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06 août 2009

Commentaires

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Pierre-Yves

@Bertrand

"Premièrement je me demande si la dénonciation ne serait pas plus efficace au sein d’un mouvement politique."

Ceci est une utopie évidemment, comme espérer qu'un mouvement politique fonctionnant à l'intérieur du jeu parlementaire puisse remettre en cause les principes mêmes sur lesquels ses dirigeants fondent leurs pouvoir, ainsi que leur aspiration à plus de pouvoir, au travers d'actions qui d'une façon ou d'une autre utilisent toujours le même levier: la taxation?

Révolution américaine ou autres, elles ont toutes commencé la: par une révolte contre la taxation, source du pouvoir de l'État et pricipe fondamental qui rend possible ses abus.

Cela ne répond pas a votre question bien entendu puisqu'il est bien évident que dès lors que l'on remet en cause la pérennité de ses ressources financières, l'État fut il démocratique recourt immédiatement a la coercition, voir à la violence.

Ce n'est pas un hasard si, même dans un pays "démocratique" comme le Canada, les pouvoirs de l'Agence du Revenu sont à peu près sans limites et impossible à superviser efficacement, opérant dans une zone de non-droit: comment imaginer que le pouvoir puisse mordre la main qui le nourrit?

Et à partir de ce moment il ne reste que l'insurrection armée bien entendu, avec tous les aléas auxquels vous faites allusion... ou une nouvelle forme de résistance non-violente, qui vise d'abord et avant tout à faire prendre conscience à chacun de la nécessité de priver l'État, partout ou et à chaque fois que c'est possible, de la dime "nerf de la guerre" qu'il mène contre la liberté de l'individu.

C'est la raison pour laquelle, pour un Libertarien, dénoncer et combattre l'impôt sous toutes ses formes est un acte révolutionnaire.

Sébas

@ Red Fox,
Pourrais-tu reformuler et/ou développer tes idées?
Je ne comprends pas le *sens* de ton intervention.
Merci.


@ Bertrand:

Voici:
-Qu'est-ce que le Conseil des ministres ne contrôle pas au Québec ?
-Quelle est la différence (réelle) entre le législatif et l'exécutif au Québec?
-Qui contrôle le judiciaire ? Qui nomme les juges ? Quels sont les recours réels et ‘démocratiques’ contre un juge ou un procureur au Québec ? En matière criminelle, oui nous pouvons faire une plainte au privé, mais n'est-ce pas vrai que toutes ces plaintes sont systématiquement refusées par le procureur général ? Comment fonctionne la loi sur les ordres professionnels et ses tribunaux. Qui contrôle ses tribunaux ?

Etc, etc et etc.

Sur papier, des contre-pouvoirs existent dans beaucoup de domaines, j'en connais une 'maudite gang'. Par contre, le Québec est rendu tellement sclérosé et 'incestueux', qu'aucun ne fonctionne vraiment dans la réalité.

*

'Votre' démocratie 'pour le peuple, par le peuple' est une illusion pour les croyants –aveugles- en l'État !

*

*Nous pourrions parler aussi d'imputabilité et de DPJ…

*Nous pourrions discuter du Ministère de l'éducation qui IMPOSE 1 cours en matière de valeur morale/religieuse, alors que lorsque les cours de religions existaient, les enfants athées ou non chrétiens pouvaient en être dispensé. Dans l'histoire, *seules* les dictatures ont osé aller aussi loin en matière de morale/religion. Nous ne parlons pas d'un simple cours de 'bio' ou d'histoire, ici !

* Nous pourrions discuter pendant des jours et des jours de tout ça, et vous risquez de toujours penser que 'tout va bien', que les citoyens peuvent s'exprimer et blablabla. Dans la réalité, nous pouvons QUE discuter de tout ça. Ça fait des années que j'essaye de changer des lois de manière 'démocratique', que j'essaye de brasser la cage de ceux qui nous dirigent 'd'une main de fer' et ça donne presque rien (sinon, rien pantoute !).

Et svp, ne me dites pas que les partis politiques sont utiles pour 'changer les choses'. Tous les partis sont devenus aussi 'aveugles' que vous ! Et dans notre médiacratie (http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diacratie ), le 'poids média' fait foi de presque tout en cette matière. Etc.

J'en ai vraiment marre des prétentieux qui ne voient RIEN, qui ne réfléchissent plus, qui récitent leur ‘catéchèse’ comme si de rien n'était.

Réveillons-nous ! Et regardons la triste réalité de trop de Québécois...
Dans tous les domaines les gens se font écraser par 'L'ÉTAT' ou des lois ou structures qui trouvent leur source dans l'état !

Et je n’ai abordé que la pointe de l’iceberg.
Des centaines, non des milliers de commentaires sur ce blogue existent et ils démontrent que 'l'oppression démocratique' est partout et dans tous les domaines.

*

Pour les lois (ou politique) où la présomption d'innocence a ‘disparu’, voici un brève aperçu un peu 'poussiéreux' (j'ai arrêté de suivre tout ça, ça me dégoûte trop !),

1) Dernière loi sur le "terrorisme" (fédéral)
http://ww2.ps-sp.gc.ca/publications/national_security/ARC36_2002_f.asp

2) Loi concernant les membres et "revenus" des gangs criminalisés (fédéral)
http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Juin2006/14/c4565.html

3) Politiques d'interventions en matière de violence conjugale et abus sexuel (au fédéral et au provincial).

4) Impôt au provincial: si un fonctionnaire "constate" que tu dois de l'argent, on te "cotise", ensuite: défends-toi... (Je crois bien que Revenu Qc a cessé cette pratique débile en 2000).

5) Loi québécoise concernant les "revenus" de n'importe crime (-2006-)

6) La nouvelle loi 125 concernant la DPJ et le fonctionnement général des "signalements" à la DPJ.

*

La rhétorique/propagande pour faire accepter (avaler de force?) tous 'petits' ces accrocs à la présomption d'innocence est presque toujours identique:

Si vous;
* êtes un "honorable citoyen";
* "n'avez rien fait de mal";
* "n'avez rien à cacher";

... pourquoi refuser ce genre de lois et politiques ?

Sinon, vous êtes peut-être un méchant terroriste, membre d’une gang criminalisé, pédophile, batteur de femme, un mauvais parent, un fraudeur d'impôt, etc...


***

Et pour finir sur une note plus 'poétique';

"D'abord ils sont venus chercher les communistes, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas communiste. Puis ils sont venus chercher les juifs, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas juif. Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas syndicaliste. Puis ils sont venus chercher les catholiques, et je n'ai rien dit parce que j'étais protestant. Puis ils sont venus me chercher, et alors il ne restait personne pour le dire"

- Pasteur Martin Niemoeller

Et une adaptation :

"D'abord ils sont venus chercher les terroristes, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas un terroriste. Puis ils sont venus chercher les membres de gangs criminels, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas un membre de gangs criminels. Puis ils sont venus saisir les biens des criminels, et je n'ai rien dit parce que je gagnais ma vie honorablement. Puis ils sont venus chercher les pédophiles 'abuseurs' d’enfants et les batteurs de femmes, et je n'ai rien dit parce que je n'abusais pas les enfants et parce que je respectais les femmes. Puis ils sont venus chercher les enfants des mauvais parents, et je n'ai rien dit parce que je n’avais pas d’enfants ou parce ce que j'étais un bon parent. Puis ils sont venus me chercher, et alors il ne restait personne pour le dire"

NoName

@Sébas

Comparer les pédophile aux juifs et au catholique ça va un peu loin. Comparer les syndicalistes étatistes aux terroriste peut-être, mais les juifs ya pas vraiment rapport.

Cependant, il est vrais que toute loi sans présomption d'innocence va trop loin.

Sébas

Mais non, je ne compare pas ces éléments entre eux. J'ai seulement 'adapté' un texte de Pasteur Martin Niemoeller à nos lois 'full' présomption d'innocence. C'est le sens qui est important ici.

Bertrand

@ Pierre-Yves

«… il est bien évident que dès lors que l'on remet en cause la pérennité de ses ressources financières, l'État fut il démocratique recourt immédiatement a la coercition, voir à la violence.» - Pierre-Yves

La «droite» par définition cherche à réduire la taille de l’État, promet et applique des réductions d’impôt et de taxes. Charest promettait une réduction d’un milliard par année durant 5 ans, Harper a réduit la TPS de 2%, Bush a amené la taxation à un niveau très rabaissé pour la classe supérieure de revenu. Vous avez vu de la violence engendrée par tout ceci, vous? Pas moi. Bon, ce n’est qu’une petite partie par rapport au programme libertarien, mais il faut bien commencer quelque part.

«… il ne reste que l'insurrection armée bien entendu, avec tous les aléas auxquels vous faites allusion... ou une nouvelle forme de résistance non-violente, qui vise d'abord et avant tout à faire prendre conscience à chacun de la nécessité de priver l'État, partout ou et à chaque fois que c'est possible» - Pierre-Yves

Cette «résistance» qui consiste à étendre la privation de l’État de ses ressources financières, est en fait une démission d’opérer à visière levée et ou la subjectivité de chacun devient la loi. Pour citer un esprit des Lumières : «L’on parlera contre les lois insensées jusqu'à ce qu'on les réforme; et, en attendant, nous nous y soumettrons. Celui qui, de son autorité privée, enfreint une mauvaise loi , autorise tout autre à enfreindre les bonnes.» - Diderot

Peut-être que le but de quelques libertariens est justement de tirer au flan durant leurs vies avec le sentiment d’être «corrects» en le faisant. Peut-être que cette doctrine est utile pour de petits escrocs qui s’en servent pour légitimer leurs délinquances, pour se convaincre que la morale est de leur bord. Cela dit, il est évident que bon nombre sont sincères dans leur conviction libertarienne. Mais la question se pose, Pierre-Yves, la «résistance non violente», sans l’admission de la posture libertarienne, ne constitue-t-elle pas du simple vol à la pige?


* * *


@ Sébas (concernant les exemples de présomption d’innocence «disparue»)

Exemple #1 : ok, je vous l’accorde, pris dans le sens très très large de la P.I., on permet d’inverser 2 étapes (dénonciation et arrestation) durant 24 heures.

Exemple #2 : alors là, pas du tout, la loi se trouve à cette adresse : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2007C34F.PDF . L’activité illégale a préalablement été prouvée. Le reste n’est que le raffinement d’un très vieux principe de droit appelé «enrichissement sans cause».

Exemple #3 : Manque d’information… De quoi parle-t-on au juste?

Exemple #4 : Complètement faux. Vous parlez de ce qu’on appelle maintenant «cotisation estimative». Elles se basent toujours sur une information formelle (mais «oubliée» par le contribuable, soit volontairement, soit par erreur). Généralement le contribuable reçoit même un projet de cotisation, auquel il peut répondre pour faire tenir compte de ses raisons. En plus, s’il n’est pas d’accord avec la cotisation émise après, il a encore 2 niveaux d’appel. Si tu permets à un contribuable d’«oublier» un revenu, c’est inéquitable pour les autres, non? Rien avoir avec la présomption d’innocence.

Exemple # 5 : c’est le même que le # 2…

Exemple #6 : La loi se trouve à cette adresse : http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=5&file=2006C34F.PDF . Là, il faudra que vous m’éclairiez sur le lien entre cette loi et la présomption d’innocence. Un signalement permet au DPJ de l’évaluer. Si c’est urgent ou compromettant pour l’enfant, le DPJ a des pouvoirs. Vous feriez spontanément ce que fera le DPJ si vous voyiez les enfants de votre voisins ou de votre sœur compromis. Alors, je ne vois vraiment pas le lien avec la présomption d’innocence. C’est plutôt le principe de précaution.

Dons 1 sur 6, et pour un «accroc» de 24 heures. Pas très convaincante, votre démonstration. Et pourtant vous en êtes convaincu dur comme fer. C’est pour ça que j’aime bien aller aux sources quand quelqu’un prétend un chose, que je sois d’accord ou non. Le doute m‘accompagne souvent!

NoName

"la «résistance non violente», sans l’admission de la posture libertarienne, ne constitue-t-elle pas du simple vol à la pige?"

Si vous dites ça, c'est que vous pensez que l'argent durement gagné au travail appartient au gouvernement et que par conséquent, il peut la prendre à sa guise. Si on pence le contraire, les impôts sont du vol. Prendre ce qui ne nous appartient pas sans le consentement de celui que l'on dépossède, c'est du vol. Si les impôts sont un vol du gouvernement, ne pas en payer même en faisant de la fraude fiscale, ce n'est pas du vol ni un crime, car on refuse juste de se faire voler. Le fait de faire de la résistance non violente en ne respectant pas les lois fiscales, ce n'est pas tirer au flan.

Les autres lois liberticides n'ont pas été choisies par les individus, mais par des semi-dictateurs élus pour 4 ans. Ainsi, la légitimité de certaines lois liberticides comme le contrôle gouvernemental sur la vente d'alcool est à remettre en question.

Pierre-Yves

@Bertrand

"la subjectivité de chacun devient la loi."

Ce qui me parait nettement préférable a la situation ou seule la subjectivité des représentants de l'État constitue la loi; au moins nous sommes alors dans une dynamique multi-latérale.

Bertrand

@ Sébas

«Nous pourrions discuter du Ministère de l'éducation qui IMPOSE 1 cours en matière de valeur morale/religieuse, alors que lorsque les cours de religions existaient, les enfants athées ou non chrétiens pouvaient en être dispensé. Dans l'histoire, *seules* les dictatures ont osé aller aussi loin en matière de morale/religion. Nous ne parlons pas d'un simple cours de 'bio' ou d'histoire, ici !» - Sébas

Ma mère (née au début des années 20) a passé son enfance à étudier la religion tous les avant-midis à l’école primaire. TOUS les avant-midis… Et les écoles n’étaient pas tenues par l’État à cette époque, mais par le clergé. On ne parlait pas de «dictature». La révolution bolchevique qui a sombré dans la dictature stalinienne, a éliminé la pratique de la religion parce que Marx l’avait qualifié d’opium du peuple. C’est la nationalisation des écoles par l’État québécois qui a sorti la religion des écoles.

Le cours «imposé» de culture religieuse est en fait un cours d’histoire et de culture générale. Justement pour permettre aux enfants de posséder plusieurs versions, d’être en contact avec la diversité du monde. C’est ça, votre version d’une dictature?

---

«-Qui contrôle le judiciaire ? Qui nomme les juges ? … Qui contrôle ses tribunaux ?» - Sébas

L’indépendance de la magistrature, ça vous dit quelque chose ? Charest, alors ministre à Ottawa a du démisionné parce qu’il avait osé téléphoné à un juge.

Hé oui ! Il y a quelqu’un qui nomme les juge, ce n’est pas une fonction héritée par les liens du sang comme une couronne… Où est le scandale que le politique nomme des juges ?

---

«Quels sont les recours réels et ‘démocratiques’ contre un juge ou un procureur au Québec ?»

Si vous avez un litige civil avec un juge, il sera traité comme un citoyen ordinaire. S’il ne paye pas ses impôts, même chose. Si vous avez un litige lié à sa fonction, vous avez la palinte au conseil de la magistrature. Si vous avez un litige concernant votre cause devant un juge, vous avez toujours au moins un niveau d’appel.

Bien sûr, un juge est inamovible au Canada sauf exception lié à la déontologie. Ce n’est pas une concession syndicale mais un principe de justice élémentaire garantissant l’indépendance des juges face à l’État et face aux autres formes de pouvoir. Alors quel est votre point?

Yan

"principe de justice élémentaire garantissant l’indépendance des juges face à l’État et face aux autres formes de pouvoir. Alors quel est votre point?"

Élection/congédiement des juges par la population serait le moindre mal?

Yan

"Le cours «imposé» de culture religieuse est en fait un cours d’histoire et de culture générale."

Je suis étudiant universitaire et si ce que je vois dans une classe d'histoire générale universitaire est supposé être "l'élite" alors nous avons un problème. Nous oublions aussi une chose très importante: ce cours est une représentation de la peur des adultes face à leur propre haine des autres. Les enfants de nos jours sont de l'ère de l'internet et du monde sans frontière. Faisons-leur confiance. Ils ne sont pas mauvais par nature et la libre échange d'information de l'internet est un grand outil vers une pensée critique.

Un enfant ne pense pas comme un adulte. Il est fort à craindre que de dédier une matière en entier à expliquer les différences entre les gens à des enfants en vienne à leur inculquer une vision "moi/eux". Si l'acceptation universelle est de mise, pourquoi ne pas simplement agir également avec tous les enfants à l'école peu importe leurs croyances, les aimer également et leur démontrer à travers nos gestes (et des punitions réelles lorsqu'il y a un manquement au respect, peu importe la provenance ou la raison) que tous ont droit à priori au respect élémentaire.

On parle ici de religion, mais parlons simplement d'orientation sexuelle: Je suis étudiant à l'enseignement et au cours de mes 3 stages (primaires/secondaires) j'ai entendu plusieurs enseignants, même les plus super meilleurs que tous les élèves adorent, dans le confort de la salle des profs ou dans un corridor vide lors d'une pédago, discutter et se moquer de l'orientation sexuelle de certain(e)s élèves, ou bien d'attribuer certaines orientations à des enfants qui sont encore loins de même pouvoir penser à la chose. Les cours d'acceptation et d'éthique devraient aller au personnel, pas aux élèves comme tel. Les enfants sont des êtres très sensibles (dans le sens de perceptifs surtout) et peuvent ressentir, émuler et assimiler ce qu'ils voient et percoivent de la part du personnel de l'école et de leurs parents. Pcq, dans le fond, c'est aussi de la faute des parents quand sa flanche (je répartis le tort entre les deux intervenants, pas juste les profs ou les parents - du cas par cas de toute façon).

En plus, je crois que cela brime le droit fondamental des parents d'endoctriner leurs enfants à des valeurs que eux jugent absolues,non négociables et non équivalentes aux autres.

Le fait d'adhérer à une religion en particulier et de la transmettre à ses enfants n'est-il pas un acte témoignant de l'absolutisme d'une position vis-à-vis beaucoup de choses de la vie? Pour ma part je ne crois en aucun dieu, ma famille c'est le contraire, mais je serai toujours reconaissant que l'on respecte mon choix et que plus jeune on ne m'aille pas forcé à devoir étudier "ma religion" ou bien à étudier celles des autres. Le nouveau mari de ma mère est musulman "semi-pratiquant" (il prend ce qu'il aime) et je n'ai pas eu besoin de cours pour apprendre à aimer cette personne puisque je ne relate pas ma vie en essayant de discerner mes différences avec les autres. Ma mère est heureuse et c'est l'important.

Bertrand

@ Yan

«Élection/congédiement des juges par la population serait le moindre mal?» -Yan

Effectivement, ça se discute. Mais vu le lynchage médiatique sans nuances, sans recul dans plusieurs causes (ex. remise en liberté de Vincent Lacroix), le juge qui sent venir sa réélection pourrait céder à la vindicte du peuple, qui perdrait donc la garantie de l’indépendance du juge face à tous les pouvoirs, y compris celui des médias ou des gens criant vengeance.

«En plus, je crois que cela brime le droit fondamental des parents d'endoctriner leurs enfants à des valeurs que eux jugent absolues,non négociables et non équivalentes aux autres.»

Précisément, parce que ce «droit» n’existe pas. Il y a telle chose que la réalité et telle chose que la représentation de cette réalité que chacun se fait dans son esprit. Il me semble que la réalité rattrape toujours ceux qui en ont une représentation fortement fausse. Par exemple, vous pouvez croire que le Soleil tourne autour de la lune, c’est une représentation de la réalité mais ce n’est pas la réalité. Des parents peuvent croire à une représentation jusque dans l’absolue mais pourquoi l’enfant devrait-il être forcé d’adopter cette représentation. Avec de la culture générale, il fera ses propres choix.

Sébas

Sondage Léger-Marketing : 76 % des Québécois pour la liberté de choix en matière d'éducation morale et religieuse.

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/05/sondage-leger-marketing-76-des.html

Yan

@Bertrand: Ce n'est pas un hasard que la quasi totalité des gens ont la même religion que leurs parents. C'est simplement une manifestation du droit absolu des parents sur l'éducation de leurs enfants, peu importe ce que tu en penses. À moins que tu ne crois pas que ce droit soit absolu? Si c'est le cas, pourquoi ne pas simplement forcer les parents à ne donner aucune religion à leurs enfants et les "laisser choisir par eux-mêmes" quand cela fera leur affaire? Cette proposition est ridicule, j'en convient.


Pour ce qui est de l'impartialité des juges et de leur verdicts pour garder leur emploi: Cela est pour moi un compromis acceptable. Le système judiciaire doit être au service des citoyens et se conformer aux attentes. À défaut d'avoir un système libertarien, un système qui force les juges et le système judiciaire à se conformer au plus grand nombre possible est le moindre mal.

Sébas

Conseil de la magistrature =

Composition du conseil.

248.
Le conseil est formé de 15 membres, soit:

a) du juge en chef de la Cour du Québec qui en est le président;

b) du juge en chef associé de la Cour du Québec;

c) des 4 juges en chef adjoints de la Cour du Québec;

d) d'un juge-président d'une cour municipale;

d.1) d'un juge choisi parmi les personnes exerçant la fonction de président du Tribunal des droits de la personne ou du Tribunal des professions;

d.2) (paragraphe abrogé);

e) de 2 juges choisis parmi les juges de la Cour du Québec et nommés sur la recommandation de la Conférence des juges du Québec;

f) d'un juge choisi parmi les juges des cours municipales et nommé sur la recommandation de la Conférence des juges municipaux du Québec;

g) de 2 avocats nommés sur la recommandation du Barreau du Québec;

h) de 2 personnes qui ne sont ni juges ni avocats.

Nomination.

249.
Le gouvernement nomme les membres du conseil visés aux paragraphes d, d.1 et e à h de l'article 248. Ceux-ci doivent, pour siéger au conseil, prêter le serment contenu à l'annexe III devant le juge en chef ou le juge en chef associé de la Cour du Québec.

http://www.cm.gouv.qc.ca/Index.asp?action=LoiT16_Fr&gestion=Loi&Fonction=OpenMenu#sectiond5e9332

"Le Conseil est composé de quinze membres, soit onze juges, deux avocats et deux personnes qui ne sont ni juges ni avocats. La permanence du Conseil est assurée par un avocat qui agit comme secrétaire. Quatre employées l’assistent dans ses fonctions."

"En matière de déontologie, tous les juges nommés par le gouvernement du Québec sont soumis à la compétence du Conseil"

"Le Conseil ne peut intervenir pour réviser ou modifier un jugement rendu"

"Si le comité établit que la plainte est fondée, le Conseil doit, selon les recommandations du rapport, réprimander le juge visé ou recommander sa destitution au ministre de la Justice et procureur général. Seules ces deux sanctions sont possibles."

http://www.cm.gouv.qc.ca/index.asp?menuId=4&Action=ShowMenuItem&Lang=FR

***

Des questions?

Sébas

@ Yan:

"C'est simplement une manifestation du droit absolu des parents sur l'éducation de leurs enfants, peu importe ce que tu en penses. À moins que tu ne crois pas que ce droit soit absolu?"

***

Ce n'est pas seulement les parents qui n'ont plus de droits en cette matière, les profs aussi doivent suivre 'la ligne de parti' *imposée* par quelques idéologues (à tout les québécois, qu'ils soient athées, agnostiques ou croyants chrétiens ou pas).

Faut avoir du culot 'en torieux' pour prétendre que nous vivons en 'démocratie'.

Et tous les étatistes de ce monde, concepteurs et/ou adorateurs de ce genre de cours, nous disent que ce cours est "neutre" (alors que dans ce domaine, la neutralité de l'un est la subjectivité de l'autre), sert au "mieux-vivre ensemble" et à "favoriser le dialogue".

ÔÔ

L'adoption de la Loi 95 en juin 2005.

Cette loi a pavé la voie au cours d’éthique et culture religieuse. Pour imposer ce cours, la Loi 95 abolit en pratique la liberté de choix des parents :

1. en abrogeant l’article 5 de la Loi sur l’instruction publique ;
2. en modifiant l’article 41 de la Charte québécoise.

Cette Loi abroge également l’article 20 de la Loi sur l’instruction publique, qui prévoyait la liberté de conscience pour les professeurs en matière d'enseignement de cours à contenu moral ou religieux.

Le projet de loi 95 a modifié l’article 41 de la Charte québécoise de la façon suivante :

Article 41

(avant le projet de loi 95)

Enseignement religieux ou moral.

41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'exiger que, dans les établissements d'enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi.

(depuis le projet de loi 95)

Éducation religieuse et morale.

41. Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l'intérêt de ceux-ci.

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/11/larticle-41-de-la-charte-des-droits-et.html

La différence est subtile:

Avant:
"Le droit d'exiger"

Après:
"le droit d'assurer"

Sébas

p.s.

Ce cours a causé un événement rare au Québec:

Presque tous les athées, agnostiques, croyants (chrétiens, musulmans, juifs, etc), québécois dit de 'souche', immigrants récents ou de longue date, francophones, anglophones, noirs, blancs, jaunes, rouges, verts, bruns, hommes, femmes, maigres ou gros, humains ou extra-terrestres -qui ont étudié le contenu du cours- sont contre !

Bravo à nos idéologues étatistes, vos objectifs visant à augmenter le "mieux vivre ensemble" et le "dialogue", sont atteints !

10 sur 10
:-)

Bertrand

@ Sébas

«Des questions ?» - Sébas (concernant la magistrature)

Au risque de me répéter, c’est quoi votre point? Parce que là, vous n’avez fait que du copier-coller.


---


@ Yan

«C'est simplement une manifestation du droit absolu des parents sur l'éducation de leurs enfants, peu importe ce que tu en penses. À moins que tu ne crois pas que ce droit soit absolu? Si c'est le cas, pourquoi ne pas simplement forcer les parents à ne donner aucune religion à leurs enfants…» - Yan

Comme je l’ai déjà mentionné, «Précisément, parce que ce "droit" n’existe pas». L’éducation des enfants est certes une responsabilité des parents mais pas un droit absolu. En droit civil, on l’appelle «autorité parentale» et elle doit s’accomplir dans le meilleur intérêt de l’enfant. Un mauvais parent peut être déchu de son autorité parentale (cas limites). Ne dit-on pas que ça prend tout un village pour élever un enfant?

Rien n’empêche des parents d’élever leur enfant dans la religion qu’ils veulent, même l’incongrue religion (ou secte) raëlienne. Mais l’enfant a le droit de connaître qu’il existe d’autres choses. Et c’est le «village» qui se charge de lui faire respecter ce droit.

De la même façon, des parents ignorant tout d’un sujet (mathématiques, histoire, littérature, économie, psychologie, etc.) peuvent éduquer leur enfant mais le village vient à la rescousse de l’enfant pour faire de lui un citoyen libre et capable de faire face à la réalité.

Sébas


@ Bertrand:

Mon point?

Semblerait que le silence autour de «l'inceste» anti démocratique, ce n'est pas uniquement dans les familles...

Si vous ne constatez rien d'anormal, je ne peux rien pour vous aider.
La prière peut-être?
:-)

***
Pour le cours de « religions-athées »:

1)
Vous n'avez rien à dire par rapport à la volonté «du peuple», celui que vous dites que l'état respecte, presque toujours ?
En tout cas, 76 %, ça commence à faire du monde, ça.
:-)

2)
Seuls les technocrates, les «experts pédagogues» et les idéologues sont assez « éclairés » pour former des «citoyens complets», selon vous ?
---» http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/08/le-cours-ecr-former-des-citoyens.html

3)
De l'aveu même des concepteurs de ce cours, il est là pour enseigner le relativisme.

Ah c'est vrai, vous avez déjà déclaré et je cite:

«La rhétorique sur la dichotomie Bien-Mal, ça fait belle lurette que j’ai délaissé ça! C’est voir le monde en noir et blanc, c’est, à mon sens, assez puéril.»
et
«Je ne connais pas votre âge mais la maturité d’un argument de type bien-mal est puéril.»

Source:
http://www.leblogueduql.org/2009/07/quand-l%C3%A9tat-fait-concurrence-au-march%C3%A9/comments/page/5/#comments

Cela expliquerait bien des choses...
La prière semblerait être vraiment le seul remède...
:-)

4)
Comme tant d'autres étatiste-jusqu'au-boutistes (qui sont, malgré les apparences, très minoritaires au Québec comme partout ailleurs en Occident, d'ailleurs), pensez-vous que le rôle de l'école dépasse l'enseignement des «savoirs et la liberté de pensée» ? Où doit-elle enseigner la «tolérance» et un paquet d'autres trucs que l'état ne peut faire et n'a JAMAIS pu faire et ce, depuis 'que le monde est monde'... ?

Zemmour :
« Non, l'école n'est pas faite pour enseigner la tolérance, mais des savoirs et la liberté de pensée »
---» http://www.dailymotion.com/video/x99p18_zemmour-face-a-arno-klarsfeld_news

(Quand les étatistes me découragent trop, j'écoute du Zemmour pour me remonter le moral. Ça vaut la peine d'écouter ce très bon débat entre 1 idéologue étatiste et des gens qui peuvent encore réfléchir...)

***

Finalement, que pensez-vous des gens (majoritaires, de plus en plus nombreux et articulés), qui contestent la réforme dite « des compétences transversale» ?

---» http://www.stopponslareforme.qc.ca/pdf/20070309_LesQCRejettent.doc

Saviez-vous que dans les cantons suisses où elle était implantée, les gens ont voté «contre» (lors d'un référendum) ?

Et ici, semblerait que le « fatigant » peuple « non-éclairé », est encore « contre » les idéologues dans leur tour d'ivoire:


"Sondage SOM-FAE

Les Québécois rejettent la réforme de l’éducation

Les Québécoises et les Québécois, tout comme les parents d’élèves, affirment être respectivement en désaccord avec la réforme en cours dans une proportion de 56 % et 59 %. Leurs positions sur les fondements et les pratiques plus précises de cette réforme sont encore plus sévères"

Suite:
---» http://www.stopponslareforme.qc.ca/pdf/20070309_LesQCRejettent.doc

***

Qu'avez-vous à dire pour assurer 'votre' défense, ou plutôt: pour assurer la défense de la minorité -non-redevable- versus la majorité, i.e. le peuple « bâtard » et « non-éclairé » -vs- l'état (qui est -par définition- le contraire de ce peuple. Tout le monde sait ça) ?
;-)

En attendant votre réponse (je sais déjà pas mal ce que vous allez dire, genre: « tout va bien, tout va bien, l’état respecte le peuple»), je crois que je vais allumer un lampion. Je n'ai plus d'espoir...
:-)

Sébas

Sagesse ouest africaine

« Il faut tout un village pour élever un enfant. »

Sagesse étatiste:

« Il faut tout des milliers de pédagogues et de fonctionnaires 'éclairés' pour élever un enfant. »

p.s.
@ Bertrand:
J'ai un long message qui est en attente de publication...

Yan

"Ne dit-on pas que ça prend tout un village pour élever un enfant?"

-Je ne base pas ma vie autour de belles phrases précousues. Alors ma réponse est non. Pour élever un enfant sa prend des parents présents qui décideront bien les suppléments et substitus requis.

"Mais l’enfant a le droit de connaître qu’il existe d’autres choses. Et c’est le «village» qui se charge de lui faire respecter ce droit."

-Ne pas avoir une connaissance n'est pas un manquement au droit de pouvoir savoir. De la même façon que j'ai toujours voulu faire du violon depuis que j'ai 5 ans et que j'ai pu commencé finalement l'an passé en me payant mon instrument et mes cours. Mes parents ne voulaient pas que je joue du violon et la raison n'était pas simplement que financière en passant. C'est triste, mais en bout de ligne mes parents ont quand même fait de leur mieux et m'ont donné les outils pour aller chercher moi-même les connaissances dont j'ai besoin.

"De la même façon, des parents ignorant tout d’un sujet (mathématiques, histoire, littérature, économie, psychologie, etc.) peuvent éduquer leur enfant mais le village vient à la rescousse de l’enfant pour faire de lui un citoyen libre et capable de faire face à la réalité."

Voila ton erreur de logique. Le village ne vient pas à la rescousse, c'est les parents qui vont chercher les services appropriés. De la même façon que mes profs et entraineurs que je me paie ne viennent pas à ma rescousse mais me rendent plutot un service pour lequel ils sont payés. De plus, une entitée collective ne rend pas un citoyen libre, elle en fait un membre le plus homologue possible.

Estec

C'est ça qui arrive lorsqu'on tente de nous faire à croire que la dette du Québec est élevée, le gouvernement monte les taxes:-)

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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