comme cela, est-ce que le bébé bonus proposé par l'ADQ de Mario Dumont est pire ou moins pire que le RQAP?

Ne vous en faites pas, je connais déjà la réponse approximative. Je pose la question pour ajouter au débat tout simplement.

Pierre-Yves

@Tym Machine

Mario Dumont: la virtuosité politique au service du néant conceptuel. Quel désâstre!

Justin Bertrand

Une assurance sers à couvrir un événement sinistre très grave mais très rare. Comme le feu, la mortalité, des catastrophes naturelles rares.

Une assurance ne peut pas, étymologiquement parlant, servir à couvrir des dépenses courantes pour des choix personnels et prévisibles.

Avoir un enfant ce n'est pas un accident tragique grave, c'est une décision entre adultes consentants, on ne peut donc pas refiler la facture aux contribuables puisque ces derniers n'ont pas le droit de participer à cette décision.

C'est comme si je décidais d'avoir un enfant et de vous envoyer la facture mais que vous n'aviez aucun mot à dire, vous n'aviez qu'à vous taire et à payer. Ce n'est pas de l'assurance, le mot "assurance" n'est qu'un euphémisme, un sophisme pour masquer la véritable nature redistributionniste et spoliante de ce régime.

Les frais vont augmenter de plus en plus, comme pour "l'assurance" médicaments. On ne peut pas, en tant qu'individu, contrôler les coûts, on paie puis on "ferme sa gueule", c'est inacceptable.

Dire que des personnes seules et des couples décident justement de ne pas avoir d'enfants parceque ca coûte trop cher et qu'après avoir payé leurs impôts au gouvernement ils ne leur reste plus assez d'argent pour enfanter. Ils contrôlent leurs coûts et calculent leur dépenses et font un budget.

Or, avec l'assurance parentale, la "prime" "d'assurance" augmente sans qu'on puisse faire quoi que ce soit pour réduire ou limiter les coûts. C'est de l'esclavage alimentaire.

Justin Bertrand

Oups, désolé je voulais dire de l'esclavage parental. Je crois que j'ai faim, je n'ai pas encore déjeûner, désolé, ;-)

Un Québec de Droite

Avant de créer un programme social –démocrate louable, il faudrait au moins avoir la décence dans connaître le coût.

Questions tout à fait légitime, mais pour un politicien Québécois c’est secondaire, ce qui l’intéresse c’est le nombre de votes qu’il peut gagner, le financement on verra après.

Comme l’État n’avait pas les moyens d’assumer le coût de son programme social-démocrate, elle a dit pas de problème je vais taxer.

Pour tous ceux qui travaillent oups! une autre cotisation additionnelle, avez-vous eu le droit d’en discuter, c’est quant même vous qui crée la richesse, pas besoin l’état travaille pour la collectivité il sait, même si il ne connaît pas les coûts réels, par contre il sait combien de votes qu’il gagnera, si il instaure ce nouveau programme social démocrate.

Donc, à tous nos sujets travailleurs, le gouvernement a décider pour vous de soutirer 40% des coûts des congés parentaux, en ayant votre pleine collaboration.

Mais qui absorbe les autres 60 %, pas de problème nos politiciens ont décidé que c’était l’employeur, serait-ce que l’employeur est une compagnie d’assurance. Pas grave nos politiciens décidèrent pour le bien-être de la cie, qu’il devait payer les congés parentaux, donc ajoutons une prime additionnelle au coût de la masse salariale des employeurs.

Examinons certains constats :

Le coût du régime en 2008 est de 1,590 milliards.

Ce régime a commencé en 2006, permettant aux parents qui viennent d'avoir un ou plusieurs enfants de rester à la maison jusqu'à 50 semaines en touchant entre 70 et 75 % de leur salaire.

Les dernières données rendues publiques par l’Institut de la statistique du Québec en 2008, le Québec a compté 87 600 naissances

Ces données révèlent une augmentation de 15 % des naissances par rapport à janvier 2005, pour environ 13,000 enfants.

Donc M. Charest, j’ai quelque question puisque c’est vous qui avez entériné ce programme ?

Donc si je comprends bien, nous avons dilapidé 1.6 milliard de richesses collectives en 2008, pour faire 13,000 enfants de plus, ce qui revient à peu près à 120,000 dollars par bébé, vos bébés sont-ils en or ?

Pourriez-vous ventiler entre ceux qui ont pris ces congés parentaux, entre le public et le privé. Je doute fort que dans le privé on puisse partir 50 semaines pour avoir un enfant. Évidemment dans le public permanence et conciliation famille est de mise, pas grave c’est le secteur privé qui paye.

Saviez-vous juste à la SQ ils ont des problèmes de gestion de personnel, 13 600 jours d’absence en 2007 pour congé parental et bien sur du temps supplémentaire pour compenser. Rappelons qu'entre 2005 et l'été dernier, à eux seuls, les patrouilleurs de la SQ ont effectué un million d'heures supplémentaires, pour un total estimé à 50 millions de dollars, pas grave c’est le secteur privé qui paye.

Saviez-vous que le coût de la masse salariale au Québec pour un employeur est quatre fois plus élevées que dans le reste du Canada après on se demande pourquoi il n’y a plus d’investissement privé au Québec, demandez au président de SNC/Lavallin, il en coûte 25 % plus chers pour le mêmes emplois au Québec que dans le reste du Canada

Saviez-vous que la dette publique actuellement est de 205 milliards, au rythme que ça va on risque d’être à 300 milliards, quant nos enfants vont être en âge de travailler

Avant de dilapidé 1.6 milliard de richesses chaque année. Faites donc votre travail gérer donc comme un bon père de famille, réduisez donc la dette a quoi sert de faire 13,000 enfant additionnel, si on leur donne un cimetière de dette, Évidemment nos politiciens, pense pas plus loin que 4 ans, le reste est une éternité.

Christophe VINCENT

Sur le fait que ces assurances parentales sont des idioties :

http://www.quebecoislibre.org/020119-13.htm

Justin Bertrand

Christophe Vincent,

Le but des mesures sociales n'est pas d'enrichir le peuple, il n'est même pas de redistribuer la richesse, NON !

Le but des mesures sociales est de limiter les droits et libertés du peuple, bref de contrôler le peuple.

Et puis, pour ceux qui décident d'être célibataires et sans enfants, ils paieront des mesures sociales et perdront cet argent.

Mathieu Demers

"Et puis, pour ceux qui décident d'être célibataires et sans enfants, ils paieront des mesures sociales et perdront cet argent."

Pour moi, la plus grave inéquité est pour les célibataires qui ne le sont pas par leur propre volonté.

Frustrant de devoir payer plus et de force (par obligation légale) pour la vie de couple ou de parents des autres alors que tu pourrais vouloir pourtant la même vie.

Notes aux législateurs qui pourraient lire ce commentaire: abolissez tout privilège... n'essayez pas de créer des "bonnes lois" pour forcer les célibataires à s'unir à d'autres de force pour corriger l'inéquité mentionnée !

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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