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02 avril 2009

Commentaires

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Frankyb

@Justin Bertrand

Sans vouloir vous insulter, vous semblez avoir une mauvaise compréhension du fonctionnement des bourses, des produits qui y sont négociables et des outils qui sont disponibles pour se prévenir des mauvaises surprises. Le meilleur conseil que je peux vous donner est de rester en dehors des marchés et de suivre quelques cours www.csi.ca avant de vous y relancer, autrement, vous allez effectivement finir par vous faire bouffer.

Ainsi, beaucoup de titres offrent des dividendes importants (entre autres les fiducies de revenus) et certains sont garanties (comme pour les actions privilégiées) ou ont des mécanismes de pénalisation importants pour l'entreprise en cas de défaut de paiement. Il existe aussi des outils de gestion du risque comme les options qui vous permettre de contrôler vos pertes. En bout de ligne, c'est vous qui décidez quand vous entrez dans le marché et quand vous en sortez, il existe même des ordres stop qui font en sorte que vous n'avez pas a être branché tout le temps. Il est donc tout à fait faux d'affirmer que vous n'êtes qu'un passager dans la voiture, vous ne choisisez certainement pas la direction et la vitesse du trafic, mais ça reste vous le conducteur et vous pouvez quitter la route en tout temps.

J'avoue ne pas le savoir pour le FOREX, mais, sans même tenir compte des dividendes, la bourse est un jeu à somme positive, de par le fait qu'il n'y a pas d'expiration sur les titres et que ceux-ci peuvent en théorie monter indéfiniment.

Philippe Texier

RÈGLEMENTATIONS DES BANQUES

Voici un extrait d'un article d'aujourd'hui dans le National Post:

«The top five Canadian chartered banks, for example, have experienced a 99% increase in their market capitalization since 1999, despite being “more restrained” by strict government regulation and a prohibition on domestic mergers that forced them to grow organically. Major Canadian banks now account for 6.68% of the value of the world’s 50 top banks, up from 2.48% in 1999.»

C'est mon dernier post sur ce sujet, étant maintenant convaincu que les banques canadiennes sont en fait plus contrôlées que les banques américaines et que celà a eu un effet positif (que je ne puis pas quantifier) sur leur performance lors de cette crise.

Sébas

@ waried:

Vous écrivez:

"Que les banques doivent se baser sur quelque chose de concret, ça va. Ça garanti la valeur du capital. Ça va de soi!"

Ma réponse:

Mais justement, ce n'est PAS le cas actuellement. L'argent des banques c'est quoi dans l'fond ? Rien de concret ! Et les 'réserves' qu'elles doivent posséder selon la loi sur les banques, c'est quoi? Encore 'plus' rien !

*

Vous écrivez:

"Cependant, j'avoue ne pas bien comprendre pourquoi vous prônez une limite des taux de cartes de crédit, par exemple."

Parce que tant que l'argent que TOUS doivent utiliser est basé sur rien, nous ne pouvons pas appeler le système dans lequel nous vivons, un libre marché. Elle est LA l'illusion. Et c'est aussi pour ça que j'abhorre le terme Kapitalisme pour désigner le libre marché. Cela AUSSI contribue à l'illusion.

Ce que nous vivons se rapproche plus d'un système marxiste qu'autre chose:

L'argent (et les politiques autour de cet argent) que nous utilisons est imposé par l'ÉTAT, et est FAUX(i.e. basé sur rien de concret). L'argent que vous avez dans votre porte-monnaie vaut combien? RIEN. Ce n'est que du papier et de l'encre. Et l'argent électronique vaut combien. Encore 'plus rien'. (comme si c'était possible).

La majeure partie de l'argent en circulation dans le monde, EST de la dette...

Donc, toute réglementation pour restreindre l'expansion de cette fausse monnaie, est une réglementation qui nous rapprochent des principes du libre marché.

Mais idéalement, dans un monde libertarien, avec de l'argent "libertarien", aucun interventionnisme du gouvernement serait nécessaire et cela serait même nuisible au libre marché.

J'avais lu un texte sur la 'compétition' de monnaies/banques américaines au 19e siècle. Je vais essayer de le retrouver...

*

Vous écrviez:

"C'est justement une règlementation des taux et du crédit qui a causé la déconfiture actuelle.

Le gouvernement n'a pas besoin de déterminer des règles pour les banques au sujet de leurs prêts. Elles sont capables de déterminer elles-mêmes leurs risques acceptables ce qui passe aussi par la détermination de leur taux d'intérêt et des conditions relatives aux prêts.

Je suis cependant intéressé de mieux vous comprendre."

Ma réponse:

La crise actuelle américaine actuelle a été causé par TROP d'argent facile (et basé sur rien) IMPOSÉ par divers lois et par les politiques monétaires expansionnistes(d'argent fictif) de la FED.

Imaginons quelques instants que 'ma' réglementation soit imposée aux États-Unis et ce, AVANT la crise. Des lois strictes encadrant la pub et les taux des cartes de crédits; des lois rendant les hypothèques assez difficiles à obtenir: comme par exemple le 'bon vieux' 25% de comptant que nos 'ancêtres' (pas si vieux que ça...) devaient ramasser et donner aux banques avant de pouvoir apposer leur signature sur un contrat d'hypothèque, etc, etc. Dans quel état pensez-vous que serait l'économie actuellement ? Oui, nous n'aurions pas connu la période d'expansion économique débile des années 80-90-2000 (surtout basée sur de la 'richesse'/'argent' inventé), mais nous ne serions pas non plus dans la période de 'gadoue' actuelle.

Mais encore là, ultimement, ce n'est pas ce que tout bon libertarien (dont moi-même) préconise. Mais dans le contexte d'argent fictif actuel, c'est déjà mieux que rien. Beaucoup mieux que rien.

*

Récente petite citation de Ron Paul:

"Le système de monétaire actuel, est de la contre-façon légalisée".

TOUT libertarien qui se respecte, devrait réfléchir à l'incroyable impact négatif de cette fausse monnaie sur notre système économique. TOUT est faussé: Le libre marché, le libre échange, la mondialisation, la libre concurrence, etc.

C'est vraiment l'ABC de toute la merde actuelle...

p.s.
Martin Masse a écrit plusieurs très bons textes expliquant plusieurs facettes de ce problème. Voir les archives de ce blogue. Presque tout y est...

Sébas

@ Justin Bertrand :

Si ce n'est déjà fait, vous pourriez apprendre à 'shorter' les actions... donc apprendre à 'nager avec les requins'. Bientôt, vous allez faire un paquet de fric...

;-)

Sébas

@ B. Vallée:

Vous écrivez:

"à Sébas: Je suis dans doute un « illetré économique ». Mais je n'ai pas la moindre idée de ce qu'est « l'argent fractionnaire »..."

Ma réponse:

1) Je ne suis pas ici pour insulter, pour étaler mes 'grandes' connaissances ou pour paraître intelligent, mais bel et bien pour partager et -surtout- apprendre.
2) "argent fractionnaire" n'est qu'un des jeux de 'maux' que j'aime inventer pour décrire la monnaie actuelle.
3) L'expression exacte pour décrire le système FRAUDULEUX d'invention de l'argent à partir de rien est, "réserve fractionnaire". Ce que j'imagine, vous connaissiez déjà...

Vous écrivez:

"Cependant, je maintiens que le « libre marché » est un fait « culturel ». Le « libre marché », au vrai sens du mot, ne peut exister que dans une société avancée au plan économique, technologique et culturel. Autrement dit, le « libre marché » suppose un certain stade de développement historique. Il n'y a pas d'état « naturel » des peuples et des civilisations. Les peuples et les civilisations sont des faits historiques, donc culturels. Et si le fait de considérer sérieusement l'histoire fait de moi un « marxiste », et bien soit..."

Ma réponse:

J'aime bien revenir à la base:

1) Qu'est-ce qu'un "marché".
2) Que veut dire le mot "libre" dans le contexte d'un libre marché.

;-)

**

Et j'aimerais bien que vous répondiez à mon autre question de la page 1:

"Le Kapitalisme moderne repose sur l'argent fractionnaire, vrai ou faux?"

Sébas

@ Justin Bertrand :

Connaissez-vous l'analyse technique ?

*

Quelques corrections par rapport à mes commentaires précédents:

1) "diversES lois"
2)(surtout basée sur de la 'richesse' inventée, i.e. de l'argent inventé)
3) Récente petite citation de Ron Paul:
"Le système monétaire actuel, est de la contre-façon -à grande échelle- légalisée".


lutopium

J'aimerais savoir si vous avez déjà publié un billet qui présente les avantages concrets reliés à la disparition des services publics. Comment seraient gérées, par exemple, le prix des loyers sans la Régie des Logements, l'autorisation de conduire un véhicule, la protection des parcs et réserves, le contrôle de la pêche, la surveillance de l'émission des gaz à effet de serre?

Je ne suis pas contre l'idée de permettre aux industries de "s'auto-réguler", mais qu'est-ce que les libertariens prévoient comme mécanismes qui assurent un équilibre entre les forces du marché et les citoyens? Peu importe leurs capacités et leur héritage familial?

NoName

@ lutopium
Pour le prix des loyés: la lois de l'offre et de la demmande. Rien de plus simple!

Pour l'autorisation de conduire un véhicule: des normes privés comme il existe déjà en abondance pourraient être utilisée afin de fixer des standards d'évaluation des compétances des conducteurs.

La surveillance de l'émission des gaz à effet de serre: il faudrait en premier s'assurer que ces gaz à effet de serre cause un réel problème.

Pour la protection des parcs et réserves: le proprio, présentement le gouvernement.

Pour le contrôle de la pêche: des associations de pêcheurs. Celon ce que j'en sais, les pêcheurs locaux, ne sont pas responsable de la surpêche.

Les avantages: http://www.leblogueduql.org/2006/02/sant_il_y_a_dau.htmlà

Qu'est ce qui est si dure à comprendre, dans le libre marché et l'incompétence crasse des gouvernements?

Justin Bertrand

@FrankyB,

"Sans vouloir vous insulter, vous semblez avoir une mauvaise compréhension du fonctionnement des bourses"

Non, cela ne m'insulte pas, il se peut très bien que je soit ignorant sur le fonctionnement d'une bourse.

Mais dites-moi, si la bourse est un système à somme "positive", alors quelle richesse est-ce que la bourse CRÉE ?

Réduisons la bourse à quatre participants, un émet une action l'autre l'achète, le troisième l'achète plus cher pensant faire un profit, finalement le quatrième n'en veut pas, le deuxième n'en veut plus et le premier non plus, le quatrième l'achète pour moins cher que le troisième et le troisième perd de l'argent alors que le premier et le deuxième en ont fait.

Ce n'est pas tout le monde qui fait de l'argent avec la bourse, c'est risqué et spéculatif.

Pour moi, la bourse c'est de la richesse qui existe et qui se transige, ce n'est pas de la richesse qui se crée.

Oui, on crée peut-être de la richesse en offrant le service d'achat et de vente d'actions, mais pour moi c'est du brassage d'épargnes.

Mais il n'y a rien de mal à un système à somme nulle, pourvu que ce système soit volontaire.

Alors la "richesse" vient dans la forme de l'épargne elle-même, au lieu de simplement laisser son argent moisir à la banque, on a la possibilité de la risquer en bourse dans l'espoir de faire des gains. Cette option supplémentaire peut être vue comme une forme de richesse.

Mais je ne crois absolument pas que la bourse crée de la richesse en terme de valeur accrue.

Je crois que c'est les travailleurs en produisant des biens et des services qui créent de la richesse. Je crois que ce sont les ingénieurs et les gestionnaires d'entreprises, en trouvant des meilleures façons de produire des biens et services et de meilleures façons de les distribuer qui créent de la richesse.

Si la bourse augmente de valeur avec le temps, c'est simplement parce que la vraie économie crée plus de richesse dans le temps, d'où une plus grande richesse qui est injectée dans la bourse.

Mais dans ma tête à moi, la bourse c'est une forme de casino. Certains voient le casino comme une richesse, comme un divertissement et certains font de l'argent.

Mais le casino ne crée pas de l'argent, il a fallu que cet argent soit gagné dans l'économie avant d'être joué au casino.

Justin Bertrand

La seule manière où je voit que la bourse "crée" de la richesse c'est qu'elle permet aux entreprises d'aller chercher du financement pour lancer des opérations ou accroître leurs opérations en faisant un apel public à l'épargne.

Mais pour que cela soit possible, il faut que d'abord il y ait des investisseurs avec des épargnes.

La bourse est un système qui permet aux entreprises crédibles d'aller chercher du financement pour faire fonctionner leurs entreprises. En cela oui ça peut être un système à somme positive et contribuer à accroître l'économie.

Mais du point de vue de l'investisseur qui achète des actions dans le but de les revendre à profit, la somme est à mon avis nulle. Mais au moins il aura contribué à faire baisser le coût de la vie en investissant dans des compagnies qui innovent, alors il est regagnant sous forme de produits et services plus abordables.

En tout cas, c'est mon opinion et il se peut très bien que je soit dans le champ.

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

En fait Justin, vous avez un bon point: la Bourse peut en effet être considérée comme un jeu à somme nulle - sauf évidemment, si on ne comprend pas bien ce qu'est un jeu à somme nulle.

Le fait qu'un titre offre des dividendes importants ne change absolument rien à l'affaire: quand vous achetez un titre à dividendes, vous achetez la valeur actualisée de tous ces dividendes futurs, plus le prix éventuel auquel vous le revendrez, et le vendeur évidemment vous en transmet le titre de propriété en échange d'une considération qui est le prix au marché du titre.

Bien entendu cette valeur n'est pas certaine, mais une simple probabilité: une espérance de gain (ou de perte). Il y'a donc une probabilité de plus-value, et une probabilité de moins-value, futures toutes les deux. Mais ça ne change rien au fait que la plus-value ou moins-value qui a changé de mains est la même, et que sa valeur actualisée dépend d'un pari que vous et le vendeur avez fait (à savoir, si le prix du titre aujourd'hui est supérieur ou inférieur à cette valeur actualisée - pour vous, il est inférieur, pour le vendeur, il est supérieur, sinon il n'y aurait pas de transaction, je néglige l'utilité marginale pour simplifier). Tout ça, c'est strictement la définition d'un jeu à somme nulle.

Même chose pour les pénalités sur actions privilégiées: elles sont connues au moment de l'émission du titre, ou ajoutée par un avenant. La seule inconnue est en fait ce que vous en retirerez véritablement en cas de liquidation de l'entreprises, si elle fait faillite, exactement comme pour une dette de rang X. Là encore il y'a une espérance probabiliste de gain ou de perte, mais cette espérance a strictement la même valeur au moment de la transaction pour le vendeur et l'acheteur (et ce, même si cette valeur est bien entendu indéterminée, car il est très difficile de faire des prédiction sur le futur ainsi que l'avait remarqué Yogi Berra).

Il est vrai que c'est le boursicoteur qui décide d'entrer ou de sortir du marché, mais c'est sans aucune incidence sur la nature du jeu, puisque dans tout jeu vous avez également cette liberé de choix, moyennant certaine contraintes (tout comme il y'a des contraintes pour passer des transactions boursières).

L'argument du passager dans la voiture est mal présenté: par exemple si vous êtes un porteur minoritaire, votre seul contrôle se limite à décider ou non de monter ou de descendre, moyennant un 'tarif' qui lui aussi dépend de façon probabiliste de l'espérance de gain (le tarif peut même être négatif, si vous achetez à découvert un titre qui se casse la figure par exemple, ou un 'put' in the money); donc oui vous pouvez quitter le véhicule, mais non, vous ne pouvez pas forcer le véhicule à quitter la route. Par contre évidemment, si vous êtes actionnaire majoritaire ou à tout le moins en position d'influence significative, alors oui là vous avez une main sur le volant. Mais en général c'est hors de portée des petits épargnants.

Le point principal est que le gain des uns est la perte des autres, que ce gain soit connu ou non au moment de la transaction (= 'la stratégie'), un détail qui ne fait aucune différence du point de vue de la théorie des jeux.

Humain51

La Bourse crée de la richesse dans le sens que tout échange volontaire crée de la richesse. Dans tout échange, chaque acteur reçoit un bien ou un service qu'il considère supérieur à ce qu'il donne. Ce ne peut être autrement, sinon les échanges se résumeraient à changer quatre "trente sous" pour une piastre, et il n'y aurait aucun intérêt. À la fin de l'échange, chaque acteur est plus riche qu'avant.

Charles

Article d'André Pratte dans cyberpresse:

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«au-delà d'un certain seuil, les injections de fonds publics n'ont plus d'effet sur la psychologie des acteurs économiques. Au contraire, à mesure que les chiffres grossissent, s'installe l'indifférence, puis la crainte que toutes ces dépenses génèrent des effets pervers: gaspillage, inflation, explosion des taux d'intérêt, intervention débridée de la bureaucratie gouvernementale.»
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Commence à être temps que des journalistes finissent par faire prendre conscience à la population que d'imprimer de l'argent pour ensuite transférer la facture à nos enfants n'est finalement pas la solution idéale.

Mais en même temps, la culture de la pauvreté au Québec pourrait être une nuisance aux entrepreneurs qui aimeraient se partir en affaire, créer de l'emploi et ainsi développer notre économie.


Max

"Mais en même temps, la culture de la pauvreté au Québec pourrait être une nuisance aux entrepreneurs qui aimeraient se partir en affaire, créer de l'emploi et ainsi développer notre économie."

Ce n'est pas tant une culture de la pauvreté mais une culture de l'anti-capitalisme.

La seule bonne voie d'être quelqu'un, c'est avec plusieurs années d'étude, de la culture, avoir du bon goût, une pseudo-érudition et en vivant de subventions, de l'argent des autres perçus de force (car on l'entendait encore dans nos écoles jusqu'à récemment, la seule chose positive de Duplessis, c'est d'avoir institué un impôt provincial pour se doter des institutions nécessaires à l'essor de notre Grande Nation si distincte des autres).

Stranger

M. Nicolas, vous écrivez

"Bonjour à tous. Comment peut-on lutter contre la création «d'argent fractionnaire»? Le simple fait de réglementer le marché en ce sens ne va-t-il pas à l'encontre même de sa liberté? À moins qu'il y ait une autre façon de faire qu'un réglementation gouvernementale, en quel cas, quelle est-elle? Finalement, si c'est bien à travers le gouvernement qu'on peut empêcher la création d'argent de Monopoly par les banques, comme devrait-il s'y prendre?

Merci de m'éclairer."

La protection de l'individu ne va pas à l'encontre de sa liberté, c'est le fondement même de la liberté. Si la loi ne protège pas contre les fraudes, comme l'utilisation des dépots monétaires pour faire des prêts, il ne peut y avoir de liberté.

Steven

@Lutopium

En ce qui concerne le logement, tu peux lire l'article que Gilles a écrit il y a qques années. http://www.quebecoislibre.org/030719-4.htm Le début de l'article porte sur les syndicats et le logement ensuite. Tu verras que l'État est en grande partie responsable de la pénurie de logement et des mauvaises conditions de ceux-ci. Tu peux également lire ce texte de Walter Block qui explique bien en détail les effets néfastes d'avoir des entités et des politiques comme celles qu'offrent la régie du logement. Ce sont encore des bonnes intentions qui dérappent et causent des effets indésirés et imprévus.

http://mises.org/etexts/rentcontrol.pdf

NoName

Comment en est-on arrivé là?
Décourageant, révoltant et intriguant.

Pierre-Yves

@Humain51

"La Bourse crée de la richesse dans le sens que tout échange volontaire crée de la richesse. Dans tout échange, chaque acteur reçoit un bien ou un service qu'il considère supérieur à ce qu'il donne."

Bien entendu, mais la bourse n'est pas unique en celà: tout marché crée de la 'richesse' de cette façon (sinon on n'y échangerait rient). Je met 'richesse' entre guillemets, parce qu'on utilise plutôt le terme 'valeur' ou 'utilité' pour désigner cette richesse *perçue*. Il y'a transaction lorsque l'utilité marginale pour l'acheteur est supérieure au prix, et inférieure au prix pour le vendeur. La bourse accroit-elle cependant la somme des utilités de tous ses participants? La seule réponse qu'on puisse faire à cette question, c'est de constater que les gens continuent à investir en bourse.

Charles

@Max: «Ce n'est pas tant une culture de la pauvreté mais une culture de l'anti-capitalisme.»

Pour ma part, je crois que la culture de la pauvreté est une conséquence de la culture de l'anti-capitalisme. Lorsque je gouvernement materne les citoyens par des mesures qui ne font qu'entretenir la pauvreté, on conditionne ces derniers à justement être dépendant de la tétine gouvernementale. C'est Claudette Carbonneau qui finit par en sortir grande gagnante.

Frankyb

Je suis en accord avec pas mal tous les principes libertariens et je comprends très bien la rationnalité derrière ces principes. Liberté individuelle, minimisation du rôle de l'état, protection de la propriété privée, le pourquoi de tout cela fait beaucoup de sens pour moi. Je comprends aussi les problèmes qui découlent du fait que la banque centrale soit contrôlée par l'État, qui risque de détruire l'économie avec une politique monétaire influencée par les besoins politiques des élus comme on le voit aux États-Unis. Mais là où je décroche, c'est quand on critique la création de la monnaie et quand on parle de retour à l'étalon-or.

J'ai de la difficulté à comprendre toute l'indignation envers le système de réserves fractionnaires. D'habitude, les gens qui cherchent à susciter cette indignation s'en servent comme point de départ pour une rhétorique conspirationniste anti-sémite ou anti-capitaliste (les banques nous volent en créant de la fausse argent, les banques appartiennent aux juifs donc les juifs nous volent, quoique le lien n'a pas encore été fait ici donc je continue à prêter l'oreille). Tant qu'à moi, cette indignation découle plus d'un désir de créer une polémique que d'autre chose et repose sur une mauvaise compréhension du fonctionnement du système bancaire et de l'économie en général.

En fait, il n'y a pas de création de fausse richesse là-dedans, mais simplement création de liquidité. L'argent prêté par une banque (actif) devient tout simplement un dépôt dans une autre banque (passif). Si on fait actif - passif dans toutes les banques on revient forcément avec le montant initialement déposé. Il me semble évident qu'en imposant des réserves totales aux banques, cela rendrait toute forme de crédit impossible. Aussi bien dire qu'on tuerait l'économie du jour au lendemain.

Peut-être ai-je été "brainwashé" par mes cours d'économie, mais je ne vois vraiment pas pourquoi on voudrait se débarasser du système de réserves fractionnaires, est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ?

Deuxième question : concernant l'étalon-or.

Je comprends que l'intérêt principale de revenir à une monnaie-marchandise et la stabilité de cette monnaie, et le fait que le gouvernement peut difficilement intervenir pour en modifier la valeur. Mais que se passe-t-il si il y'a pénurie de la marchandise en question (par exemple si on vole toute l'or de la réserve à la Die Hard 3) ? La valeur de la monnaie grimperait alors fortement et il y'aurait une importante déflation, ce qui est bien pour ceux qui ont de l'argent mais ce qui en est autrement pour ceux qui en doivent...

Et de l'autre coté, si du jour au lendemain on découvre d'important gisements d'or ? En toute logique, la valeur de la monaie chuterait drastiquement et il y'aurait alors une importante inflation.

J'ai l'air de faire beaucoup de suppositions, mais si mon histoire est bonne, les États-Unis ont connu un important épisode de déflation à la fin du 19e siècle, qui fut suivit par un épisode d'inflation au début du 20e siècle à cause de la découverte de nouveaux gisements. Le Magicien d'Oz est d'ailleurs une allégorie de la situation politique de l'époque.

Face à ses possibilités de risques imprévisibles, n'est-il pas mieux de garder un certain contrôle sur la valeur de la monnaie, même si ce contrôle est imparfait ?

Merci de vos réponses !

Keven

Souvent on entend des commentaires du genre: si y'a un riche, c'est qu'il y a aussi un pauvre...alors je vous pose la question, seulement du point de vue économique, est-ce que c'est possible selon vous que l'on puisse tous atteindre une liberté financière?

Francois Mottard

@Frankyb
Ton hypothèse sur un vol massif d'or ou la découverte d'un gisement majeur est possible mais, c'est beaucoup moins probable que par exemple un politicien corrompu(inutile de me dire que je me répète) décide d'utiliser la planche à billet pour engraisser ses amis.

En décrivant le lien actif-passif, je ne suis pas certain que tu comprends bien le système fractionnaire. Dans un système fractionnaire, si tu déposes 100$, en supposant une réserve de 10%, la banque va préter 90$ tout en maintenant ton 100$ disponible.

Avec l'étalon-or, il n'y a pas élimination du crédit, pour que la banque puisse un prêt de 1000$ sur 2 ans, la banque doit imposer des restrictions aux épargnants qui ne peuvent toucher à leurs épargnes sur la période du prêt. Le service bancaire devient alors un moyen de faciliter la relation épargnants emprunteurs.

Un système fractionnaire est un schéma pyramidale. Le jour ou les épargnants demandent leur argent, le système s'effondre.

Je te suggères de lire What Government has done to our money de Murray Rothbard. Il explique le problème bien mieux que ce que n'importe qui sur ce site pourrait le faire.

Steven

@Frankyb

Tu peux également allez voir sur Wikipedia le principe de création d'argent à partir de rien du système fractionnaire actuel. Le danger est que ce système cré de l'inflation et il alimente les "booms" qui résultent nécessairement en "bust".
http://en.wikipedia.org/wiki/Fractional-reserve_banking

Justin Bertrand

FrankyB,

Nous refusons la monnaie fiduciaire car elle n'est pas digne de confiance, elle ne conserve pas sa valeur avec le temps, elle ne paie presque plus d'intérêts avec le temps, l'inflation enrichit les élites et appauvrit la classe ouvrière qui devient alors incapable d'épargner le fruit de son travail.

Nous refusons la monnaie fiduciaire car c'est un système qui permet de voler et d'exproprier les gens honnêtes pour récompenser les puissants politiciens et pour financer leurs guerres et leurs machines de guerre et leurs lourdes bureaucraties socialistes.

Si on retournait à l'or, même pas l'étalon-or, l'or tout court et bien le gouvernement serait pauvre, devrait vivre selon ses moyens, n'aurait pas les moyens de faire des guerres outre-mer et devrait se comporter en citoyen responsable.

Est-ce que tu connais l'expression "NOT WORTH A CONTINENTAL" !!!

Et bien c'est comme ça que finissent toutes les monnaies fiduciaires. Regardez le Zimbabwe, c'est pour cela qu'on rejette la monnaie fiduciaire.

Pourquoi voudrais-je une "fraction" de ma vraie valeur ? Je veux ma valeur entière.

Tout comme je refuse de recevoir une fraction de mon salaire, je veux mon salaire entier.

Avec l'or, on ne pourrait plus taxer le salaire des citoyens comme on le fait maintenant, chacun recevrait son plein salaire, le gouvernement aurait beaucoup moins de puissance.

Une monnaie basée sur l'or est nécessaire pour libérer les individus de l'emprise fiscal et bureaucratique du gouvernement.

Avec votre monnaie "fractionnaire", le gouvernement peut décider du jour au lendemain que votre monnaie ne vaut plus rien. Donc vous n'êtes pas propriétaire de votre argent, c'est le gouvernement qui en reste propriétaire.

Je ne veux rien savoir de ça. NON à la monnaie fiduciaire fractionnaire.

Pierre-Yves

@FrankyB

"J'ai de la difficulté à comprendre toute l'indignation envers le système de réserves fractionnaires. "

Cette question m'intéresse également; je comprends le problème, mais je saisis map l'ampleur de l'émotion qu'il suscite, tout comme d'ailleurs un certain nombre de petites obsessions qu'on retrouve chez beaucoup de libertariens. Il me semble que ces fixations diluent la portée du message.

Justin Bertrand

@Pierre-Yves,

N'est-ce pas plutôt vous qui êtes fixé sur le sujet ?

Juste parce qu'on refuse de compromettre notre liberté ne fais pas de nous des obsédés, c'est vous qui êtes obsédé à l'idée de priver les autres de leurs libertés et leurs droits individuels.

Obsédé ou fixé ou non, n'en demeure pas moins que le système monétaire actuel est défavorable aux travailleurs et petits épargnants. Nous sommes contre ce système car il enlève la liberté et l'indépendance des individus et les place à la mercie du gouvernement et des grandes banques.

Si on revenait à l'or, les individus seraient beaucoup plus puissants et les gouvernements beaucoup plus faibles.

Voilà pourquoi on déteste la monnaie fiduciaire fractionnaire, car elle enlève trop de pouvoir aux individus et donne trop de pouvoir aux gouvernements.

Bastiat79

@FrankyB

"J'ai de la difficulté à comprendre toute l'indignation envers le système de réserves fractionnaires. "

Tant que le déposant comprend que son dépôt ne lui appartient plus, mais appartient au banquier pour qu'il puisse jouer avec, pas de problème. L'indignation vient plutôt du fait que l'on fait tout pour que le déposant s'imagine le contraire (propragande, assurance dépôt aux frais du contribuable).

"Il me semble évident qu'en imposant des réserves totales aux banques, cela rendrait toute forme de crédit impossible. Aussi bien dire qu'on tuerait l'économie du jour au lendemain."

Faux. Premièrement, le crédit serait encore possible à partir des dépôts à terme, en autant que le terme du crédit soit plus court que le terme du dépôt. Deuxièmement, cela serait meilleur pour l'économie, car celle-ci ne souffrirait plus des graves crises engendrées par l'expansion et la contraction du crédit sans réserve. Troisièmement, même si le crédit était impossible, l'économie pourrait quand même fonctionner à partir de capitaux propres et/ou loués en nature, sans intermédiaire monétaire. Si un fermier emprunte pour acheter un tracteur, plutôt que d'en louer un, la seule différence est l'ajout d'un élément de spéculation: "long" tracteur, "short" dollars.

@ Keven

"C'est possible selon vous que l'on puisse tous atteindre une liberté financière?"

Bien sûr que oui. La liberté financière de chacun dépend de sa propre discipline personnelle, indépendamment de celle des autres. Par exemple, si ceux qui n'en ont pas les moyens arrêtaient de faire des enfants, cette liberté serait atteinte en une seule génération. L'illusion, c'est qu'on peut éliminer la pauvreté en la nourrissant.

John Chéreau

Personne ne vous as répondu à propos de ce qu'EST le système fractionnaire. Vous affirmiez plus haut que "J'ai de la difficulté à comprendre toute l'indignation envers le système de réserves fractionnaires [...] Si on fait actif - passif dans toutes les banques on revient forcément avec le montant initialement déposé."

Malheureusement, ce que vous décrivez n'est pas le système fractionnaire. Premièrement, il faut comprendre que la banque est tenue de garder une partie d'un dépôt qui lui est accordé. Si la FED dépose 100$ dans une banque américaine, celle-ci maintiendra en réserve 10$. le 90$ restant, elle peut le prêter. C'est là que certains libertariens ne sont pas d'accord. Si le 90$ est prêté à une autre banque, cette dernière doit garder un pourcentage de 90$, c'est-à-dire 9$. le 81$ restant, elle peut le prêter. Si vous suivez cette logique jusqu'à la fin, le 100$ initial a permis de créer plus de 1000$ en crédit. Je n'invente rien, si vous voulez lire le document officiel de la FED à ce sujet, contactez-moi au directeur@john-chereau.com (le doc est difficile à trouver)

C'est ainsi que l'expansion monétaire se crée. C'est ainsi que la banque centrale dévalue le dollar américain. La seule raison pourquoi nos voisins ne connaissent pas une inflation à la Zimbabwe est dû à la retenue des pays asiatiques à se débarrasser de cette monnaie.

Un tel système pourrait exister dans une société libre. Sauf que le gouvernement ne pourrait pas manipuler à sa guise une monnaie 100% convertible en or. Les taux de réserve serait, je le crois beaucoup plus haut car, une banque serait stupide si elle décidait de maintenir un taux de réserve aussi faible. Elle créerait une panique et ferait faillite. C'est ce qui se passe actuellement. Sauf que nous ne parlons pas d'une simple banque de région mais d'un système financier national. Andrew Jackson doit se retourner dans sa tombe...

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

'N'est-ce pas plutôt vous qui êtes fixé sur le sujet ?'

En toute honnêteté je dirais non, parce que ces interrogations ne m'empêchent pas de fonctionner ni de promouvoir de nombreux autres aspects du libertarianisme, que je crois non seulement positifs, mais indispensables au maintien d'un minimum de santé économique et philosophiques dans nos société. Les positions absolutistes me paraissent contre-productives, et des excuses à l'absence d'action concrète. Mais bon... je suis avant tout un ingénieur, un manager, et un financier; pas un intellectuel.

John Chéreau

Précision: je répondais à FrankyB.

Justin Bertrand

@Pierre-Yves,

C'est vrai, vous êtes un homme de pratique comparé à un homme de théorie.

Mais, croyez-vous vraiment que nos sociétés occidentales sont à l'abri de l'hper-inflation de style Zimbabwéen ou Weimarien ?

Pensez-vous vraiment que nous n'avons rien à craindre des mesures fiscales de tous les pays occidentaux ?

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

"Mais, croyez-vous vraiment que nos sociétés occidentales sont à l'abri de l'hper-inflation de style Zimbabwéen ou Weimarien ?"

Question à mille dollars... qui aurait cru que GWB serait assez idiot pour aller embourber les USA dans la guerre d'Irak? Pourtant, il l'a fait. Je crois qu'une situation grave est probable si à l'hystérie keynésienne actuelle viennent se superposer un crispation protectionniste généralisée, et des désordres sociaux de grande ampleur. Mais je vois aussi que la globalisation des marchés est irréversibles et agira nécessairement comme amortisseur.

"Pensez-vous vraiment que nous n'avons rien à craindre des mesures fiscales de tous les pays occidentaux ?"

Je pense que nous avons beaucoup à craindre des mesures fiscales dans les années à venir. En fait (et je parle encore une fois d'un point de vue strictement pratique), c'est la pire menace que je perçois actuellement pour ma prospérité économique future et celle de tout mes concitoyens.

Justin Bertrand

@Pierre-Yves,

Il faudrait une globalisation de l'économie en même temps qu'un marginalisation des gouvernements.

Il faudrait que l'économie se globalise et que la politique se localise. C'est la seule manière qu'on va venir à bout du système de gouvernements et des tyrannies.

Mais ce que je vois c'est les gouvernements qui profitent de la "crise" pour se globaliser et marginaliser l'économie, c'est très inquiétant.

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

"Mais ce que je vois c'est les gouvernements qui profitent de la "crise" pour se globaliser et marginaliser l'économie, c'est très inquiétant."

C'est effectivement ce que les gouvernements tentent de faire, mais d'une part ils ne se mettront jamais d'accord entre eux puisqu'ils n'acceptent pas de s'enligner sur la seule dynamique qui puisse faire l'unanimité, celle du marché, et d'autre part la marginalisation des économies nationales conduit tôt ou tard à une marginalisation de l'influence des gouvernements concernés.

Mais en attendant nous allons tous souffrir de leurs crétineries.

Justin Bertrand

Pierre-Yves,

Alors, vous dites que le marché mondial est plus puissant que les gouvernements et qu'en bout de ligne, le marché va gagner et ramener les gouvernements à l'ordre ?

J'espère que vous avez raison.

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

Je le pense oui. Parce qu'on ne peut pas 'marginaliser' l'économie (c'est comme marginaliser la vie finalement), sans condamner la société à la pauvreté et à la dictature, ce qui ne fait pas des enfants forts et ne saurait durer éternellement.

Frankyb

Merci à tous pour les réponses !

Je crois avoir une assez bonne compréhension du sytème de réserve fractionnaire et de ses effets, autant les néfastes (bank run, inflation) que les bons (facilités de crédit). Ce que je voulais dire en fait, c'est que ce que je comprends surtout mal, c'est toute l'indignation viscérale que ce système suscite chez les gens, autant chez les libertariens que chez les autres, alors que l'inflation causée par un tel système et en soi une taxe de 2-3% par année (lorsque bien gérée), comparativement au 30-40% de taxes et d'impôts que le gouvernement vient chercher dans nos poches chaques années ou encore aux 5-10% de cotisations syndicales prises directement sur les salaires des individus. J'ai l'impression que la réaction est fortement disproportionnée par rapport au mal réel, et c'est à ce niveau que je me questionne.

Je crois que Bastiat79 a fourni une explication plausible, à savoir que les gens ne savent pas que quand ils déposent leur argent à la banque, la banque est libre de s'en servir à son propre profit et de reprêter une partie de ce montant.

Peut-être que je me trompe, mais j'ai aussi l'impression que cette indignation vient du fait que les gens croit que la banque se crée de la richesse en reprêtant les montants, d'où mon lien actifs - passifs. Je faisais en fait référence à l'identité comptable fondamentale, à savoir que débit = crédit et que actifs = passifs + capitaux propres. Dans le cas d'une réserve de 10% et d'un dépot initiale de 100$, la banque ne s'accorde pas 900$ de plus sorti de nulle part. Ce 900$ en réalité appartient à ses déposants, qui ont obtenus ce 900$ en vendant des biens et services à d'autres individus qui eux ont empruntés à la banque les même montants en questions. Si on appareille tous les prêts et tous les dépots détenus par la banque ensemble, la banque n'est pas plus riche de 1 sous à la fin du cycle. Elle ne sert que d'intermédiaire entre les épargnants et les emprunteurs.

Je ne comprends donc pas le discours de "les banques nous volent par le système de réserve fractionnaires!" que tiennent certains. Au contraire, elle nous rendent un service, elle protège mon argent contre le vol, tout en me remettant un montant d'intérêt sur l'argent qu'elle a fait en prêtant mes épargnes. Il est tout à fait normale qu'elle se prennent une commission pour cette activité. Je ne comprends pas non plus le fait que tel chose devrait être difficile à croire ou qu'on cherche à cacher tel fait, comme le mentionnent plusieurs vidéos sur le web ou comme le laisse sous-entendre le commentaire de M Chéreau :

"Je n'invente rien, si vous voulez lire le document officiel de la FED à ce sujet, ... (le doc est difficile à trouver)"

Je ne vois pas pourquoi quelqu'un aurait de la difficulté à vous croire, c'est effectivement comme cela que le système fonctionne. Merci de l'offre pour le document officiel, mais ce n'est pas nécessaire, le système de réserve fractionnaire est clairement expliqué un peu partout sur internet et dans n'importe quel manuel de macroéconomie. D'ailleurs, dans le manuel que j'ai, on mentionne qu'il n'y a pas de taux de réserves fractionnaires minimum au Canada et que les banques le situe de leur propres chefs un peu en bas de 2%, pourtant, aucune banque Canadienne n'est en faillite pour l'instant et l'inflation est à un niveau relativement acceptable.

Finalement, j'ai de la difficulté à concevoir que certains libertariens exige des réserves totales (j'avoue y avoir été fort en disant que cela tuerait le crédit, mais on s'entend qu'il serait fortement diminué), qui ne peuvent être exigés que par une réglementation de l'état, et qui va à l'encontre de ce que préconise un système de "free-banking". Surtout lorsque l'on réclame se système pour lutter contre une tyranie d'élites quelconques, car l'inflation, de par sa nature, bénéficie en fait les emprunteurs... Tout ça m'apparaît fortement contradictoire en soi.

Et pour ce qui est de l'étalon-or, j'avoue toutefois que cela serait certainement mieux que de laisser la planche à billets aux politiciens comme c'est le cas présentement, mais je rappelle que même Hayek n'y croyait plus :

"The gold standard was based on what was essentially an irrational superstition. As long as people believed there was no salvation but the gold standard, the thing could work. That illusion or superstition has been lost. We now can never successfully run a gold standard. I wish we could."

Source : http://www.reason.com/news/show/33304.html

P.S. : Désolé pour le long post!

Pierre-Yves

@FrankyB

Au contraire, merci à vous de ce résumé.

"Je crois que Bastiat79 a fourni une explication plausible, à savoir que les gens ne savent pas que quand ils déposent leur argent à la banque, la banque est libre de s'en servir à son propre profit et de reprêter une partie de ce montant."

Définitivement. Et cela explique entre autres les âneries à tomber par terre qu'on lit dans les journaux sur le fait que "un dollar épargné est un dollar qui n'est pas ré-injecté dans l'économie". Non seulement il est réinjecté dans l'économie au moyen du crédit, ce dollar, mais il l'est (au niveau des banques de dépôt) au taux de 3 dollars prêtés pour un dollar épargné, grosso-modo.

"Peut-être que je me trompe, mais j'ai aussi l'impression que cette indignation vient du fait que les gens croit que la banque se crée de la richesse en reprêtant les montant"

La seule richesse que se crée la banque est le "spread", l'écart entre l'intérêt qu'elle paie sur le dépôt, et l'intérêt effectif qu'elle reçoit sur le prêt, ce qui représente un rémunération pour le service rendu (bon, il y'a aussi la question des frais banquaires, mais on en sortirait plus, et on peut considérer la généralisation des frais banquaires comme un autre effet pervers de la réglementation étatique des taux d'intérêts).

John Chéreau

À FrankyB:
"Je ne comprends pas non plus le fait que tel chose devrait être difficile à croire ou qu'on cherche à cacher tel fait, comme le mentionnent plusieurs vidéos sur le web ou comme le laisse sous-entendre le commentaire de M Chéreau"

Précision. Je n'insinuais rien. Il y a un an, cela m'avait pris un temps de fou pour trouver Modern Money Mechanism et je voulais vous épargner la peine de le rechercher. Je ne fais pas parti de ceux qui croit en une quelconque conspiration pour cacher le système fractionnaire.


« Dans le cas d'une réserve de 10% et d'un dépot initiale de 100$, la banque ne s'accorde pas 900$ de plus sorti de nulle part. Ce 900$ en réalité appartient à ses déposants, qui ont obtenus ce 900$ en vendant des biens et services à d'autres individus qui eux ont empruntés à la banque les même montants en questions »

J’avoue que je ne comprends pas ce commentaire. Comment 900$ de crédits peut appartenir à des déposants?

Petite parenthèse, j’espère que vous n’insinuez pas que les déposants soient des épargnants car, le graphique suivant http://mises.org/story/3390 (le premier) illustre qu’actuellement, c’est la FED qui finance le système, pas l’épargne.

Ceci ne peut mener qu’à l’inflation et c’est précisément pourquoi les libertariens dénoncent en bloc le système fractionnaire.

Justin Bertrand

FrankyB,

" que les bons (facilités de crédit)."

Le crédit facile n'est pas vraiment une bonne chose, imprimer des billets ce n'est pas comme imprimer des biens et services.

S'il n'y a pas une véritable épargne sous forme de surplus de produits et surplus de service, la facilité de crédit va seulement augmenter la masse monétaire par rapport à la richesse déjà existante.

Ce qui favorise les premiers utilisateurs du crédit facile et pénalise les épargnants qui voient alors la valeur de leur argent détruite par l'inflation.

Ce qu'il faut c'est augmenter la productivité plutôt que le crédit.

waried

@ Sébas

Merci de la réponse. Je suis totalement d'accord avec vous. C'est la façon de l'exprimer que je n'avais pas compris. Merci de l'éclaircissement!

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

"Le crédit facile n'est pas vraiment une bonne chose"

La seule chose vraiment importante est que l'offre de crédit (et par conséquent son prix) reflète la disponibilité de l'épargne. Un crédit 'artificiellement' facile (comme ça a été le cas), ou 'artificiellement' difficile sont deux situations aussi nocives l'une que l'autre.

Justin Bertrand

Un crédit artificiellement difficile ?

Ce ne serait pas nécessairement une mauvaise chose, cela forcerait la liquidation des malinvestissements et cela forcerait l'épargne avant le crédit et cela favoriserait les épargnants.

On se ramasserait avec de la vraie richesse en bout de ligne, mais bon mieux vaut le crédit au prix du marché et non pas décidé par des administrateurs du gouvernement.

Je n'ai jamais compris pourquoi il fallait du crédit pour faire rouler l'économie, dans ma tête à moi il faut de l'épargne, si une entreprise ne peut fonctionner qu'à crédit c'est qu'elle ne peut pas fonctionner tout simplement.

Je suis allergique aux dettes et je préfère me priver plutôt que m'endetter. Si je lance une entreprise un jour, ce sera une très petite entreprise avec peu de mise de fonds et les choses iront en augmentant, sinon je déposerai mon bilan et me trouverai un emploi.

Si ça ne marche pas en petit, ça ne marcheras pas en grand, il ne sert à rien de vouloir partir gros à crédit. Si tu ne peux pas partir petit avec tes épargnes oublie ça.

Pour partir gros à crédit, il faut déjà avoir de l'expérience, une base de clients, relever des besoins dans le marché. Autrement dit, pour moi le crédit sert à grossir une entreprise déjà établie, déjà profitable et qui manque les liquidités nécessaire mais qui a des actifs pour garantir le prêt.

Ce genre de crédit permet de saisir des opportunités qui autrement nous glisseraient entre les doits faute de liquidités.

Mais jamais je ne prendrais de risques à crédit, si je dois m'endetter un jour ce sera parceque j'ai flairé une opportunité de croissance et que j'ai des actifs pour couvrir la dette au cas où ça tourne mal.

Mais s'endetter pour une hypothèque, no way, s'endetter pour une voiture no way, s'endetter pour partir une grosse compagnie no way.

Dans la vie il faut faire son chemin petit à petit à la sueur de son front en toute honnêteté. C'est dur, c'est difficile, c'est rigoureux mais c'est la seule façon.

Ce que je trouve le plus absurde c'est le crédit à la consommation, complètement stupide le crédit pour s'acheter une tv plasma etc. Toutes des dépenses finales qui ne rapportent aucun revenu par la suite et tous des produits qui se déprécient et se revendent mal avec le temps.

On se retrouve avec une dette pure et rien pour la couvrir et ça ne génère aucun revenu. Non-merci, je vais me contenter de ma petite télévision achetée à $45.

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

Un crédit 'artificiellement difficile'. Ce ne serait pas nécessairement une mauvaise chose, cela forcerait la liquidation des malinvestissements et cela forcerait l'épargne avant le crédit et cela favoriserait les épargnants.'

Ça n'a pas de sens de dire qu'on 'favorise l'épargne avant le crédit'. l'épargne, C'EST le crédit. Si vous étranglez artificiellement la demande de crédit, et bien l'offre de crédit, c'est à dire l'épargne, sera consommée directement au lieu d'être consommée sous forme de crédit.

Justin Bertrand

@Pierre-Yves,

Pour pouvoir faire crédit, c'est à dire prêter, il faut avoir quelque chose à prêter.

Si cela devient difficile d'emprunter, cela veut dire qu'il est facile d'épargner et d'accumuler des épargnes en vue de les prêter plus tard.

Avant de prêter son eau, il faut remplir la bouteille, si c'est difficile de verser l'eau de la bouteille, alors elle pourra se remplir en vue de verser son eau plus tard.

Les épargnes ne sont pas systématiquement du crédit, c'est plutôt le crédit qui est constitué d'épargne, mais vous pourriez très bien épargner votre fric sous votre matelas et ainsi ne le prêter à personne.

Pierre-Yves

@Justin Bertrand

'Si cela devient difficile d'emprunter, cela veut dire qu'il est facile d'épargner et d'accumuler des épargnes en vue de les prêter plus tard.'

Malheureusement, ça ne marche pas tout à fait comme ça. Ou pensez vous qu'elles vont vos épargnes? À la banque n'est ce pas? Vous pensez que la banque va vous demander votre avis avant de prêter à quelqu'un d'autre sur cet actif? Bien sûr que non: c'est leur bifteck de prêter de l'argent.

Ensuite, lorsque la demande pour un bien diminue, le prix de ce bien diminue aussi. Par conséquent ce que vous proposez amènerait nécessairement une chute du taux de rémunération de l'épargne. Autrement dit, plus personne ne sera intéressé à épargner.

L'argent n'est certe pas une marchandise comme les autres; cela ne signifie pas qu'il ne partage pas certains attributs avec les marchandises 'ordinaires', dont en particulier la dynamique de l'offre et de la demande. En économie, ce qui sort d'une poche entre toujours dans une autres.

À moins évidemment que vous ne conserviez votre épargne sous votre matelas; mais là, c'est vous qui vous tirez dans pied.

Justin Bertrand

"À moins évidemment que vous ne conserviez votre épargne sous votre matelas;"

J'ai de l'or sous mon matelas, pas des billets alors mon pied se porte très bien ;-)

Mais blagues à part, je comprends ce que vous dites. Avec notre système fiduciaire de l'argent c'est une dette quelque part, c'est un crédit. Ce n'est pas comme de l'or où c'est un actif solide.

Un billet de banque c'est une reconnaissance de dette.

John Chéreau

À chaque fois que je lis une nouvelle provenant des États-Unis, cela semble de plus en plus évident que ses dirigeants sont carrément des imbéciles. La dernière nouvelle est franchement déconcertante. En gros, ils veulent règler le problème du réchauffement climatique par...plus de pollution. Oui, vous m'avez bien lu. Si vous avez vu le film "The Matrix", souvenez vous de l'écran de fumée qui obscurcit le soleil...

http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hm1kMpA2nQALOfQL8Y8PxxTHNVtgD97EI0LO1

Justin Bertrand

Ce qui est ironique, concernant le réchauffement climatique, c'est qu'il réussira à tous nous anéantir et ce avant même que la terre devienne trop chaude.

Les politiques stupides des diverses gouvernements et la violence avec laquelle ils feront appliquer ces politiques feront mourrir des centaines de millions de personnes bien avant les tempêtes apocalyptiques tant prédites par les climatologues.

Dans ce contexte, ne rien faire, ne pas intervenir serait plus bénéfique à l'espèce humaine plutôt que de la taxer et de la réglementer à mort.

Rémi

Un article que j'ai vu sur slashdot.
http://www.thenation.com/doc/20090420/hayes

En gros, l'industrie du papier américain utilise les résidus de bois, nommé « black liquor », pour leurs besoins en énergie, c'est très économique et vert. Le bon gouvernement, voulant aidé les énergies « vertes » ont dont créer une loi subventionnant l'utilisation de carburant « mixte »( combinaison de carburant « vert » et stardard, tel le diesel), le seul problème, c'est que le « black liquor » n'est pas considéré mixtes. Les papetières rajoutent donc du diesel dans leur combustible pour se qualifier. Ils reçoivent donc plus de 8 milliards par années pour rajouter du diesel dans leurs carburants. C'est tout simplement brillant, l'intervention étatique à son meilleur.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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