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13 juillet 2010

Commentaires

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Libre Entreprise

@Hugo,

Quand on est un trou du cul comme moi avec aucun estime de soi, la peur de l'autre, aucune compétence marchandable, aucuns amis, aucuns contacts et détesté de toute sa famille, comment fais t-on pour quitter le Québec vers un emploi de qualité qui paie un salaire décent ?

Ne crois-tu pas que beaucoup qui restent au Québec comme moi y restent parcequ'ils n'ont pas les moyens de le quitter ?

Il y a longtemps que j'aurais quitté le Québec si je le pouvais.

Je ne me vois pas laver la vaisselle ni passer la mop en Alberta. Dire que je suis diplômé du cégep et que j'ai fait des études universitaires mais que je ne les ai pas complétés.

À l'école, on n'apprend pas de compétences marchandables, on n'acquiert pas de compétences recherchées et en plus on n'apprend pas à se vendre et on a rarement des occasions de stage ou d'expérience de travail.

C'est comme si je n'avais jamais été à l'école et comme si je n'avais jamais travaillé. Mon CV est un désastre.

Libre Entreprise

@Hugo,

Et puis, à force de toujours fuir l'étatisme, personne ne restera pour le combattre et le faire tomber. Il ne faut pas fuir, il faut rester et se battre.

Les réfugiés du communisme des pays de l'europe de l'est ont d'abord fui vers la France et l'Angleterre puis, voyant que ces pays se sont extrêmement socialisés, ils ont fui vers le Québec et le Canada.

Le Québec et le Canada sont maintenant des fosse septiques socialistes putrides. Vers où allons nous fuir maintenant ?

À moment donnée, on ne peut plus fuir, il faut affronter et changer les choses. Il faut créer un groupe de pressions de patrons, propriétaires fonciers, contribuables et chefs d'entreprises qui feront reculer les gauchistes et les dépenses du gouvernement.

Pierre-Yves

@Steven:

"C'est déjà fait en parti Pierre-Yves! Les piqueries légales."

C'est à cette débilité que je pensais, en effet. Notez que toute l'absurdité du concept est dans l'appellation: "piquerie légale"; pourquoi les gouvernements auraient ils besoin de financer et gérer des "piqueries légales"? Il suffirait de décriminaliser l'utilisation de la substance d'une part, tout en cessant de subventionner le traitement des conséquences liées à son usage d'autre part, n'est ce pas?

N

"Et puis, à force de toujours fuir l'étatisme, personne ne restera pour le combattre et le faire tomber. Il ne faut pas fuir, il faut rester et se battre."

IL va tomber de toute façon. La vérité est qu'il n'y a aucun endroit où fuir où le socialisme ne se rendra pas. Acheter une vallée coûte cher et la défendre est un peu compliqué au niveau technique

Libre Entreprise

"Acheter une vallée coûte cher et la défendre est un peu compliqué au niveau technique"

Si on est capable de la défendre, on est capable de la prendre, donc pas besoin de l'acheter. (joke)

Et si on se battait pour la guerre des idées plutôt que la guerre des territoires ?

Hugo

@ Libre entreprise

On va gagner la guerre des idées quand on sera assez nombreux dans une région donnée, et quand il y aura plus de médias faisant la promotion, dans notre langue, de valeurs autres que le collectivisme, le syndicalisme, le séparatismes, etc.

Mathieu NV

Le projet Free State au New Hampshire entre exactement dans cette logique.
Ils ont même pu faire élu des députés à l'Assemblée d'état.

Pierre-Yves

@Hugo:

"On va gagner la guerre des idées quand on sera assez nombreux dans une région donnée, et quand il y aura plus de médias faisant la promotion, dans notre langue, de valeurs autres que le collectivisme, le syndicalisme, le séparatismes"

Dans la mesure ou les Québecois sont beaucoup plus collectivistes que la moyenne des Canadiens, la séparation du Québec dans cet optique irait à l'encontre de l'objectif poursuivi. On ne fait pas une société libertarienne avec des étatistes forcenés.

N

"Dans la mesure ou les Québecois sont beaucoup plus collectivistes que la moyenne des Canadiens, la séparation du Québec dans cet optique irait à l'encontre de l'objectif poursuivi. On ne fait pas une société libertarienne avec des étatistes forcenés."

Et tu penses que leurs délires sont gratuits? Tu penses que le Québec le trouvera où son argent? Moi je crois qu'il n'aura pas le choix d'aller vers un plan d'austérité.

Pierre-Yves

@N

"Moi je crois qu'il n'aura pas le choix d'aller vers un plan d'austérité."

Ce serait impossible à éviter en effet: l'état-providence québécois serait frappé de plein fouet, avec les conséquences politiques prévisibles de la part des innombrables parasites qui vivent actuellement à son crochet.

C'est cette situation, plutôt que les questions largement idéologique et de principe sur la sécession, qui créerait une multitude de petits "casus belli" intra- et inter-provinciaux susceptibles de faire dégénérer la situation (ajoutez les premières nations dans ce merdier!).

À mon avis, ce serait bénéfique pour le reste du Canada: et de un, le Québec est un boulet écoonomique; et de deux, l'agitation politique due à la sécession pourrait être exploitée dans d'autres provinces comme l'Ontario pour deserrer l'étau des gouvernements. Enfin j'espère...

Mais au Québec à proprement parler, étant donné le sérieux de la situation économique et financière, étant donné l'égoisme corporatiste démontré des groupes d'intérêts en place, étant donné le féodalisme maffieux des moeurs politiques, étant donné le désordre monétaire résultant inévitablement de la nécessité de satisfaire ces intérêts spéciaux et puissants par des manipulations monétaires de toutes sortes, je pense qu'on aurait plus de chance de voir le "proto-fascisme" actuel céder la place à un régime fasciste proprement dit.

Donc au fond, je serai plutôt favorable à ce que le Québec quitte la Confédération puisque je n'y réside plus, mais je pense que la province passera un long et pénible moment après ça.

François 1

J'ai failli exploser en prenant connaissance de cette nouvelle loi...

Imaginez...on finance au Québec plus de 30,000 avortements par année et on finance maintenant les fécondations "in vitro"...!?&*#

Comme s'il manquanit d'enfants à adopter de par le vaste monde...

N'aurait-on pas pu faire en sorte de relier les deux parties (via une agence privée bien sûr) et demander aux femmes qui veulant se faire avorter de rendre à terme leur grossesse pour ensuite faire adopter ces enfants par les parents en mal d'enfants?

Libre Entreprise

Le plan "d'austérité" du Québec sera de faire payer plus les contribuables, point.

Je crois sincèrement que nous pouvons gagner la guerre d'idées, nous devons juste employer les bons médias et les bonnes idées.

Libre Entreprise

@François 1,

Je parie qu'il y aura certains Québécoises qui se feront féconder in-vitro aux frais de l'état, puis changeront d'idée en cours de route et se feront avorter aux frais de l'état. HA HA HA HA !

Libre Entreprise

Les étatistes forcenés, les gauchistes, les socialistes du Québec sont des moutons incapables de penser par eux-mêmes, rigides et étroit d'esprit et ils sont dépendants des fonds publics et ils respectent la force coercitive.

Ils font donc une bonne masse de zombies obéissants qui pourraient servir notre cause. En ce moment, ils obéissent les gauchistes étatistes, mais si on emploie la force coercitive envers eux, qu'on les divise en factions les uns contre les autres et qu'on s'approprie leur discours, on est capable de le retourner à 180 degrés et alors ils seront notre masse de zombies à nous.

Ces gens là n'aiment pas la liberté de toutes façons, alors ils feront une bonne masse de chair épaisse à fouetter dans le bon sens pour atteindre nos objectifs.

Pierre-Yves

@Libre Entreprise:

Je ne suis pas certain de la faisabilité de la stratégie que vous proposez spécifiquement mais j'aime assez votre façon de penser.

Le tableau est cependant incomplet: d'un côté nous avons les moutons que vous décrivez. Mais de l'autre il y'a également une frange radicale d'excités - beaucoup ont été arrêtés à Toronto en marge du dernier G20 -, qui se décrivent principalement comme gauchistes, anarchistes et altermondialistes mais qui dans les faits sont tellement acculturés politiquement qu'on peut les mobiliser derrière à peu près n'importe quoi pour peu qu'on utilise les bons "buzzwords".

Seul problème, apparemment ils sont actuellement noyautés par des partisans de l'action terroriste (ex. attentat contre la RBC), mais je ne crois pas que la connection soit bien solide, la plupart étant en fait des enfants de bonnes familles de la classe moyenne.

Ces jeunes pourraient néanmoins constituer des troupes de chocs pour des actions non-violentes et plus pertinentes que la destruction de vitrines de commerçants dans les centre-ville: ils ne se voient aucun avenir dans le système actuel et ils ont probablement raison.

Il faudrait les structurer autour d'une nébuleuse de causes malléables et exploiter systématiquement chaque loi stupide que passe le gouvernement. En d'autre termes, utiliser les loups pour corder les moutons.

Mathieu NV

@Pierre-Yves:

Je crois principalement que ces pseudo-manifestants (du moins la couche de têtes brûlées) sont uniquement des gens voulant avoir un état plus gros et ne sont vraiment pro-libertés. Ils se disent peut-être anarchistes, mais ce sont comme les Felquistes qui étaient probablement les plus gros liberticides de cette planète car leur logique était quasiment de créer un état totalitaire.

J'ai l'impression que le vrai changement va venir de gens qui ont autre chose à foutre qu'à détruire. Peut-être la classe moyenne, peut-être ceux qui ont des PME, peut-être ceux qui votent avec leurs pieds, bref ceux qui sont généralement peu intéressés par les manifestations. Car je dois dire honnêtement que j'ai horreur des manifestants professionnels et je ne suis pas le seul qui pense ainsi. En fait, ces manifestants ressemblent de plus en plus à une sorte de road trip.

Hugo

@ Pierre-Yves

« Dans la mesure ou les Québecois sont beaucoup plus collectivistes que la moyenne des Canadiens, la séparation du Québec dans cet optique irait à l'encontre de l'objectif poursuivi. On ne fait pas une société libertarienne avec des étatistes forcenés.»

Pas sûr de comprendre où vous voulez en venir. Si vous jetez un coup d'oeil à mes commentaires précédents, il n'a jamais été question de gagner la guerre des idées en restant au Québec et en faisant la promotion de la souveraineté... AU CONTRAIRE!

Mathieu NV a raison quand il dit que ce que j'avance existe déjà au New Hampshire : http://freestateproject.org/intro

Il y a aussi des projets similaires au Wyoming et au Nevada.

Il faudrait qu'il y ait un tel projet au Canada, où les partisans d'un état minimal pourraient se donner rendez-vous. Mais il ne faudrait pas que ce soit toute une province, mais plutôt une circonscription, un comté ou une ville de taille moyenne ou moindre À L'EXTÉRIEUR du Québec. Il serait donc possible de gagner la guerre des idées à l'échelle locale et d'aller au-delà de la théorie afin de démontrer de façon concrète les bienfaits d'un état minimal pour l'économie et les libertés individuelles.

Pierre-Yves

@Hugo:

Je ne veux en venir nulle part en particulier, simplement souligner l'aspect quelque peu utopiste de votre proposition.

Mathieu NV

Le problème est est un davantage de culture politique à mon avis et surtout dans le cas du Québec (tout comme l'Ontario avec Toronto et les régions) d'un véritable schisme entre Montréal (dont où l'élite et les médias sont situés) et le reste du Québec. Or, si une société ou région donnée est axée sur les principes de libertés, volontariat, indépendance ou autonomie personnelle et un certaine coopération volontaire avec la conscience d'un état minimal cela est beaucoup plus facile pour un mouvement grassroots ou un autre mouvement politique d'aller plus loin, même avec tous les partis politiques qui vaudront aller vers ce mouvement comme avec le mouvement écologiste. D'un point de vue régional, je pense à la Beauce, qui est intéressante car elle a une identité régionale très forte (avec une forte idéologie d'auto-suffisance) sans pour autant entrer dans le nationalisme contemporain au Québec, qui signifie uniquement un état plus gros pour le bien suprême de nation.

Le problème vient aussi du fait que j'ignore du fait que combien de gens sont pour un état minimal. Or, le problème est que mis à part qu'il existe nombre de gens qui veulent réformer le système actuel, il existe beaucoup d'élites (soit dans le milieu académique ou social) qui sont uniquement des espèces d'idiots utiles soit à la solde du mouvement collectiviste, étatique et/ou nationaliste. Or, je suis très curieux de voir que dans leur vie personnelle, ils semblent très ''à droite'' avec leur porte-feuille tout en prônant des valeurs collectivistes lorsqu'ils veulent en payer le moins possible.

Donc, en conclusion, je ne vois pas l'avenir comme quelque chose de très joli au Québec, surtout que BEAUCOUP (près de la moitié) de gens sont incapables de se voir dans les partis politiques actuels qui proposent quasiment la même chose tant chez les Pelquistes que QS (qui réprésente tout de même un nombre assez limité de l'électorat malgré que cela ne semble absolument le cas selon leur couverture très grande).

Caroline

Petit commentaire si je peux me permettre...
Ayant moi-même eu recours à la fertilisation in-vitro (payé par mes assurances, j'habite aux USA et travaille pour une compagnie TRÈS généreuse...) Je peux vous garantir que le système Québécois ne supportera pas la demande... Le tout va s'effondrer assez rapidement.

Les procédures demandent que les rendez-vous soit TRÈS précis dans le temps, 30 minutes de retard et c'est foutu... Croyez-moi, après avoir traversé un cycle manqué, il n'y a pas une femme qui va vouloir y retourner... même si c'est "gratuit"... Et avec le système de santé présent qui vous fait attendre 24h à l'urgence, vous pensez qu'ils vont gérer ça comment? Les listes d'attentes vont dépasser la limite de l'imagination... On va voir des femmes s'inscrire au programme dès l'âge de 12 ans... juste au cas... Le tout est presque comique en fait!

Hugo

@ Pierre-Yves

«Je ne veux en venir nulle part en particulier, simplement souligner l'aspect quelque peu utopiste de votre proposition.»

Il s'agit plutôt d'un projet qui existe déjà (donc, pas si utopique), mais toujours pas au Canada. En fait, il y en a plus d'un aux États-Unis. Il y a même un réseau de radio pro-liberté, le Liberty Radio Network (http://lrn.fm), faisant la promotion du projet du New Hampshire (http://freestateproject.org), ainsi qu'une foule d'autres médias et organisations pro-liberté ou faisant la promotion d'un gouvernement minimal.

Ce qui est utopique c'est de penser qu'on peut changer les choses en restant au Québec.

Pierre-Yves

@Hugo:

"Ce qui est utopique c'est de penser qu'on peut changer les choses en restant au Québec."

Sur ce point, tout à fait d'accord.

Mathieu NV

@Pierre-Yves:

Je dois dire que moi aussi, j'y crois. Ce n'est peut-être pas parfait ailleurs, mais l'idée est que je vois de plus en plus que le Québec s'enfonce vers un trou noir où toute la classe politique est à blâmer autant que la classe dominante d'étatistes, nationalistes et collectivistes de tout genre qui semblent vivre sur une autre planète en étant plus durs que les purs-et-durs.

Malheureusement, l'épithète de Grèce de l'Amérique du Nord est loin d'être faux comme vous le savez probablement. Donc, je suis très dur envers ce supposé modèle Québécois qui est uniquement une sorte de corporatiste déguisé qui est fort en verbiage mais faible en solidité, en bon sens et en rigueur.

Libre Entreprise

@Mathieu NV,

À la lumière des commentaires négatifs contre Harper au sujet de sa décision de rendre volontaire le formulaire de recensement long, je commence sérieusement à croire que ce n'est pas la classe politique qui est à blâmer mais le peuple qui en redemande. Le coupable ce n'est pas un puissant dictateur à la tête du pays, le coupable c'est monsieur et madame tout le monde, ce qui va compliquer sérieusement la tâche.

C'est le peuple qui veut la fécondation gratuite, l'avortement gratuite etc. C'est le peuple qui est coupable, les politiciens ne sont que la pointe de l'iceberg. Si ce n'était pas de la mer du peuple qui supporte l'iceberg, celui-ci s'échouerait au fond de la mer.

C'est toujours le peuple qui supporte la barbarie et les pires tyrans. À mon grand étonnement, ce n'est pas le ministre Bolduc qui est coupable, c'est Monsieur tout le monde qui appuie ce programme qui est coupable.

Julie Snyder aurait beau pleurer toutes les larmes de l'univers, si le peuple est contre et bien le projet n'existera pas.

Je trouve cela désolant que la majorité du peuple est incapable de penser en dehors du gouvernement.

François 1

@ Caroline:

Le système ne s'effondra malheureusement pas parce qu'il devient trop en demande et, par conséquent, exagérement dispendieux (comme notre assurance-médicament, nos congés parentaux, nos garderies à $5, notre système "gratuit" de la santé, etc...). NON!

Il enflera et deviendra un autre boulet écrasant (comme bien d'autres!) que les générations de Québécois qui nous suivent devront traîner derrière eux ad vitam aeternam.

Et dire que nos finances publiques sont supposées être "au bout du rouleau!!!

Steven

J'ai mis ce commentaire dans le fil de discussion libre mais il va peut-être mieux ici:

Et voilà!

Le programme commence demain que déjà les lois de l'économie s'appliquent en force. La "gratuité" a déjà créé une pénurie et comme tout programme gouvernemental, on parle déjà de dépassements de coûts alors que le programme commence dans 24heures. Pathétique ces politiciens qui nous foutent dans la merde!

http://qc.news.yahoo.com/s/04082010/3/national-procreation-assistee-entree-en-vigueur-de-la-gratuite.html

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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