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01 juin 2009

Commentaires

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Sophie

Est-il vrai que le systeme de santé américain est privatisé? Je me doute que non. Alors j'aimerais les nuances des intervenants. Comment répondre a une personne qui ne cesse de répéter que le systeme est au service des riches?

Martin Masse

@ Sophie,

Je vous suggère de commencer par lire cette Note économique de l'IEDM:
Deux mythes sur le système de santé américain
http://www.iedm.org/uploaded/pdf/juin05_fr.pdf

"Les problèmes du système de santé américain découlent en grande partie non pas de son caractère privé, mais plutôt de la lourde réglementation à laquelle il est soumis et de la façon dont le système d’assurance fonctionne."

Gilles Guénette

@ Sophie,

Je vous suggère aussi de regarder cette vidéo: http://www.freemarketcure.com/uninsuredinamerica.php

Elle met en perspective l’argument massue qui veut que 45 millions d’Américains ne possèdent pas d’assurance privée – avec en filigrane l’idée que ces personnes sont trop pauvres pour s’en payer et que malades, elles sont vulnérables et susceptibles de décéder, faute de soins.

Dans «Uninsured in America», Stuart Browning rencontre des Américains qui ont décidé, pour diverses raisons qui n’ont rien à voir avec l’épaisseur de leur portefeuille, de ne pas avoir d’assurance privée. Browning démontre que les fameux 45 millions d’Américains avancés par les Moore & Cie sont en fait un beaucoup moins impressionnant 8 millions d’Américains. Et que ces derniers, même si le système de santé était nationalisé mur-à-mur, ne seraient pas nécessairement protégés et seraient sans doute laissés à eux-mêmes.

Neuf minutes bien utilisées qui mettent les choses en perspective.

waried

Depuis que je lis sur l'école autrichienne et le libertarianisme, je n'ai toujours pas réussi à répondre à une question importante.

Concrètement, comme peut-on passer de notre système actuel à celui de l'école autrichienne? Pour revenir à l'étalon or, comment procède-on? Combien d'or va à qui? On l'évalue de quelle façon? Comment s'y prend-on avec le surplus d'argent américain disponible? Bref, comment le transfert se fait? On ne peut pas abandonner du jour au lendemain les secteurs qui vivaient grâce à l'état, ça prend une progression? Pour revenir à l'étalon or, est-ce que ça ne doit pas être fait par l'ensemble des nations?

Je suis un fervent défenseur de cette école et je réussi à convaincre des gens autour de moi, mais je ne suis pas encore en mesure de leur expliquer comment on pourrait effectuer le changement. C'est bien de relater des problèmes, mais il faut amener des solutions pour augmenter notre crédibilité.

Merci à l'avance de votre réponse. Ça va me permettre de confondre les sceptiques

 Johnny

Le fonctionnement des labels type écologique et autre ne me semble pas fonctionner de la meilleure manière.
Aujourd'hui un producteur doit payer une société qui l'autorise à apposer son label sur son produit si le producteur a investi pour s'adapter aux normes du label.
Ce coût est évidemment reporté sur le prix final du produit.
Le producteur se retrouve avec des freins au passage à l'acte, investissement parfois conséquent, coût du label, et coût du produit plus élevé avec frein à l'achat pour le consommateur si le label n'est pas encore très reconnu.
De mon point de vue, le label pour le producteur n'est pas une bonne affaire à moins d'avoir déjà une part de marché conséquente et qu'il recherche un moyen supplémentaire de se démarquer.
Il me semblerait plus efficace (dans le sens d'aboutir à des produits de meilleure qualité, en plus du jeu de la concurrence)et plus naturel pour de petits producteurs que les labels soient proposés avec une compensation.
Par exemple, ce peut-être une association de consommateurs qui veut un certain produit réalisé avec des normes biologiques. Elle publie les normes qu'elle souhaite être respectées ainsi qu'une compensation maximale (dépendante du volume peut-être) dont les fonds ont été réunis par l'association.
Les producteurs qui le souhaitent, reçoivent la compensation, se mettent aux normes et peuvent appliquer le label sur leurs produits.
A mon sens, cela permet à tous types de producteurs d'améliorer la qualité de ses produits en faisant baisser le coût du passage à l'acte.
Une subvention payée par les intéressés en échange de résultats concrets en fait.

Vous en pensez quoi ?

Bastiat79

@ Waried

Pour revenir à l'étalon-or, il suffit de défaire les lois qui on défait l'étalon-or. Ça ne devrait pas paraître si compliqué.

On peut commencer par permettre les "clauses or" dans les contrats privés et permettre aux banques d'offrir des comptes d'épargne-or et d'émettre des billets de banque convertibles en or. Abolir le cours légal et permettre la compétition entre différentes monnaies. Éventuellement les taxes peuvent être collectées en or et la Banque du Canada peut être fermée et retourner ses réserves au ministre des finances. C'est l'avenue la plus libertarienne je crois.

Alternativement, on peut demander à la Banque du Canada de changer de politique monétaire, ce qui revient à remplacer le "panier" CPI par une quantité fixe d'or. Ça permettrait de garder la même monnaie (dollar canadien) mais c'est un peu comme demander au loup de s'occuper de la bergerie.

Pierre-Yves

@Johnny

"Une subvention payée par les intéressés en échange de résultats concrets en fait."

Que c'est le bons sens même. Les organisations à but non-lucratif ne fonctionnent pas autrement. Et ça n'empêche pas de garder *aussi* l'oeil sur l'aspect profits, c'est surtout une question d'organiser la comptabilité comme faut entre la partie qui sert à mesurer la performance financière, et la partie qui sert à mesurer la performance écologique (parties qui ne sont pas nécessairement disjointes d'ailleurs). Un "tableau de bord équilibré" (balanced scorecard) permet de conserver tout ça en perspective.

Pierre Lavoie

Que pensez-vous de la situation de GM en ce moment? Le gouvernement américain qui se rend pratiquement propriétaire de l'entreprise? Est-ce une bonne nouvelle?

Mathieu

@Pierre Lavoie

Pour moi, c'est comme si le gouvernement du Québec ou du Canada avait décidé d'investir massivement dans Nortel, même sachant que l'entreprise va, très prochainement, ne plus rien valoir.

Il faut faire CROIRE qu'être surhumain et qu'avoir de superpouvoirs, c'est possible quand on est politicien.

waried

@ Bastiat79

Effectivement, je cherchais beaucoup trop complexe...

Merci!

waried

@Pierre Lavoie

Ça ne peut pas être une bonne nouvelle... Le gouvernement s'entête encore à garder des facteurs de production non rentables en vie artificiellement.

Ça baisse la productivité nationale et appauvrit les Américains....

David Gagnon

@ Sophie:

Au États-Unis, le gouvernement dépense 6,9% du PIB dans le réseau de santé public. Dans les pays de l’OCDE cette proportion est de 6,4% et de 6,9% au Canada. Donc les USA et le Canada supporte au même niveau leur réseau de santé public.

Si au final on dépense plus aux USA, c’est parce que la loi le permet (ce n’est pas le cas au Canada) et parce que les gens sont plus riches. Les dépenses privées en santé aux États-Unis sont plus élevé parce que les américains ont les moyens de payer pour avoir plus de soins que les canadiens.

Mais ce n'est pas tout. La tonne régulation aux États-Unis fait aussi augmenter la facture des soins de santé.

À ce sujet, un voici un reportage de John Stossel:

http://www.dailymotion.com/video/x4hvbu_medecine-socialiste_politics

décembre

Question pour ceux et celles qui rêvent d'un pays francophone.

N'étant pas un adorateur hystérique du drapeau, je me demande à quoi servirait l'Indépendance du QC puisque que nous n'aurions que ce mot pour nous vanter mais pas les outils pour agir comme il se doit dans un système cohérent bâti par et pour la personne humaine ?

Sachant ce que l'on sait et, personnellement, ne voulant pas mettre des efforts pour obtenir un résultat glorieux soit, mais inutile, si le Québec devient un État, créera-t-il sa propre monnaie ? Sera-t-il vraiment libre, comme dans, libre ?

Sinon, laissez faire, j'me pousse au Venezuéla.

Pierre-Etienne Fiset

Dans le système socialiste actuel il n'y a pas d'intérêt à avoir un pays indépendant, d'un autre côté, tant qu'on fait partie du Canada, on sera toujours limité question "free market", parce que les frontières, les installations portuaires bref, là où les marchandises passent, ça relève du fédéral, donc quand bien même on aurait un parti libertarien au Québec, et que ce parti était élu et qu'il virait tout le système québécois à l'envers on aurait toujours le fédéral dans nos pattes. Merde on peut même pas avoir de ticket modérateur dans le système de santé, la loi fédérale ne le permet pas, toute les taxes que l'on impose aux marchandises qui arrivent de l'étranger etc...

waried

@ Pierre-Étienne

On a plus de chances de voir un parti libertarien en pouvoir au Canada qu'au Québec et même là, les chances sont minces...

Pierre-Etienne Fiset

@Waried

"gros soupir", tu as raison malheureusement. Je ne veux pas faire de propagande séparatiste, je veux seulement démontrer qu'il y a une minorité de souverainistes qui croient au libre marché et au droit de propriété, j'en fais partie, par contre étant donné l'immense fossé entre mes idées et les idées socialiste de la majorité des souverainiste je n'ai jamais fait partie du mouvement et j'ai toujours gardé mes idées pour moi ne sachant pas que j'étais libertarien puisque j'ignorais même l'existence du mot.

M. Tremblay

"Le gouvernement s'entête encore à garder des facteurs de production non rentables en vie artificiellement."

Je ne crois pas que GM soit une compagnie non rentable. C'est une compagnie solide qui a été envahie par des lois pro-syndicales, la forçant à consentir des salaires et des conditions de travail qui n'ont aucune commune mesure avec ses compétiteurs étrangers. Dans un tel contexte, l'entreprise s'est vue offrir deux choix :

i- Produire des véhicules de qualité égale à la concurrence mais vendus beaucoup plus cher - solution impossible, ou
ii- Produire des véhicules de qualité inférieure mais à prix compétitif, et espérer que le marketing permette de compenser l'écart de qualité

En bout de piste, à long terme, aucune entreprise ne peut survivre à sa concurrence dans un environnement de coûts diamétralement opposé.

Ma prédiction : Obama va se servir de GM pour produire des véhicules verts et va y injecter la puissance de l'État pour écraser la concurrence. GM va ressurgir en situation dominante sur le marché américain, et une bonne majorité des gens vont applaudir ce résultat sans en réaliser les implications à moyen et long terme.

Pierre-Yves

@Pierre-Etienne Fiset

'Merde on peut même pas avoir de ticket modérateur dans le système de santé, la loi fédérale ne le permet pas, toute les taxes que l'on impose aux marchandises qui arrivent de l'étranger etc... '

C'est faux, voir la note économique de l'IEDM sur le sujet: http://www.iedm.org/uploaded/pdf/santejuridique.pdf

La loi fédérale sur la santé n'a pas de portée obligatoire. Une loi provinciale qui y contreviendrait n'est donc pas invalide et les répercussions sont purement politiques et financières, non juridique (or, le politique et le financier, ça se négocie, justement les gouvernements québécois sont généralement experts en la matière).

Le gouvernement québécois n'a aucune excuse juridique pour s'empêcher de réformer le système de santé, autre que... sa propre législation et son absence de volonté d'agir face aux lobbies provinciaux de la santé.

philippe texier

Je viens de terminer la lecture du livre de Normand Baillargeon «L'Ordre moins le pouvoir»
Il a déjà été question des opinions de M. Baillargeon dans quelques articles du QL, et l'auteur remercie Martin Masse pour avoir lu le manuscrit , on est donc en pays de connaissances.

En citant Chomsky (page 180), il pose quand même une interpellation intéressante : « Supposons, que par des moyens que l'anarcho-capitalisme tient pour légitime -...- une personne en vienne à contrôler un élément nécessaire à la vie. Les autres sont contrains soit de se vendre comme esclaves à cette personne, s'il veut bien d'eux, soit de périr. Cette société serait présumée juste!»

Que répondre?

Pierre-Yves

@philippe texier

"Supposons, que par des moyens que l'anarcho-capitalisme tient pour légitime -...- une personne en vienne à contrôler un élément nécessaire à la vie."

Supposons que, par des moyens légitimes, je devienne Dieu. Quelle probabilité doit-on accorder à cette possibilité?

Pierre-Etienne Fiset

@Pierre-Yves

Très intéressant ce texte il n'empêche que techniquement, vu notre dépendance aux versements fédéraux, on parle d'une très longue négociation. Tous les étatistes nous cassent les oreilles avec le système Suèdois, il devrait peut-être regarder comment il fonctionne, ils en ont un eux, un tiquet modérateur.

Pierre-Etienne Fiset

@philippe texier

Même dans le cas improbable où un seul individu contrôlerait un élément essentiel à la vie, combien de temps pensez-vous que les gens toléreraient une pareille chose, aucun individu ne pourrait contrôler longtemps un élément essentiel à la vie.

Bastiat79

@philippe texier

Ça me paraît logiquement impossible: si l'élément était précédemment inutilisé, alors il ne peut pas être essentiel. S'il a été vendu, c'est que les vendeurs ne le jugeaient pas essentiel non plus.

Baillargeon est sûrement de ceux qui pensent que "on peut tout acheter en payant le prix du marché". Ce qui démontre une compréhension totale ce que qu'est un marché.

Par exemple, même si on cogne à ma porte à 5h du matin pour m'offrir un million de dollars sur le champ contre le contenu de mon frigo, je ne crois pas que je vais vendre. Si le contenu de mon frigo vaut maintenant un million, j'ai tout intérêt à le garder et de m'informer pour voir ce qui s'est passé entre temps.

M. Tremblay

@ Pierre-Yves,

Vous répondez par un sophisme. Philippe Texier soulève une hyptohèse qui appartient au domaine du possible. On ne peut en dire autant de la vôtre...

Kevin

@ M. Tremblay et Philippe Texier

Non ça n'appartient pas au domaine du possible, il n'existe strictement rien qui soit à la fois essentiel à la vie et contrôlable par un individu ou des groupes d'individu. Même l'eau serait impossible à ériger en monopole pour plusieurs raisons.

En premier lieu parce qu'il y en a une quantité industrielle et répartie partout dans le monde. Pour avoir un contrôle sur toute l'eau de la planète, une entreprise devrait posséder.... quoi le PIB total de tout l'occident??? De plus rien ne lui garantit de garder son monopole puisque une augmentation des prix rendrait rentable la désalinisation de l'eau.

Si l'auteur parle de quelquechose comme le pétrole, c'est encore une fois impossible puisque ce n'est pas une fin (et pas essentiel anyways) mais seulement un moyen. Comme le charbon et le bois ont précédé le pétrole, il y a des milliers de possibilités qui s'ouvrent.

Si l'auteur parle de nourriture..... eh bien c'est encore plus impossible.. pas besoin d'expliquer qu'on peut faire pousser des plantes ou élever du bétail partout sur la terre et que la dernière personne à se faire acheter son bétail par le nouveau "monopole" (qui aurait des moyens financiers encore plus grand que l'occident réunis!!) verrait la valeur de celui-ci grimper à des prix hallucinant!!

La simple logique économique rend la possibilité de M. Baillargeon impossible. J'ai toujours trouvé ce personnage étrange parce qu'il fait preuve d'une extrême rationalité en même temps que d'un simplisme désarmant... J'ai le livre "Petit cours d'auto-défense intellectuelle" et il vient lui-même embarquer des sophisme dans l'ouvrage qui est supposé défaire ceux-ci.

Whatever... en passant, Pierre-Yves a répondu par ironie et non par sophisme parce que la supposition de Chomsky est aussi réaliste que celle qu'il a proposé...

Pierre-Yves

@M.Tremblay

'Vous répondez par un sophisme. Philippe Texier soulève une hyptohèse qui appartient au domaine du possible. On ne peut en dire autant de la vôtre...'

Bon, je pense que Kevin a répondu à ma place, mais je voulais seulement 1) introduire un peu d'humour dans la discussion, et 2) souligner effectivement que je ne peux imaginer un exemple de ressource indispensable, comme l'air ou l'eau, qui puisse être entièrement monopolisé par une entité privée 'par des moyens légitimes'.

Bien entendu, il y'a les moyens illégitimes (pour l'eau par exemple), mais le résultat de ces moyens est généralement d'induire un conflit armé... qui généralement est une situation perdant-perdant pour tout le monde (voir les conflits autour de l'eau au Moyen-Orient).

Je voulais également souligner le danger qu'il y'a à introduire dans une réflexion des hypothèses dont la probabilité est nulle, à toutes fins pratiques. Le cadre de l'action humaine étant l'incertitude, le minimum qu'on puisse faire pour être efficace est de se contenter du plausible.

À moins bien entendu que Philippe ne me mette le nez sur un exemple vraisemblable, mais sans oublier que le corrollaire du théorème 'ce qui est pour arriver, finit toujours par arriver' est 'ce qui ne peut arriver, n'arrivera pas'.

Don

Question plus technique: comment les libertariens - qui fondent leur compréhension de l'économie sur les écrits de Rothbard et Mises - expliquent-ils l'absence d'inflation au Japon alors qu'eux aussi ont erré dans le "quantitative easing" et les bailouts de trillions de dollars?

Le Japon a peut-être connu une décennie perdue (voire deux), mais ils sont loin d'avoir vécu une dépression, et surtout, toujours aucun signe d'inflation...

Martin Masse

@ Don,

Voir dans le Fil de discussion libre d'octobre, il y a une discussion sur l'inflation et la déflation et je réponds à une question similaire concernant le Japon dans un commentaire le 12 octobre.
http://www.leblogueduql.org/2008/10/le-fil-de-discu.html

Don

Merci. Je constate que la réponse n'est pas claire. Sur le web, la meilleure explication que j'ai lue affirme que le gouvernement japonais n'a pas imprimé des Yens, il a seulement utilisé ses épargnes massives (et celles de ses citoyens?). L'État s'est endetté à mort, mais au moins il n'aurait pas imprimé de monnaie. Donc, techniquement, on ne devrait pas s'attendre à une inflation hors de contrôle. Qu'en pensez-vous?
Merci!

Pierre-Etienne Fiset

Vous avez raison, quand vous n'imprimez pas de monnaie vous ne provoquez pas d'inflation, mais aux USA au moment où j'écris ces lignes(ça sonne vraiment bien, au moment où j'écris ces lignes, ça fait journaliste) l'oncle Sam imprime des dollars à la tonne donc on ne doit pas s'y attendre, l'inflation va arriver.

M. Tremblay

@Pierre-Yves et Kevin,

La discussion vaudrait peut-être un article et je serais curieux d'entendre tous les points de vue, mais à mon sens l'anarcho-capitalisme, après peu de temps, risquerait de remplacer un état politique par un état mafieux. Je crois que la moralité à laquelle adhèrent les libertariens échappe à plusieurs et que la soif de pouvoir est dans la nature humaine; les groupes organisés finissent nécéssairement par l'emporter sur les individus désorganisés. Je suis donc minarchiste, mais à la fois peu convaincu qu'il existe une solution idéale au problème.

Ne cessez surtout pas de faire de l'humour lorsque bon vous semble, mon commentaire précédent n'avait pas pour but de vous reprocher celà!

Maxime


Toutes ces discussions sur l'inflation m'ont fait réfléchir aux moyens possibles pour un individu de se défendre contre ce phénomène. Que pensez vous des bonds à taux réel (real rate) du genre XRB ?

Si l'inflation venait en effet, les interventionnistes des banques centrales hausseraient-ils les taux ?

Pierre-Yves

@M. Tremblay

"La discussion vaudrait peut-être un article et je serais curieux d'entendre tous les points de vue, mais à mon sens l'anarcho-capitalisme, après peu de temps, risquerait de remplacer un état politique par un état mafieux."

C'est aussi mon opinion, mais le scénario que vous évoquez me parait invraisemblable c'est tout. Un état anarcho-capitaliste 'maffieux' ne serait pas nécessairement un état sans ordre ni règles, sauf que ces règles seraient 'négociées' à l'AK47 entre groupes rivaux au lieu d'être imposée par un pouvoir central. Par contre je pense qu'un état de ce type évolue ensuite tout naturellement vers la dictature.

Don

Je repose ma question: sur le web, la meilleure explication que j'ai lue pour l'absence d'inflation au Japon affirme que le gouvernement japonais n'a pas imprimé des Yens, il a seulement utilisé ses épargnes massives (et celles de ses citoyens?). L'État s'est endetté à mort, mais au moins il n'aurait pas imprimé de monnaie. Donc, techniquement, on ne devrait pas s'attendre à une inflation hors de contrôle. Qu'en pensez-vous?

Cette situation semble confondre les libertariens puisqu'elle va à l'encontre de leurs scénarios d'hyperinflation aux États-unis.

Pierre-Etienne Fiset

@Don

"Donc, techniquement, on ne devrait pas s'attendre à une inflation hors de contrôle. Qu'en pensez-vous ?"

Techniquement quoi exactement ? Qu'est-ce que les actions stupides du gouvernement japonais dans les années 90 ont à voir avec la situation économique actuel ? En quoi le fait que les Japonais se soient endettés comme des cons dans les années 90 empêcherait les USA de 2009 de subir de l'inflation ?

Ce que tu dois savoir, c'est que ce qui cause l'inflation de nos jours c'est l'émission trop importante de monnaie par l'état, bref quand la planche à billet tourne à fond. C'est ça qui cause l'inflation, trop d'argent qui circule.

Selon ce que j'ai lu un peu partout sur le net, si on additionne tous les plans de relance d'Obama, ça fait 12800 milliards de beau dollars. Ceci mon ami représente plus que la dette publique des USA, pas besoin de te dire qu'Obama n'a pas l'argent pour honorer toutes ses promesses et comme il ne peut pas faire comme les Japonais dans le temps, c'est-à-dire s'endetter comme un con parce que c'était déjà fait depuis bien avant son élection il ne lui reste qu'une autre solution, imprimer l'argent, imprimer des milliers de milliards de dollars (millier de milliards, juste l'écrire c'est ridicule).

Quand il va balancer tout cet argent dans l'économie (C'est déjà commencé en fait) on va avoir une assez belle inflation, ce que les libertarien craignent c'est, là je te renvois au texte de Martin Masse : L'effondrement du dollar américain - 2, c'est que la fed : Poursuive sa politique inflationniste en achetant massivement des obligations pour soutenir leur valeur et maintenir les taux bas, ce qui entraînerait une HYPERINFLATION et un effondrement encore plus accéléré du dollar, le largage de l'économie américaine par le reste du monde et une chute draconienne du niveau de vie des Américains.

C'est ça le scénario libertarien d'hyperinflation au USA et il n'y a rien dans cette histoire de Japonais qui se sont endetté au siècle dernier lors d'une crise sans communes mesures avec celle que nous vivons présentement qui va à l'encontre de ce scénario. Qui pour l'instant n'est qu'un scénario d'ailleurs

Don

La situation américaine je la connais. Mais personne ne semble capable d'expliquer pourquoi les trillions de dollars dépensés par le gouvernement japonais depuis des années n'ont jamais mené à une inflation?

Je répète l'hypothèse que j'essaie de confirmer: est-ce parce que le Japon n'aurait pas imprimé des billets, mais seulement dilapidé son épargne (donc utilisé des billets déjà existants)? Ou existe-t-il une autre raison, plus sophistiquée pour expliquer ce mystère?

Pierre-Etienne Fiset

Le Japon est en crise depuis le début des années 90, le Nikkei (indice boursier japonais) était alors près de 40 000 points, et le dégonflement de la bulle boursière l'a amené autour de 10 000 points. Pourtant le Japon est riche et l'épargne y est florissante puisqu'elle représente un tiers de l'épargne mondiale, le problème est justement qu'elle s'y épanouit beaucoup trop. Les ménages dépensent de moins en moins et la consommation y est en recul depuis neuf ans, le chômage dépasse le taux historique de 5 %, le pays subit actuellement sa troisième récession économique en dix ans, la pire selon le FMI. Le nombre de faillites d'entreprises atteint des niveaux exceptionnels et les plus grosses le font en laissant des passifs records [4], beaucoup d'autres sont très lourdement endettées et n'évitent la faillite que grâce à des aides croissantes de l'État et des banques, les délocalisations vers la Chine s'intensifient, les exportations sont en baisse depuis un an. Du point de vue monétaire et financier, en sus de la colossale dette de l'Etat, la déflation tant redoutée s'est installée depuis trois ans, les banques privées accumulent les "mauvaises créances" [5], et la majeure partie d'entre elles seraient en faillite sans les énormes facilités que leur fait la Banque centrale (BoJ).

Pourtant le Japon n'est pas une victime du FMI, ni de la spéculation internationale, et cette crise n'est nullement l'effet de politiques libérales. Bien au contraire, au grand dam des libéraux le capitalisme y est fortement régulé et les méthodes keynésiennes y sont à l'honneur. Pour faciliter au mieux le crédit permettant de relancer l'économie, les taux d'intérêts sont descendus au plus près possible de 0 % ; c'est peine perdue, les banques engrangent les liquidités des ménages mais ne trouvent pas d'emprunteurs même à des taux aussi bas. En attendant elles accumulent les JGBs ("titres du trésor" Japonais) et financent ainsi une grande partie de la dette publique. La dizaine de plans de relances qui se sont succédés, et qui sont à l'origine de cette bulle d'endettement public, ont certes permis des "grands travaux" très importants mais sans pour autant aboutir à la moindre relance durable. Le pays est aujourd'hui saturé de béton et les citoyens contestent les quelques derniers barrages encore possibles. Au risque de tomber de Charybde en Scylla, cet échec du modèle keynésien fait aujourd'hui place à une politique plus libérale, comme cela s'est déjà produit depuis une bonne vingtaine d'années dans les pays occidentaux.

Pour en revenir à notre colossale bulle d'endettement de l'État japonais : face à une telle situation, il ne sert à rien de se voiler la face et de penser que des mesures monétaires ou budgétaires réalistes peuvent solutionner un tel processus financier. Les dirigeants n'ont guère d'autre solution que de continuer à tenter de faire circuler la monnaie en accroissant le crédit, mais comme les entreprises et les ménages n'en sont pas demandeurs : il ne reste plus que l'État pour s'endetter jusqu'à l'extrême. Les mesures de relances monétaires et budgétaires semblent pour l'instant avoir abouti à une "trappe à liquidité", dont aucun théoricien économique n'a jamais trouvé de solution réaliste pour s'en extraire. Tant que les marchés financiers ont suffisamment confiance et qu'ils continuent d'acheter les JBGs, un semblant d'équilibre peut se maintenir (on observera quand même que l'État a déjà des difficultés à placer tous ses titres, et que certains jours il n'y arrive même pas [6]) ; mais si face à cet endettement croissant de l'État, les prêteurs commencent à s'inquiéter et voient de moins en moins d'intérêt à augmenter leurs risques en continuant de faire croître la bulle, la situation ne pourra alors que devenir gravement inquiétante. Elle montrerait alors une certaine similitude avec ce qui s'est passé en Argentine, où face à une spirale d'endettement les marchands d'argent ont refusé de prendre plus de risques. Or l'État japonais a besoin de cet argent, qu'il utilise pour essayer de maintenir tant bien que mal à flot le navire économique et financier ; hors cette manne, la récession ne pourrait alors que fortement s'amplifier ainsi que l'instabilité et le risque systémique global. Les faillites d'entreprises s'accroîtraient alors de plus belle, ainsi que les mauvaises créances bancaires, le chômage, la baisse de la consommation, les déséquilibres bancaires et financiers, bref tout ce qui caractérise une spirale de crise majeure aboutissant à un ébranlement croissant du système financier et économique japonais.

Vu le poids et le rôle du Japon dans l'économie et les finances mondialisées, on ne voit pas bien par quel miracle une telle crise ne pourrait pas avoir des conséquences importantes sur le système financier et économique planétaire dans son ensemble.

Ce n'est pas une théorie c'est un fait

Pierre-Etienne Fiset

Il ne faut pas oublier non plus que pendant cette période le Japon a connu une déflation, si on imprime des billets en période de déflation ça n'a pas les mêmes conséquences.

Martin Masse

@ Don,

Je ne sais pas où vous avez lu que le Japon n'a pas "imprimé de billets", c'est-à-dire n'est pas intervenu pour augmenter la masse monétaire, c'est la première fois que j'entends cette affirmation fantastique. Le Japon a pratiqué une politique monétaire ultra inflationniste pendant toutes ces années. Comme je l'ai noté récemment lors du décès du précédent dirigeant de sa banque centrale ( http://www.leblogueduql.org/2009/05/d%C3%A9c%C3%A8s-du-chef-de-file-de-lhyperinflationnisme-contemporain.html ), c'est là qu'on a pour la première fois lancé des expériences d'"assouplissement quantitatif".

Une recherche rapide sur Internet vous permettra de trouver un tas de documents là-dessus. Par exemple, ce papier d'un ex-membre de la Banque, qui propose une analyse keynésienne avec laquelle je ne suis pas d'accord, mais qui énumère différents types d'interventions: http://www.boj.or.jp/en/type/press/koen/ko0112a.htm

Une phrase parmi d'autres: en mars 2001, "the BOJ introduced drastic monetary easing measures" par l'achat de différents actifs sur les marchés. Par définition, la banque centrale "imprime des billets" (ou plutôt crée un montant virtuel à partir de rien dans un compte électronique) en faisant cela. Comme peut-on ne pas créer d'argent avec de telles mesures?

J'ai l'impression que vous n'avez pas compris mon point dans la discussion d'octobre. Le fait que les prix soient restés relativement stables ne signifie pas qu'il n'y a pas d'inflation des prix, ni qu'il n'y a pas eu d'injection monétaire. Dans une période de crise, alors qu'une bulle financière éclate, il devrait normalement y avoir une contraction importante du crédit et une baisse importante des prix. Si les interventions de la banque centrale font en sorte que le niveau des prix reste stable alors qu'il aurait dû baisser de 5% si on n'avait rien fait, alors on ne peut pas affirme qu'"il n'y a pas d'inflation". Au contraire, il y a une inflation de 5%!

C'est ce qui s'est produit au Japon et ce qui se produit en ce moment. Depuis le début de la crise, les banques ont subi des pertes qui s'élèvent à plusieurs centaines de milliards de dollars. Elles auraient dû se servir de leurs fonds propres pour éponger ces pertes, avec pour conséquence une contraction de la quantité de crédit et une diminution de leur capacité à en produire plus, sans compter les banques qui auraient dû faire faillite. Au lieu de cela, les banques centrales sont venues éponger ces pertes. Au total, la quantité de crédit ne semble peut-être pas avoir beaucoup augmenté, mais il faut faire attention lorsqu'on interprête les données agrégées. Une stabilité du total peut cacher une injection massive qui est venue contrebalancer des pertes.

C'est cette confusion par exemple qui explique que les monétaristes peuvent dire que la Fed n'est pas intervenue pendant la Dépression pour empêcher la masse monétaire de diminuer, alors que les autrichiens disent qu'au contraire elle est intervenue massivement mais n'a pas réussi à empêcher la contraction pour d'autres raisons.

C'est aussi en partie la raison pour laquelle les prix n'augement pas encore fortement aujourd'hui aux États-Unis. Mais il y en a d'autres:

-Une bonne partie des injections restent sous forme de réserves que les banques ne prêtent pas en ce moment mais qu'elles pourraient utiliser si l'économie reprend, créant à ce moment une forte hausse de la quantité de crédit.

-Une partie de la création monétaire américaine se retrouve à l'étranger (puisque le dollar est la monnaie de réserve utilisée par le reste du monde) et ne provoque pas de hausse des prix aux États-Unis.

-On n'est en fait pas certain qu'il n'y a pas de forte hausse des prix déjà, puisque plusieurs auteurs contestent la validité des chiffres officiels et prétendent que l'inflation aux États-Unis est en fait bien plus élevée que les 2-3% qu'on annonce ces dernières années.

Je ne pense pas du tout que cette situation confonde les libertariens autrichiens, comme vous l'affirmer. Mais il est vrai que c'est un phénomène horriblement compliqué, et c'est pourquoi il faut se rattacher à des principes de base pour y voir clair.

NoName

Qu'arrive-t'il à l'argent des épargnants si une banque fait faillite?

Pierre-Yves

@Martin Masse

Suggérez-vous qu'il serait préférable d'utiliser des taux de change fixes? Celà signifierait l'impossibilité pour un pays de mener une poltique monétaire indépendante.

Mais j'imagine aussi qu'on peut carrément remettre en cause la nécessité de mener quelque 'politique monétaire' que ce soit, car si on s'en remet au libre marché y compris pour la monnaie une telle politique devient inutile.

Une question cependant: ancrer la valeur d'une monnaie sur l'étalon-or ne permet pas d'éliminer les fluctuations du taux de change dues aux différences d'offre (épargne) et de demande pour différentes monnaies, mais ce que vous nous dites c'est que tant que ces fluctuations ne reflètent que les différences entre les économies réelles, ce n'est pas un problème?

Un éclaircissement serait apprécié.

Martin Masse

@ Pierre-Yves,

Ça dépend dans quel contexte on se situe. Dans le cas actuel, avec des monnaies fiduciaires partout dans le monde et des politiques inflationnistes presque partout, il est clair que je préfère avoir une monnaie forte qui s'apprécie plutôt qu'un taux de change fixe qu'on doit préserver à tout prix, y compris en créant autant d'inflation que les autres.

Mon commentaire (sur l'autre fil de discussion par rapport à Vaclav Klaus) avait une portée plus théorique. Une monnaie ne **devrait pas** par définition être "flexible", ce qui signifie qu'on peut en manipuler la valeur. Dans un contexte d'étalon-or, comme vous dites (et il faut faire attention, il y a plusieurs sorte de modèles qu'on appelle étalon-or, ce qui a prévalu jusqu'en 1971 n'était pas véritablement un étalon-or mais simplement un ancrage du dollar à l'or, toutes les autres monnaies du monde étant fixées par rapport au dollar), il n'y a plus de nécessaire d'avoir une politique monétaire. Une monnaie particulière est simplement un autre nom donné à une certaine quantité fixe d'or. Dans le fond, il n'y a qu'une unité monétaire internationale à laquelle on donne différentes noms régionaux. Cette valeur n'est pas supposé changer constamment - comme Roosevelt l'a fait en 1933 en dévaluant le dollar lorsqu'il a fixé le prix d'une once d'or à 35$.

Les différences d'offre et de demande pour une monnaie nationale ne sont dans ce contexte que des différences d'offre et demande pour l'or et les frontières nationales n'ont aucune pertinence. Ça se complique évidemment si c'est une banque centrale qui garantit la valeur de la monnaie nationale, ou si on n'a pas de banque centrale mais plutôt des banques privées qui émettent des billets appuyés sur une quantité d'or, etc.

Martin Masse

@ Pierre-Yves,

Et pour rajouter une autre précision, cette fixité dont je parle dans un contexte d'étalon-or est tout à fait différente de celle de taux de change fixes dans un contexte de monnaie fiduciaire. Dans ce dernier cas, il doit y avoir une coordination internationale entre les politiques monétaires de toutes les banques centrales, pour éviter que certaines gonflent la masse monétaire plus vite ou moins vite que d'autres, ce qui nécessite des ajustements constants. C'est pour cela que Bretton-Woods (qui préconisait des taux fixes) s'est effondré. On ne peut pas se fier aux banques centrales.

Bastiat79

@ Don

N'oubliez pas le "carry trade". Si tous les Yen imprimés avaient été dépensés au Japon, il y aurait eu davantage de hausse de prix. Or, les Yen ont été utilisés dans d'autres pays.

@ NoName

Avec l'assurance-dépôt, celle-ci rembourse les épargnants. Si plusieurs banques font faillite, alors c'est le contribuable qui paie vu que c'est le gouvernement qui garantit l'assurance dépôt.

Sans assurance-dépôt, chaque épargnant obtient un morceau de la banque après liquidation. On note ici que l'assurance dépôt crée un aléa moral, puisque l'épargnant ne s'acquitte plus de sa tâche, qui est de s'informer sur la solidité de la banque avant de faire un dépôt.

@ Pierre-Yves

Oui l'étalon-or permet d'éliminer les fluctuations. Si c'est rentable de fondre la monnaie du pays A pour en faire faire frapper une pièce du pays B, il se trouvera un entrepreneur quelque part pour le faire.

Pierre-Yves

@Bastiat79

'Oui l'étalon-or permet d'éliminer les fluctuations. Si c'est rentable de fondre la monnaie du pays A pour en faire faire frapper une pièce du pays B, il se trouvera un entrepreneur quelque part pour le faire.'

Oui OK, c'est un arbitrage de la même nature que ceux qui régule les taux d'intérêts sur les contrats à terme et les credit swaps.

D'un autre côté, j'imagine que cet entrepreneur ne fondrait pas la monnaie à proprement parler, ce qui implique une logistique assez coûteuse et du 'spoilage' sur la matière première, mais plutôt trouverait un moyen juridico-électronique pour transférer la quantité d'or correspondant à l'arbitrage réalisable de la garantie d'une monnaie A à la garantie d'une monnaie B.

Donc l'ajustement du taux de change de la monnaie aux variations de la balance commerciale et de l'IDE serait automatique. Serais curieux de savoir si l'intégration de ce genre de transaction aux systèmes qui gèrent déja celles des marchés financiers a déjà été décrite en détail.

humain51

waried, vous avez demandé comment on pouvait passer au système d'étalon-or.

Murray Rothbard a esquissé en 1991 le mécanisme par lequel le système étalon-or peut être mis en place aux USA dans "Making economic sense", pages 287 à 294 (j'ai mis le lien pour consulter le livre).

Selon lui, il s'agit simplement de liquider le Federal Reserve System au profit de ses créditeurs, comme toute entreprise en faillite.

En 1991, il y avait 319.9 milliards $ en circulation (Federal Reserve Notes), ce qui représentait la dette de l'organisation.

L'actif était pour sa part constitué de 262.9 millions d'onces d'or.

Pour liquider les dettes à 100 %, il s'agit de stipuler que le dollar équivaut à 0.394 grains d'or ou à 0.00082 once d'or (1 once d'or équivaut à 480 grains) ou, dit autrement, qu'une once d'or vaut 1,217 $ (319.9 milliards $ divisé par 262.9 millions d'onces d'or).

Tout ce stock d'or est converti en pièces d'or et remplace la monnaie en circulation à ce taux.

http://mises.org/books/econsense.pdf

Calouche

Comment fait-on pour se protéger de l'hyperinflation qui s'en vient?

Sébas

@ waried qui écrit ça (01 juin 2009 13h33):

***

"Depuis que je lis sur l'école autrichienne et le libertarianisme, je n'ai toujours pas réussi à répondre à une question importante.

Concrètement, comme peut-on passer de notre système actuel à celui de l'école autrichienne? Pour revenir à l'étalon or, comment procède-on? Combien d'or va à qui? On l'évalue de quelle façon? Comment s'y prend-on avec le surplus d'argent américain disponible? Bref, comment le transfert se fait? On ne peut pas abandonner du jour au lendemain les secteurs qui vivaient grâce à l'état, ça prend une progression? Pour revenir à l'étalon or, est-ce que ça ne doit pas être fait par l'ensemble des nations?

Je suis un fervent défenseur de cette école et je réussi à convaincre des gens autour de moi, mais je ne suis pas encore en mesure de leur expliquer comment on pourrait effectuer le changement. C'est bien de relater des problèmes, mais il faut amener des solutions pour augmenter notre crédibilité.

Merci à l'avance de votre réponse. Ça va me permettre de confondre les sceptiques"

***

Voici une piste:

http://www.leblogueduql.org/2009/06/lecture-jes%C3%BAs-huerta-de-soto-et-l%C3%A9cole-autrichienne.html#comments

(voir mes réponses du 9 juin)

Sébas

@ Calouche qui demande:

***

"Comment fait-on pour se protéger de l'hyperinflation qui s'en vient?

***

Simple, on vit son libertariannisme pas uniquement dans la théorie, donc on se prépare à vivre sans l'aide de l'état ou des corporations. Certains libertariens ne sont pas capable (ou ne veulent pas essayer) de vivre leur principe dans la réalité et je trouve ça triste.

Ils attendent leuir 'libération' passivement...

Moi m'y prépare activement en tout cas.

Je vise l'autarcie et le surplus que je pourrais obtenir -sans vendre mon âme au contrôle des états ou multinationales qui se clissent de ma vie et de mon véritable bien-être- sera mien. Si l'hyperinflation (ou déflation?) arrive (mais pour l'instant, nous sommes toujours en pleine déflation...), je veux pouvoir survivre.

"Call my a nut or a survivalist freak, at the end, I will laugh at you"

:-)

Charles

Depuis que Rad-Can fait l'objet d'une étude à savoir s'il devrait y avoir privatisation de cette société d'état, des vidéos sur youtube ont émergés pour empêcher cette éventuelle privatisation. "jesuisnoussommes.com" fait parti de ces chaînes où on défend la propagande Radio-Canadienne.

J'ai publié quelques commentaires sur le forum de discussion de la vidéo de bernard derome qui était contraire à l'idéologie propagandiste de Radio-Canada et ils les ont effacés. Comme quoi leur diversité est limité dans un cadre idéologique ne visant que la satisfaction d'intérêts organisé. Mes commentaires sur le forum de Gérald Larose ont aussi été retirés.

http://www.youtube.com/watch?v=5PvIpCBXYbE

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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