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01 septembre 2009

Commentaires

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Martin

Qui a raison Jim Balsillie ou la LNH? Dans un libre-marché autrichien comment on réglerait ça?

Pierre-Yves

Une campagne pour la prise ne charge de la fertilisation in-vitro par la régie de l’assurance-maladie de l’Ontario nous rappelle à point nommé que le « droit » divin de certains à s’approprier le bien public n’est pas une particularité typiquement québécoise:

http://www.theglobeandmail.com/news/national/funding-fertility-the-fight-to-have-treatments-covered/article1256655/

La flopée d’articles publiés en rafale sur le sujet dans les médias ontariens montre assez clairement qu’il s’agit d’une campagne bien organisée (comme par hasard on trouve au même moment, et dans le même quotidien, un article à tirer des larmes sur les « usines à bébés » d’Inde ou de jeunes femmes enfantent des poupons pour de riches occidentales nullipares.

Fort savoureuse également est la référence à la croisade menée au Québec par Julie Snyder, ci-devant amuseuse publique et compagne de Pierre-Karl Péladeau (PKP), héritier de l'empire. L’argument de cette dernière étant: la vasectomie (une opération de quelques minutes) est prise en charge, pas le traitement de l'infertilité.

L'argument il est tordu évidemment: la ligature des trompes est aussi prise en charge par la RAMQ, comparons donc des choses comparables. Mais rappelons nous aussi qu'un traitement pour l'infertilité, ça peut coûter de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Et donc au-delà de la question de la légitimité de la demande, il faudrait tout de même se poser celle de la capacité de payer et des priorités.

De plus en plus de femmes décident d'avoir leur premier enfant plus tard, généralement pour pouvoir lancer leur carrière, mais c'est un choix personnel, et le revers de la médaille est en effet un risque accrue d'infertilité. À ce tarif là, ça risque de couter moins cher de faire venir des pondeuses immigrantes prêtes à procréer sans conditions. Après tout, si je décide d'attendre 75 ans pour avoir mon prochain, je ne dois pas m'attendre à ce que mes têtards de caleçon fassent exploser le record du 10 centimètres nage libre.

Le débat est bien entendu présenté sous l’angle éthique de savoir s’il est moral d’avoir de concevoir des enfants passé un certain âge, ce dont bien entendu tout le monde se fout éperdument : la question est plutôt de savoir qui va payer pour des procédures dispendieuses et reconnaissons-le, tout à fait électives, afin que certaines (y’en aura pas pour tout le monde), grâce à leurs influence ou leurs connections, puisse se faire engrosser aux frais de la princesse.

Il faut croire que ces femmes là, et leurs conjoints, ont un pouvoir politique démesuré puisqu’au moins trois Ontariens sur quatre considère ces demandes comme totalement injustifiées. Malgré tout, il faut s'attendre à une offensive en règle pour forcer cette aberration au travers du parlement de Toronto, ou mieux encore, autour du parlement (les lois les plus sympas sont celles qu'on a pas besoin de voter pas vrai?).

Or, avoir des enfants est une bénédiction, mais certainement pas un droit constitutionnel. Alors ne nous abusons pas ici, il n’est pas question d’éthique, mais plutôt de la meilleure façon de piquer l’argent des autres.

Il faut rapeler pour terminer que le seul domaine de la santé ou les coût aient baissé depus 20 ans, c'est la chirurgie esthétique, tout simplement parce qu'il s'agit d'un secteur ouvert à la concurrence privée, et ou les patients doivent supporter le coût des procédures. Il est certains qu'il en irait de même si la fécondation in-vitro était gérée de la même façon, et tout aussi certain qu'à partir du moment ou elle serait prise en charge par le public les coûts par patiente exploseraient littéralement.

Mais n'ennuyez pas les chiâleuses chromées avec de la logique: pour l'instant c'est jouez violons, pleurez chaumières, tout à l'estomac et pas une once de rationalité.

Garamond

Un référendum sur la souveraineté au Québec, si le PQ décide d'en tenir un troisième, serait-il entaché d'irrégularités ou s'il serait parfaitement honnête ?

Keven

Un référendum, c'est geré par des politiciens, alors non.

Keven

Dans le sens, non ça ne sera pas honnête.

Malaf

Pierre-Yves

Il y a environ 30 000 avortements par mois au Québec. On pourrait pas offrir aux femmes le choix de placer leur futur bébé en adoption pour justement les couples infertiles? Certains d'entre eux sont prêts à débourser des dizaines de milliers de dollards pour aller en chercher un en Chine...

Les femmes présentement ont le choix entre la maternité ou l'avortement. Me semble qu'on pourrait leur offrir une 3e voie (plus de choix = plus de liberté). La voie de l'adoption.

Keven

Moi, je suis un libertarien spirituel et je trouve vraiment difficile de convaincre les gens du libertarianisme dans le domaine de la sécurité sans mes arguments spirituels. Comme par exemple: Qu'est-ce qu'on fait avec les meurtriers, les violeurs, les pédophiles ou les dangers routiers sans gouvernement?

Pierre-Yves

@Garamond

"Un référendum sur la souveraineté au Québec, si le PQ décide d'en tenir un troisième, serait-il entaché d'irrégularités ou s'il serait parfaitement honnête ?"

Poser la question c'est y répondre: un référendum "honnête", sur le projet du PQ tel quel, serait forcément perdu. Or si on va en référendum c'est pour gagner, un référendum serait donc forcément malhonnête (sans quoi il ne sera pas).

c.q.f.d.

Le Minarchiste

La Bombardiera! (http://minarchiste.wordpress.com/2009/08/20/la-bombardiera/) 20 août 2009

C’est dans un avenir rapproché, après 5 ans de litiges, que nous connaîtrons la décision de l’Organisation Mondiale du Commerce relativement aux subventions de Airbus, soit US$200 milliards sur 20 ans. Ensuite, dans quelques mois, l’OMC examinera la plainte de l’Union Européenne relativement aux subventions accordées à Boeing. Cette dispute est la plus grosse et la plus coûteuse de l’histoire de l’OMC.

Cela me fait penser aux interminables disputes entre Bombardier et Embraer, ainsi qu’aux milliards d’argent des contribuables que les gouvernements ont remis à Bombardier sous la forme de subventions, crédits d’impôts et garanties de prêts.

Évidemment, sans aide gouvernementale, Bombardier ne pourrait être compétitif sur les marchés internationaux, puisque ses rivaux ont eux aussi droit à des subventions. Connaissant bien les effets pervers des subventions, il apparaît à prime abord logique de cesser de les octroyer et de laisser cet argent aux contribuables. Ceci étant dit, l’extinction de ces subventions aurait, à court et moyen terme du moins, des conséquences désastreuses sur l’industrie aéronautique canadienne et beaucoup d’emplois de haut niveau seraient perdus.

En fait, il semble que la plupart des pays impliqués dans l’industrie aéronautique (Canada, Brésil, États-Unis, France, Chine, etc) considèrent cette industrie comme un fleuron stratégique et sont prêts à la défendre à n’importe quel prix. Airbus est un symbole de savoir-faire technologique pour les européens, alors que Boeing représente un actif militaire stratégique pour les américains.

Le texte de l’avocat Simon Turmel de l’Université Montesquieu-Bordeaux, dont le lien est fourni ci-bas, illustre bien la façon de penser de nos dirigeants politiques relativement à Bombardier:

En l’occurrence, il ne s’agit pas tant de porter un jugement sur le bienfait des subventions dans l’économie, mais plutôt d’en arriver au constat qu’elles font partie intégrante du paysage de l’industrie aéronautique.
Donc, selon ces gens, puisque tous les pays subventionnent l’aéronautique, nous n’avons pas le choix de le faire! Autrement dit, si les autres pays se jettent en bas du pont, nous devons le faire nous aussi.

Qu’est-ce que les travailleurs de l’aéronautique ont de si spécial pour tous les autres travailleurs de la société doivent se faire subtiliser une partie de leur salaire (impôt) pour garder ces emplois en vie? Les actionnaires de Bombardier sont-ils plus importants que les actionnaires d’autres entreprises, justifiant alors de leur remettre l’argent des contribuables? Concevoir et assembler des avions est-il si stratégique pour le Canada? Les réponses à ces questions sont respectivement non, rien et non.

Arrêtons donc de nous faire des illusions: les pays mentionnés ci-haut ne vont pas arrêter de subventionner cette industrie. Ça veut donc dire que Bombardier Aéronautique ne sera jamais compétitive sans l’argent des contribuables. Il serait donc logique de diminuer graduellement le support étatique à cette industrie et d’aider ces travailleurs à se repositionner ailleurs dans l’économie. Cependant, ce scénario est peu probable étant donné la forte influence politique des bonzes de l’aéronautique à Ottawa.

D’ailleurs, Bombardier a déjà eu l’occasion de devenir un joueur dominant dans l’industrie des petits avion et d’enfin se départir de sa dépendance aux fonds publics. Suite à la création d’Embraer en 1995, Laurent Beaudoin lui-même avait reçu une proposition du PDG de l’entreprise brésilienne pour que Bombardier achète Embraer pour devenir un joueur de plus grande envergure. Laurent Beaudoin avait alors refusé de façon arrogante, déclarant la guerre à Embraer et comptant la rayer de la carte (avec l’aide des subventions gouvernementales bien-entendu). C’est de cette façon que la guerre des subventions s’est amorcée entre les deux pays. Près de 15 ans plus tard, Embraer est encore bien vivante, et même plus forte. N’est-ce pas là un bel exemple des distorsions économiques que peuvent causer les subventions? Sans elles, Bombardier aurait certainement sauté sur cette occasion et serait devenu le leader mondial incontesté dans son créneau.

http://www.vigile.net/Le-Bombardier-bashing-et-la

P.S.: Pour ceux qui se demande d’où vient le titre de ce billet (La Bombardiera), lisez ce court extrait de l’excellent livre de la journaliste Canadienne Andrea Campbell, Why Mexicans don’t drink Molson:

http://books.google.com/books?id=FaSYoJ0udnAC&pg=PA178&lpg=PA178&dq=Westcoast+energy+%2B+bombardier&source=bl&ots=jn-v5fgvVI&sig=1351ZXhVF1rWGKrDq7f4EFuviYg&hl=fr&ei=WZGMSvjjPMeWlAf88t26CA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6#v=onepage&q=Westcoast%20energy%20%2B%20bombardier&f=false

Frankyb

@Pierre-Yves

À moins que je ne me trompe, je crois que vous oubliez aussi la chirugie au laser pour les yeux dont les coûts ont fortement diminué au cours des dernières années. De nos jours, pour seulement 4500$, c'est garantie à vie! Je suis pas mal sur que j'aurai déboursé pas mal plus que ça pour des lunettes tout au long de ma vie. Merci capitalisme!

@Keven

Il ne faut pas confondre anarchie et minarchie. Les libertariens ne sont pas contre une certaine forme de gouvernement pour protéger les citoyens, ils sont seulement contre le fait que ce gouvernement s'impose dans la vie de ces citoyens.

Et je vous dirais également qu'avant même qu'il y'ait des gouvernements, j'ai la quasi certitude que les meutres et viols devaient être sévèrement punis, probablement même plus qu'aujourd'hui, par la communauté. Je doute toutefois que les accusés aient eu droit à des procès justes...

Le Minarchiste

Le Canada n’est pas loin d’un système bancaire avec 100% de réserves.
28 août 2009 (http://minarchiste.wordpress.com/2009/08/28/le-canada-nest-pas-loin-dun-systeme-bancaire-avec-100-de-reserves/)

Un article paru sur le site du Mises Institute en Décembre 2008 suggérait d’utiliser l’argent du bail-out pour combler l’espace qui séparait à ce moment les banques d’avoir 100% de réserves transactionnelles. En effet, suite à la crise, les banques américaines détenaient près de 100% de réserves transactionnelles, c’est-à-dire qu’elles détenaient presque autant de réserves qu’elles avaient de dépôts-à-vue. Cette suggestion aurait été un pas dans la bonne direction.

Pour ma part, je me suis amusé à estimer quelles seraient les conséquences d’un tel système sur l’une de nos banques canadiennes. J’ai utilisé la Banque de Montréal en exemple (mais je vous confirme qu’elles sont sensiblement toutes dans la même situation), la première à avoir rapporté ses résultats du troisième trimestre de l’année financière 2009 cette semaine.

La BMO avait en date du 31 juillet 2009 $14.6G en encaisse, $155.4G de valeurs mobilières, $166.3G de prêts, $245.0G de dépôts et $24.6G de capital.

Première surprise, les réserves de la BMO (encaisse + valeurs mobilières) totalisent 69.4% des dépôts! Donc, la BMO n’est pas loin de 100% en réserves totales. De plus, les réserves sont amplement suffisantes pour couvrir les dépôts à vue ($41.6G) ainsi que les dépôts payables sur avis ($61.2G) qui totalisent $102.8G. Donc, si tous les déposants venaient récupérer leurs dépôts en espèces, la BMO pourrait utiliser son encaisse et vendre une partie de ses valeurs mobilières pour rembourser tout le monde. Bien entendu, les réserves en valeurs mobilières ne sont pas toutes liquides, mais elles permettent néanmoins d’assurer plus de 100% de couverture transactionnelle (165% pour être exact), tel que suggéré par l’article du Mises Institute ci-haut mentionné.

Dans un système où il n’y aurait pas d’assurance-dépôts, il n’est pas très inflationniste de permettre aux banques de prêter les dépôts à terme (a.k.a. certificats de dépôts) non-remboursables qu’elles recueillent. Disons que vous achetez un dépôt à terme de 5 ans, la banque pourrait utiliser cet argent pour faire un prêt hypothécaire de 5 ans. Ainsi, lorsque vous réclamerez vos espèces, elles seront dans les coffres de la banque et l’opération aura permis à quelqu’un de financer l’achat d’une propriété. C’est comme si la banque vous empruntait de l’argent, avec votre consentement, et le prêtait à quelqu’un d’autre. Cependant, les banques ne devraient pas pouvoir prêter les dépôts à vue, ce qu’elles ne semblent pas faire au Canada d’ailleurs.

J’en conclus que le système bancaire canadien est nettement plus sain que le système américain. Nos banques ont moins d’effet de levier financier, plus de capital et plus réserves. Si je pouvais suggérer un changement pour améliorer la situation, ce serait que les banques canadiennes aient au moins autant d’encaisse que de dépôts à vue. Dans le cas de la BMO, celle-ci aurait à vendre $27G de valeurs mobilières et conserver les espèces dans ses coffres. Cela aurait cependant un impact négatif sur sa rentabilité puisque l’encaisse rapporte moins que les titres obligataires. L’abolition de l’assurance-dépôts serait aussi de mise.

Le Minarchiste

La SCHL: de la fraude étatique.31 août 2009 (http://minarchiste.wordpress.com/2009/08/31/la-schl-de-la-fraude-etatique/)

Dans le cadre du plan d’action économique du gouvernement canadien, la SCHL a mis en place un programme d’achat de prêts hypothécaires assurés de $75 milliards dans le but de maintenir la liquidité du marché des prêts hypothécaires. Une autre belle façon de détourner notre argent vers des utilisations inefficaces!

En fait, le marché des prêts hypothécaires titrisés a explosé ces dernières années. Il était de $100 milliards en 2006, alors que pour les 6 premiers mois de 2009, il a atteint près de $300 milliards en nouvelles émissions. La titrisation hypothécaire, c’est lorsque qu’une banque combine différentes hypothèques pour former un portefeuille et vend ce portefeuille à des investisseurs sous la forme d’un titre à revenu fixe. La banque vend le portefeuille à un taux inférieur au taux moyen du portefeuille, ce qui lui permet de faire du profit. Il n’y a rien de mal là-dedans, sauf lorsque le gouvernement s’en mêle, utilisant notre argent pour gonfler une bulle.

Par l’entremise de la SCHL, le gouvernement se trouve à garantir ces portefeuilles titrisés. Bénéficiant de cette garantie, le taux auquel les banques vendent ces titres est pratiquement équivalent au taux sur les obligations du gouvernement (présentement 3.5%). Donc si la banque prête en moyenne à 6.5% et vend les mortgage-backed securities à 3.5%, elle enregistre un juteux profit de 3%! La SCHL charge 0.2% de frais pour la transaction, ce qui laisserait 2.8% à la banque. Conséquemment, les gains provenant de cette activité ont totalisé $3.2 milliards pour les 6 grandes banques au cours des 12 derniers mois.

Autrement dit, les banques bénéficient de la garantie implicite du gouvernement, laquelle repose sur son pouvoir de taxation. Grâce à ce programme, les banques font des milliards de profit sur notre dos; c’est comme une subvention aux banques. Pour profiter au maximum de cette manne, celles-ci prêtent à presque n’importe qui. Cela crée de la demande pour l’immobilier. Pas surprenant que les transactions soient en hausse fulgurantes (+19% en juillet 2009 versus juillet 2008 pour Montréal) et les prix des maisons ont remonté de 14% au Canada depuis le début de l’année.

L’arnaque ne s’arrête pas là. La titrisation est aussi disponibles pour les habitations à logement multiples. Ainsi, une société cotée en bourse comme Boardwalk REIT, propriétaire de plus de 36,000 unités de logement au Canada, a pu profiter de ces programmes et obtenir des hypothèques à un taux aussi bas que 2.7%! À toutes fins pratiques, grâce à la SCHL, Boardwalk peut emprunter au même taux que le gouvernement, au grand profit de ses actionnaires, qui eux aussi s’enrichissent sur notre dos.

Parlons maintenant de l’autre activité favorite de la SCHL: l’assurance-hypothécaire. Dans le but de favoriser l’accès à la propriété, lorsque vous avez besoin de plus de 80% de dette par rapport à la valeur de la propriété que vous hypothéquez, vous devez obligatoirement acheter une assurance-hypothécaire. Le tableau ci-bas illustre l’échelle de prix. Donc, si vous achetez une maison de $200,000 et avez $30,000 comptant, votre ratio prêt/valeur est de 85%, vous devez donc payer $2,975 de prime. Cette prime est non-remboursable. Donc si vous vendez la propriété un an plus tard, vous ne récupérez pas la prime. Si jamais vous tombez en défaut de paiement, la SCHL remboursera la banque pour le montant de sa perte. Donc, si la banque vend votre maison $150,000 et paient des frais de $10,000 pour régler le dossier, la SCHL lui remboursera $30,000 moins le capital que vous aurez remboursé avant de faire faillite. Vous conviendrez que la prime est assez élevée compte tenu du montant en jeu et des risques.

En 2001, dans le but de générer un peu de compétition privée, le gouvernement a permis à d’autres joueurs d’entrer sur ce marché. Le seul qui a vraiment réussi est GE Capital Canada (maintenant Genworth Canada). Sauf qu’on ne peut pas vraiment parler de compétition: Genworth offre les mêmes conditions que la SCHL et applique les mêmes tarifs. Genworth a réussi à obtenir 30% du marché en offrant un meilleur services aux institutions que la SCHL. Mais il sera bien difficile d’aller plus loin, puisque les banques aiment bien le confort de la garantie implicite du gouvernement qu’offre la SCHL. D’ailleurs, il est très difficile pour un nouveau joueur d’établir une relation de confiance avec les banques, alors que la SCHL est déjà implantée partout. Pendant ce temps, Genworth profite des prix élevés dictés par la SCHL pour générer de gros profits, en l’absence de réelle compétition. Son rendement de l’avoir des actionnaires (ROE) a été de 21% en 2006, 20% en 2007 et 17% en 2008, ce qui est bien plus élevé que la moyenne des entreprises comparables. Sa croissance future est cependant limitée par la prépondérance de la SCHL.

Si le gouvernement voulait vraiment faire émerger une industrie compétitive, il n’aurait qu’à privatiser la SCHL et cesser de lui injecter du capital (i.e. notre argent). Celle-ci pourrait s’inscrire en bourse pour lever du capital et compétitionner avec Genworth sur une base d’égal-à-égal. Peut-être que de nouveaux compétiteurs apparaîtraient. Les prix ne seraient plus uniformes (i.e. certains joueurs pourraient gagner des parts de marché en baissant leur prix). Les produits seraient peut-être plus flexibles, alors que certains pourraient offrir des primes remboursables à la vente de la propriété par exemple. Peut-être qu’une entreprise canadienne de calibre international aurait émergé, faisant des affaires dans plusieurs pays. Un autre exemple de semi-privatisation manquée!

Kevin

info pour tout le monde : Keven (01 septembre 2009 à 10h33 et tous les autre avant), c'est pas moi. Moi c'est le Kevin qui est ici depuis euh... les début du blogue du Ql.

Donc ne vous posez pas de question s'il dit le contraire de ce que je dis d'habitude.

Pierre-Yves

@FrankyB:

"À moins que je ne me trompe, je crois que vous oubliez aussi la chirugie au laser pour les yeux dont les coûts ont fortement diminué au cours des dernières années.

En effet, c'est un autre (et excellent) exemple.

Jonathan Dumas

Bonjour,

Les CPE et la subvention des places a 7$, ca a du etre couvert. Mais voici un autre petit detail a propos de ca: Ma copine est attristee du fait que les enfants nes au printemps (comme notre fille) trouvent difficilement place dans le systeme...

Le tout est tres bien explique ici: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/200908/30/01-897277-du-cpe-a-la-petite-ecole-des-bambins-discrimines.php

Je propose donc un sujet plus general: Les fonctions escalier. En effet, le probleme ci-haut vient de ce saut de 20$ dans les subventions donnees pour les enfants de 23 mois. A chaque fois que je vois des palliers ou des fonctions escalier definir utilises pour determiner nos impots, nos tarifs, nos ammendes, le prix de notre electricite, je sens une petite piqure dans le coin de la fibre morale.

Il me semble que nous avons atteint un niveau de sophistiquation technologique tel que plusieurs de ces fonctions pourraient etre remplacees par des fonctions au minimum continues, mais preferablement a derivee continue. Des fonctions composees simples impliquant des log, des fonctions rationnelles, par exemple. Pourquoi pas?

Dans les cas ou c'est le gouvernemnt qui calcule tout de toute facon, ca ne cause aucun probleme. Il faut seulement que les fonctions soient tres clairement decrites. Un segment raisonable de la population est assez a l'aise avec les maths pour que des erreurs systematiques soient reperees. Cela couvre la facturation d'Hydro-Quebec (si l'on decide de conserver une tarification progressive), certaines contraventions et ammendes qui sont intrinsequement fonction de parametres continus (pour vitesse excessive, par exemple).

Pour l'impot, un pourrait joindre un paquet de tableaux et de graphiques. Parmi les gens qui ne peuvent pas manipuler un log ou une puissance 0,2, combien font leur rapport d'impot seuls de toute facon? (Aussi, par des penibles directives, on fait en sorte que les contribuables manipulent des fonctions du type max{0, fonction lineaire quelconque} sans le savoir. Pourquoi pas des logs? (Entrez le montant de la ligne 320 sur la calculatrice IMPOT-Quebec et appuyez sur LOG. Reportez le montant qui apparait a l'ecran a la ligne 321.)

J'aime bien ce sujet pcq:
- Il couvre une source assez grande d'injustice.
- On peut le resoudre partiellement sans revolution, sans reduction de taile de l'Etat, sans avoir a convaincre les preneurs de decision (politiciens et hauts fonctionnaires) de remettre tout en cause. C'est une 'cause' pragmatique par excellence.
- Ce qui s'oppose a ma proposition, c'est l'inertie, la peur de la complexite, et, consequemment, le fait que le projet soit politiquement tres peu sexy. (J'imagine l'adversaire politique faire son topo dans un foyer de personnes agees...). C'est justement pourquoi c'est une idee qui doit d'abord faire son chemin, etre debattue et affinee dans des lieux de dicussions comme ici. C'est le genre d'idee qui, lorsqu'elle aura trouve, par chance, un 'cheval' politique qui voudra bien d'elle, aura besoin d'un groupe de supporters qui la connaitront, qui auront ecrit sur elle et milite pour elle. Quelque haut fonctionnaire aura fait une experience qui aura bien tourne, des editorialistes auront ete convaincus, etc...

En tout cas, je lance ca. Des fonctions a derivee continue (lorsque le bon sens le dicte) pour determiner les echanges d'argent entre les citoyens et l'Etat.

(Note: lorsque je me libere de mes brides pragmatistes, j'en arrive plutot a vouloir des tarifs fixes ou des proportions fixes pour determiner les echanges d'argent entre le citoyen et l'Etat: impot sur le revenu a taux unique ou revenu minimum garanti, tarifs fixes pour les services factures, etc. Mais il faut bien admettre que l'impot progressif est la pour un bon bout de temps. Alors, pourquoi pas le rendre plus juste? Qui sait, on pourrait construire la fonction en question (qui remplacerait les palliers d'imposition) de facon a ce que l'indice des prix a la consommation y apparaisse et contre exactement l'effet de l'inflation, pour ainsi conserver une courbe d'imposition reelement stable? [Car imposition progressive inchangee + inflation = hausse du taux moyen d'imposition, de facto]. [Ah oui, meme chose pour les places a 7$. J'ai ecrit plus haut: "le probleme ci-haut vient de ce saut de 20$..." S'il-vous-plait, ne perdez pas de temps a me repondre "Mais, non, le probleme, c'est les places a 7$, tout simplement!" Je sais ;-)"

Jonathan Dumas


Keven

@FrankyB

Alors les libertariens sont pour l'interventionnisme de droite? :/

Daniel

@Jonathan Dumas

"on pourrait construire la fonction en question (qui remplacerait les palliers d'imposition) de façon a ce que l'indice des prix à la consommation y apparaisse et contre exactement l'effet de l'inflation"

J'ai entendu parler de ce problème dans Free to Choose How to Cure Inflation de Milton Friedman. D'après lui, le problème c'est que l'inflation permet aux politiciens de baisser périodiquement le taux d'imposition (même si dans les faits ils ne font qu'ajuster l'inflation) et d'augmenter ainsi leur popularité.

Stéphane Dumas

Le forum du site Liberaux.org mentionnait aussi les récentes élections au Japon et ils titrent, socialisme à la France de 1981 http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=42413 et j'ai l'impression que le Japon s'est trompé de route...

Le Minarchiste

L’accès à la richesse au Canada. 2 sept. 2009
(http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/02/l%e2%80%99acces-a-la-richesse-au-canada/)

La gauche aime scander que le capitalisme est l’exploitation des “prolétaires” par les “bourgeois”, qui eux détiennent le capital et garde la richesse entre eux. Selon eux, l’État doit utiliser ses “gros bras” pour renverser la “trop grande” concentration de la richesse. Comme si persécuter ceux qui créent le plus de richesse dans notre pays allait encourager davantage de création de richesse.

À cet égard, j’ai lu l’an passé le livre de Diane Francis Who owns Canada now. Cet ouvrage, qui fait suite à un livre similaire publié en 1986, est un résumé d’entrevues réalisées auprès des 75 plus riches Canadiens. Le portrait qui en ressort n’est pas celui que la gauche tente de dénoncer, au contraire.

En 1986, le Canada était dominé par une poignées de puissantes familles, des conglomérats, des entreprises d’État et des divisions d’entreprises étrangères. Seulement 11 des 32 plus riches avaient fait forture d’eux-mêmes. Depuis ce temps, 16 des 32 plus riches sont tombé du top 75, remplacés par du sang neuf. En 2007, 56 des 75 plus riches sont des self-made billionnaires. La principale cause de ces changements fondamentaux a été la plus grande libéralisation de l’économie canadienne (ALENA, mondialisation, privatisations, dérèglementations, etc). On peut donc dire que la plus grande libéralisation de notre économie a favorisé un système davantage “méritocratique”, dans lequel la richesse est plus libre et accessible à tous.

Voici quelques exemples d’individus qui sont partis de rien pour accéder à la richesse:

- David Azrieli (Canpro Investments): Arrivé au Canada en 1939 avec $100 en poche.

- Rudy Bratty (immobilier): A démarré son entreprise avec un emprunt de $3,000 à sa mère.

- Fred De Gasperis (immobilier): Arrivé au Canada en 1952, a démarré son entreprise avec ses économies de $4,000.

- Marcel Adam (Ibertville Developments): Arrivé au Canada en 1939, a démarré son entreprise avec ses économies de $30,000.

- Marco & Elio Muzzo (immobilier): Arrivés au Canada en 1950, ont commencé comme tireur de joints.

- Rai Sahi (Morguard): Arrivé au Canada en 1971, a travaillé pour $1.15/heure pour amasser ses économies.

- Lino Saputo Sr.: Arrivé au Canada en 1952 avec des économies de $500.

- Jean Coutu: A débuté comme pharmacien à la sortie de l’université.

- Ron Joyce (Tim Hortons): A quitté la maison à 16 ans avec $5 en poche.

- Ron Southern (ATCO): A fondé son entreprise avec ses économies de $2,000.

- Robert Friedland (Ivanhoe): Était mendiant en Inde avant de se prendre en main.

- Leslie Dan (Novopharm): Arrivé au Canada en 1947 comme réfugié avec rien en poche.

- Eugene Melnyk (Biovail): A commencé au bas de l’échelle comme vendeur d’articles promotionnels.

- Mike Lazaridis (RIM): Arrivée au Canada en 1966, sa famille n’avait que 3 valises de vêtements. Son génie lui a permis d’inventer le Blackberry et, combiné à celui de Jim Balsillie, lui a permis de faire fortune.

- Kwok Yuen Ho (ATI Inc.): Arrivé au Canada en 1983 avec de maigres épargnes.

- Terrence Matthews (Mittel / Newbridge): A fondé Mittel en empruntant $5,000 sur sa marge de crédit.

- Guy Laliberté (Cirque du Soleil): A dormi sur des bancs de parc en Europe alors qu’il “vivait de son art” sans le sou.

- Michael Lee-Chin (AIC): Arrivé au Canada en 1970, il a fondé ce géant canadien des fonds mutuels à partir de rien.

- Frank Stronach (Magna Corp.): Arrivé au Canada en 1954 avec $200 en poche.

De plus, bien que plusieurs autres fortunes canadiennes soient détenues par la seconde génération de par leur héritage, il n’en demeure pas moins que le patriarche a souvent lui-même fondé l’entreprise à partir de rien (par exemple les Thomson, les Rogers et les Bombardier pour ne nommer que ceux-là).

Je pense que cela en dit long quant à l’égalité des chances au Canada. C’est évidemment bien plus facile de partir dans la vie avec un gros héritage, mais dans un pays libre, ce n’est pas impossible de devenir milliardaire à partir de rien.

S’il y a des choses que la plupart des 75 dénoncent, ce sont la lourdeur bureaucratique qui sévit au Canada et qui leur a mis des bâtons dans les roues, ainsi que les taux d’imposition trop élevés, qui font littérallement fuir les créateurs de richesse. Il y a d’ailleurs 5 des 75 qui ont émigrés dans des paradis fiscaux.

Finalement, l’autre chose que les 75 ont en commun est que ce sont tous des philantropes. Les montants annuels de leurs dons de charité sont probablement plus élevés que le PIB de certains pays!

Hugo

En voici une bonne...

Dans le journal Le Soleil hier :

Le directeur des communications de la Régie de l'énergie, Pierre Méthé, nuance. «La Régie n'a pas le mandat d'intervenir dans le marché, sauf à des fins très précises. Par ailleurs, poursuit-il, les prix des produits pétroliers ne sont pas réglementés et, en conséquence, la Régie n'a pas de pouvoir d'intervention dans un marché qui est un marché libre. Tout détaillant au Québec est libre de vendre l'essence au prix qu'il le souhaite.

Source : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/200908/31/01-897605-prix-de-lessence-lopposition-demande-une-enquete-de-la-regie.php

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Il faudrait peut-être en informer Costco qui aimerait bien vendre son essence moins cher, mais qui en est empêché.

Dans Le Soleil du 31 août 2009 :

Depuis plusieurs années, Costco dénonce les prix élevés de l'essence au Québec et surtout le mécanisme de fixation du prix plancher fixé chaque semaine par la Régie de l'énergie. «La réglementation actuelle est désuète», soutient le porte-parole de Costco, Ron Damiani.

L'entreprise en a surtout contre la marge bénéficiaire supplémentaire de trois cents imposée par la Régie aux détaillants de la capitale afin de couvrir leurs dépenses d'exploitation. «Ce coût additionnel pénalise les consommateurs», ajoute M. Damiani.

N'empêche. Costco devra se conformer à la loi. Elle devra ajouter trois cents de plus que le prix plancher estimé par la Régie de l'énergie chaque semaine.

Source : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/consommation/200908/30/01-897269-costco-veut-faire-baisser-les-prix-de-lessence-a-quebec.php

David Gendron

@Martin

Dans un libre-marché autrichien, il n'y aurait pas de Coyotes de Phoenix! Suivant!

David Gendron

Et dans un libre-marché autrichien, la LNH aurait accepté l'offre de Balsillie.

Keven

What the fuck? La LNH fera bien ce qu'elle veut!

Jonathan

Qu'est-ce que vous pensé du côté sécessionniste des membres du Ludwig Von Mises Institute.

Stranger

Les Coyotes ont le droit d'accepter n'importe quelle offre mais la LNH a le droit d'admettre ou d'expulser une équipe de la ligue.

La sécession c'est le fondement même de la liberté: le droit de choisir qui protégera ses droits.

Le Minarchiste

D'accord avec Stranger.

Les créditeurs des Coyotes ont droit à ce que le plus offrant emporte la mise.

Cependant, la LNH est un partenariat entre les équipes.
On ne peut la forcer à accepter Jim Balsillie comme partenaire.
Elle a donc le gros bout du bâton dans cette affaire.

Keven

Et ce n'est pas parce qu'un marché est libre qu'il n'y a pas de mauvaise décision, seulement des conséquences.

Charles

J'aimerais avoir votre opinion sur le mode de production agricole actuelle et de ses contestataires, notamment Hugo Latulippe et cie.

Trouvez-vous que l'on devrait revenir à une mode de production plus "paysanne"?

Est-ce que le Québec à un rôle prépondérant à jouer dans le but de nourrir le monde et les peuples qui ne peuvent s'autosuffire?

Tant qu'à moi, je crois que le Québec doit affirmer sa place comme leader mondial dans l'alimentation, mais que l'on doit aussi donner la liberté aux producteurs "artisans" d'offrir eux aussi des produits à la population.

Votre opinion?

Pierre-Yves

TINTIN AU CACHOT

Le chroniqueur Mario Roy de La Presse commente ici une action judiciaire pour le moins loufoque, (re-)lancée en Belgique, et aussi maintenant en France, pour faire interdire l'ouvrage de Hergé "Tintin au Congo" au motif de stéréotypage raciste:

http://blogues.cyberpresse.ca/edito/?p=1850#comment-39219

Je suis entièrement d’accord avec l’opinion de Mario Roy évidemment. Cependant, puisqu’on parle de “mettre les choses en contexte”, il ne faudrait pas oublier non plus le “contexte” de “discrimination positive” et de moralisme étatique dans lequel s’inscrit cette plainte.

Depuis une trentaine d’année, l’assaut des tartuffes et des dévots d'État contre la liberté d’expression n’a pas lâché. Au premier rang, le féminisme bien entendu, mais aussi le sionisme (on ne peut plus dire grand chose sur Israel, vous ne me contredirez pas la-dessus), la croisade gaie, les droits du groupe X ou du groupe Y, etc…

Dans tous le cas (y compris ceux ci-dessus), il y’avait évidemment matière pour ces groupes discriminés à faire respecter leurs droits fondamentaux en tant qu’individus: droit à la vie, à la propriété privée, à la sécurité de la personne, à la liberté (de circuler, de s’exprimer, de travailler et de s'enrichir…). Il y'avait oppression, et l'oppression devait cesser.

Là ou les choses se sont gâtées, c’est lorsqu’on a débordé du terrain purement défensif de la protection des droits individuels, pour s’aventurer sur celui, offensif et beaucoup plus critiquable, de soi-disants droits “collectifs” des groupes en question, et de l’institutionnalisation de privilèges au nom ces soi-disants droits, ce qui est non seulement immoral mais contre-productif - puisque cela finit toujours par se retourner contre certains membres du groupe en question.

Nous en somme aujourd’hui à réclamer des quotas de femmes sur les C.A. des entreprises, proposition dont on prend toute la dimension absurde en imaginant ses conséquences logiques: quotas de gais, de noirs, de juifs, d’handicapés moteurs etc… Ça va devenir coton de choisir un C.A.!

Et ce n’est qu’un exemple, les cas ou l’appartenance à un “groupe” particulier compte davantage que le mérite, le talent ou les compétence se multiplient à l’infini.

Alors je ne jette pas la pierre à ce monsieur Mondondo: sa demande est ridicule sur le fond, et j’espère qu’elle sera traitée comme telle, mais sur la forme elle ne fait qu’exploiter l’idéologie perverse, collectiviste, dont beaucoup d’autres groupes se sont servis avant lui pour tenter d’exploiter le “système”. Et il s’attaque pour cela à une icône de la culture populaire européenne, Tintin, question de visibilité médiatique probablement.

Il n'y a parfois pas d'autre moyen de faire comprendre au gens le ridicule de leurs rationalisations, qu'en les utilisant à l'encontre des objectifs pour lesquelles ces positions ont été concoctées au départ: ça s'appelle, "faire tourner les tables".

Si l’on considère de plus la difficulté pour un professionnel noir de se faire une situation dans une Europe de plus en plus grangrênée par le racisme et l’ostracisation des immigrés, pourquoi le gars ne s'essaierait pas?

Au fond, c’est notre propre rectitude politique qui se retrouve dans le rôle de l’arroseur arrosé, démontrant que cet oxymore qu’on appelle “discrimination positive” n’est en fait qu’un moyen détourné d’imposer à la collectivité, arbitrairement, les subjectivités de certains intérêts particuliers - en ce sens, la discrimination positive mène à une forme de totalitarisme.

En s’arrogeant le mandat de “faire le bien”, ces gouvernements qui veulent toujours penser à notre place on enfanté un monstre qui n’est par près de rentrer dans sa boite, et les petits comptables congolais ont bien l’intention de continuer à nous mettre cette vérité sous le nez.

Frankyb

@Keven

Hum bon, j'espérait que des gens un peu plus compétents en rhétorique que moi vous réponderaient, mais puisque vous m'adressez la question personnellement, je me sens un peu obligé de vous répondre.

Tout d'abord, je tiens à préciser que je ne me considère en aucun point le porte parole des libertariens (et bonne chance à n'importe qui qui s'investirait d'une telle mission) et donc que je ne peux parler qu'en mon nom personnel.

Tant qu'à moi, le rôle de l'état s'arrête à protéger les libertés individuelles. Pour ce, on se doit de faire une distinction entre protection des libertés individuelles et interventionnisme.

L'état n'a aucune justification d'intervenir dans un contrat entre deux individus. Prostitution, transaction de drogues, suicide assisté, cela ne concerne que les deux individus qui établissent de tels contrats entre eux. Par contre, je suis d'accord pour "l'intervention" de l'état lorsque l'un des deux individus agit sans le consentement tacite de l'autre (ainsi, la prostitution devient un viol, l'échange de drogue devient un empoisonement et le suicide assisté devient un meutre).

Je ne considère pas cela comme étant de "l'intervensionnisme de droite" mais bien plutôt comme le rôle légitime de l'état (soit la gestion des biens publiques (selon leur définition économique), la sécurité étant un bien publique). S'assurer du respect des liberté individuelles est donc à peu près le seul et unique rôle que je serais prêt à laisser à un état.

D'ailleurs, je vois difficilement comment tel action pourrait être considéré comme étant spécifiquement de l'interventionnisme "de droite" considérant que les gens de gauche sont généralement pour ce genre de protection également.

Cela ne représente que mon opinion personnel, et je suis fort conscient que plusieurs individus du courrant libertarien sont plutôt pour une forme d'anarcho-capitalisme où les services de police et de justice seraient plutôt de nature privée. Je ne suis bien sûr pas d'accord avec cette idée mais n'exposerait pas mes raisons ici.

Désolé pour la longue réponse semi-évasive, mais, votre relance m'ayant apparu comme une tentative de "pigeonholing" (fort possible que je me trompe sur vos intentions, il est très facile de se tromper sur les réelles intentions des autres sur l'internet) je me sentais obligé de vous présenter toutes les nuances de la question.


@ Tous

Ceci dit, je me sens un peu comme un "troll" de partir sur de longues explications ou faire de longues réponses adressé à quelqu'un d'autre que l'auteur du texte principal sur un blog. Existe-t-il un forum pour les libertariens québécois/francophones? Sinon, les gens du QL ont-ils déjà pensé à en partir un ?

Pierre-Yves

@Charles

"Tant qu'à moi, je crois que le Québec doit affirmer sa place comme leader mondial dans l'alimentation"

C'est pas péter plus haut que le trou un peu?

Keven

@Frankyb

La droite telle que je l'ai apprise dans mes cours de philo, c'est les valeurs de liberté et de sécurité, ce qui correspond bien à ton discours. Pas que ces valeurs soient mauvaises, je n'ai seulement pas envie qu'on laisse un gouvernement les gérer. Que ce soit pour des choses qui te plaisent, ça reste de l'interventionnisme. Je ne veux pas payer obligatoirement des taxes et impôts pour payer des représentants de la sécurité qui utilisent des méthodes que je n'approuve pas nécéssairement pour protéger des gens qui ne sont pas nécéssairement des victimes tant qu'à moi.

David Gendron

D'abord, dans un véritable libre-marché misésien, il n'y aurait pas de Coyotes de Phoenix parce que ça ne serait pas rentable sans les gouvernements (et même avec, mais ils peuvent continuer d'opérer). Ensuite, ils auraient accepté l'offre de Balsillie parce que ce serait plus rentable de déménager sans les gouvernements.

"Qu'est-ce que vous pensé du côté sécessionniste des membres du Ludwig Von Mises Institute?"

Une très bonne chose qu'ils aient enfin compris, eux!

M. Tremblay

Petite note artistique agréable...

Le populaire groupe britanique 'Muse' s'apprête à lancer son nouvel album intitulé "The Resistance". On y trouve notamment une chanson intitulée "United States of Eurasia" (en référence directe à 1984), et le premier single sera la chanson "Uprising". Même pas encore officiellement lancée qu'elle est déjà utilisée dans des vidéos pro-Ron Paul ! (voir par exemple http://www.youtube.com/watch?v=dM3wp5qcr00)

Les paroles sont pour le moins inspirantes! (http://www.lyricsmode.com/lyrics/m/muse/uprising.html)

Un court texte discutant de la chose (Muse : Closet Libertarians?) peut être trouvé en suivant ce lien :

http://www.123people.com/ext/frm?ti=person%20finder&search_term=matthew%20bellamy&search_country=US&st=person%20finder&target_url=http%3A%2F%2Fwww.parcbench.com%2F2009%2F09%2F01%2Fmuse-closet-libertarians%2F&section=blog&wrt_id=262

Sébas

Martineau -le pseudo polémiste de droite?- aurait (lui ou son modérateur), peur que cette simple question crée une polémique:

*

"Vrai ou faux:

Si l'immigration -contrôlée par l'état- ne laissait plus rentrer de musulmans, le problème serait régler à la source, ici ?

Mais non, vaut mieux s'attaquer aux symptômes..."

*

Par 3 x, j'ai essayé de d'envoyer ce message ici:
http://martineau.blogue.canoe.ca/2009/08/28/cracher_ou_avaler?blog=99&c=1&page=1&more=1&tb=1&pb=1&disp=single&title=Cracher%20ou%20avaler?&result=tovalidate#top_comment


Ma question doit être jugée raciste ou 'non politiquement correct'.

Pourtant, lui, comme beaucoup de ses lecteurs, passent leur temps à ridiculiser certaines pratiques des musulmanes, mais ne parlent jamais du rôle que joue les étatistes 'ouverts sur le monde' dans ce dossier.

Martineau serait-il un véritable progressiste-étatiste, car il ne veut pas regarder la véritable cause de toutes ces demandes musulmanes:

Dans les année 60-70, presque tous les pays Occidentaux, ont adopté des politiques d'immigration/d'intégration 'progressistes', 'multiculturalistes', donc 'ouvertes sur le monde', 'tolérantes', etc.

Si nos ces politiques n'avaient pas été changé, serions-nous en train de nous confronter à tous ces problèmes d'intégration ?

***

Personnellement, tout ce que j'essaye de faire, c'est de montrer l'implication de l'état dans tout ce dossier et ce, ici, comme ailleurs (dans les pays musulmans comme l'Irak, le Pakistan, l'Afghanistan, etc).

L'état (surtout les ministères de l'immigration et de la justice, dans ce dossier), a un rôle énorme à jouer, et trop de gens blâment encore les victimes: les immigrants musulmans eux-mêmes, à qui l'ont promet "l'eldorado".

***

"Selon statistique Canada, un tiers(33%) des maghrébins sont au chômage

Les Algériens n’ont pas trouvé l’eldorado au Québec

16 février 2008

Ils sont bardés de diplômes dans des domaines en forte demande. Ils ont été sélectionnés par le Québec pour leur scolarité supérieure, pour leur connaissance du français, pour leur « indice de fertilité » élevé et la liste est longue. Mais ils sont sans emploi : ce sont les immigrants venant d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie et à une moindre mesure Libye, Egypte et Soudan).[...] "

***

Pire encore -et contrairement aux mythes véhiculés par les 'experts' et les médias du troupeau:

1) L'immigration FERAIT vieillir -de façon accélérée- la population du Québec et du Canada.

2) Les immigrants -après une génération- ne font pas plus d'enfants que les canadiens 'plus anciens'.


Kevin

Wow, finalement le projet de loi qui veut interdire les cigares aromatisé pour éviter la consommation chez les jeunes vas finir par arriver! Il paraît que les jeunes du secondaire consomment plus de cigares aromatisés que de cigarettes.. mais la vente est déjà illégale pour les mineurs.... La forme et les couleurs des paquets sont "extrêmement attrayants pour les jeunes"..... Suis-je le seul à trouver ça ultra-maternant et do-gooder!?!?

Sébas

"Suis-je le seul à trouver ça ultra-maternant et do-gooder!?!?"

NON !

Gilles Guénette

Ou bien un marché noir du cigare aromatisé s'installe, ou bien les jeunes se tournent vers Internet pour en acheter, ou bien ils se tournent carrément vers autre chose...

Sébas

Entendu coin St-Denis/Ontario en 2012:

Cigares... jeux vidéos violents... bonbons ?

Martin

Le nouveau Economic Freedom Index of the world est en ligne. Le Canada a reculé et le Chili est rendu en avant des USA.

NB. C’est pour l’année 2007 (Fraser/Cato étant plus rigoureux que celui du WSJ).

http://www.fraserinstitute.org/researchandpublications/publications/6905.aspx

Le pire est à venir…

Pierre-Yves

@Martin

Tiens, moi qui envisageais justement de prendre ma retraite au Chili...

David Gendron

"Suis-je le seul à trouver ça ultra-maternant et do-gooder!?!?"

Non Kevin, je suis d'accord avec vous. C'est trop con!

Françoise D.

Le père du cours ECR récidive au sujet des écoles privées en général, fin du choix, tirage au sort:

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/09/toujours-moins-de-liberte-toujours-plus.html


L'ingéniérie sociale étatique en marche. Calendrier officiel multiculturel du MELS, l'année scolaire 2009-2010 sera chargée :

http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/09/calendrier-multi-inter-culturel.html

Max

Mississauga puis maintenant, Burnaby...

Pourquoi les villes les moins interventionnistes, sans dette et qui taxent le moins leurs citoyens deviennent-elles des pôles technologiques et des lieux où il fait bon vivre?

http://www.cbc.ca/mercerreport/video.html?maven_playerId=rmrseason6player&maven_referralParentPlaylistId=bfd25751384ec2572ca5c038abb2929a5063d727&maven_referralPlaylistId=ee7bd781d36bc091ca1a9b0841d55a2df37ca068&maven_referralObject=1044707173

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/200907/22/01-886294-palmares-des-villes-canadiennes-burnaby-en-tete-de-liste.php

Rémi

Je vous invite tous à participer aux votes de Project 10 to the 100. Google va remettre 10 millions pour réaliser une idée.

http://www.project10tothe100.com/vote.html

L'amélioration des services bancaires se rapproche beaucoup des idées libertarienne, selon moi.

Élaborer des outils bancaires plus performants pour chacun

Collaborer avec des banques et des entreprises technologiques pour permettre au plus grand nombre d'accéder à des services bancaires, partout dans le monde. Les internautes ont proposé de nombreuses idées pour améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens, en offrant de nouveaux services bancaires plus pratiques et plus sophistiqués. Parmi les suggestions figurent notamment l'ouverture de guichets de banque à moindre coût dans les villages des pays en voie de développement, une solution SMS pour les réseaux mobiles, ainsi que des propositions de mise en œuvre de services bancaires pour étudiants.

Steven

@Rémi

Que c'est dommage, j'étais certain de voir l'élimination du système de réserves fractionnaires chez les banques. Au lieu, j'ai eu la grande surprise de voir l'utilisation accrue de technologie.

Il est vrai que qu'établir plus de guichets bancaires dans les pays en voie de développement est la clez du succès. Il est également vrai que le crédit cré la prospérité!!! Les Africains devraient tous pouvoir emprunter de l'argent, ils seraient riches. Nous avons vu récemment en Amérique du Nord et en Europe qu'emprunter est le fondement sain même de l'économie... En tout cas, je n'aurais certainement pas aimé voir accroître le capital dans ces pays comme proposition. Ces maudites machines qui nous volent nos jobs! Les gens des pays en voie de développement seraient tous pauvres fautes de pouvoir travailler.

***SIC***

anonyme

Une lueure d'espoir peut-être...

As the U.S. moves toward bigger government, Germany may be heading in the opposite direction:

http://www.forbes.com/2009/09/28/angela-merkel-germany-elections-economics-opinions-columnists-wesbury-stein.html

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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