« Le cas des gars à l’école | Accueil | Défaillance de l'intervention étatique: la lutte contre le décrochage »

07 septembre 2010

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Mathieu NV

@MM:

«Par contre, je ne vois pas comment on peut appliquer cette logique à la question du suicide assisté et de l'euthanasie. C'est tout simplement un "crime sans victime" lorsque la "victime" est consentante. Il n'y a aucune agression contre qui que ce soit.»

On pourrait faire la même chose avec les drogues ou d'autres éléments, bien entendu qu'un système d'assurance serait optimal pour assurer une responsabilisation.

Je pense exactement comme vous dans le sens classique du terme, mais il est clairement évident que certains états totalitaires ont utilisé un concept qui entre dans la pseudo-euthanasie, quitte à cela cela était carrément un génocide volontaire envers des populations non-consentantes. Je dois dire qu'ayant moi-même une condition dans le spectrum de l'autisme, je considère cela comme le pire génocide basée sur des bases constructivistes de l'eugénisme qui est probablement la théorie la plus anti-libertarienne qui existe sur cette planète à mon avis est celle du programme T-4. Malheureusement, certains de ces adeptes de ces théories étaient des gens très connus dont certains ont oeuvré dans un milieu franchement socialiste comme Tommy Douglas qui a fait sa thèse de maîtrise avec des conclusions carrément effroyables. C'est pour cela que j'ai toujours eu une certaine méfiance envers les idéologies socialistes qui relèvent au fond d'un projet collectiviste et structuraliste où que l'individu est simplement un pion car il est trop con pour prendre ses propres décisions aux yeux de l'état.

«Oui, il pourrait y avoir des abus. Mais comment sais-tu qu'il n'y en a pas déjà, dans le contexte actuel où il est possible de "moyenner" discrètement, comme tu écris, sans que personne n'en parle ni qu'il y ait de procédures claires?»

C'est justement cela que j'ai mentionné plus haut. Ça se fait déjà d'une manière indirecte. Je l'ai vu de mes propres yeux.

«Au minimum, on devrait modifier le Code criminel (de juridiction fédérale) pour reconnaître la réalité et pour que ce crime sans victime cesse d'être considéré de la sorte. La député bloquiste Francine Lalonde a présenté un projet de loi à cet effet qui a été battu lors d'un vote libre il y a quelques mois.»

J'en ai discuté avec Gilles. Le truc que j'ai trouvé intéressant ce que cette loi à eu l'appui dans un vote libre de certains députés en faisant en quelque sorte une coalition arc-en-ciel. Que croyez-vous que Lawrence Cannon et Mauril Bélanger ont en commun du fait qu'ils représentent quasiment chacun l'autre côté de la rivière.

«Je ne suis pas en faveur d'un autre programme bureaucratique ni de la mise en place de l'organisme "Euthanasie-Québec" pour gérer ce genre de choses.»

Malheureusement, j'espère que cela ne sera pas la solution. En fait, je suis certain vous n'êtes pas le seul à y avoir pensé.

«De un, je ne vois pas en quoi l'un exclut l'autre. De deux, les soins risques peu de s'améliorer à court et à moyen terme. Dans un tel contexte, dire qu'il faut rendre la vie encore plus difficile à ceux qui veulent en finir rapidement sous prétexte que la situation est déjà difficile est un argument pour le moins étrange. Je souhaite d'autant plus avoir le choix de mettre fin à mes jours quand je le souhaite et comme je le souhaite en sachant que si c'est impossible, je vais devoir poireauter dans un système de santé déficient et mal géré. Ne serait-il pas prérérable d'ajouter une option aux individus pour qu'ils puissent contrôler leur destin plutôt que d'en enlever une?»

Comme aux Pays-Bas, en Belgique ou en Oregon, je crois qu'un devrait limiter cela à certains types de maladies (ou accidents) incurables ou des cancers en phase terminale où le patient n'a plus de qualité de vie en son sens et que cela sera fait de façon volontaire auprès du patient.

Steven

@Francis D.

"Alors l'histoire selon toi, c'est que le grossissement de l'État est dû à....la libéralisation de la société et la dérèglementation ?"

-Je ne sais pas si c'est ce que Sebas veut donner comme message. Mais si c'est le cas, il n'est pas le premier. Tyler Cowen a tenu le même argument dans un livre récent où il indique aimé l'idée du libertarianisme mais que celle-ci ne pouvait pas être appliqué. M. Cowen soutient que la population voit l'État comme étant l'entité qui a permis la libéralisation de la société. Les citoyens pensent que c'est grâce à l'État qu'ils sont "libres"! La conséquence de ceci est qu'ils veulent plus d'État afin de garantir leurs libertés et sécurités.


Il est certain que je vois cette analyse comme étant partiellement déficiente car ell ne tient pas compte de plusieurs facteurs que je ne débaterai pas dans ce billet.

@Sébas

Je vois bien que l'euthanésie éveille en toi certaines passions. Il est toujours difficile de discuter avec une personne utilisant des valeurs religieuses afin de défendre ses points de vue car l'émotion et la subjectivité des opinions entrent beaucoup en ligne de compte. La raison est universelle.

Selon la logique libertarienne, voici ce qu'il faut se poser comme question:
1- Est-ce qu'une personne voulant s'enlever la vie ou une personne assistant une personne consentante à s'enlever la vie aggresse qqun?

-La réponse est non.

2- Est-ce que notre corps nous appartient?

-réponse: oui

3- Avons-nous le droit de faire des ententes volontaires avec qui nous le voulons (dans le cas du suicide assisté)?

-réponse: oui

Suivant la logique libertarienne, rien ne devrait nous empêcher de disposer de notre corps comme bon nous le semble d'abord qu'il n'y a pas agression envers personne d'autre. P.E Il est clair que si nous voulons mettre fin à nos jours en nous faisant sauter dans une bâtisse remplis de personnes, il y a agression envers autrui.

-Y a-t-il des dérapages possibles? La réponse est évidement oui. Cependant, toute liberté donné à qqun ou à un groupe de personne présente un risque de dérapage. Par le fait même, enlever la liberté peut avoir des effets pervers innatendus et a comme conséquence de criminaliser une plus grande portion de la population.

Je crois que dans ce cas-ci, l'égaliser l'euthanasie et le suicide assisté revient à décriminaliser une pratique déjà très courante. C'est donc enlever l'hypocrisie de cette prohibition.

Sébas

@ Steven qui écrit:

"Je ne sais pas si c'est ce que Sebas veut donner comme message. Mais si c'est le cas, il n'est pas le premier."

Non, pas du tout. Par exemple, j'ai place le mot "libéralisation" en "" parce que justement ce n'étaient pas des libéralisations. J'ai même donné plusieurs exemples de ces fausses libéralisations et de leurs conséquences perverses.


***

Vous dites:

"Il est toujours difficile de discuter avec une personne utilisant des valeurs religieuses afin de défendre ses points de vue car l'émotion et la subjectivité des opinions entrent beaucoup en ligne de compte. La raison est universelle."

'Nope', je n'ai pas fait ca. Relisez-moi bien...
99% de mes arguments sont des arguments purement "païens".
;-)


***

Vous dites:

"Y a-t-il des dérapages possibles? La réponse est évidement oui."

Comme pour toutes les "libéralisations" partielles ou "a la carte" (qui ne tiennent donc pas compte du contexte global actuel), les effets indésirables/pervers seront plus nombreux que les effets positifs.

Question (qui est un exemple de la logique auquel je fais appel):

Êtes-vous pour une "libéralisation" concernant le nombre d'immigrants, dans le contexte actuel, qui est celui d'un "état-dépendance" aussi présent...

***

Si vous relisez attentivement mes réponses à Martin Masse, vous allez voir au final, que je veux la même chose que tous les libertariens, mais j'insiste sur l'importance d'y aller de la bonne façon.


Sébas

p.s.

Vous dites:

"2- Est-ce que notre corps nous appartient? réponse: oui"

Justement non! Philosophiquement oui, mais dans le contexte actuel, c'est non. Commençons par libéraliser nos corps, en analysant les lois qui enchainent le plus nos corps et étatisent le plus nos vies (par exemple, par rapport à cet enjeu: les lois fédérales sur l'ass. hospitalisation/assurance maladie, etc).

J'utilisais exactement les mêmes arguments/la même logique concernant le débat entourant le mariage homo.

Ici:
"Et si l'État cessait de s'ingérer dans les mariages?"
http://www.leblogueduql.org/2010/08/et-si-letat-cessait-de-singerer-dans-les-mariages.html

Les conservateurs étatiques veulent que l'état interdise le mariage homo et continue d'être aussi omniprésent dans nos mariages hétéros, moi, je veux que l'état ne puisse plus définir le contrat de mariage et/ou puisse s'immiscer dans nos contrats personnels, signés entre adultes consentants...

Libre Entreprise

@Gilles Guénette,

"PS: Et svp, lâchez-nous avec Soleil Vert! Ça n'a rien à voir."

Au contraire, cela à tout à voir. Notre société n'est plus productive économiquement et les programmes sociaux et étatistes sont en mode cannibalisme économique. L'économie vit de ce qui est déjà produit et non plus de ce qu'il produit.

Plutôt que de produire du capital, nos sociétés occidentales ne sont qu'un faux système pour créer l'apparence de prospérité par une dilapidation du capital déjà existant et plus on avance dans le temps, plus cette dilapidation s'accélère.

Il se trouve que c'est justement à cause de ce cannibalisme économique que nous n'avons plus les ressources pour soigner les gens et qu'on parle d'euthanasie comme moyen pour désengorger le système.

Dans l'avenir, si l'euthanasie est permise, bon nombre de gens subiront des pressions psychologiques pour se faire euthanasier et il sera de mauvais augure d'être un fardeau pour la société.

Vous ne croyez pas que le gouvernement va s'en servir pour tuer massivement les gens ? Moi je suis certain du contraire. Déjà les listes d'attentes sont une forme de tuer les gens. Beaucoup de gens meurent sur ces listes faute d'avoir reçu des soins en temps.

Notre système laisse mourrir les gens contre leur gré, alors imaginez quand il pourra les faire mourrir avec leur "consentement".

Je ne crois pas que l'état va ouvertement assassiner les gens avec l'euthanasie comme l'ont fait les nazis. Mais je peux vous garantir que tout candidat sérieux à l'euthanasie subira de solides pressions psychologiques en ce sens et alors l'état pourra dire que c'est l'individu qui l'a voulu ainsi, même si ils lui ont tordu un bras mentalement.

Et puis avant de légaliser la mort, pourrais t-on svp légaliser la vie ?

Il y a tellement d'interdits et de bâtons dans les roues par rapport aux soins de santé qu'il est normal que des gens meurent faute d'avoir obtenu des soins. Inviter ces gens à se faire euthanasier n'est pas la solution.

La solution est le libre marché capitaliste en matière de santé.

Je suis pour le droit de mourrir dans la dignité, mais je suis contre tout ce qui pourrait déraper et empêcher les gens de vivre.

L'euthanasie ? Certainement pas dans un contexte de médecine étatique. Notre système de santé a déjà le pouvoir de vie ou de mort sur vous.

C'est seulement dans un marché complètement libre que j'accepterais cela. Sinon, il y a de fortes chances pour que des gens se fassent tordre un bras pour accepter l'euthanasie.

Sébas

@ Libre Entreprise!

Merci: vous venez de résumer ma pensée de brillante façon !!!

"Légalisons la vie" (avant tout!)

Et pour qu'il puisse avoir de la vie, il faut de la liberté.

J'ajoute donc: "Légalisons la liberté" (avant tout!)

C'est vraiment un cri du coeur 'libertarien'.

Et fondamentalement, tous les êtres humains ont des fibres libertariennes. La vie est libertarienne par définition. Pour avoir de la vie, de l'innovation, de la créativité, des découvertes, des apprentissages nouveaux, etc, ça prend de la liberté. Oui cela est plus risqué que si tout est codifié/encadré, mais est-ce que nous voulons êtres que des robots plus ou moins productifs, de la naissance à la mort?

De plus en plus j'entends des voix s'élever pour obliger les élèves à rester à l'école jusqu'à 18 ans (=yark!), et je viens de lire dans la section commentaire du devoir, quelqu'un qui écrit qu'il faut ÉDUQUER les parents de jeunes décrocheurs. Oui monsieur, que les parents soient éduqués par l'état , sinon pas d'allocations familiales ! Jusqu'au allons-nous aller dans ce chemin de la folie... étatique? "Brave New World", sortez de nos corps et esprits avant que cela ne soit trop tard.

Le problème fondamental de notre société est là. Pour chaque problème, on enlève encore et toujours plus nos espaces de liberté.

Dans tous les domaines...

Notre société est en train d'étouffer à tous les niveaux. Plus moyen de se marier, de "se mettre en couple" sans avoir lu le bottin téléphonique qu'est le code civil et d'avoir lu les lois fiscales provinciales et fédérales, etc. Plus moyen de faire un métier (ou changer de métier), sans suivre moult cours et avoir les "bonnes" certifications. Plus moyen de se partir en affaire, sans passer par le chemin croix administratif. Dans les 'systèmes' de santé et d'éducation, tous les esprits libres et les personnes vraiment dévouées, sont systématiquement rabaissées, découragées et expulsées.

Partout, dans chaque domaine de nos vies, nous sommes de plus en plus robotisés.

Ce que j'écris n'a pas rapport avec le présent sujet?
Au contraire.

Cette commission sur la mort devrait être "scrappée" et nous devrions l'appeler:

"Légalisons la vie" (avant tout! = c'est le sens de mes propos)

Avant tout, légalisons la vie et la liberté dans le domaine de la santé(un peu à l'image de la Suède)

p.s.
Et comme écrit Mathieu NV, nous devrions tous essayer de trouver des exemples de pays, personnes, etc, qui démontrent que le libertarianisme fonctionne et est = à la vie.

Libre Entreprise

@Sébas,

"Oui cela est plus risqué que si tout est codifié/encadré,"

Je ne suis pas d'accord, étant donnée la loi des conséquences inattendues, étant donnée les guerres meurtrières, étant donnée les ravages de l'intevention étatique, on voit que tenter de tout contrôler revient à ne rien contrôler et comporte encore plus de risques et conséquences néfastes.

On sait qu'avec la liberté, les gens vont choisir leurs propres intérêts.
On sait qu'avec les lois et l'encadrement, les conséquences sont imprévisibles, néfastes et dommageables.

Surtout dans un contexte de lois changeantes, de lois yoyo qui viennent, passent, reviennent et changent au gré des humeurs sociopolitiques.

La plus grand des risques c'est de n'en prendre aucun, dans ce sens que celui qui ne prend pas de risques est certain de tout perdre.

Sébas

@ Libre Entreprise:

Je partage les idées contenues dans votre dernier commentaire.
Je réalise que ce bout était surtout 'dédié' aux étatistes.
;-)

Libre Entreprise

@Sébas,

On pourrait alors partir le slogan suivant:

Légalisons la liberté pour ne pas avoir à mourrir !

Je trouve ça génial, nous faisons une bonne équipe ;-)

Sébas

@ Libre "de vivre":

"Légalisons la liberté pour ne plus avoir ENVIE de mourir !"

Give'me five!
;-)

Libre Entreprise

@Sébas,

"Légalisons la liberté pour ne plus avoir ENVIE de mourir !"

GÉNIAL ! DOUBLE FIVE !!!

:-D

Pierrette Cabana

Non à l'euthanasie, non su suicide assisté, oui aux soins paliatifs, ou aux maisons comme Michel Sarrazin, ou le Diapason et encore bien d'autres.
Non à l'acharnement thérapeutique mais à ce sujet je me pose une question, c'est peut-être le patient qui veut ce dernier espoir de guérison ou de mort. à mon âge, 79 ans, en santé, il est évident que si la maladie arrive, je ne tiens pas à des soins extrêmes, l'homme nait, vit et meurt. Ne l'oublions jamais. Prenez-donc exemple sur la vie de Claude Béhard, de Nancy Nawn, sourire et vivre jusqu'au bout. Prennez le temps de lire ce livre et le méditer.
Salut à tous et vivez chaque jour comme si c'était le dernier dans l'amour et l'amitié

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche


Groupe Facebook