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02 novembre 2009

Commentaires

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Pierre-Yves

@Matthieu NV

"Pour les journaux français, le seul moindrement à droite est peut-être Le Figaro."

Le Figaro représente peut-être le pire de la droite: sociologiquement conservateur (anti-immigré, anti-gays, anti- tout ce qui n'est pas conforme à cette fameuse "identité nationale" totalement absconse, dont les politiciens français, largement aussi nuls que les Québécois, nous rebattent les oreilles); par contre, politico-économiquement à gauche, c'est à dire étatistes, pro-impots etc.

Il n'y a pas de droite en France: il n'y a que des fachos (de droite ou de gauche)... et des veaux.

F.C

J'aimerais savoir ce que vous pensez de Lyndon Larouche et de son mouvement.

John Chéreau

Je planche sur une question depuis plusieurs jours, mais je n'arrive pas à trouver une réponse satisfaisante. Voilà. J'ai lu l'argument de Kinsella sur la propriété intellectuelle (IP). Ce que j'ai retenu essentiellement est ceci. Une loi pour la protection de l'IP est néfaste, en ce sens qu'elle donne le droit à A de dicter ce que B doit faire avec ses propres biens.

Exemple: Une machine à voyager dans le temps est inventée par A. B trouve l'idée géniale et décide de s'en fabriquer une, en s'inspirant du modèle de A. A peut empêcher la fabrication du modèle de B, car celui-ci aurait "copié" le modèle original. Cette action entre en contradiction avec le concept de propriété de soi, qui suppose qu'une personne (B en l'occurrence) peut disposer du matériel qu'il a acquis comme il l'entend.

Voilà. Jusqu'à présent tout est clair pour moi. Le bogue, ce serait le vol des plans de la machine à voyager dans le temps par B. Il y a du monde croche en ce bas-monde! Disons qu’A n'a pas les moyens de construire sa machine. B a les moyens, mais pas le talent. B Vole donc les plans d’A. celui-ci aura beau entreprendre une action judiciaire contre B, celui-ci est toujours en possession des plans, de l'idée. Comment faire pour concilier ce problème?

J'ai besoin de vos suggestions!

François 1

Pourquoi l'État québécois coûte-t-il si cher? La structurite!!!

Voici ici une partie de la réponse:

http://duhamel.argent.canoe.ca/2009/11/17/pourquoi_l_etat_coute_cher

Mateo

@ Pierre-Yves

Sans aller jusqu'à dire qu'en France «il n'y a que des fachos (de droite ou de gauche)», il n'y a en tout cas que des étatistes, des collectivistes, des dirigistes…
Et la droite française est bel et bien… "de droite", même économiquement. Mais la droite étatiste, avec son cortège d'étatisme, de nationalisme économique, et plus généralement de "défense" des valeurs de droite appliquée au domaine économique.

L'étatisme n'est pas l'apanage de la gauche.

Mateo

@ John Chéreau

Plus généralement, les libertariens minarchistes ou anarcap considèrent qu'on ne peut poser de droit de propriété sur une information (un livre, une oeuvre musicale etc.) mais seulement sur son support de diffusion (du papier, un CD, un réseau), car la possession d'une information n'est pas mutuellement exclusive (c'est-à-dire que ce n'est pas parce-que j'obtiens une information que j'en prive celui qui me l'a transmise de son usage, contrairement à un objet).

Par définition seul celui qui crée cette information la connaît au départ. Libre à lui de convenir d'un prix pour sa divulgation (mais ensuite, il ne possède pas de droit sur cette information).

Mais tout ceci est beaucoup mieux expliqué ici: http://jesrad.wordpress.com/2006/11/28/quest-ce-que-la-propriete-intellectuelle/

PS: pardon aux minarchistes et aux anarcaps si j'ai mal résumé votre point de vue.

Martin Masse

@ John Chéreau,

"B Vole donc les plans d’A. celui-ci aura beau entreprendre une action judiciaire contre B, celui-ci est toujours en possession des plans, de l'idée. Comment faire pour concilier ce problème?"

Je présume qu'il se développerait une jurisprudence permettant de traiter ce genre de cas, mais il n'est pas évident de dire comment ce serait fait.

B est-il le seul à avoir encore la connaissance des plans? Si oui, peut-être lui imposera-t-on des conditions comme ne jamais dévoiler ces plans tant que A voudra les garder secrets. S'il a disséminé ces informations de manière irréversible (des millions de gens les ont consultées sur son site Web par exemple), d'autres mesures s'imposeraient. Selon les pertes potentielles que A pourra démontrer qu'il encourera à cause du vol, B pourrait passer le restant de ses jours à travailler pour compenser A. On ne doit pas oublier qu'un système judiciaire libertarien serait fondé sur la notion de compensation de la victime par son agresseur.

Si A avait pu devenir milliardaire en gardans son invention secrète et en l'exploitant seul, il est probable qu'aucune compensation ne serait suffisante. Mais on entre alors dans un autre domaine, celui de l'assurance. Des compagnies d'assurance pourraient assurer des inventeurs contre ce genre de catastrophe s'il y a une demande réelle pour un tel service. Sinon, eh bien c'est le genre de catastrophe qui peut arriver et contre lequel on ne peut tout simplement pas grand-chose (à part les mesures de compensation limitées précédemment mentionnées).

À noter que le même genre de problème peut survenir dans le système actuel de copyright. C'est ce qui arrive quand quelqu'un copie illégalement un film et le rend disponible sur Internet à des millions de personnes. Le détenteur de droits peut bien poursuivre le voleur, mais peut difficilement poursuivre les mllions de personnes qui ont ensuite téléchargé la copie volée, même si en théorie il le pourrait. Il n'y pas de façon simple de remédier au fait que la technologie permet aujourd'hui de reproduire et disséminer une information presque instantanément à l'échelle de la planète.

sébas

Suggestion pour faire augmenter le taux de participation au vote des différents paliers gouvernementaux:

Pourquoi ne pas -à chaque élection- soumettre une (ou plusieurs) questions référendaires au peuple, comme cela se fait dans plusieurs états américains (ou ailleurs dans le monde) ?

sébas

Demande spéciale à Martin Masse, Gilles Guénette ou autre écrivain-penseur:

Svp, pourriez-vous nous expliquer -POURQUOI- certains de ceux qui parlent de couper dans les différents programmes ou dépenses gouvernementales (ce que je trouve déjà TRES bien), ne remettent-ils rarement en question l'universalité des programmes, justifiant ainsi -ad vitam æternam- le gaspillage de ressources dédiées -au départ- aux démunis ?

2 exemples récents:

***

A propos de l'assurance-médicaments:

"Il couvre aussi 1,7 million d’adhérents de 18-64 ans qui ne sont pas couverts par une assurance collective privée.

Dans son rapport, le comité Castonguay indique que depuis la création du régime, ces adhérents bénéficient d’un avantage sur ceux du privé, en ce que leur contribution est inférieure au coût réel de leur groupe. Bref, ils paient moins que ce qu’ils coûtent et c’est le contribuable qui assume la différence.

En 2007-2008, l’avantage représentait 25% du coût des médicaments de la catégorie, soit 211 M $.

Les besoins et l’équité semblent pointer vers une récupération."

- François Pouliot
(Un spécialiste chevronné des entreprises cotées en Bourse et des questions financières.)

http://pouliot.argent.canoe.ca/2009/11/17/sante_quatre_avenues_pour_2_g

***

A propos de la RRQ:

"J’allais, dans cette chronique, vous proposer une révolution: mettre fin à la pyramide. Permettre aux travailleurs de sortir du régime et de cotiser dans un compte individuel, protégé des magouilles des politiciens. Une trentaine de pays ont entrepris cette réforme. Pourquoi pas nous?

Parce que pour stopper la machine, il faudrait d’abord honorer toutes les cotisations payées jusqu’ici par les travailleurs québécois. Coût estimé: 250 milliards, selon un contact à la RRQ. Vu l’état lamentable de nos finances publiques – un autre leg de nos politiciens à courte vue –, cette option n’est guère envisageable. Notre trou est trop profond. Impossible d’en sortir."

-David Descôteaux est économiste à l'Institut économique de Montréal.
http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=745

***

Dans les 2 exemples, je trouve que la solution est très simple:

Cessons de rendre ces programmes obligatoires et cessons de justifier l'universalité (j'hais ce terme!) des programmes, par des raison bidons !

Dans le 2 cas, cela n'est pas nécessaire de garder ces programmes pour tous (même pour ceux qui se disent sociaux-démocrates)!

Pour la RRQ, nous n'avons qu'à payer une rente à ceux qui ont déjà contribué (selon leurs contributions jusqu'à ce jour), et permettre à tous de sortir de ce programme obligatoire et -nous l'avons vu dernierement- très mal géré -comme presque tout ce qui est gouvernemental, d'ailleurs.

Pour l'assurance-médicaments, aucun argument rationnel n'existe pour justifier l'universalité obligatoire !


p.s.

Je suis libertarien (donc contre presque toutes les interventions gouvernementales dans nos vies), mais dans le contexte monétaire fiduciaire actuel (ce qui cause une bonne part des inégalités et pauvretés), je suis pour le maintien de ces programmes pour les plus pauvres...

Ce serait un bon début en tout cas.

Sébas

Merci à David Descôteaux:

"Si les politiciens et les gestionnaires de la Caisse veulent favoriser certaines entreprises, ils peuvent y investir leur propre argent. Ils peuvent aussi nous laisser gérer NOUS-MÊMES les cotisations que nous versons à la RRQ. Nous pourrons placer cet argent chez un gestionnaire de notre choix et le congédier s’il fait passer ses intérêts avant les nôtres"

Le texte complet ici:
http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=774

***

Les "experts" de la caisse ont DILAPIDÉS environ le tier de nos avoirs "collectifs" dédiés à nos retraites, en UNE année... soit 40 milliards de dollars...
Clisse de batince... faut l'faire !!!

Je crois que la masse des INDIVIDUS -non-experts- peuvent difficilement faire pire... pas vous?

N'avons-nous plus confiance en NOS moyens pour gérer NOS retraites ?

Pourquoi ne pas garder la régie des rentes UNIQUEMENT pour ceux qui sont peu habiles (pour gérer leurs épargnes) et/ou pour les vrais pauvres ?

Dites-moi pourquoi?
Est-ce que cela contrevient aux principes sociaux-démocrates?
I DON'T THINK SO !

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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