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18 août 2009

Commentaires

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Martin Masse

Micheline Lanctôt déclare dans son entrevue citée par Gilles que "L'eau n'appartient à personne, parce qu'elle est essentielle à la survie. L'air aussi. La terre aussi." Et plus loin, que "La culture - comme l'eau, comme l'air - appartient à la communauté pour moi."

Belle déclaration communiste. Sauf que comme tous les parasites de la gauche caviar, Mme Lanctôt est une hypocrite qui veut profiter des avantages du socialisme pour les apparatchiks entretenus - emmenez-en des subventions! - mais aussi des avantages du capitalisme pour les grands propriétaires terriens, contredisant ainsi ses beaux principes.

Dans une entrevue qu'elle donnait dans un récent numéro du journal local Le Saint-Armand (la municipalité de St-Armand est située entre Stanbridge East et la frontière américaine et borde Frelighsburg), Mme Lanctôt explique en effet son retour dans son village natal de Frelighsburg il y a plusieurs années:

"J'ai acheté à Frelighsburg en 1986. Une maison avec 25 acres. Je ne voulais pas avoir de voisins, alors j'ai achalé les voisins jusqu'à ce qu'ils se décident à vendre et j'ai acheté une quarantaine d'acres de plus."
http://www.municipalite.saint-armand.qc.ca/images/stories/SDSA_PDF_JOURNAL/vol6no6juinjuil09.pdf

C'est-y pas beau ça comme sentiment "communautaire"! Je veux pas de voisins et j'achète 70 acres pour les avoir le plus loin possible. Et ça nous fait des sermons en plus sur le fait que "la terre appartient à personne"... Franchement à vomir ces personnages.

Kevin

Wow!!!!!!!!!!!! Méchante histoire de folle!!! Martin vient en plus ajouter un autre élément. L'hypocrisie à son plus fort!!!! Il n'y a rien que je déteste plus au monde que les bien-pensants inconséquents qui vont cracher sur le "capitalisme" (donc la propriété privée) à partir de leur propre propriété!!!!

Dahhhhh méchante histoire qui m'enrage!!

Marianne

Peut-être que si, au lieu de 20$, son fan lui en avait envoyé 20 000, elle aurait mieux su quoi en faire, la petite dame, et elle en aurait moins parlé ...

Quoi qu'il en soit, les leçons de morale que les gens du show bizz se sentent autorisés à nous donner, toujours dans le même sens socialisant, je les trouve vomitives. 1/ Ce sont la plupart du temps des incultes et je n'ai que faire de leur opinion 2/ Ce sont non moins souvent des hypocrites qui profitent du système, volontiers aux frais du contribuables. L'exemple que donne Martin Masse est très parlant de cette hypocrisie. Curieusement, ceux qui pensent autrement et font preuve de courage dans leur carrière artistique sont en général beaucoup plus discrets.

David Gagnon

Micheline Lanctôt avait aussi fait une sortie contre le mécénat à TLMEP en disant: "Ce sont des taxes qui ne vont pas au gouvernement !"

À l'époque j'avais réagi sur mon blogue en disant: "Les fondations sont des organismes de proximité qui sont mus par une volonté sincère d'aider les gens. Les gouvernements sont des entités distantes qui sont mues par une volonté sincère de conserver ses privilèges et ses pouvoirs."

Micheline Lanctôt se questionne sur la moralité d'accepter un don volontaire. Pourtant, elle trouve parfaitement normal d'accepter des dons non-volontaires (mes taxes et impôts) qui lui parviennent sous forme de subventions.

Pierre-Yves

@Martin Masse

"Mme Lanctôt explique en effet son retour dans son village natal de Frelighsburg il y a plusieurs années"

C'est pas ce vieux communiste de Foglia qui réside dans le coin également? Il considère que sa "terre" appartient a la communauté probable, après tout la terre c'est indispensable a la vie.

L'hypocrisie de la gauche-caviar est en effet impayable.

Martin Masse

@ Pierre-Yves,

Oui, Foglia est à quelques minutes d'ici à St-Armand, tout comme Jacques Godbout et plusieurs autres personnalités de l'intelligentsia québécoise qui ont des châteaux ou des résidences secondaires dans le coin.

Brome-Missisquoi est une communauté assez spéciale, très rurale et agricole, avec un vieux fond ouvrier dans des petites villes industrielles en déclin comme Bedford, mais aussi avec beaucoup d'artistes et de villégiateurs aisés, une communauté anglophone encore très présente et enracinée (ce sont leurs ancêtres qui ont défriché la région), et beaucoup de "néo-ruraux" comme nous (la plupart très militants écolos) qui lancent de nouvelles entreprises pour profiter des attraits agro-touristiques et culturelles de la région.

Pour ceux qui ne savent pas à quoi correspond un acre (43 500 pieds carrés), nous avons un très grand terrain qui fait un peu plus que ça (50 000 pieds carrés). Il est dix fois plus grand que le terrain de la maison où nous habitions à Montréal, qui était lui-même relativement grand pour la ville puisque nous avions deux lots (environ 5000 pieds carrés). En théorie, on pourrait donc construire 20 maisons ou triplex collés les uns sur les autres sur notre terrain avec une petite cour arrière comme dans les quartiers centraux montréalais. (À noter que c'est une grandeur normale pour des maisons de campagne dans ce coin.)

La Lanctôt, elle, possède un terrain 70 fois plus grand environ d'après ses dires, donc assez grand pour y construire facilement soit un quartier très dense avec 1400 maisons, soit un petit village aéré de quelques centaines d'habitants...

Mais elle ne veut pas avoir de voisins, et on la comprend la pauvre, c'est dur d'avoir à porter le poids culturel de la collectivité comme elle le fait, elle a besoin de paix et de tranquilité pour soutenir l'inspiration!

David Gagnon

Puisque le terre, l'eau, l'air (alouette) appartiennent à la communauté, on devrait s'inviter chez Mme Lanctôt pour se faire un BBQ. Je suis sûr qu'elle serait ravi de voir la communauté s'organiser pour organiser une petite fête communautaire chez elle ;-)

Bertrand

Vous avez le choix du sujet quand vous faites des analyses :
- faire l’éloge d’initiatives libertariennes
- faire la critique d’initiatives anti-libertariennes
- faire du remplissage en montant en épingle un non-événement

Devinez dans quelle catégorie se situe ce billet….

Micheline Lanctôt est-elle une autorité digne d’une analyse économique?
La grandeur de sa ferme est-elle un accroc aux principes de propriété privée?

Son discours sur le mécénat et la notion de culture en tant que bien commun étaient un bon point de départ pour une réflexion mais le QL préfère en faire un lynchage personnalisé.

La poussée d’optimisme du lever de soleil n’aura définitivement pas duré longtemps!!!

Sébas

@ Bertrand:

Vous avez le choix des répliques lorsque vous faites des contre-analyses :
- faire l’éloge de l'état
- faire l'éloge de l'état et critiquer les idées libertariennes
- faire l'éloge de l'état en faisant des commentaires 'de remplissage' comme vous venez de faire.

Ben quoi? Vous trouvez que c'est 'vide' comme réplique? Que ça manque de 'viande autour de l'os'? Relisez-vous et vous allez peut-être prendre conscience de quelque chose, genre que Gilles Guénette, Martin Masse et les autres viennent de démontrer de merveilleuse façon, l'incohérence d'un "certain discours".

Micheline Lanctôt n'est qu'un exemple.

Qu'avez-vous à dire sur le fond ?


Yan

"La grandeur de sa ferme est-elle un accroc aux principes de propriété privée?"

Est-ce simplement trop difficile de se rendre compte de l'incompatibilité logique dans le discours d'une personne qui dit que le gouvernement doit avoir du pouvoir sur la terre etc pcq. cette terre appartient à tous, mais qu'inversement cette personne utilise les droits de propriété privé et le "gossage" pour se débarrasser de ses voisins dans un très large rayon et se donner le droit de refuser qui que ce soit sur cette terre?

Je n'ai rien à dire contre le fait qu'elle aille une terre très grande, mais sa position publique est en oposition directe avec ses actions concrètes.

Bertrand

@ Sébas

«… faire l'éloge de l'ÉTAT en faisant des commentaires 'de remplissage' comme vous venez de faire.» - Sébas

Quand Martin Masse parle de «certains libertariens qui voient l'État dans leur soupe», Vous en faites une illustration admirable : je n’ai aucunement fait référence à l’État dans mon commentaire mais vous, vous le détectez…


Vous demandez : «Qu'avez-vous à dire sur le fond ?» - Sébas

Justement, c’est le manque de fond que j’ai dénoncé, le billet et ses commentaires n’étant que du «lynchage personnalisé».

Parler du fond? Est-ce que c’était le mécénat le sujet de fond? Supposons que oui…

Le mécénat est un don privé et volontaire fait par un qui en a les moyens pour aider le travail ou la production de quelqu’un d’autres. Dans certains cas, ce don est déductible d’impôt. Le don peut-être anonyme, fait à titre privé ou fait à titre public (commandite). Il peut être fait en y rattachant des conditions ou fait sans condition (ex. veto à la publication des résultats d’une étude, don moyennant la remise d’une œuvre littéraire ou musicale, ou moyennant que l’argent soit dépensé à un usage désigné – location d’un stradivarius, bourse d’études, etc.etc.).

Le mécénat est donc un concept fourre-tout très large. Tant qu’il reste privé, c’est comme un contrat qui n’a d’effet qu’entre les parties. S’il est déductible d’impôt, il devient normal que l’État puisse y rattacher des conditions, étant partie prenante.

Un mécénat privé peut être analysé cependant. Par exemple (et c’est évidemment Martin Masse qui me l’inspire), l’institut économique de Montréal est financé par des donateurs qui souhaitent que les études adoptent une approche de droite et non une approche de gauche. Le financier d’une étude a le droit d’imposer ses conditions et celui qui invoque cette étude doit s’attendre à se le faire souligner.

D’où l’importance, dans certains cas (recherche fondamentale) d’avoir un mécénat inconditionnel. Or à part par l’État ou des coalitions, ce genre de mécénat inconditionnel est rarement offert par le privé, qui n’y voit aucun avantage, sauf peut-être le prestige. Pensez à toutes les chaires universitaires qui portent le nom d’entreprises et voyez si elles sont inconditionnelles (beau sujet de recherche).

Certains croient que la culture doit pouvoir profiter d’un mécénat inconditionnel comme pour la recherche fondamentale. Ça se discute. Premièrement, le mot culture est lui-même un concept fourre-tout. Si je me lance là-dedans, j’en ai pour 2 autres pages pleines. Alors je m’arrête ici.

Satisfait, Sébas?

Mathieu

La prochaine étape serait d'octroyer des subventions automatiques et inconditionnelles dès qu'une personne se déclare artiste.

On perd beaucoup de temps avec le remplissage de paperasses.

Le membre de cette nouvelle aristocratie devrait avoir des «droits et privilèges naturels» dignes de sa classe de producteurs de culture garantis par l'État.

Quémander des fonds et remercier son auditoire [des bourgeois et du petit peuple], qu'est-ce qu'il y a de plus dégradant pour la noblesse?

Martin Masse

@ Bertrand,

"Micheline Lanctôt est-elle une autorité digne d’une analyse économique?
La grandeur de sa ferme est-elle un accroc aux principes de propriété privée?

Son discours sur le mécénat et la notion de culture en tant que bien commun étaient un bon point de départ pour une réflexion mais le QL préfère en faire un lynchage personnalisé."


Bon, vous avez parfois des critiques pertinentes et bien documentées, mais celle-là, franchement, c'est complètement à côté de la coche. Vous faites exprès pour faire de la provoc ou bien vous ne voyez vraiment pas la pertinence?

Comme l'écrit Yan plus haut, on s'en fout de la taille de sa propriété. Ce qu'il faut relever ici, c'est d'abord la contradiction flagrante avec son discours public d'inspiration communiste disant que la terre "n'appartient à personne" et conséquemment qu'elle "appartient à la communauté". Étrange qu'une communiste qui tient ce discours déclare qu'elle ne veut pas avoir de voisins et qu'elle a acheté une immense terre de 70 acres.

Plus crucial encore, elle s'appuie sur cette notion écolo-communiste (la terre, l'eau et l'air appartiennent à tout le monde) pour conclure par analogie que la culture aussi appartient à tous, et conséquemment que c'est l'État et seulement l'État qui doit la financer. Bref, son billet d'humeur fait partie de cette propagande omniprésente justifiant l'étatisation de la culture, les subventions, les taxes élevées, et en fin de compte le fait que Madame veuille nous forcer à financer son train de vie de châtelaine à Frelighsburg et ses lubies artistiques.

Quand on connaît l'histoire des apparatchiks privilégiés dans les régimes communistes, le parallèle est assez frappant. Ces bonnes âmes ne souhaitent en fait que consolider un système où ce sont elles les élites privilégiées qui exploitent le peuple.

Lanctôt n'est certainement pas une autorité sur les questions économiques mais c'est une personnalité culturelles bien en vue et ses tinamis parasites comme elle à la radio d'État lui ont donné une belle tribune pour faire sa propagande justifiant qu'on continue tous à être forcés de payer leurs salaires.

On entend évidemment cette propagande partout constamment au Québec, et nous l'avons souvent relevée. Mais le fait que dans ce cas j'aie pu illustrer, grâce à cette entrevue dans le Saint-Armand, l'incroyable hypocrisie qui caractérise le comportement de la dame et de cette classe d'entretenus, ça en fait bien plus qu'un "non-événement monté en épingle". Ça en fait au contraire un cas typique d'une réalité inacceptable qui n'est jamais dénoncée. Et dans le contexte où l'on vient de vivre une élection fédérale où les subventions à la culture ont été un thème central, cette histoire est encore plus pertinente.

Martin Masse

@ Bertrand,

L'État, un "mécénat inconditionnel"??? Ah ah ah!!!

1. Un mécène donne son propre argent, pas de l'argent soutiré de force à d'autres.

2. Le financement de l'État, pour la culture, à l'université et ailleurs, entretient une culture artistique et intellectuelle étatiste. Il n'y a rien d'inconditionnel là-dedans.

3. Si vous voulez personnellement financer de la recherche de type étatiste et interventionniste, rien de vous empêche de le faire de manière privée. (Par contre, je n'ai pas le choix de financer la propagande étatiste du gouvernement.) "Le privé", ce n'est pas que des méchants gros businessmen "de droite". Au contraire, la grosse majorité des dons d'entreprises et de fondations privées aux États-Unis par exemple vont à des causes "de gauche".

M.A.T

@ Bertrand

Voici le mandat de tous les médias conventionels (publics ou privés) du Québec:

-Faire l'éloge des iniatives de gauche ou gouvernementales
-Faire la critique de toute initiative privée ou individuelle
-Monter en épingle chaque non-évenement dans le but de réclamer l'intervention de l'état

Bertrand

@ Martin Masse

«…vous avez parfois des critiques pertinentes et bien documentées …»

Merci. Bien que j’eusse mieux aimé le mot «toujours» au lieu de «parfois». (Je sais, ça fait prétentieux de planter ici un subjonctif au plus-que-parfait, mais ça détend l’atmosphère!) ;-))

Le titre du billet est «Micheline Lanctôt et le mécénat». Alors pour me documenter, il faudrait que je le fasse soit sur ML soit sur le mécénat. Je refuse de personnaliser le débat quand il n’y a pas lieu de le faire, et là-dessus j’ai été clair. Ce n’est pas de la provocation, c’est du civisme.

Vous trouvez une contradiction entre le billet d’humeur et les actes de ML? Parce qu’elle aurait dit : «L’eau n’appartient à personne, parce qu’elle est essentielle à la survie. L’air aussi. La terre aussi.» et qu’elle est propriétaire d’un grand terrain. Imaginer que ce n’est pas «terre» mais «Terre» qu’il eût fallu écrire, avec une majuscule… (Oui je sais, ça fait beaucoup de subjonctifs, c’est le dernier promis!) L’eau, l’air et la Terre. La contradiction tombe. Mais ça ne vous a pas effleuré l’esprit, n’est-ce pas? La Terre nourricière, l’environnement, les richesses naturelles…

Supposons une minute qu’elle se contredise (je n’ai pas entendu son billet d’humeur), qu’elle aurait écrit elle-même «terre» avec une minuscule. Que fait-elle de ses 70 acres? Les loue-t-elle à des fermiers pour culture (ce que mes parents ont déjà fait et qui est une pratique courante en milieu agricole)? Ou en fait-elle un endroit de villégiature? Ou pire, d’investissement spéculatif ? Tant qu’à personnaliser… Son père avait un verger exploité par des tiers, ne serait-elle pas en train de reproduire la même chose? Je ne sais pas, si son opinion comptait au niveau politique, je comprendrais qu’on inquisitionne, mais là, après un billet d’humeur…

Ah oui! Le journal local rapporte qu’elle a achalé ses voisins jusqu’à ce qu’ils vendent. Ma belle-sœur a achalé mon frère jusqu’à ce qu’ils se marient. N’entendez-vous pas le grand rire moqueur de ML dans cette phrase ?! Mais non, elle n’a pas fait de harcèlement, peut-être a-t-elle offert un bon prix par contre!

Ah et puis après tout, un petit dernier pour la route : s’eut-il pu que j’eusse réussi à vous faire décocher un sourire en tentant de ne pas laisser passer n’importe quoi sur le bloque et en tentant non pas de provoquer mais de confronter votre argumentation accusatrice à une vision plus large ? !

Marianne

Cette histoire illustre pourtant clairement la banalité de l'hypocrisie de la gauche caviar. Je trouve l'exemple bien choisi. Des gens comme ça, il y en a plein. Les arguments faussement sophistiqués que produit Bertrand pour exonérer cette dame sont comiques. Pas besoin pourtant de couper les cheveux en quatre à la jésuite (pas d'investissement spéculatif, la terre avec ou sans majuscule) ou de recourir à des amalgames (et son père, et mon beau-frère ...). Elle a tout faux sur ce coup là, la petite dame ... Je connais des endroits où cela s'appelle le cœur à gauche et le porte-feuille à droite.

Martin Masse

@ Bertrand,

"Imaginer que ce n’est pas «terre» mais «Terre» qu’il eût fallu écrire, avec une majuscule… (Oui je sais, ça fait beaucoup de subjonctifs, c’est le dernier promis!) L’eau, l’air et la Terre. La contradiction tombe. Mais ça ne vous a pas effleuré l’esprit, n’est-ce pas? La Terre nourricière, l’environnement, les richesses naturelles…"

Hein? Non, ça ne m'a pas effleuré l'esprit, parce qu'il n'y a aucun fondement logique dans votre proposition, vous essayez simplement de disculper Micheline Lanctôt par un tour de passe-passe sémantique.

La Terre comme entité globale n'a aucune pertinence comme entité économique. Il ne peut y avoir aucun propriétaire privé ni aucune gestion privée de "la Terre". Par contre, la terre comme entité discrète a des propriétaires privés, à moins bien sûr qu'on la considère comme les communistes le font comme une "communauté de biens", selon les mots de Mme Lanctôt.

Elle donne dans son billet d'humeur une série de choses très concrètes qui devraient être considérées comme des "biens publics", c'est-à-dire appartenir à l'État et être "assumés par la communauté": les ressources naturelles, l'air, l'eau, la terre, les avoirs gouvernementaux - mobiliers, immobiliers -, les biens, parcs et autres, les biens culturels, patrimoniaux.

Pourquoi dans le cas de la T(t)erre, s'agirait-il d'une entité abstraite pour laquelle il n'est pas possible d'appliquer sa théorie (dans la mesure où il n'y a pas de gouvernement mondial, pas de communauté mondiale pour "assumer" la gestion de la Terre)? Pourquoi parlerait-elle de la Terre comme communauté de biens de manière abstraite tout en voulant dire que concrètement la terre devrait ou pourrait être une propriété privée?

La "Terre nourricièce", ça veut dire quoi au juste pour vous? Si la Terre nourricière doit être une communauté de biens, est-ce que ça veut dire qu'il faut nationaliser les entreprises agricoles? Sinon, est-ce que ce n'est que du blabla abstrait?

Vous me dites donc que la Lanctôt ne se contredit pas parce qu'en fait, dans tous les autres cas, elle parlait de choses concrètes que l'État devrait contrôler et que la population dans son ensemble devrait financer - surtout la culture! - mais que dans le cas de la terre, elle parlait d'une chose abstraite et globale, de la Terre en fait, ce qui n'a donc aucune conséquence concrète dans la réalité. Elle peut donc dire que la Terre doit être une "communauté de biens", et cela ne contredit en rien le fait qu'elle soit la propriétaire privée d'un gros bout de terre à l'exclusion du reste de la communauté.

Ah ah ah!!! Vraiment très drôle, en effet vous me faites bien rire.

Martin Masse

@ Bertrand,

Non seulement n'avez-vous aucun argument logique, mais vous tentez constamment d'amener le débat ailleurs quand vous n'avez rien de logique à répliquer.

"Que fait-elle de ses 70 acres?"

Qu'elle loue ou fasse quoi que ce soit avec la terre ne change rien à la question. Elle est propriétaire et tire un bénéfice personnel de sa propriété, sans que "la communauté" soit impliquée. Il ne s'agit pas d'une "communauté de biens". Même si elle louait, la communauté n'est pas plus impliquée. Tout ce qu'on sait de sa motivation, c'est qu'elle ne voulait pas de voisins, pas qu'elle voulait se servir de sa propriété au service de la communauté.

"Mais non, elle n’a pas fait de harcèlement, peut-être a-t-elle offert un bon prix par contre!"

Personne n'a parlé de ça ici et ça n'a rien à voir avec notre critique, qu'elle l'ait dit de manière humoristique ou non. Elle a parfaitement le droit d'avoir fait des offres répétées à ses voisins, tant qu'elle respecte leur personne et leur propriété.

Vous n'avez aucun argument à proposer, à part le fait qu'on ne devrait pas "personnaliser le débat" sur le mécénat. Et pourquoi donc? Une parasite culturelle fait de la propagande communiste sur une radio d'État visant à justifier le transfert forcé de ressources de la communauté à sa propre personne, ce qui lui permet notamment d'acheter une énorme terre pour ne pas avoir de voisins alors qu'elle défend en théorie une étatisation de la terre, et il faudrait discuter de tout ça de manière abstraite, au niveau des principes seulement, sans faire référence à la situation et aux intérêts personnels de la dame?

Ah ah ah!!!

Bertrand

@ Martin Masse

Vous dites :
- «Le financement de l'État, pour la culture, à l'université et ailleurs, entretient une culture artistique et intellectuelle étatiste. Il n'y a rien d'inconditionnel là-dedans.»

Je vous fais remarquer que je me suis arrêté avant le financement de la culture… Vous avez franchi le pas que je ne voulais pas franchir sous peine d’allonger considérablement mon texte. Reprochez-moi ce que j’ai dit mais pas ce que vous présumez que je dirais!

Vous dites :
- «"Le privé", ce n'est pas que des méchants gros businessmen "de droite".»

Encore là, je n’ai rien dit de tel. Il n’y a aucune honte à se dire de droite ou non. D’ailleurs j’ai déjà dit sur un autre billet ici comment je considérais ces divisions comme des étiquettes sans nuance.

Vous dites :
«L'État, un "mécénat inconditionnel"??? Ah ah ah!!!»

Ce n’est pas tout à fait ce que j’ai dit… Vous me lisez soit trop vite soit distrait, je pense.
Mais oui, vous avez plus de chance d’en trouver auprès d