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02 avril 2009

Commentaires

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Gilles Guénette

On se demande des fois pourquoi il est si difficile de faire reculer l'État dans nos vies de tous les jours. Les journalistes y sont pour beaucoup. À toutes les fois qu'il est question d’une coupure quelque part, il se trouve toujours un journaliste pour la dénoncer - quand ce n'est pas une artiste ou un groupe de pression. Hier matin à l'émission Samedi et rien d'autre (SRC), une journaliste du Devoir dénonçait le Conseil de recherche en science naturelle et en génie du Canada (une bibitte étatique) qui a coupé récemment la subvention annuelle de l'Observatoire du Mont-Mégantic. Une subvention de 325,000$. À quoi correspond une somme de 325,000$?, de demander la journaliste: «À 72 minutes de guerre en Afghanistan».

Bien sûr, certaines subventions peuvent sembler petites. Qu’est-ce que 325,000$ après tout… Mais ce que nos journalistes étatistes prennent rarement (ou jamais en fait) en compte lorsqu’ils se portent à la défense des subventions – aussi petites soient-elles –, c’est qu’elles s’additionnent. Et qu’une subvention de 325,000$ ici, une autre là, etc., ca fait que notre salaire y passe. Dommage pour les gens de l'Observatoire, mais qu'ils se trouvent d'autres sources de financement.

Justin Bertrand

"Les journalistes y sont pour beaucoup."

Mais les gens et les téléspectateurs, ne peuvent-ils pas se faire leur propre opinion ? Ne peuvent-ils pas penser librement, d'une manière critique et objective ?

À chaque fois que ces gens là recoivent le talon de leur chèque de paie, ça ne les écoeure pas de voir que la moitié de leur salaire est disparu en niaiseries ?

Moi je me fie plus à mon portefeuille qu'aux journalistes. Mais le Québec est une province pauvre où 60% des gens de la population active ne paient pas ou très peu d'impôts, ils reçoivent les "bénéfices".

Alors se pourrait-il que ce soit la pauvreté de masse qui sclérose la pensée critique au Québec ? Et comme les interventions du gouvernement créent de la pauvreté et qu'après ils interviennent pour "lutter" contre la pauvreté, on ne s'en sortira jamais.

Steven

@Pierre-Yves

Je ne sais pas si tu as lu le discours de Randy Hillier qui veut se présenter comme chef du parti Conservateur de l'Ontario http://www.westernstandard.ca/website/article.php?id=2971&start=0 S'il est nommé chef et que son parti se fait élire, ça pourrait faire un méchant bon virage pour l'Ontario. Va lire son discours, tu vas être surpris à quel point il a des tendances libertariennes. Il veut entre autres, abolir le Ontario Human Rights Commission et instituer une lois permettant la liberté d'association totale. Il attaque même l'Ontario Medical Assocation lorsqu'il parle de liberté d'association. Ça pourrait te donner une raison de voter s'il est chef du PC.

D

Je parlais avec un socialiste l'autre jour et il m'a dit que je mélangeais le capitalisme pur et le libre-marché. Quelqu'un peut m'expliquer la différence?

John Chéreau

On peut pas vraiment comprendre ce qui se passe dans la tête d'un socialiste...
Blague à part, il n'y a pas de différence entre les deux concepts. Ils vont de pair car, le capitalisme, c'est un système économique qui intègre un processus libre d'échanges (marché) entre individus. Je ne pense pas vous apprendre grand chose là-dessus.

Un socialiste ne comprends pas le système de la libre-entreprise, de la propriété, de la liberté car autrement, il ne serait pas socialiste. Je lui aurais répondu qu'il parle à travers de son chapeau et que ces deux concepts sont liés.

Mathieu

Alors que les médias ont parlé aujourd'hui de l'interventionniste Gilles Taillon qui se lance dans la course à la chefferie de l'ADQ,

aux États-Unis, des gens s'élèvent contre les politiciens interventionnistes et keynésiens, qu'ils soient Républicains ou les Démocrates, qui dépensent leurs sous pour favoriser des lobbys.

Vive les Tea Party! La liberté n'est pas une valeur morte au sud!

http://www.youtube.com/watch?v=y6xWGvdRQ9Q
...et aussi: http://www.youtube.com/watch?v=xbRr-wCH6Rc

Pierre-Yves

@Steven

Merci pour l'info, justement ça tombe bien je vote en Ontario asteure. Il y'a un vieux fond de collectivisme syndicaliste ici, par contre j'entends souvent des gens tout à fait ordinaires gueuler contre ça et c'est consolant.

Kevin

Woah étude sociologique du jour:

Quand j'ai pas grand chose à faire, j'aime bien me divertir sur le blogue de cyberpresse pour apprendre à contredire les sophismes (je suis même pas inscrit, je fais juste lire). Là j'ai remarqué quelquechose qui me jette à terre.

Le 20 avril, Lagacé a fait un post "Payer pour les nouvelles ? C’est dans l’air du temps". Ça fait 2 jours et il y a 51 commentaires (moyenne faible pour son blogue habituellement). Là il y a un gros débat sur oui/non faire payer l'information sur internet. Les commentaires sont très éloquent de la capacité de réflexion des blogueurs :

Le deuxième commentaire est d'une naïveté impressionnante. Le gars invente d'abord qu'il y aurait un tarif horaire de 15$ l'heure, il dit qu'il consacre 4h par jour donc 60$ par jour. Par la suite il dit que si ça empire, il cesserais de s'informer et que puisque d'autres feraient pareil, il extrapole en disant... que les prix augmenteraient.

En premier lieu il invente un scénario dans sa tête avec des variables qu'il invente et s'en indigne (le prix trop cher.. qu'il a lui même inventé), ensuite il fait une erreur CRASSE d'économie (puisque la demande baisse, le prix augmente... il a dû foxer 2-3 cours d'économie hein!!).

Un peu plus loin, un gars fait ses "humbles prédictions", comme quoi tout ce qui est gratuit c'est de la cochonnerie, que les gens vont un jour découvrir que ce qui est de qualité est payant, que celle-ci est absente actuellement et "qu'elle vas revenir". Ensuite il divague sur le fait qu'avec l'information électronique payante, il faut une carte de crédit, donc que les mineurs n'en ont pas et se rabateront vers le piratage et l'illégal et que ça causera des jeunes qui une fois majeurs seront corrompu. Il en conclut donc qu'il faut des "équivalents de cartes de crédits pour mineurs. Ah pis ça vaut la peine, je le copie:

"Ça prend un équivalent carte de crédit pour les mineurs, et ça presse, parce que c’est toute une génération qu’on entraine à ne pas payer! Rendu à 18 ans, c’est trop tard, désolé. Enfin, selon moi." - Une chance qu'il spécifie les 3 derniers mots....

Le gars s'invente tout un monde dans sa tête, prend 2-3 informations pour du cash et extrapole sur les conséquences et conclut donc à un scénario catastrophiste.

Un peu plus loin, on frise la stupidité : La personne se dit que si elle paye déjà pour se brancher à internet, elle n'a pas à payer pour ce qu'elle consulte comme information........ comme si la connection internet incluait le contenu du web......

Un autre embarque sur la défensive : "Ils n’auront pas mon argent. Vous non plus d’ailleurs si vous essayez … Non seulement vous n’aurez pas mon argent mais en plus vous allez perdre un lecteur."

---------

Bon j'éparne le reste. Le point où je veux en venir, c'est que les 51 commentaires pensent faire un gros débat de société, s'échangent des information, posent plein de pour et contre. Plusieurs inventent des scénario dans leur tête et finissent par en avoir peur. Vous remarquez pas que c'est exactement l'attitude qui fait en sorte que les gens se tournent vers le gouvernement pour absolument tout? Ils pensent que tout ce qui existe a été pensé et designé par une seule entité intelligente, qu'il y a une seule solution, que la stabilité passe par "choisir ensemble la bonne décision". Il y en a même qui pensent que la gratuité est un cadeau, un altruisme, une générosité....

Je pense que ma citation préférée c'est ça : "La gratuité est à l’agonie car elle se base sur le travail de journalistes qui doivent manger pour survivre."

Hey faut être un ptit comique cosmique qui vit sur une autre planète pour croire sincèrement que la gratuité est basée sur le cadeau! Il n'a aucune idée qu'il existe des méthodes de financement indirect comme la publicité (ou des effets encore plus poussé du genre cyberpresse qui donne une grosse notoriété à La Presse et leur permet donc de faire plus de ventes).

Gilles écrivait il y a quelques mois un article sur la gratuité. Excellent en passant Gilles, avec l'enrichissement de la population, la publicité a une valeur gigantesque puisqu'elle est directement liée au pouvoir d'achat des consommateurs et de la diversité de choix. Plusieurs commentaires dans le billet de Lagacé viennent contredire ça et prédisent la disparition de la gratuité.

Tout ça pour en venir à dire que... toutes ces personnes qui débattent sur la pertinence de faire payer l'information perdent leurs temps. Ce sont les même personnes qui supplient le gouvernement (entité intelligente) de régler leurs problèmes et d'apporter la prospérité et la sécurité.

Ils n'ont AUCUNE IDÉE que la société est COMPLÈTEMENT basée sur l'ordre spontané, la compétition des idées et l'innovation. Ils n'ont AUCUNE IDÉE que leur débat n'est que de la masturbation intellectuelle futile puisque la solution sera dans le libre marché : les méthodes inefficaces seront éliminées au profit des innovatrices.

Surtout dans le contexte des média électronique, l'ordre spontané et la sélection par le marché (l'équivalent économique de la sélection naturelle) est d'une efficacité surprenante. Google et Youtube sont des exemple flagrants, développé par des personnes plus ou moins ordinaire et non par le design intelligent de l'entité centrale.

Je suis complètement découragé de voir qu'à une époque où la majorité des gens sont bien scolarisé, où la richesse est abondante et les possibilitées infinies, les gens sont encore incapable de comprendre que la société est trop complexe pour être planifiée, qu'ils devraient cesser de se masturber intellectuellement à essayer de trouver la meilleure option dans un débat inutile. Vous imaginez un débat sur les capacités idéale d'une voiture? Même affaire, les producteurs de char font des char qui nous conviennent sans quoi ils nous perdent comme client.

Pour finir, voici le commentaire le plus intelligent de la discussion. Il contient 23 mots qui sont plus juste que les X millers d'autres :

"Faites donc confiance au libre marché! Si le produit est bien et que la demande y est, ça fonctionnera, et sinon tant pis."

Pierre-Etienne Fiset

@Kevin

Ridicule en effet, en passant je te félicite d'avoir encore assez de tolérance pour lire les commentaires le blogue de Lagacé, ça prend une grande force mental.

Ce que ces crétins ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre c'est que la gratuité n'existe pas, que ce soit dans le privé ou le public ça n'existe pas, il y a toujours quelqu'un qui paye. Dans le cas de l'information gratuite sur le web ce sont les commanditaires, dans le cas du système de santé québécois c'est tout le monde.

Un bon exemple de gratuité dans le privé : la dernière tournée du Ozzfest était gratuite, personne ne payait son billet, c'était premier arrivé premier servi quand y en a plus y en a plus c'est tout. Pensez vous que tous les groupes étaient bénévoles et assumaient tout leurs frais ? Ben non, le show était hyper commandité donc les frais (incluant tous les salaires) étaient payés par les commanditaires (pas de subventions non plus).

Est-ce que les fans ont moins dépensés pour ça, bien sûr que non, ils ont simplement dépensé l'argent dans les t-shirts et la bière, tout le monde y a trouvé son compte, les groupes ont vendu plus de t-shirts et les fans qui ont fait la queue toute la nuit pour avoir des billets en ont eu(petite pointe de frustration gratuite pour Metallica).

travailleur

Un rapport commandé l'an dernier par Emploi Québec révèle que la plupart des bénéficiaires de l'aide-sociale préfèrent demeurer à la maison plutôt que d'accepter un emploi au salaire minimum. Plusieurs d'entre eux ont fait valoir qu'il était difficile d'imaginer un retour au travail sans un salaire «décent», des conditions de travail «respectables» et un emploi intéressant. À ce compte, pas surprenant que le Québec compte 350 000 bénéficiaires...

Pierre-Etienne Fiset

On n'a pas à demander aux B.S. à quel salaire ils veulent travailler, plus vous avez de qualification plus vous gagnez d'argent c'est simple, tout ce que nous avons à dire aux B.S. c'est : tu peux travailler, alors va travailler, si tu veux gagner plus cher tu feras des études à temps partiel pour aller chercher des compétences et un meilleur salaire. Moi je suis préposé aux bénéficiaires à temps plein (même plus), j'ai trois enfants et une maison a payé(avec ma conjointe bien-sûr) mais j'ai quand même du temps pour faire un cours d'infirmier auxiliaires à temps partiel, le tout payer de ma poche, je ne veux pas devoir quoi que ce soit au gouvernement, je gagne déjà bien ma vie, mais je veux encore plus alors je prends les moyens pour en avoir plus. Les B.S. apte au travail doivent se prendre en main et comme les mesures gouvernementales sont inefficaces il faut les mettre dans une position où ils n'auront pas le choix de le faire.

Si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi aucun gouvernement au Québec n'a les couilles de botter le cul de tous les parasites j'aimerais bien qu'il m'explique, est-ce que les parasites ont représente un si gros électorat que les forcer à travailler soit un suicide politique ?

Stanissia

Il y a justement un billet sur Antagoniste qui répond à cette question.

http://www.antagoniste.net/?p=5595

Le problème est que ça ne s'arrête pas seulement aux BS. Il y a plusieurs personnes qui travaillent, mais qui ne versent pas un sous d'impôt. Donc, pour elles, les services de notre bon gouverne-maman sont gratuits.

Dans la source donnée en lien dans le billet, il est écrit ceci:

"En 2006, le nombre de contribuables ayant produit une déclaration de revenus s’élève à 5,9 millions. Parmi les contribuables ayant produit une déclaration, 3,7 millions sont imposables, ce qui représente une hausse de 1,6 % par rapport à 2005. Le nombre de contribuables dont l’impôt à payer est égal à zéro s’élève à 2,2 millions, ce qui représente 36,9 % de l’ensemble des contribuables.

En considérant le crédit d’impôt remboursable pour le Soutien aux enfants, la proportion de contribuables non imposables est de 40,9 %, alors qu’elle se situait à 41,2 % en 2005."

et

"La comparaison de la répartition du revenu total et de celle de l’impôt à payer selon la tranche de revenu total illustre la progressivité du régime fiscal. De façon générale, la part de l’impôt à payer croît avec le revenu. Ainsi, les contribuables ayant un revenu se situant entre 30 000 $ et 99 999 $ supportent 63,5 % de l’impôt à payer, alors que leurs revenus représentent 57,4 % de l’ensemble des revenus. Les contribuables ayant un revenu de 100 000 $ ou plus paient, quant à eux, 29,2 % de l’impôt à payer, alors que leurs revenus correspondent à 17,7 % de l’ensemble des revenus. À l’opposé, la part de l’impôt à payer des contribuables dont le revenu est inférieur à 30 000 $ correspond à 7,2 % de l’impôt à payer, alors que leurs revenus représentent 24,9 % de l’ensemble des revenus des contribuables québécois."

Alors oui, ça fait du monde en câline à séduire durant les campagnes électorales.

Bastiat79

1 maître + 49 esclaves = esclavage
51 maîtres + 49 esclaves = démocratie

Pierre-Yves

@Bastiat79

"51 maîtres + 49 esclaves = démocratie"

Et au fond, ça fait 100 esclaves en fait.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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