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02 avril 2009

Commentaires

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Maxime

J'ai vu dans le dernier budget qu'il y avait environ 750 millions $ d'alloués dans deux fonds de "relance" (bien sur) sous la gestion de la FTQ et la caisse de dépôt.

Suis-je le seul à trouver que l'approche du gouvernement revient à prendre une marge de crédit pour investir dans des actions ?

En plus, dans le cas présent, le courtier en actions et un mafieux (FTQ) et gravement incompétent (caisse de dépot).

Mais personne ne dit rien ? Il y aurait-il au Québec un tranquilisant dans l'eau publique??

Philippe Texier

On peut pas rejeter du revers de la main l'argumentation selon laquelle les banques Canadiennes se tirent mieux d'affaire dans la crise actuelle parce qu'elles sont mieux et plus réglementées.
D'abord: est-ce vrai? (Il semble que oui. Ce matin, dans les médias, le président de la Banque Nationale disait la même chose.)
Si c'est vrai, comment concilier ça avec les valeurs libertariennes?

Justin Bertrand

Philippe Texier,

Les banques canadiennes se tirent mieux parcequ'elles sont MOINS réglementées.

En effet, le gouvernement du Canada ne les obligent pas à prêter à des personnes insolvables ou de minorités visibles comme les USA ont fait avec leurs banques avec le Community Reinvestment Act.

De plus, il n'y a pas de Freddie Mac et Fannie Mae au Canada pour obliger les banques à accorder des hypothèques à des gens insolvables.

De plus, les politiques monétaires du Canada ont été plus serrées que celles des USA donc la valeur de dollar Canadien et un taux d'intérêts plus élevés ont freiner les ardeurs des prêteurs au Canada.

Ceci étant dit, les banques à charte privées ont fait mieux que la caisse de dépôt étatisée qui a perdu tout son fric dans le papier commercial.

Si la caisse de dépôt avait été privée comme une banque et que les cotisations à la caisse se faisaient sur une base volontaire, et bien la caisse serait en meilleure posture en ce moment.

Je le répète, le marché se réglemente lui même, on n'a pas besoin de le réglementer, le marché c'est la réglementation suivant la loi de l'offre et la demande et basé sur des épargnes réelles.

C'est plutôt la création monétaire et le crédit fictif du gouvernement qui a détruit l'économie Américaine. Au Canada nous avons juste moins exagéré côté monétaire que les USA.

Par contre, nos taxes élevées et notre réglementation élevée au niveau du commerce va faire en sorte que la reprise économique sera lente au Canada et pire au Québec.

Au Québec on est comme toujours dans un climat de pauvreté et d'économie stagnante, alors quand les choses vont mal, ça va mal et quand les choses vont bien ça va toujours mal.

La Corée du Nord par exemple n'est absolument pas affectée par la crise économique, elle est aussi pauvre maintenant qu'elle l'était pendant le boom économique et qu'elle le sera encore pauvre lors du prochain boom économique.

Et bien le Québec c'est la Corée de l'amérique du Nord. En fait, le Québec va s'appauvrir pendant la reprise économique car le gouvernement va multiplier les interdits de commerce, les contrôles de prix et les pouvoirs d'enquêtes fiscaux. Avec les enregistreurs de vente des restaurants, le gouvernement traite alors tous les restaurateurs comme des criminels et des fraudeurs fiscaux. Cela veut dire que moins d'argent se retrouvera au privé, plus d'argent au gouvernement et plus de gaspillage.

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

Je partage votre opinion. Le Canada a la chance d'être plus décentralisé, ce qui limite les dégats de l'interventionisme fédéral. Au Québec, la plus interventioniste des provinces, les malinvestissements ont eu par conséquent des conséquences plus graves qu'ailleurs, mais comme vous le faites remarquer on ne tombe pas de bien haut de toutes façons. L'analogie avec la Corée du Nord communiste est bien trouvée (pour ma part j'aime bien utiliser le Botswana, mais c'est plus pour l'effet comique qu'autre chose).

Justin Bertrand

@Pierre-Yves,

La prochaine folie qui sera à l'odre du jour, et toujours sous l'excuse de la crise économique, sera de payer un "salaire" aux mères pour qu'elles restent à la maison et s'occupent de leurs enfants, et ce sera toujours le contribuable célibataire qui va payer pour ces folies là et il y aura toujours des dépassements de coûts à chaque année et on va augmenter les cotisation de "l'assurance mère" ou l'assurance monoparentale bien qu'on aura promis de ne jamais le faire.

C'est Pauline Marois qui va faire la promesse de cette folie là et elle va malheureusement gagner les élections. Le Québec est de plus en plus féminisé et les femmes pensent que tous les hommes sans exception doivent leur payer une pension alimentaire.

Maintenant, ce ne sera pas seulement les hommes divorcés qui vont payer mais tous les hommes paieront, c'est un non-sens.

Martin

@ Pierre-Yves, le Canada n'est pas plus décentralisé que les USA.

Le Gouvernement fédéral canadien est juste moins interventionniste.

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

'Maintenant, ce ne sera pas seulement les hommes divorcés qui vont payer mais tous les hommes paieront, c'est un non-sens.'

J'ai réalisé l'inéluctabilité de cette évolution il y'a quelques années, et c'est la première raison pour laquelle j'ai fait le choix parfois acrobatique mais néanmoins gérable d'aller payer mes impôts ailleurs (pas seulement à cause du financement étatique des causes féministes, mais aussi du financement forcé de quelque cause que ce soit par le contribuable).

La seconde raison, c'est que ce système de transfert de richesse hors de contrôle implique nécéssairement une stagnation économique à long-terme, et des perspectives professionnells sévèrement limitées (en dehors de l'économie de baraque à frites, qui n'est pas ma tasse de thé). Je suis trop jeune et trop compétent pour moisir sur les étagères poussiéreuses d'une bureaucratie inefficace (en toute modestie ;-))

Philippe Texier

Il ne faudrait pas mélanger les pommes et le oranges.
Je comprends très bien, et je partage vos opinions que la politique monétaire de la FED, le Community Reinvestment Act de 1977, le mandat confé aux GSE comme Freddie et Fannie ont contribué et même puissent être respnsables de la crise financière.
Mais toutes choses étant égales par ailleurs, les banques canadiennes sont-elles ou ne sont-elles pas plus réglementées que les américaines?
Posons la questions autrement: Si les banques américaines avaient été réglementées comme leurs consoeurs canadiennes, auraient-elles mieux performé? Corrolairement, si les banques canadiennes avaient eues à vivre avec la même politique monétaire, les mêmes pressions politiques et que la SCHL avait été aussi agressive que les GSE américaines, comment se serait-elles comportées?

Sébas

En passant, dernièrement la SCHL a changé 2 trucs;
- concernant le comptant nécessaire à l'achat d'une maison;
- concernant la longueur maximale des hypothèques.

Même (ou plutôt: parce que) je me considère un libertarien jusqu'au bout des ongles et parce que nous sommes OBLIGÉS de vivre dans un contexte bancaire d'argent fictif, ce genre de restriction est une TRÈS bonne chose.

Même que j'interdirais aux banques d'envoyer de la pub pour les cartes de crédits; je les obligerais à ne pas charger plus de 5% au-dessus du prime rate et ce, pour ces mêmes cartes... d'argent inventé à partir de rien; etc, etc.

Mais jamais je règlementerais dans le sens des 'folies' américaines... i.e. augmenter/obliger l'accès facile à cet argent fictif et ce, pour tous

En tout cas, tant que 'le peuple' ne pourra pas ouvrir des coops/banques qui utilisent de la monnaie réelle, restreindre la fraude fractionnaire est toujours un pas de plus pour respecter les vrais principes d'un libre marché; toujours à l'avantage des individus et des sociétés qui ne veulent pas vivre les dérives américaines(qui affecte/va affecter toute la planète...)

Sébas

Permettre le fractionnement du revenu (pour tous) serait la meilleur chose pour 'rémunérer' la personne du couple qui reste à la maison pour s'occuper des enfants.

Mais les marxistes féministes socio-constructivistes qui contrôlent le Québec ne voudront jamais permettre ça...

C'est ben mieux des garderies syndiquées et étatiques (CPE) d'inspiration marxistes, des congés parentaux marxistes, des centres pour personnes agées marxistes...

Ben oui, le travail, la carrière 'ça libère la femme prolétarienne de l'esclavage du patriarcat et de son bourgeois de mari'...

PU CAPABLE !

Sébas

En tout cas, contrairement aux État-Unis, c'est presque impossible d'ouvrir une banque à charte au Canada...

*
p.s.
Je corrige 2 petites fautes trouvées dans mes 2 derniers commentaires:

"qui affectENT"
"la meilleurE"

waried

@Sébas

Comment pouvez-vous vous considérer libertarien et dire que ces restrictions sont une bonne chose ?

Comment pouvez-vous dire : "Même que j'interdirais aux banques d'envoyer de la pub pour les cartes de crédits; je les obligerais à ne pas charger plus de 5% au-dessus du prime rate et ce, pour ces mêmes cartes... d'argent inventé à partir de rien; etc, etc."

Vous devriez réévaluer votre allégeance libertarienne...

@ Phillipe Texier

"Posons la questions autrement: Si les banques américaines avaient été réglementées comme leurs consoeurs canadiennes, auraient-elles mieux performé? Corrolairement, si les banques canadiennes avaient eues à vivre avec la même politique monétaire, les mêmes pressions politiques et que la SCHL avait été aussi agressive que les GSE américaines, comment se serait-elles comportées?"

Les deux auraient connu le même résultat... Votre question, corrigez moi si je me trompe, revient à demander si les banques canadiennes auraient offert les mêmes performances si elles avaient été aux États-Unis et l'inverse. C'est bien évident que oui!

Sébas

B. Vallée et moi avions un échange non terminé dans la discussion libre du mois de mars:

***

à Sebas

Je vous cite :

« Qu'est-ce que le système Kapitaliste. Voilà LA question.

En tout cas, ce n'est pas un libre-marché.

Les hommes des cavernes (pour prendre un exemple extrême et simpliste- pour que tous comprennent), vivaient dans un libre-marché. C'est LE système naturel (pure?) d'échanges de biens/services (qui existe en l'absence de toute intervention coercitive extérieure). Tout autre système (capitaliste/communiste) est une arnaque à grande échelle et se termine toujours dans des crises et souvent- dans le sang. »

D'où vient cette manie d'opposer capitalisme et libre marché ? Est-ce une lubie anarchiste ?

Par ailleurs, considérer les « hommes des cavernes » comme vivant dans un « libre marché » me semble passablement fantaisiste. On peut difficilement considérer des groupes de chasseurs-cueilleurs comme formant un « marché »... Ils ne connaissaient pas l'échange de biens et de services. Le « marché » (libre ou pas) commence avec l'invention de l'agriculture, la sédentarisation et la spécialisation du travail. L'invention de l'écriture et du calcul y joue aussi un rôle fondamental. Autrement dit : le « marché » est un fait de culture, il n'est pas « naturel »...

***

Ma réponse:

1) Le Kapitalisme moderne repose sur l'argent fractionnaire, vrai ou faux?

2) Mon exemple des hommes des cavernes était justement extrême pour démontrer ceci:

3) Je crois que l'état naturel de tout groupe/peuple/civilisation/etc qui échange des biens/services (par exemple: 2 hommes des cavernes qui vont à la chasse d'un commun accord et qui se sépare le 'butin'), vivent le 'libre marché'. Me semble que c'est justement une conception des marxistes de croire que le libre marché est une invention... ou un fait 'culturel'

En tout cas, je suis un gars très analytique mais je ne suis pas un grand 'fan' des grandes théories et conceptions... j'aimerais donc bien lire les autres la-dessus...

Pierre-Yves

@Martin

'Le Gouvernement fédéral canadien est juste moins interventionniste.'

Exact. Parce qu'il n'en pas pas les moyens, et c'est tant mieux.

Justin Bertrand

@Pierre-Yves,

Question comme ça, quelles sont vos compétences ?
Habitez-vous le Québec ?

@Sébas,

"Mais les marxistes féministes socio-constructivistes"

J'ai plutôt l'impression que ce sont des socio-destructeurs car ils détruisent l'économie qui fait vivre la société.

Sébas

Je crois qu'il important de faire une distinction entre l'interventionnisme qui oblige/incite à augmenter la quantité d'argent fictif et celui qui restreint ce même genre d'argent...

D

Est-ce que FOREX est un jeu à somme nulle?

Sébas

@ waried:

Vous écrivez:

"Comment pouvez-vous vous considérer libertarien et dire que ces restrictions sont une bonne chose ?

Comment pouvez-vous dire : "Même que j'interdirais aux banques d'envoyer de la pub pour les cartes de crédits; je les obligerais à ne pas charger plus de 5% au-dessus du prime rate et ce, pour ces mêmes cartes... d'argent inventé à partir de rien; etc, etc."

Vous devriez réévaluer votre allégeance libertarienne..."

***

Ma réponse:

Je sais que cela semble paradoxal et contradictoire, mais;

parce que -à la base- nous ne vivons pas dans un libre-marché et ce, tant qu'il sera interdit d'ouvrir une banque qui base ses réserves sur quelque chose de concret.

C'est CE point qui est en quelque sorte mon 'obsession' (car c'est LA cause des dérives économiques modernes) et c'est aussi -je trouve- le sujet que les libertariens francophones maîtrise le moins.

A part les -trop- rares Martin Masse de ce monde...

Pierre-Yves

@Philippe Texier

"Posons la questions autrement: Si les banques américaines avaient été réglementées comme leurs consoeurs canadiennes, auraient-elles mieux performé? Corrolairement, si les banques canadiennes avaient eues à vivre avec la même politique monétaire, les mêmes pressions politiques et que la SCHL avait été aussi agressive que les GSE américaines, comment se serait-elles comportées?"

J'ai bien peur que vous ne vous tentiez de résoudre un paradoxe: la principale toxicité de la réglementation (ou du différentiel de réglementation) émane de ce qu'elle offre au politique des leviers supplémentaires pour influencer les décisions des acteurs privés dans des directions contraires à l'efficacité économique.

Une fois qu'on réalise celà, on comprend nécessairement qu'une réglementation fragmentée comme la canadienne, qu'elle soit ou ne soit pas aussi contraignante sur papier qu'une réglementation homogénéïsée, a forcément au niveau macro-économique des conséquences moins dommageables que cette dernière - par le simple effet de l'éparpillement statistique.

Une réglementation contraignante dans son intention, mais inapplicable ou inappliquée à l'échelon national, est fatalement moins nocive qu'une réglementation qui l'est. En quelque sorte, l'inefficacité des bureaucraties peut s'avérer une bénédiction, et la principale vertu des gouvernements canadiens réside dans leur incompétence et leur inutilité. Ce ne sont pas les nouvelles quotidiennes qui me contrediront.

Sébas

@ Justin Bertrand

Vous écrivez:

"J'ai plutôt l'impression que ce sont des socio-destructeurs car ils détruisent l'économie qui fait vivre la société."

Mets-en à la puissance 10...

Et ils ne détruisent pas uniquement l'économie... la liberté et le bonheur des gens aussi...
Je n'ai JAMAIS rencontré un individu vivant dans un ancien pays communiste qui se disait heureux du gvt...

En tout cas, si les libertariens ne réussissent pas à 'vendre' la réalité concernant toutes les dérives actuelles... les historiens du futur (gauchistes) vont dire que l'expérience marxiste/communiste québécoise fut un échec "car cela n'a pas été bien appliquée et bla et bla et bla."

:-(

Justin Bertrand

Est-ce que FOREX est un jeu à somme nulle?

Oui, encore plus nulle que la bourse car la bourse au moins vous pouvez recevoir des dividendes dans certains cas. Dans tous ces jeux d'argent il y a des gagnants et des perdants et la somme est nulle.

Mais personne ne vous force à jouer et à risquer votre argent et au moins la somme est nulle.

Le GOUVERNEMENT, quant à lui est un jeu à somme négative et il nous oblige tous à jouer la moitié de notre argent.

Je préfèrerais mettre la moité de mon argent dans le FOREX.

Justin Bertrand

Sébas,

"Je n'ai JAMAIS rencontré un individu vivant dans un ancien pays communiste qui se disait heureux du gvt..."

Je n'ai JAMAIS rencontré un individu vivant au Québec qui se disait heureux du gouvernement. Même les BS chiâlent contre le gouvernement.

waried

@ Sébas

"Je sais que cela semble paradoxal et contradictoire, mais;

parce que -à la base- nous ne vivons pas dans un libre-marché et ce, tant qu'il sera interdit d'ouvrir une banque qui base ses réserves sur quelque chose de concret.

C'est CE point qui est en quelque sorte mon 'obsession' (car c'est LA cause des dérives économiques modernes) et c'est aussi -je trouve- le sujet que les libertariens francophones maîtrise le moins."

************
Que les banques doivent se baser sur quelque chose de concret, ça va. Ça garanti la valeur du capital. Ça va de soi!

Cependant, j'avoue ne pas bien comprendre pourquoi vous prônez une limite des taux de cartes de crédit, par exemple. C'est justement une règlementation des taux et du crédit qui a causé la déconfiture actuelle. Le gouvernement n'a pas besoin de déterminer des règles pour les banques au sujet de leurs prêts. Elles sont capables de déterminer elles-mêmes leurs risques acceptables ce qui passe aussi par la détermination de leur taux d'intérêt et des conditions relatives aux prêts.

Je suis cependant intéressé de mieux vous comprendre.

Mattiew

Le rappeur anti-fusil de Mme Lortie
http://blogues.cyberpresse.ca/lortie/?p=1412


On voit que le pauvre homme à été sous le choc et a suivis à la lettre le petit manuel d'instruction fourni par Wendy Cukier de la coalition pour le controle des armes a feu.

Chez les gens honnetes ET informés, le "controle des armes" au Canada est nommé "desarmement de la population" comme le sous-entendait si bien une senatrice liberale qui a deja mentionné que "le desarmement de la population est le premier pas vers la reingenerie de la société canadienne.".

Faites vos propres recherches sur la senatrice Liberal Sharon Carstairs en 1996 si vous ne me croyiez pas.

Voici un VRAI tableau de l'utilisation du registre par les forces de police, ces informations vous ne les voyez JAMAIS dans les medias :

La GRC dit que les services de police du pays ont utilisés le registre un total de 9,413 fois par jour en 2008, mais de toute ces recherches seulement un total de 362 ( moins de 4%) invoque soit le # de serie de l'arme, le # de la license ou le # de certificat de l'arme elle-même ou du même du "Registre". Toute les autres recherchent invoque soit le nom, l'adresse ou le # de telephone qui NE SONT PAS relié à l'enregistrement de l'arme, mais plus en rapport à la LICENSE.

Seulement 22 recherches par jour ont été listés comme étant "autres".

Pourquoi est-ce que la GRC insiste tellement à garder quelques forme d'enregistrement d'armes quand celle-ci sont rarement vraiment utilisés !?

La reponse est vraisembablement dans l'Histoire : à chaque fois qu'un systeme d'enregistrement à été implanté, la confiscation (retour au desarmement de la population) ou la tentative de confiscation a, à toute fin pratique toujours suivis et la population ne s'en tire pas mieux, loin de là.

Justin Bertrand

Mattiew,

Hitler a d'abord désarmé les juifs avant de les exterminer. L'histoire nous montre que toutes les populations qui ont été victimes de génocides étaient des populations désarmées. L'histoire nous montre qu'aucun peuple armé n'a été victime de génocide.

Un peuple désarmé est un peuple esclave.

Justin Bertrand

Mattiew,

Ce n'est pas pour rien qu'il existe le Jews For The Preservation Of Firearms Ownership.

http://www.jpfo.org/

Eux savent qu'il est nécessaire, en démocratie, d'avoir une peuple armé pour éviter de dériver vers la tyrannie et les génocides. Eux savent qu'il ne faut jamais faire confiance au gouvernement. L'histoire le leur a très bien enseigné.

Mattiew

@Justin

Ce que vous dites est bien vrai..Dommage que le Congrès Juif du Canada l'ai vu d'un autre oeil, ait financé la croisade de Wendy Cukier apres "avoir couché" avec les liberaux de l'époque.

Les commentaires que je lis sur cyberpresse font vraiment peur, j'ai parfois de la difficulté à croire que je partages ne serait-ce que quoi que ce soit au niveau culturel avec des gens aussi prêt à ecraser et denier sans aucune forme de proces les libertés de leurs concitoyens dans l'espoir vain de se SENTIR plus en securité.

J'ai tendance à être d'accord avec Benjamin Franklin, ceux qui sont prêt à sacrifier leur liberté pour une securité au mieux illusoire, ne merite aucunement d'avoir ni l'une ni l'autre.

Avec les evenements des dernieres semaines (S-5, le sabordage par le bureau du premier ministre de C-301, le nouveau boss du CFC qui a été appointé par Day en juin dernier et la GRC qui s'amuse a reclassifier des armes comme bon leur semble ces dernieres semaines) et l'economie en declin, j'ai l'impression que quelque chose de très malsain est en train de se preparer!

Quoi exactement ? J'oses à peine me mettre à y reflechir..

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

"Question comme ça, quelles sont vos compétences ?
Habitez-vous le Québec ?"

Génie (électrique), informatique (bases de données et algorithmique), administration des entreprises, finance et comptabilité. Non, je ne réside plus au Québec, bien que j'y revienne régulièrement y ayant vécu un quart de siècle. Les gâchis économiques que j'y ai constaté au cours de cette période ont été le principal déclencheur de mon intérêt pour les idées libertariennes, comme pour plusieurs sur ce blogue je pense.

Mathieu

Salut, je fais présentement un travail pour le cégep et je veux défendre la capacité morale du marché.
Je connais et compte utiliser le cas de Enron, mais je me demandais si vous connaissiez d'autres exemples ou
d'autres arguments qui prouve que le marché a une conscience morale. (Mon prof dits que le marché, cherchant seulement le profit, favorise les yeux fermés les compagnies qui donnent les moin bonne condition de travail)

Stranger

Comme l'a dit Salin à une récente conférence du Mises Institute, les banques Américaines doivent être réglementée par le gouvernement parce qu'elles ne le sont plus par leurs actionnaires qui ont perdu leur contrôle sur elle en tant que capitalistes. (Une autre intervention gouvernementale.) Il ne reste plus que des bureaucrates qui se votent leurs propres salaires et bonis au détriment du capital de l'entreprise.

Pierre-Yves

@Matthieu

L'argument de votre prof est idiot: les compagnies qui offrent les moins bonnes conditions de travail sont celles qui ne peuvent attirer que les moins bons employés. Une compagnie qui attire des employés médiocres fait des profits médiocres, et finit généralement par faire faillite.

Ceci est un argument pratique, mais vous pouvez également lui opposer des arguments moraux en faveur du libre marché, par exemple le fait que manipuler le marché se fait nécessairement en faveur de certains groupes et au détriment d'autres groupes, ce qui constitue une spoliation insitutionnalisée des individus composant les groupes de la seconde catégorie, et qui est par conséquent intrinsèquement immoral.

Sauf que comme votre prof est probablement un gauchiste obtus, meilleur sera votre essai, plus sûrement il vous plantera. Vous voulez gagner vos crédits, ou vous voulez seulement avoir raison? Lui il s'en fout de gagner, il est probablement syndiqué; donc il veut seulement avoir raison.

Mathieu

@Mathieu(homonyme):

Je me demande pourquoi le marché a apprécié l'entrée en bourse de Google.
À ce que je sache, les employés y sont là très bien traités et très libres.

À l'inverse, le marché punit (en voulant se débarasser massivement de ses actions) les entreprises inefficaces, corrompues, déconnectées et celles qui font parler pour des histoires de mauvais traitements par exemple.

D

Est-ce que FOREX est un jeu à somme nulle?

@ Justin Bertrand.

Je doute du sérieux de votre réponse lorsque vous dites que la bourse est également un jeu à somme nulle. J'aurais préféré une vraie réponse, mais bon, ce blogue n'est peut-être pas la bonne place pour poser cette question.

Justin Bertrand

D,

Je crois que c'est plutôt vous qui n'êtes pas sérieux et n'êtes pas intéréssé à une discussion sérieuse et objective sur le sujet.

Je suis très sérieux, tout ce qu'il y a dans la bourse et le FOREX c'est un transfert de richesse, il n'y a aucune création de richesse.

Lorsqu'un ouvrier produit un bien et qu'un acheteur achète le bien, il y a eu création de richesse avant l'échange.

Mais en bourse on ne fait qu'échanger une propriété, la somme est nullle. Même les les titres boursiers peuvent augmenter en valeur, il est invariable qu'il y a toujours quelqu'un qui va acheter le titre quand il sera au sommet de son prix et qu'il ne pourra plus jamais le revendre à profit, il essuiera une perte.

Alors c'est un jeu à somme nulle. Ma réponse est tout ce qu'il y a de sérieux.

Si vous n'aimez pas ma réponse et que vous voudriez vous faire répondre ce que vous voulez entendre, et bien ne posez pas de questions et répondez-vous à vous-mêmes.

Vous aimeriez probablement que je vous réponde que la bourse et FOREX enrichissent tout le monde qui y jouent et que c'est un jeu à somme positive où plein de richesse est crée etc.

Mais c'est faux, la bourse et le FOREX c'est comme un casino, il y a des gagnants et des perdants et aucune richesse n'est créée. Ne vous en déplaise.

Justin Bertrand

Et puis, concernant la bourse, j'ai fait une distinction pour les titres à dividendes. En partageant les dividendes, certains titres permettent effectivement de recevoir une partie des profits et alors oui certains titres permettent d'enrichir le détenteur et la somme est alors positive, mais ces titres sont rares et les dividendes ne sont jamais garantis.

En bourse, on prends un risque et la majorité des actions sont achetés dans le but de les revendre plus tard pour plus cher et ne paient aucune dividende ou tellement peu qu'il n'en vaut pas la peine.

Ceci étant dit, je suis présentement en bourse et la moitié de mon patrimoine est investi en bourse, car je sais l'océan est rempli de poissons et j'attends juste que ça morde, à moins que moi-même je me fasse bouffer par un plus gros poisson.

C'est ça la bourse, une règle d'or est de ne jamais investir plus que ce qu'on est prêt à perdre. Il se pourrait bien que j'aille tout perdu ce que j'ai investi. Alors c'est un pensez-y bien.

Si vous cherchez un moyen de vous enrichir rapidement, ne songez pas à la bourse car c'est aussi un moyen de s'appauvrir rapidement. Mieux vaut travailler fort, épargner, étudier, lancer sa propre entreprise.

Si vous pouvez investir dans vos études et plus tard dans la création et l'opération de votre propre entreprise et bien c'est le meilleur investissement que vous pouvez faire.

Moi mes études ne sont pas terminées et je n'ai pas encore tout ce qu'il faut pour lancer une entreprise, alors j'investis en bourse.

Mais si vous avez des compétences, le meilleur investissement que vous puissiez faire c'est de lancer votre propre entreprise car vous avez alors les pleins contrôles et vous pouvez récolter jusqu'à 30% de rendement.

En bourse, c'est comme être passager d'une voiture sans conducteur et sans volant, on espère qu'on ne se ramassera pas dans le fossé.

Justin Bertrand

Mathieu,

Le marché n'a aucune conscience morale ni aucune capacité morale. Ce sont les individus qui composent le marché qui ont ou non une conscience ou une capacité morale.

Le marché c'est un système efficace d'échange de biens et de service. Alors les individus honnêtes et moraux, qui travaillent fort, épargnent et vivent selon leurs moyens prospèrent et sont heureux dans un libre marché.

Et dans un libre marché, les individus malhonnêtes et fraudeurs se font démasqués et perdent leur réputation et perdent leur chemise.

Le mot d'ordre ici est la liberté, avec la liberté les individus peuvent acheter et vendre ce qu'ils veulent et aussi refuser d'acheter chez les vendeurs malhonnêtes.

Un libre marché donne aux consommateurs le pouvoir de faire des affaires ailleurs et d'obtenir le meilleur rapport qualité-quantité-prix.

Mais un gouvernement centralisateur et monopolistique oblige les contribuables à payer des taxes et à avoir recours aux services du gouvernement.

Cette liberté d'aller voir ailleurs et de ne pas acheter n'existe plus, c'est alors que toutes les immondices et abominations contre le consommateur sont possibles. Les gens malhonnêtes et fourbes peuvent se retrouver au gouvernement et agir en toute impunité.

Alors, le mot d'ordre c'est la liberté. Seule la liberté donne au gens qui ont une capacité morale le pouvoir d'agir en toute conscience morale.

Charles

Bonjour! Voici un texte d'opinion que j'ai vu dans le journal local:

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Lors d'un interview télévisé, l'ex-ministre Bernard Landry annonçait fièrement que nous devrions nous réjouir puisqu'ici au Québec seulement 40% de la population contribuait à l'impôt provincial, car ceux-ci ne gagnaient pas assez pour y contribuer.

Laissez-moi vous dire que j'en suis restée bouche bée!

Ma première réaction fut : «Pourquoi devrais-je me réjouir de constater que 40% des nos compatriotes sont incapables de cotiser à l'impôt?» Puis, je me suis dit : «Qui sont ces 60% de contribuables?»

En excluant tous les gens à la retraite qui ne touchaient que leur maigre pension, tous les jeunes qui ne n'ont pas l'âge de travailler, toutes ces mères de famille qui demeurent à la maison pour élever leurs progénitures, toutes les personnes handicapées qui n'ont pas accès au marché du travail et toutes les multinationales, qui se comptent par dizaines, qui n'ont pas versé un sou d'impôt depuis plus d'une décennie.

J'en suis venue au constat suivant : notre classe moyenne est à l'agonie et en voie de disparition. Seul un changement législatif au sujet des abris fiscaux pourrait la sauver.

Inquiète, je me suis demandée : «Si cette classe disparaît, qui paieront nos impôts?» Chose certaine, ce ne sera sûrement pas les mieux nantis et nos multinationales qui, par acquit de conscience, viendront combler ce vide, ce manque à gagner.

Moi, je parie qu'ils continueront en toute légalité, avec l'aide de leur conseiller financier, de soustraire à l'impôt et au ministère du Revenu des sommes de plus en plus importantes.

Bref, c'est le nivellement vers le bas des revenus de nos travailleurs petits et moyens qui finira par tuer notre classe moyenne, qui est sans contredit la vache à lait de nos dirigeants politiques. Il faut dire qu'à petits salaires petites cotisations. Ce manque à gagner au niveau des cotisations à l'impôt sera clairement insuffisant pour rencontrer les besoins grandissants d'une population vieillissante et malade.

L'extinction de cette classe affaiblira grandement notre société. Faute de moyens, nos organismes gouvernementaux et communautaires devront sabrer partiellement ou complètement dans les services offerts à la population et dans plusieurs programmes sociaux tels la santé, l'éducation, les programmes d'intégration à l'emploi et la CSST, etc. Ce qui aura des répercussions très néfastes sur notre capacité de produire et de concurrencer mondialement.

Ce qui générera un appauvrissement généralisé de notre société.

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Quels sont vos commentaires?

Merci!

Justin Bertrand

Charles,

Le problème ce n'est pas les "méchantes" multinationales et les "écoeurants" de riches qui ne paient pas leur "juste part" d'impôts.

Le problème c'est le gouvernement qui en demande trop et qui fait trop payer trop de taxes à la classe moyenne. La totalité des impôts et des taxes ne devraient pas dépasser 10% du revenu, or même les bas salariés de la classe moyenne, exemple $30,000 par année paient effectivement entre 40% et 50% en taxes, impôts, permis, cotisations, contraventions de toutes sortes.

On doit trouver comment vivre et épargner avec $15,000 clair de véritable pouvoir d'achat.

Ensuite, le gouvernement fait toutes sortes de règles et de lois qui empêchent la classe moyenne de lancer une entreprise, vendre ses services, produire des biens etc.

Un propriétaire d'une petite érablière ne peut pas vendre son sirop d'érable sans la permission du gouvernement et de l'UPA. Un menuisier ne peut pas vendre se services sans faire partie du FTQ, RRQ, CCQ etc. cela n'en finit plus.

Le Québec met d'énormes barrières à l'entrepreneuriat et à l'entreprise privée. On dirait que le gouvernement du Québec nous veut tous pauvres, chômeurs, assistés sociaux.

Alors les plus vaillants quittent le Québec pour l'Alberta. Je soupçonne le Québec de vouloir faire l'indépendance enlever la citoyenneté Canadienne aux travailleurs Québécois afin de les garder captifs au Québec.

Alors, la solution c'est que le gouvernement s'ôte du chemin et fiche la paix aux individus et tout va rentrer dans l'ordre.

Pierre-Yves

http://www.canada.com/story_print.html?id=1458143&sponsor=

Tombé sur cet édito qui vaut son pesant de cacahouètes au sujet des bouffonneries du G20; pas seulement parce qu'il est drôle, mais aussi parce qu'il est tristement exact, et que la métaphore tribale évoque parfaitement l'objectif de la prise en main des leviers de l'économie par l'État dans nos sociétés soi-disant 'développées': le contrôle des individus.

Parallèlement, le Federal Accounting Standards Board (FASB) a cédé aux pressions des banquiers en relâchant sérieusement les règles de marquage des actifs à la valeur du marché, règle pourtant indispensable (pour les actifs Held for Trading) afin que les utilisateurs des rapports financiers puisse se faire une idée juste de la valeur des entreprises avec qui ils font affaire, que ce soit comme client, comme investisseur, ou comme prêteurs.

Logique de l'affaire: comme les marchés agissent parfois de façon irrationnelle, suprimons tout repère rationnel; ce qu'on ne sait pas, ça ne peut pas vous faire de mal n'est ce pas? Fermez seulement les yeux, et sautez.

Les chroniqueurs se lamentent pendant ce temps que les investisseurs évitent soigneusement toute classe d'actif qui ne soit pas rapidement convertible en cash. La brillante innovation du FASB ne va évidemment pas arranger ça.

Et la cerise sur le sundae: pendant que les salaires du privé stagnent, et que les taux de chômage s'envolent, le secteur public canadien tout gouvernements confondus a vu ses effectifs gonfler de presque 3% durant le dernier trimestre 2008, alors que la rénumération moyenne des fonctionnaire a grimpé de 4.3% durant cette même année.

Dans la mesure ou chaque job du secteur public ne dépend que de la capacité du secteur privé à faire du profit (et donc payer des impots), faire croire que de créer des postes pour creuser des trous, et des postes pour reboucher les même trous, peut améliorer la situation, c'est plus qu'absurde, c'est criminel.

On est pas sortis du bois!

Bastiat79

@ Mathieu

Intervenir sur les marchés nécessite d'utiliser la brutalité policière contre des individus qui n'ont fait mal à personne. C'est CELA qui manque de morale.

L'entrepreneur a le devoir moral de servir ses clients les plus pauvres, et si cela nécessite d'offrir moins de salaires, c'est son devoir moral de les couper. Si l'employé se croit sous-payé, alors c'est son devoir moral à lui de se demander s'il ne serait pas plus utile ailleurs, car en fait cela lui permettrait de mieux servir les plus pauvres.

Si ton prof croit que les salaires élevés sont plus moraux, qu'il aille donc enseigner au Zimbabwe. Ça sera son salaire de moins sur nos taxes, taxes qu'on se fait extorquer à coups de matraque et de Taser. (Immoralité qui ne semble pas trop le tracasser, ton prof.)

@ Justin

Le Forex permet à ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe de volontairement céder leur capitaux réels à ceux qui comprennent ce qui se passe dans le monde, ceux qui savent anticiper la prochaine idiotie d'un gouvernement. Ces capitaux réels ayant plus de chances de mieux être investis s'il se sont par des individus qui comprennent ce qui se passe, la société en sort gagnante. Dans ce sens indirect, le Forex n'est pas un jeu à somme nulle.

Philippe David

@ Mathieu

«Salut, je fais présentement un travail pour le cégep et je veux défendre la capacité morale du marché.
Je connais et compte utiliser le cas de Enron, mais je me demandais si vous connaissiez d'autres exemples ou
d'autres arguments qui prouve que le marché a une conscience morale. (Mon prof dits que le marché, cherchant seulement le profit, favorise les yeux fermés les compagnies qui donnent les moin bonne condition de travail)»

C'est souvent le discours de la gauche de démoniser les profits. Ce qu'ils ne semblent pas comprendre, est qu'aucune compagnie ne peut survivre sans profits et sans le réinvestissement de ces profits. Les profits servent à déterminer s'il faut augmenter ou diminuer la production de tel ou tel bien. Lest profits attirent la venue de nouveaux joueurs dans un marché, augmente la compétition et ultimement fait baisser les prix. Les profits ont un rôle plus qu'essentiel dans une économie. Règle générale, les compagnies les plus profitables offrent les meilleures conditions de travail et les meilleurs salaires.

@ Philippe Texler

Si les banques canadiennes sont plus règlementées que les banques américaines, comment expliquer que les banques canadiennes n'ont aucune norme de réserve minimum, alors que les banques américaines doivent maintenir une réserve de 10%. Théoriquement, ça veut dire que les banques canadiennes ont le pouvoir de faire 100% d'expansion de crédit puisque le niveau de leurs réserves est laissé à leur discrétion. Se peut-il que nos banque maintiennent volontairement des normes de crédit plus prudentielles?

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

"Je soupçonne le Québec de vouloir faire l'indépendance enlever la citoyenneté Canadienne aux travailleurs Québécois afin de les garder captifs au Québec."

Pour des raisons auxquelles je fait allusion plus haut, je me suis souvent demandé quelle était la raison qui pouvait bien pousser les politiciens québécois à se tirer dans le pied de façon aussi systématique, et à couper les jambes à leur administrés avec une telle opiniâtreté - non pas que les politiciens n'excellent pas à ce sport dans le reste du pays, mais au Québec franchement, on est champions, voir ici un billet assez comique de Lagacé sur le sujet:

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/patrick-lagace/200904/01/01-842248-le-chum-2022.php

Pour certains (on pense au PLQ), c'est probablement juste l'attrait d'être un 'gros poisson dans la petite mare'. Mieux vaut rester pauvre mais tenir en main ses ouailles, que de favoriser l'essor d'une société ou la prospérité et la libre concurrence mettrait en danger leur position d'imcompétents.

Par contre pour d'autres (on pense au PQ), c'est carrément de l'archarnement destructif: il font systématiquement la promotion de tout ce qui peut démolir la prospérité et le tissu socio-économique de la province.

J'en viens à penser que les indépendantistes 'étatistes', n'arrivant pas à vendre leur projet dans le contexte tel qu'il est, se sont finalement sédimentés autour d'une 'stratégie du pire': d'une part, rendre la vie du citoyen moyen tellement impossible que les seuls à rester seront ceux qui n'ont pas de meilleure option, c'est à dire généralement les pauvres, les unilingues, les ignorants, et les incompétents; et d'autre part, creuser un tel gouffre dans les finances publiques que le gouvernement fédéral sera de plus en plus incapable de convaincre les provinces les plus influentes que les avantages de conservr le Québec dans la fédération sont plus importants que les inconvénients.

Ces deux tendances étant évidemment synergistiques, puisque moins il y'aura de contribuables solvables, plus le trou financier s'agrandira rapidement (39% des contribuables québéois ne payaient pas d'impôt en 2004; c'est 44% aujourd'hui, et avec la crise je m'attend à ce qu'on approche des 50% dans cinq ans).

Justin Bertrand

@Bastiat79,

Si vous le dites, mais dans ce cas ce n'est pas le FOREX qui crée de la richesse, c'est la matière grise de ceux qui savent s'en servir. Il est de mon opinion que le FOREX est un système neutre, tout comme la bourse. C'est celui qui s'en sers avec intelligence qui crée la richesse, pas le système en tant que tel. Du moins, c'est mon opinion.

B. Vallée

à Sébas

Je suis dans doute un « illetré économique ». Mais je n'ai pas la moindre idée de ce qu'est « l'argent fractionnaire »...

Cependant, je maintiens que le « libre marché » est un fait « culturel ». Le « libre marché », au vrai sens du mot, ne peut exister que dans une société avancée au plan économique, technologique et culturel. Autrement dit, le « libre marché » suppose un certain stade de développement historique. Il n'y a pas d'état « naturel » des peuples et des civilisations. Les peuples et les civilisations sont des faits historiques, donc culturels. Et si le fait de considérer sérieusement l'histoire fait de moi un « marxiste », et bien soit...

Justin Bertrand

B. Vallée,

Le libre marché ne peut exister que dans une société LIBRE ! Et puis le libre marché existait à l'époque des chasseurs cueilleurs et des premiers agriculteurs et il était beaucoup plus libre que le marché actuel car il n'y avait aucune taxe ni aucune restriction et contrôle sur ce qui pouvait être acheté et vendu.

C'est plutôt le contraire qui se produit, plus on est devenu sophistiqués technologiquement et culturellement, moins le marché était libre car plus il était contrôlé et taxé.

Pour avoir un libre marché, il faut cesser de taxer le marché, laisser les individus conserver la totalité de leur salaire et leur profit et cesser de contrôler ce qu'ils peuvent acheter et vendre.

On s'en va vers de plus en plus de dictature, ils vont bientôt interdire les ampoules ordinaires pour nous obliger à avoir des ampoules torsadées. C'est tout le contraire du libre marché. C'est un scandale que d'empêcher les individus de faire leurs propres choix.

B. Vallée

Petit commentaire « culturel » en passant...

S’il fallait décerner un prix pour l’énormité de la semaine, « l’artiste » Robert Lepage en serait sans doute, en cette première semaine d’avril, l’heureux récipiendaire.

Reçu au palais de la reine des bons sentiments (notre honorable gouverneuse générale), à Ottawa, pour y recevoir l’ordre du mérite des grandes têtes molles, le divin Lepage s’est effectivement farci quelques déclarations pour le moins mélodramatiques. Pour dénoncer les coupures faites par le méchant gouvernement conservateur dans le domaine sacré de la Kulture, Lepage a déclaré que les « artistes » canadiens, par leur « rayonnement international » faisaient connaître les « valeurs canadiennes » partout dans le monde. Ah, les « valeurs canadiennes »… Sans la collaboration des nos « artistes », a dit Lepage, les ambassades canadiennes auraient bien du mal à faire connaître le Canada à l’étranger… Vous m'en direz tant... Le génie de Québec en a rajouté, en affirmant que les « artistes » canadiens contribuaient à la « réconciliation » (de quoi ? avec qui ?), voire même à la résolution de « conflits » à l’échelle internationale. Rien que ça ! En somme, nos « artistes » canadiens sont les « casques bleus » de la Kulture dans le monde. Wow ! Ils répandent une telle lumière, ces braves garçons et filles, qu’ils en viennent à inspirer de bons sentiments « canadiens » à tous les peuples du monde… Comme c’est touchant ! De « l’international », en voulez-vous, en voilà ! Quant à vous, les « non artistes », vous êtes probablement de vulgaires villageois, incapables de contribuer à quelque « réconciliation » que ce soit…

Pauvre Lepage ! Il a bien appris sa leçon. Il baigne dans la bien-pensance collectiviste et onusienne si chère au « milieu culturel ». Comme beaucoup « d’artistes », il se prend au sérieux. À force de ne rencontrer partout qu’éloges et hommages (jamais de critiques !), Lepage a fini par se croire. Et pour continuer à se croire, il a besoin de subventions, bien sûr…

Philippe Texier

@ Philippe David
Deux politiciens et un banquier ont dit récemment que les banques canadiennes étaient mieux et plus réglementées que les banques américaines. (En plus, bien sûr de la pléthore de commentateurs)
Les 2 politiciens sont Ignatief et Harper. Je n'accorde que très peu de crédit à leurs propos.

Cette semaine, mercredi, je crois, j'ai lu, dans le Devoir, une entrevue avec le PDG de la Banque Nationale qui disait lui aussi la même chose. Là, ça devient plus sérieux.

De plus, il en rajoutait. Il disait qu'il était favorable à l'adoption par la communauté internationale de règles banquaires plus sévères. En effet disait-il, les banques canadiennes seront avantagées dans ces conditions puisque nous sommes déjà sous un tel régime alors que les autres banques devront s'adapter. Pendant cette période, les banques canadiennes auraient un avantage concurentiel.
C'est pour cela que j'ai posé cette question plus tôt cette semaine.

Philippe Texier

@ Philippe David
En septembre, il (Louis Vachon pdg de la BN) disait (entrevue sur cyberpresse):

« ...
Le surendettement des ménages américains est une autre explication de la crise, dit-il. Louis Vachon rappelle cependant que le marché des hypothèques subprimes est né des pressions politiques sur les institutions financières «pour offrir du crédit à des segments de population qui, historiquement, n'y avait pas accès».

Au Canada, l'industrie des hypothèques n'a pas été dopée, notamment parce que les intérêts sur les prêts ne sont pas déductibles d'impôt comme aux États-Unis, ce qui rend l'achat d'une maison plus coûteux.

Les organismes de réglementation canadiens ont également mis un frein aux hypothèques à très long terme ou sans remboursement de capital, dit-il.

Louis Vachon impute également à la réglementation américaine les excès de la titrisation, ce phénomène de regroupement de dettes de toutes sortes dans des portefeuilles d'investissement.
...»

On dirait donc qu'il y a un mélange de conditions qui peuvent expliquer le meilleur fonctionnement du système canadien.

Nicolas

Bonjour à tous. Comment peut-on lutter contre la création «d'argent fractionnaire»? Le simple fait de réglementer le marché en ce sens ne va-t-il pas à l'encontre même de sa liberté? À moins qu'il y ait une autre façon de faire qu'un réglementation gouvernementale, en quel cas, quelle est-elle? Finalement, si c'est bien à travers le gouvernement qu'on peut empêcher la création d'argent de Monopoly par les banques, comme devrait-il s'y prendre?

Merci de m'éclairer.

Yan

Pour diminuer le système fractionnaire, il faut permettre la création de monnaies privées. Je suis de ceux qui convertieraient leur argent en une devise dont les émetteurs garantissent le taux 1 pour 1 avec une certaine quantité de qqch (or, argent etc).

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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