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02 mars 2009

Commentaires

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Steven

J'aime comment le président français tente de redéfinir ce qu'est le protectionnisme. C'est une réponse face à une accusation de protectionisme de la république Tchèque.

"Je n'ai jamais cru au protectionnisme", "mais à l'inverse, je n'ai jamais cru à la naïveté", a prévenu le président français. "Je demande la réciprocité". Et "je ne pense pas que c'est du protectionnisme de défendre l'agriculture française (...) de sauver nos banques" ou "de sauver deux groupes européens comme PSA et Renault".

Mattiew

Le gouvernemaman veut que vous obliger a porter un casque en ski.
http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=1159

"La ministre Michelle Courchesne entend obliger les skieurs et planchistes à porter le casque. À la grande joie des urgentologues qui estiment qu’on éliminerait ainsi 60% des traumatismes crâniens sur les pentes."

Ben coudonc, vu que l'état paie pour les soins de santé faut croire que toute les restrictions sont légitimes. Faut croire qu'on oublie que c'est nous qui payons chèrement avec nos cotisations au systeme, pas grave.

Dites, pourquoi est-ce qu'on laisses ces citoyens irresponsables le privilège de sortir de chez eux sans qu'ils soient "paddé" des pieds à la tête avec un equipement hybrique de hockey et de football...?

Hmm?

Donostia

Et ce n'est que le début. Aussi bien Sarkozy que ses ministres n'ont dans la bouche que 'redéfinir', soit les flux financiers, soit le rôle de l'entreprise, le profit, l'emploi, etc. etc. (voyez ce qui ce passe maintenant dans les Antilles françaises), et une fois que l'on aura achevé toutes ces redéfinitions, eh bien nous aurons atteint le nirvana dans le paradis socialiste!

Olivier Golinvaux

Redéfinir, pour que vous pensiez correctement. Notre Président veille à tout.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue

Luc

@ Mattiew

Si les soins de santé demeurent entièrement public et que des études sérieuses me prouvent qu'on économisera de l'argent en obligeant le port du casque sur les pentes, j'aurais tendance à être d'accord.

Cependant, je crois que la solution n'est pas d'obliger le casque, mais de privatiser les soins de santé. Si quelqu'un ne veut pas porter de casque, ne pas attacher sa ceinture, ne pas faire attention à sa santé, Il aura à en payer le prix.

Notre société québécoise est malheureusement TRÈS TRÈS loin d'un tel concept. La responsabilisation des individus c'est la clé...

bobjack

L'ironie dans toutes les histoires de casques, ceintures etc ... C'est que si la personne est morte justement a cause de son casque/ceinture, en l'obligeant à en faire usage, si on pousse la logique jusqu'au bout, alors le gouvernement sera responsable de leur mort en les ayants forcés. Alors que sans règlementation on transfert cette responsabilité a l'invidivus. Pourquoi cette partie du raisonnement est toujours occultée ...

Luc

Parce que les humains du XXI ième siècle ne veulent plus prendre de responsabilité. C'est trop de stress...

Isabelle

Comment être optimiste pour l'avenir de la liberté et de votre philosophie quand nous assistons au retour en force du Gros gouvernement dans pratiquement tous les pays occidentaux?

D

Je suis d'accord avec Luc. Je ne crois pas qu'une société où règne la liberté, mais surtout la responsabilité individuelle soit possible. Il est beaucoup plus facile et confortable de suivre que d'être un leader (de sa propre vie.) Il est plus facile et valorisant de blâmer l'État et les autres pour ses erreurs que d'accepter ses responsabilités. Si nous sommes dans un système où l'État est si puissant c'est parce que une majorité de gens préfèrent laisser les autres penser et agir à leur place.

Donostia

Compte tenu de la courte duréé dans l'histoire des régimes politiques, qui prônent la liberté, et, la responsabilité des individus, je me demande des fois si un tel régime n'est pas ''instable'' dans le sens de la chimie, c'est-à-dire que par définition il ne peut pas durer dans le temps et il doit forcément se décomposer jusqu'a devenir stable, c'est-à-dire interventioniste, voire même totalitaire.

Casey Morning

Donostia : Je pense que tu fais fausse route. Ce n'est pas une question de stabilité, c'est une question de facilité. En terme de stabilité, un régime libertarien l'est tout autant qu'un régime totalitaire. Par contre, je pense qu'il est peut-être plus question de cycles. Ceux qui n'ont pas connu la liberté la veulent plus que tout. Mais lorsqu'ils l'ont, ils produisent des rejetons qui la prennent pour acquise. Pour ces rejetons, les efforts requis pour conserver cette liberté leur paraissent ridicules car ils n'ont jamais connu l'absence de liberté.

La Russie sera un test-ground assez intéressant à observer à cet effet. Je crois que l'occident est sur la pente descendante à ce niveau. On a connu une belle période politique à venir jusqu'au 50 dernières années. (Sans mélanger niveau de vie et niveau de liberté) et on va s'enfoncer jusqu'à ce que les populations retrouvent leur soif de liberté. On veut toujours ce qu'on a pas bref.

Mattiew

Je crois que ca a pris beaucoup d'efforts, de propagande et d'energie pour convaincre les gens que leurs gouvernements étaient là pour eux tout le temps.

Mais comme en affaire..Il suffit de briser une grosse promesse qu'une fois pour foutre la confiance par terre, la retrouver prend enormement de temps.

Bastiat79

@ Luc

"Si les soins de santé demeurent entièrement public et que des études sérieuses me prouvent qu'on économisera de l'argent en obligeant le port du casque sur les pentes, j'aurais tendance à être d'accord. "

Ce raisonnement me semble sur une pente glissante.

Si les soins de santé demeurent entièrement public et que des études sérieuses me prouvent qu'on économisera de l'argent en obligeant les retraités à s'enfermer dans un incubateur, j'aurais tendance à être d'accord.

François 1

RAS LE BOL:

Lu ce matin à http://martineau.blogue.canoe.ca/2009/03/02/ras_le_bol


Un peu partout aux États-Unis, des Américains qui sont écoeurés de voir des entreprises mal gérées se sortir du trou qu'elles ont elles-mêmes creuser grâce à l'argent des contribuables organisent des manifestations anti-Bailout.

Entre vous et moi, je les comprends.

Le capitalisme est censé RÉCOMPENSER les entreprises qui RÉUSSISSENT grâce à l'innovation.

Or, ici, on donne des milliards et des milliards de dollars à des entreprises qui se sont PLANTÉES à cause de la STUPIDITÉ CRASSE de leurs gestionnaires!

Quand un simple citoyen déclare faillite après avoir "loadé" six cartes de crédit, le gouvernement lui vient-il en aide?

Non.

Alors, pourquoi les citoyens donneraient LEUR ARGENT à des entreprises qui se sont endettées et qui ont pris de mauvaises décisions?

Pourquoi sauverait-on la peau de gestionnaires STUPIDES, INCOMPÉTENTS et IRRESPONSABLES?

Qu'ils crèvent la bouche ouverte! Qu'ils se ramassent à la soupe populaire!

Et pourquoi sauverait-on les twits qui se sont achetées des Monster Houses avec cinq salles de bains alors qu'ils gagnaient 15 000 $ par année?

Pendant ce temps-là, les entreprises et les citoyens qui agissent de façon RESPONSABLE n'ont aucun cadeau de quiconque...

Trouvez l'erreur.

On donne des A+ aux cancres, et un gros "rien" tout nu aux bons élèves...

Y a quand même des maudites limites, non?

Donostia

@ Casey Morning

Je crois que nous disons à peu près la même chose.

Tu dis, avec raison, que les gens qui n'ont pas connu la liberté (j'ai grandi dans un régime totalitaire), en veulent plus que tout, mais comme tu le dis aussi, ceux qui viennent après prennent cette liberté pour acquis et retombent, par facilité, dans l'utopie des états interventionnistes, donc c'est toujours à recommencer, c'est pourquoi j'avais employé la métaphore ''instable''.

Luc

@ Donastia

Donc, selon ta réthorique, un gouvernement toujours instable. La liberté suite l'étatisme et l'étatisme suit la liberté...

@ Bastiat79

J'ai aussi précisé dans mon commentaire que je ne crois pas que ce soit ça la solution, mais plutôt la privatisation des soins de santé. Moins d'état il y a, mieux c'est! La liberté et la démocratie ça se passe aussi en économie... même surtout en économie! Elle est là, la vraie démocratie!

Pierre-Yves

Ce qui m'inquiète c'est que devant l'échec manifeste de leurs arguments foireux les gouvernements vont devoir en venir à la conclusion que cette souche de crise résiste à la bureaucratie.

Après le jovialisme, puis le mysticisme ('c'est parce qu'on a pas la foi que ça empire'), il ne restera plus que l'obscurantisme: attendez vous alors à voir des bandes d'investisseurs ruinés patrouiller les rues à la recherche de pestiférés, de juifs, d'immigrés ou de bougnoules à lyncher.

Bastiat79

@ Luc

Je ne suis pas en désaccord avec vous. Je vous mets seulement en garde contre le type d'argument "tant qu'à être pris avec le gouvernement, aussi bien qu'il soit efficace" qui vous feront passer pour un libertarien "vulgaire".

Premièrement, il n'y a pas d'avantage évident à ce qu'un gouvernement soit efficace; ça ne fait qu'augmenter son potentiel d'expansion. Deuxièmement, je subis déjà la brutalité policière pour payer mes impôts, je ne veux pas la subir de nouveau si je me promène sans casque. Le seul argument libertarien possible est CONTRE cette obligation de port de casque.

Luc

@ Bastiat79

J'avoue que mon commentaire était plutôt mal exprimé. Je ne suis pas pour le port du casque, mais j'amenais plutôt un argument qui pourrait le justifier. Personnellement, je pense qu'il faut redonner la responsabilité de leur propre vie aux individus. C'est là le vrai débat à mon avis. Si on responsabilise les individus, on leur laisse le choix de porter le casque ou non. Ce qui me dérange c'est que les erreurs des uns sont présentement payés par l'ensemble des citoyens. D'un point de vue libertarien, la personne qui ne porte pas de casque et se blesse devrait ELLE, tout seul (ou avec ses proches, on s'entend), s'arranger avec ses problèmes.

Aussi, je n'ai jamais prôné un gouvernement efficace. Je prône pour la diminution du gouvernement. La justice, la sécurité publique, les transports sont des exemples de ministères nécessaires, mais la culture et le tourisme sont des exemples d'institution qu'on devrait abolir. Le tourisme ne devrait pas être provincial, mais municipal ou régional.

Francis

Bonjour,
J'aimerais savoir ce que pense les libertariens de la peine de mort et de l'avortement.

Pierre-Yves

@Francis

"J'aimerais savoir ce que pense les libertariens de la peine de mort et de l'avortement."
_____________________________________

Il me semble que l'attitude libertarienne serait justement de ne pas faire de prosélytisme sur des sujets essentiellement moraux - ce qui n'empêche pas de reconnaître à une communauté désireuse de s'identifier comme telle le droit d'édicter ses propres règles sur ces sujets.

Donostia

@ Luc

''Selon ta réthorique un gouvernement toujours instable''

Ce n'est pas ça, ce que je veux dire c'est que je constate - que cela me plaise ou pas - que un régime de gouvernement interventionniste, et même totalitaire à été et semble-t-il sera plûtot la norme, et un régime libertarien l'exception.

Luc

@ Donastia

Je suis d'accord, malheureusement!

Steven

@Francis

En ce qui concerne l'avortement, il n'y a pas de concensus chez les Libertarien au sujet de sa légalité. Tout dépend à quel point de la gestation tu considères le zygote, l'embryon ou le foetus comme un être humain. Le seul concensus autour de cette question est que l'État ne devrait pas payer pour l'avortement.

En ce qui concerne la peine de mort, il n'y a pas de concensus là non plus. C'est certain que sous un régime libertarien, la propriété, la vie et la liberté doivent êtres défendus. Il doit donc y avoir une police, que ce soit privée (chez les anarcho-capitalistes) ou public (chez les minarchistes). Le niveau de sévérité des punitions à infliger au criminels ne fait pas l'objet de concensus.

Christian Fortin

Un petit vidéo-propagande sur l'inflation. Digne des conneries qu'on nous apprend au secondaire:

http://www.youtube.com/watch?v=99Dzdc1H0wM

Va-t-on en voir bientôt à la télévision? Surtout avec le nouveau taux de la banque du Canada de 0.5%...


Christian Fortin

Ah et un petit résumé du taux des banques centrales.

European Central Bank 2%,
Bank of England 1%,
Bank of Canada 0.5%,
Bank of Japan 0.1%,
Fed 0.0-0.25%

Bonne inflation à tous!
(Et des années de plus de malinvestissement!)

Stranger

"J'aimerais savoir ce que pense les libertariens de la peine de mort et de l'avortement."

On ne peut avoir une opinion sur ces sujets sans une théorie de la justice cohérente. Dans un système de justice entièrement privé, par exemple, le droit concernant l'avortement ne concerne que les familles, et il n'y a pas de politique publique sur l'avortement. Pareillement le droit privé concernant le meurtre attribue la vie du coupable à la victime (la famille du défunt) et elle peut en faire ce qu'elle souhaite. Le plus productif est de faire travailler le meurtrier à son bénéfice.

Vincent

Bonjour à tous,

Je voudrais en savoir un peu plus sur les monnaies privées.
Si le monnaie-papier ne vaut rien :
- Comment changer de système puisque les gens n'ont rien d'autres à échanger contre une monnaie-or que du papier ?
- Pourquoi les monnaies privées comme le Liberty Dollar demandent-elles des USD en échange de Liberty Dollars si le papier-monnaie ne vaut rien ?

Orion

Allo

Bonjour


J'entends des mots comme droite,libertarien,conservateur, néo-conservateur extrème-droite et je sais pas si c'est tous parreil?

Je souhaiterai être capable de les différencier,est-ce possible?

Steven

J'ai trouvé cette citation sur internet. Elle est très vraie en plus d'être éloquente.

The late Dr. Adrian Rogers (1931 to 2005) Memphis, TN, offered the following observation several years ago and it bears great Significance today.

"You cannot legislate the poor into freedom by legislating the rich out of freedom. What one person receives without working for, another person must work for without receiving. The government cannot give to anybody anything the government does not first take from somebody else. When half of the people get the idea that they do not have to work because the other half is going to take care of them, and when the other half gets the idea that it does no good to work because somebody else is going to get what they work for, that my dear friend is about the end of any nation."

"You cannot multiply the wealth by dividing it"

Steven

What constitutes legitimate government authority? Lysander Spooner far more eloquently answers the question than I can when examining the Constitution. To wit:

The consent, therefore, that has been given, whether by individuals, or by the States, has been, at most, only a consent for the time being; not an engagement for the future. In truth, in the case of individuals, their actual voting is not to be taken as proof of consent, even for the time being. On the contrary, it is to be considered that, without his consent having ever been asked, a man finds himself environed by a government that he cannot resist; a government that forces him to pay money, render service, and forego the exercise of many of his natural rights, under peril of weighty punishments. He sees, too, that other men practise this tyranny over him by the use of the ballot. He sees further that, if he will but use the ballot himself, he has some chance of relieving himself from this tyranny of others, by subjecting them to his own. In short, be finds himself, without his consent, so situated that, if he use the ballot, he may become a master; if he does not use it, he must become a slave. And he has no other alternative than these two. In self-defence, he attempts the former. His case is analogous to that of a man who has been forced into battle, where he must either kill others, or be killed himself. Because, to save his own life in battle, a man attempts to take the lives of his opponents, it is not to be inferred that the battle is one of his own choosing. Neither in contests with the ballot – which is a mere substitute for a bullet – because, as his only chance of self-preservation, a man uses a ballot, is it to be inferred that the contest is one into which he voluntarily entered; that he voluntarily set up all his own natural rights, as a stake against those of others, to be lost or won by the mere power of numbers. On the contrary, it is to be considered that, in an exigency, into which he had been forced by others, and in which no other means of self-defence offered, he, as a matter of necessity, used the only one that was left to him.

Steven

One essential of a free government is that it rest wholly on voluntary support. And one certain proof that a government is not free, is that it coerces more or less persons to support it, against their will. All governments, the worst on earth, and the most tyrannical on earth, are free governments to that portion of the people who voluntarily support them. And all governments though the best on earth in other respects – are nevertheless tyrannies to that portion of the people – whether few or many – who are compelled to support them against their will. A government is like a church, or any other institution, in these respects. There is no other criterion whatever, by which to determine whether a government is a free one, or not, than the single one of its depending, or not depending, solely on voluntary support.

Steven

Les 2 commentaires précédents sont extraits d'un texte où l'on cite Spooner.

Anarcho-pragmatiste

Que pensez-vous de l'affaire Louis Pasquin?

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5gRZP3KdqupgMcWpvtwXv1GsIVhVg

http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/03/06/louis-pasquin-est-il-vraiment-un-criminel/

Martin

La Guerre à la drogue et les sentences trop sévères seraient LA cause de l'énorme taux d'homicide aux USA et non le Second Amendement.

http://westernstandard.blogs.com/shotgun/2009/03/drug-freedom-less-violence-gun-freedom.html

M. Mathieu Hubert

Bonsoir,

Je sors de mon mutisme pour adresser une question à Martin Masse. Monsieur Masse, je me souviens avoir lu quelque part un de vos commentaires expliquant que la présente crise économique n'est pas une crise de production de biens et services. Vous disiez plutôt que le problème se situe au niveau des débouchés à la production. Dans ce contexte, que pensez-vous des propos de Mme Nathalie Elgrably-Lévy dans le Journal de Montréal, lorsqu'elle affirme que « dans le contexte actuel, il est impératif d'encourager la production »?

Cordialement,

Welsh
M.H.
2009

Pierre-Yves

@Matthieu Hubert

Votre question ne me semble pas formulée de manière suffisamment précise. En terme de facteurs de 'production', parlez-vous de capital productif, ou d'autres facteurs de production? (cout et disponibilité de la main d'oeuvre, formation etc...).

Il n'y a pas de crise en ce qui concerne les seconds, mais il y'en a bien une en ce qui concerne le premier, puisque le propre d'une bulle inflationiste est de créer une mésallocation systémique du capital.

Relativement à l'affirmation de Mme Elgrably, il me semble que ce qu'elle dit est assez clair: encourager la production, c'est avant tout encourager le déplacement du capital vers les secteurs a forte valeur ajoutée - ce qui se ferait tout naturellement si les gouvernements ne favorisaient pas, au contraire, son immobilisation dans des secteurs à valeur ajoutée faible ou négative (ex. automobile, infrastructures - du moins dans le contexte économique qui prévaut actuellement).

Bref, d'une part ce que vous relevez de l'affirmation de M. Masse est ambigu (je vous que 'vous vous souvenez'), et d'autre part seule une interprétation à contre-sens de cette affirmation de Martin peut manifestement être vue comme une contradiction avec la remarque de Nathalie Elgrably.

Pourriez-vous préciser un peu votre pensée et donner les références SVP? J'ai un peu l'impression que vous crachez en l'air pour nous dire qu'il pleut.

Un homme

C'est la Journée internationale des femmes. Le Comité du 8 mars des femmes de diverses origines organisait une manifestation à Montréal cet après-midi pour rappeler que les femmes sont toujours victimes de discrimination et d'opression au pays comme à l'étranger. Pour les organisatrices de la manifestation, le système économique n'est pas étranger à cette situation. Le manque de contrôle du système capitaliste fait d'elles des victimes. Elles réclament rien de moins qu'une refonte complète du système économique et un nouvel ordre mondial... Allo la Terre!

marianne

Je dois dire que tous ces gens, mâles ou femelles, qui prétendent "refonder" à tout prix la société, le capitalisme, le système, les relations humaines, la collecte des ordures ménagères et Dieu sait quoi encore, me fatiguent sérieusement. Surtout, ils me font peur car tout ce qui a pour but de créer un "homme nouveau" ou un "ordre nouveau" finit immanquablement dans la tyrannie. La facilité avec laquelle ces gens surfent d'une vague à l'autre - du féminisme à l'anti-marché, de l'anti-marché aux multiples avatars du politiquement correct, ou du politically corrrect à la bigoterie écologique - montre bien le facteur commun de ces postures : la haine viscérale de la liberté.

Le plus comique est que parfois ils se prennent les pieds dans le tapis : les mêmes qui vont brâmer à l'inégalité dans les défilés féministes en Occident resteront muets sur les vraies souffrances des femmes dans des pays comme le Pakistan (il y en a bien d'autres), et cela au nom du "respect de la différence" et de la "culture de l'autre".

Pierre-Yves

@Marianne

'les mêmes qui vont brâmer à l'inégalité dans les défilés féministes en Occident resteront muets sur les vraies souffrances des femmes dans des pays comme le Pakistan (il y en a bien d'autres), et cela au nom du "respect de la différence" et de la "culture de l'autre". '

Quoique, j'ai remarqué que les organisations féministes militantes lancent depuis quelques temps une véritable O.P.A. sur les femmes immigrées... dont elles se sont foutu comme de leur premier soustingue calciné pendant une bonne trentaine d'années. Mais là, on dirait que la cause à besoin de ses bébés phoques tout d'un coup.

Je pense qu'il est sain que les Iraniennes, Pakistanaises, Afghanes, et plus généralement citoyennes de ces dictatures moyenâgeuses ruent dans les brancards. Par contre voir ces bougeoises gauche-caviar tenter de récupérer d'héroïques initiatives d'émancipation pour lesquelles elles ne peuvent clairement revendiquer le moindre crédit, franchement en temps qu'ancien colonisé ça me taperait sur les chakras.

M. Mathieu Hubert

Pierre-Yves, je voudrais que vous compreniez quelque chose. Internet, c'est merveilleux. Par contre, il y a certaines choses qu'il est plus difficile d'exprimer sur le web. Néanmoins, dans mon dernier commentaire, j'ai bien pris la peine de mentionner que j'adressais ma question à monsieur Masse d'une façon cordiale, loin de toute arrongance. Je ne crachais pas en l'air pour dire qu'il pleut. Je voulais connaître la pensée de monsieur Masse sur les propos de Mme Elgrably-Lévy.

Néanmoins, votre commentaire m'apporte, ainsi qu'aux autres lecteurs de ce blogue, un début de réponse convenable. Et ce, même si ce début de réponse ne saurait être une réponse authentique de Martin Masse. Ah! et puis de toute façon!

Voyez, on ne peut pas battre monsieur Masse sur son propre terrain. Ses vues fermes et catégoriques sont transmises sur ce blogue comme un officier apprend la drill à une recrue. Il n'y a pas de compromis possible. Est-ce bien ou mal? À vous de juger... vous connaissez Martin Masse! Mais j'ai compris cela depuis longtemps et je le respecte. Point. Je ne suis pas un fendant, un arrogant qui cherche toujours à avoir raison. Car à force de vouloir avoir raison, je finis par la perdre. Je ne cherche pas à le faire mal parraître non plus, soyez rassurés.

Lisez plutôt ma question comme celle qu'un journaliste amateur dont les connaissances économiques sont limitées, pourrait adresser à quelqu'un qui en possèdent fort probablement davantage (ex: Un journaliste amateur questionne Clément Gignac, ancien vice-président et économiste en chef de la Banque Nationale: « Que pensez vous des propos de l'honorable Chuck Strahl dans Montreal Gazette? »)

Cordialement,

Welsh
M.H.
2009

Steven

@M. Mathieu Hubert

"Ses vues fermes et catégoriques sont transmises sur ce blogue comme un officier apprend la drill à une recrue. Il n'y a pas de compromis possible. Est-ce bien ou mal? À vous de juger..."

Je ne suis pas en accord avec cet énoncé. Tout d'abord, Martin ne fait qu'exposer des arguments rationnels et logiques. À moins que les règles aient changé, on ne peut pas faire de compromis avec la rationalité et la logique. Dans ce monde, ce sont des débats. Soit tu nullifie l'idée de l'autre intégralement ou l'autre défend sa déduction logique avec succès et son idée demeure "vraie". Il est certain que dans le monde des gauchistes (et des droitistes aussi), on peut faire des compromis car l'idéologie est basée sur des valeurs et des opinions. P.E on peut se demander ce qui est un compromis acceptable entre défendre l'environnement et l'expansion économique ou bien quel est le compromis idéal entre la redistribution de la richesse aux moins bien nantis vs la confiscation de celle-ci des riches. Dans la philosophie libertarienne, les compromis sont des arrangements (contrats) privées fait entre deux ou plusieurs individus et non imposés à la société.

Si vous pensez que la philosophie libertarienne en est une de valeurs, d'opinions et de compromis, vous vous trompez royalement. La seule valeur défendu est la liberté. Pourquoi la liberté? Ce n'est pas une opinion collective que nous avons que la liberté doit être défendu. C'est une déduction rationnelle et logique qui fait que nous arrivons à la liberté comme seul valeur pouvant permettre aux humains et à l'environnement physique de se réaliser à son plein potentiel.

Si Martin se mettait à faire des "compromis" dans son enseignement ou dans ses débats, il ne serait plus libertarien. Ce serait l'équivalent d'un mathématicien qui finirait par plier face à la volonté populaire et qui affirmerait qu' 1+1 font 3 et plus 2. Il aurait fait un "compromis" afin de plaire aux illettrés mathématiques. Cette personne ne serait certe plus un mathématicien crédible.

En guise de conclusion, pour revenir à votre propos initiale, on ne juge pas si c'est bien ou si c'est mal que Martin ne fasse pas de compromis. Si on est pas en accord avec ce qu'il dit, soit on le "plante" dans un débat ou on se fait "planter" par lui. Et ce, toujours en utilisant des arguments rationnels.

P.S En passant, les études empiriques ne sont pas très prisées par les libertariens non plus. Les recherchistes effectuant ces recherches choisissent eux-mêmes les variables à inclures dans leurs recherches et Dieu sait que la société est loin d'être un environnement où le recherchiste contrôle les variables comme dans un laboratoire. Lorsque qqun apporte des chiffres, il est indispensable d'avoir la source afin d'aller voir les variables à l'étude et de pouvoir les critiquer avec un procédé rationnel.

Steven

@M. Mathieu Hubert

Pour le peu de fois ou Martin Masse donne son opinion, il va dire d'une façon ou d'une autre que c'est son opinion. P.E il va commencer sa phrase avec "selon moi...". Vous remarquerez également que lorsque les Libertariens minarchistes ont une position un peu différentes des Libertariens anarcho-capitalites, il va exposer les 2 positions. Bien qu'il favorise une des 2 positions, ça ne se ressentira pas lorsqu'on en fera la lecture.

B. Vallée

à Marianne


« Je dois dire que tous ces gens, mâles ou femelles, qui prétendent "refonder" à tout prix la société, le capitalisme, le système, les relations humaines, la collecte des ordures ménagères et Dieu sait quoi encore, me fatiguent sérieusement. »


Vous me pardonnnerez d'exprimer mon enthousiame de façon aussi triviale, chère Marianne, mais encore une fois, je dirais que vous « scorez » !

Pour reprendre les réflexions du merveilleux Philippe Muray (encore ! mais c'est plus fort que moi !), je dirais que la prolifération infinie des groupes d'activistes et des revendications victimaires est un autre signe de la disparition progressive de ce qu'on appelait autrefois des « adultes ». En effet, les personnes dites « majeures », aujourd'hui, (du moins celles qu'on entend habituellement dans l'espace médiatique) sont moins souvent des « adultes » que de grands enfants perpétuellement révoltés qui prennent le collectif beaucoup trop au sérieux, et qui sont incapables de distance, voire d'indifférence (la capacité d'indifférence étant, selon moi, un signe de maturité). Ces personnes, hommes ou femmes, occupent leur désoeuvrement à « lutter », à « résister », à « militer » pour une société « zéro défaut », comme disait Muray. Aujourd'hui, des phrases aussi banales que « Débrouillez-vous ! » ou encore « Arrangez-vous avec vos troubles ! » passent, aux yeux des « groupes sociaux », pour « fascistes »...

En somme, la société tout entière est devenue une grande école, où les têtes parlantes (politiciens, journalistes, « artistes ») sont devenues les professeurs. Et où l'on cite les activistes des mouvements écologistes et des « groupes sociaux » en exemple, comme des élèves modèles, pour l'édification de ces cancres « individualistes » qui conduisent encore une voiture, vivent en banlieue, magasinent chez Wal-Mart et ne votent pas comme il faut... Des cancres que les bien-pensants (à gauche surtout) rêvent de mettre en tutelle, pour en faire de meilleurs écoliers...

B. Vallée

Avez-vous entendu la prestation désolante du « cinéaste » André Forcier à TLMP ? Quelle créature ignoble et méprisable ! Quel mollusque ! Après avoir affirmé, prétentieusement (tout n'est que prétention chez de pareils individus) qu'il avait « changé le cinéma québécois » (ses films sont de la merde, croyez-moi sur parole), cet ivrogne s'est livré au couplet habituel chez les « artistes » québécois : il « crève de faim », lui, un si grand « créateur ». Ah, mon dieu, quelle injustice ! Le pauvre Forcier s'est plaint de ne pas même avoir de quoi se payer des soins dentaires... Je suppose qu'il soigne ses maux de dents au whisky... Bien sûr, les souffrances d'un « artiste »comme Forcier sont bien plus graves, bien plus intolérables que celles qui affligent le commun des mortels, les « non-artistes »... Les « artistes » comme Forcier n'ont aucune dignité, aucune fierté. Ils se plaignent, sans vergogne, quand ils disposent d'un privilège exorbitant, dont 99.9 % des humains ne disposeront jamais : une tribune télévisuelle de grande écoute, financée par l'état ! Si les programmes de subvention culturelle produisent des spécimens d'humanité aussi affligeants que Forcier, et bien il devient impératif de les abolir !

Gilles Guénette

Je viens d’écouter une entrevue que Forcier a accordée à Christiane Charrette vendredi dernier – sur une tribune, radiophonique celle-ci, financée par l'État: Radio-Canada – et je dois avouer que je ne saisi pas tout à fait le personnage. D’accord, il est un des rares artistes à dénoncer ouvertement le cinéma subventionné québécois, le silence généralisé du milieu devant les producteurs qui s’en mettent plein les poches (de fonds publics), le fait que les réalisateurs pensent seulement à conserver leurs privilèges, ou que le milieu du cinéma québécois est un milieu de «plogués», mais je n’ai pas l’impression qu’il crie par convictions. J’ai plutôt l’impression qu’il crie parce qu’il n’a pas tout ce qu’il voudrait avoir. Et que s’il avait ses entrées à la SODEC et à Téléfilm Canada, et que les bureaucrates acceptaient de le subventionner «correctement», il se tairait comme les autres.

C’est peut-être juste une impression, je ne le connais pas assez. Même si j’ai vu plusieurs de ses films.

http://www.radio-canada.ca/radio/christiane/modele-document.asp?docnumero=75916&numero=1880

Martin Masse

@ Mathieu, Pierre-Yves, Steven, Marianne, etc.,

Merci de poursuivre les discussions et de maintenir le site actif même sans son animateur! Je suis complètement absorbé ces jours-ci par la vente de notre maison et l'achat d'une nouvelle maison. Des tas de détails à régler... Je vais tenter d'écrire de nouveau dans les prochains jours.

Marianne

Cher Martin, vous savez bien que nous sommes les vailants petits soldats du libertarianisme ... Un nouveau billet de vous sera toutefois le bienvenu : il y a tant de contre-vérités à redresser.

Pierre-Etienne Fiset

Avez vous lu la chronique de Richard Martineau en réaction au mouvement réalisatrices équitables, après dix secondes de recherches intensive j'ai trouvé la lettre en question, voici.

Madame la Ministre,

Quelle n’est pas notre stupéfaction d’apprendre, à la lecture d’un communiqué daté de ce vendredi 20 février, que dans sa première ronde de décisions 2009-2010, la SODEC a retenu 9 projets de longs métrages, dont AUCUN ne sera réalisé par une femme!

La SODEC déclare de plus : « Cette première cuvée 2009-2010, témoigne une fois de plus de la vitalité et du talent des cinéastes et des scénaristes québécois. Priorisant le cinéma d’auteur tout en passant par la comédie grand public au film jeunesse, du film fantastique au drame intimiste, la diversité des genres est au rendez-vous ». Pour les femmes — qui constituent la majorité de la population au Québec —, la diversité des genres n’est pas vraiment au rendez-vous quand aucune réalisatrice n’est financée!

L’an dernier lors de la première ronde de décision 2008-2009, c’est 3 projets sur 9 qui furent accordés à des réalisatrices. Comme à la deuxième ronde (juin), il y a encore moins de projets retenus par la SODEC, on se dirige tout droit vers une catastrophe. Que se passe-t-il?

Après l’accueil attentif que vous nous accordiez en mai dernier ainsi que la bonne réception dont nous avons fait l’objet à la SODEC de la part de madame Champoux, nous espérions que les choses allaient pouvoir enfin s’améliorer.

De plus, étant donné que de plus en plus d’intervenants du milieu se disent sensibles au problème de la sous-représentation des femmes — l’égalité des hommes et des femmes étant la première valeur de la population québécoise1 —, nous pensions que la SODEC ferait tout en son pouvoir pour atténuer ces écarts indécents. Les réalisatrices sont des créatrices qui, rappelons-le, à travers leurs oeuvres audiovisuelles en cinéma, télévision, internet et publicité, agissent comme des multiplicatrices quand il s’agit de transmettre des valeurs au public. Alors que vous lanciez dimanche le guide Mon enfant devant l’écran, un outil innovateur et éducatif pour guider les adultes face aux images en mouvement qui bombardent le quotidien des enfants, savez-vous, madame la Ministre, qu’il n’y a à peu près aucune émission pour
enfants qui soit réalisée par une femme! Croyez-vous vraiment que les réalisatrices connaissent moins les enfants que les hommes et qu’elles soient moins en mesure de mettre en scène un univers promouvant des valeurs positives?

Pour justifier la situation actuelle, on dit souvent dans les institutions comme la SODEC que les maisons de production déposent peu de projets de femmes; mais qui pourrait les en blâmer si sur 9 projets retenus par la SODEC aucun n’est réalisé par une femme? Il est urgent d’instaurer des mesures incitatives et correctives afin de modifier cet état de fait et de faire en sorte qu’en cinéma et en télévision — comme ailleurs dans la société — une vraie égalité des chances existe pour les réalisatrices.

Si, comme le dit le Premier Ministre, monsieur Jean Charest, à propos de la présence égale des femmes au Conseil des ministres : « La parité c’est une bonne idée! », nous croyons que c’est aussi une bonne idée pour les réalisatrices.

Nous vous demandons, madame la Ministre, de bien vouloir prendre des dispositions immédiates, énergiques et proactives pour que cesse cette discrimination systémique. Les femmes qui représentent 48 % des cohortes étudiantes en cinéma et 68 % en télévision sont en droit de s’attendre à ce que l’État et ses institutions leur fassent une place juste et équitable dans le milieu audiovisuel et dans notre société.

Il est temps également pour le public d’avoir accès à une vraie diversité des genres dans les émissions et les films offerts dans les médias et qui sont, soulignons-le, presque entièrement financés par l’État.

Veuillez agréer, madame la Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

Lucette Lupien

Allez-y lâcher vous lousse, j'aime lire vos commentaires

Kevin

OMG! C'est quoi ça??? Je pensais que c'était une blague ou simplement un blogueur hippie rêveur... j'ai relu le haut du texte... J'ai même pas besoin de commenter ce torchon débile qui demande quoi? Des quotas?

En tout cas, cette lettre a fait ma journée pour les opinions tout droit sorti de l'imaginaire d'idéaliste irréaliste!

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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