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01 septembre 2011

Commentaires

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Anne-Marie Provost

Richard Martineau plus confus que jamais:

http://martineau.blogue.canoe.ca/2011/09/01/la_troisieme_voie

Pierre-Yves

(traduit partiellement de http://fullcomment.nationalpost.com/2011/08/31/jesse-kline-distracted-alberta-politicians-enact-bad-cellphone-ban/ )

Aujourd’hui 1er septembre 2011 entre en vigueur en Alberta une loi sur la distraction au Volant. Ces nouvelles règles interdisent l’utilisation de téléphones en conduisant, ainsi qu’une série d’autres activités potentiellement risquées, incluant consommer de la nourriture, lire, ou utiliser un GPS ou un lecteur MP3 (je me demande pourquoi ils n’ont pas inclus le fait de se maquiller au volant, ça n’est pas très sécuritaire non plus et je vois ça tous les matins dans les embouteillages; enfin bon…).

Ce genre d’interdiction s’est répandu comme la foudre ces dernières années. On a commencé par les cellulaires, bientôt il sera interdit de se fourrer les doigts dans le nez (c’est pas joli-joli anyway). Il est sans doute indéniable que plusieurs conducteurs ont été impliqués dans d’horribles collisions, soit parce qu’ils parlaient au téléphone, soit parce qu’ils se grattaient la poche en essayant au même moment de changer de canal FM, soit parce qu’ils s’engueulaient avec leur belle-mère assise sur le siège arrière. Alors certains ont dit « il faut faire un loi ».

Le problème c’est que ces lois sont fondées sur la peur, plutôt que sur la raison et la science. Les politiciens se foutent pas mal de savoir si elles seront efficaces – et les éléments disponibles d’expérience factuelle tendent à montrer qu’elles ne le sont pas. Entre 2005 et 2009, le nombre de foyers albertains équipé d’un cellulaire a crû de 31%, selon Statistiques Canada (qu’est ce qu’on ferait pas sans eux), suivant un accroissement de 170% entre 1997 et 2005. Pourtant, le nombre de victimes d’accidents de la route a décru de 22%. Il n’existe tout simplement aucune corrélation entre le taux d’accident et l’utilisation du téléphone au volant.

Les donnée disponibles d’autres juridiction confirment ce fait. Une étude financée par l’industrie de l’assurance aux USA a analysé, en 2011, les réclamations d’assurance AVANT et APRÈS l’entrée en vigueur de lois sur la distraction au volant en Californie, au Connecticut, dans l’état de NY et à Washington DC. Aucune diminution du nombre de réclamation n’a été constatée.

Plus absurde encore, ces lois ignorent généralement que dans les occurrences d’accidents causés par ce genre de distraction, le fait par exemple d’être absorbé dans une conversation, fût-ce par l’intermédiaire d’un dispositif « mains-libres », est beaucoup plus dangereux en-soi que le fait de tenir un objet à la main. Ce n’est pas le fait de tenir un téléphone en main qui augmente le risque d’accident – c’est le fait de bavasser au volant au lieu de se concentrer sur une activité requérant toute votre attention. La seule raison pour laquelle les critères de violation sont tellement déconnectés de l’élément causal du risque, c’est parce que les policiers ont beaucoup de mal à déterminer exactement ce qui se passe dans le véhicule.

Ces lois sont un exemple d’une mauvaise solution à la recherche d’un véritable problème. Certains diront qu’elles essaient de légiférer le sens commun, ce qui est impossible. C’est vrai, mais il est par contre tout à fait possible de légiférer les CONSÉQUENCES de l’absence de sens commun, une approche qui serait non-seulement plus efficace, mais plus compatibles avec la notion de liberté et de responsabilité individuelle.

Dans son ouvrage « Law’s Order » paru il y’a une décennie, l’économiste David D. Friedman développe une analyse de la dissuasion législative « ex-post » versus « ex-ante ». Une législation « ex-post » ne banni pas de façon explicite et spécifique certains comportements insouciants ou dangereux pour autrui, mais insiste sur les pénalités et la réparation de conséquences potentiellement malheureuses de tels comportements – quels qu’ils soient, pourvu qu’ils soient démontré qu’ils n’étaient pas raisonnables dans les circonstances (il y’a des test juridiques pour déterminer ça). Donc, on ne vous embêtera pas avec votre téléphone, mais vous allez le payer cher si vous ne l’utilisez pas de façon sécuritaire vis-à-vis des impératifs de la conduite automobile – et l’impératif le plus important c’est de vous concentrer sur la route.

Par contraste, un législation « ex-ante » - telle l’interdiction du cellulaire sans main libres au volant -, vise à prohiber tout comportement jugé à-priori potentiellement dangereux – avec, inévitablement, un degré élevé d’arbitraire, d’inefficacité, et d’idiosyncrasie politique. Hélas il semble que les sociétés modernes soient devenues allergiques à la législation « ex-post », en grande partie du à l’idée de plus en plus répandue que les individus ne doivent être responsables de rien - puisque que le gouvernemaman s’occupe de tout. Pourtant il semble que nous soyons en voie de toucher les limites d’un tel paradigme, ce que démontre par exemple l’allongement indéfini et arbitraire de la liste d’activités prohibée au volant.

Un cas d’espèce intérèssant, comme souvent lorsqu’il s’agit d’étatisme courtelinesque, est le Québec ou l’assurance « no-fault » a généré en quelques décennie une des races de conducteurs parmi les plus dangereux de la Confédération canadienne, alors que vous pouvez parfaitement vous faire flanquer une amende de 150$ pour avoir omis de vous tenir à la rampe dans un escalator de la Société de Transport de Montréal (parce que semble t’il, « la société » serait alors responsable de votre maladresse, voire de votre stupidité.).

D’un autre côté, il est parfaitement admissible dans la Belle-Province de faucher avec votre camionnette une douzaine de cycliste respectueux du code de la route, dans une ligne droite et par temps dégagé, tuant trois jeunes femmes pleines d’avenir dans le processus – été de vous en tirer sans même une réprimande. Pourtant, si vous êtes à ce point incompétent à conduire, vous ne devriez pas avoir le droit de grimper derrière un volant avant d’avoir payé aux familles des victimes, jusqu’au dernier cenne noir, toute indemnité compensatoire qu’un tribunal indépendant jugerait appropriée. Et ce devrait être à VOUS de la payer, pas aux autres contribuables.

L’exemple peut être généralisé à d’autres comportements dangereux, par exemple l’utilisation inappropriée ou non sécuritaire d’une arme à feu. Quand l’expérience démontre qu’une législation « ex-ante » ne produit pas les améliorations escomptées, il devrait être naturel de considérer une alternative « ex-post ». Par exemple, le code de la route pourrait être amendé pour doubler les pénalités en cas d’infraction commise en raison de la distraction au volant. Les compagnies d’assurance devrait être autorisées à inclure des clauses les exemptant d’avoir à honorer une réclamation quand la distraction au volant est la cause principale de l’accident. Ça ferait certainement réfléchir bien du monde. Et si vous n’aimez pas ça, et bien rien ne vous empêche de magasiner pour une autre assurance, inévitablement plus onéreuse, qui couvrira les conséquences d’une inconscience que vous revendiquez le droit d’exercer quel qu’en soit le risque pour autrui.

En conclusion, la nouvelle législation albertaine non seulement est un parfait exemple non seulement d'étatisme de droite, mais aussi illustre comment la démission des individus vis-à-vis de leur responsabilité personnelle, et leur propension à se reposer toujours davantage sur l’État pour s’occuper des moindres aspects de leur existence, creuse plus profondément de loi en loi le fossé du socialisme, au fond duquel agonise leur liberté. Pour paraphraser Benjamin Franklin, un peuple qui accepte de sacrifier sa liberté sur l’autel de sa sécurité… n’obtiendra ni l’une, ni l’autre!

Marianne

C'est vrai que le commentaire de R. Martineau est ridicule. Le fait que la prospérité économique puisse se développer sans démocratie ne prouve en rien que la démocratie, elle, ne favorise pas la prospérité. C'est une erreur de logique primaire.

Toutefois, ce qui m'amuse le plus, c'est que le M. Martineau n'a pas l'air non plus de voir que dans nos démocraties socialisantes, l'état tout puissant et les (grosses) entreprises se grattent bel et bien mutuellement le dos.

Pas logique et aveugle. Serait pas un peu de mauvaise foi carrément .... ?

Pierre-Yves

Question au modérateur: y'a t'il une limite de longueur aux commentaires? J'ai essayé par deux fois d'afficher une note sur les lois interdisant le cellulaire au volant - en raison de l'entrée en vigueur aujourd'hui de la loi albertaine -, et "ça ne passe pas".

La note fait 1191 mots (6656 caractères).

Merci.

Lupin

@Pierre-Yves: http://www.heypasteit.com/

Pierre-Yves

@Lupin:

?????

Lupin

@Pierre-Yves: Enregistre ton foutu texte sur ce site là et donne-nous le lien généré par le site. Sa nous permet à la fois de contourner la limite de texte et de ne pas avoir à passer par dessus ton nouveau testament toutes les fois que l'on veut lire le reste de la discussion.

Gilles Guénette

@ Pierre-Yves

Pas à ce que je sache. J'ai débloqué le commentaire qui avait été refusé par TypePad.

Steven

@Pierre-Yves

"En conclusion, la nouvelle législation albertaine non seulement est un parfait exemple non seulement d'étatisme de droite..."

Je suis en accord que l'étatisme de droite est dangeureux mais l'exemple (très bien) présenté n'est-il pas plutôt un exemple de l'étatisme de gauche? Il me semble que c'est un cas clair d'infantilisation. J'identifie ça à la gauche. Ces nouvelles lois albertaines sont comme les interdictions de fûmer, les taxes additionnels sur la malbouffe, les restrictions sur l'utilisation du sel dans les restaurants de New-York ou l'interdiction de d'utiliser le gras trans, etc...

La sécurité dans les aéroports devenue tyrannique (mais toujours aussi innefficace) est un exemple d'étatisme de droite.

Steven

@Mathieu NV

Pour revenir avec le commentaire du 31 août. Je me souviens de ces premiers cellulaires. On ne pouvait les utiliser que dans les autos. C'était une vraiment grosse machine encombrante. Chaque appel coûtait très cher. Le père de mon ami s'en était fait installer aux environ de 1987-88. Les cellulaires tels qu'on les connaît n'ont pas commencé à êtres utilisés avant à peu près 1995-96. À ce moment-là, les cellulaires coûtaient plus chers et le fait d'en posséder un était en qque sorte une affaire de prestige.

Steven

@Anne-Marie

Comme Marianne dit, je crois que c'est une erreur de logique. Ce que j'observe au sujet de la Chine est que son niveau de liberté économique s'est accrue au cours des années 90. Cette liberté rendu au peuple leur a permis d'accroître leur richesse à des niveaux sans précédents. Il reste encore du chemin à faire au niveau de la liberté économique et il en reste encore plus à faire au niveau des libertés civiques. La Chine pourrait être encore beaucoup plus riche. L'Inde a suivi un parcours assez similaire. Cependant, la répression (bien que présente) est moins pire qu'en Chine.

Les gauchistes me font rires (et m'attriste en même temps) lorsqu'ils voient un problème d'écart entre les riches et les pauvres se dessiner. Un problème??? Avant, c'était 90% de la population qui était pauvre. Il y avait beaucoup plus d'égalité certe mais de l'égalité dans la pauvreté. Maintenant que le taux de pauvreté a considérablement diminié, qu'une classe moyenne s'est créé, les gauchistes y voient un problème car ce n'est pas 100% de la population qui est devenu plus riche exactement au même rythme et du même montant. Come on!! Préférez-vous 90% de pauvres égales ou 40% de pauvres avec un 60% qui prospèrent. Le capitalisme élimine la pauvreté mais pas au même rythme pour tout le monde. Il est certain que certains en profiteront avant d'autres. Cependant, le phénomène d'entrain sort les autres de la pauvreté par la suite.

Pierre-Yves

@Steven:

"Je suis en accord que l'étatisme de droite est dangeureux mais l'exemple (très bien) présenté n'est-il pas plutôt un exemple de l'étatisme de gauche? Il me semble que c'est un cas clair d'infantilisation. J'identifie ça à la gauche."

Ce sont les conservateurs albertains (Stelmach) qui ont fait voter cette loi. C'est tout ce qu'on peut en dire.

Loi101

Question aux libertariens:

Je suis curieux de connaitre vos points de vue sur le contrôle de la langue par l'état, et le financement d'organisations telles que l'OQLF par le gouvernement.

Surtout que ceux-ci ont annoncé qu'ils entreprennent une nouvelle campagne d'harcèlement envers les entreprises (mais Loft Story pourra conserver son nom) afin de mieux justifier leurs budgets (il faut paraitre utile sinon on se fait couper!)

http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2011/08/20110831-124501.html "L’OQLF veut franciser les compagnies"

Merci, bonne journée

Kevin

"Je suis curieux de connaitre vos points de vue sur le contrôle de la langue par l'état, et le financement d'organisations telles que l'OQLF par le gouvernement."

www.quebecoislibre.org

ET VOILÀ!

hahahaha plus sérieusement... c'est quoi cette question? La réponse est ultra-simple, dès qu'on comprend moindrement la philosophie libertarienne! Je vous invite à aller chercher vos réponses.

Loi101

@Kevin: Si tu n'avais pas le gout d'en discuter, aucune raison de laisser un commentaire.

Et ce n'est pas aussi simple que tu le prétends au Québec, la langue et la souveraineté sont des sujets très compliqués au Québec. Je suis certain qu'il y a des libertariens qui vont défendre cette organisation (OQLF) et la législation pour "protéger notre langue et notre culture", et j'aimerais connaître d'autres points de vue sur le sujet.

Steven

@Loi101

Si qqun défend cette organisation et la législation, c'est que ce ne sont pas de vrais libertariens. Les libertariens peuvent avoir des divergeances sur certains détails mais pas un comme celui-ci. C'est un paradoxe de défendre ceci et de se dire libertarien.

@Pierre-Yves

Je réalise que c'est le PC et que c'est un parti de droite. La nouvelle législation me semblait tout simplement plus inspirée de ce que la gauche réclamerait normalement. Même en Alberta, les partis de droite peuvent parfois faire des p'tits "zig zag" à gauche.

Pierre-Yves

@Steven:

"Même en Alberta, les partis de droite peuvent parfois faire des p'tits "zig zag" à gauche."

Stelmach, c'est ps un "p'tit zig-zag" à gauche, c'est une série d'embardées de plus en plus catastrophiques. J'espère bien que ça va lui coûter sa job.

Martin D

@Loi101

«Et ce n'est pas aussi simple que tu le prétends au Québec, la langue et la souveraineté sont des sujets très compliqués au Québec. Je suis certain qu'il y a des libertariens qui vont défendre cette organisation (OQLF) et la législation pour "protéger notre langue et notre culture", et j'aimerais connaître d'autres points de vue sur le sujet.»

Parfaitement d'accord avec Steven. Ne cherchez pas très loin le libertarianisme est simplement une philosophie qui proscrit le recours à la force coercitive autrement que pour protéger son intégrité physique et matériel (propriété privée). Il y a plein de libertariens qui veulent voir la langue française prospérer mais aucun qui veux l'imposer aux autres. Aussi un libertarien pourrait forcer les gens à parler et écrire en français sur sa propriété PRIVÉE mais jamais autrement.

Pierre-Yves

@Martin D:

"Aussi un libertarien pourrait forcer les gens à parler et écrire en français sur sa propriété PRIVÉE."

Un libertarien intelligent ne ferait même pas cela.

Catherine

Le mouvement libertarien a-t-il un avenir? Honnêtement, j'en doute grandement et je crois même qu'il est condamné à la marginalité. Mais je serais très heureuse de connaitre votre opinion......

Martin D

@Pierre-Yves

"Un libertarien intelligent ne ferait même pas cela"

Un libertarien intelligent c'est un pléonasme ;-)

Pierre-Yves

Pierre-Yves

@Catherine:

"Le mouvement libertarien a-t-il un avenir?"

Il n'y a pas de "mouvement" libertarien, il y'a une pensée libertarienne. Dans le contexte ordinaire de la politique politicienne, ou le jeu consiste à jouer au Père-Noël puis à trouver des pigeons pour payer la facture, l'éthique de liberté, de non-violence et de responsabilité individuelle prônée par cette pensée est incompatible avec la fédération en mouvement politiques.

Mais il y'a bien d'autre façons de propager des idées. Une force des libertariens c'est qu'ils estiment ces idées assez importantes pour faire ce travail gratuitement. Ces idées sont fondamentales, beaucoup d'entre elles remontent au siècle des lumières, preuve de leur résilience. Le fait de vivre dans un système politique qui s'assoit dessus ne les fera pas disparaître parce qu'elle font partie de la conscience morale de la majorité de la population. Seul le défaitisme engendré par un certain cynisme peut les occulter momentanément sous le boisseau.

Mais en fait elles n'attendent qu'une étincelle pour briller à nouveau. L'occident a vécu, en gros depuis le début de la première guerre mondiale, une étrange éclipse de la raison (il faut lire les textes d'opinion d'intellectuels, d'industriels, de banquiers, de politiciens de la belle-époque pour se rendre compte à quels point ceux qui occupent aujourd'hui l'estrade sont veules, malhonnêtes, ignorants, ou lâches). Ceci ne se produira peut-être pas de notre vivant, parce que généralement seules les catastrophes majeures provoquent la prise de conscience nécessaire au nettoyage des moeurs politiques et des institutions, et il faut souvent plusieurs générations pour que la situation mature.

On peut seulement espérer que, par opposition à ce qui se produit actuellement dans le monde arabe, cela se fera sans violence. Mais contrairement à certains je ne suis pas trop confiant à ce sujet, parce que beaucoup d'États jouent actuellement à des jeux désespérés et dangereux.

Je ne crois pas à des soulèvements de type populaire dans les démocraties occidentales, ces sociétés sont trop "fliquées" pour que ce genre de mouvement prenne. Mais je parlais plus haut de la Grande-Guerre, que les marxistes ont évidemment attribué au manigances du "capitalisme international", mais qui plus raisonnablement peut-être vue comme une fuite en avant de gouvernements faibles acculés à une impasse de politique intérieure.

C'est ce qui pourrait se produire, l'impasse est devant nos yeux (crise fiscale, sacrifice des espoirs des jeunes générations au profit des privilèges des vieilles, laminage économique des classes moyennes), il suffirait d'un casus-belli (par exemple Israël pourrait assez clairement jouer le rôle de la Serbie en 1914, les ingrédients sont là, mais il y'a bien d'autres façons dont ça pourrait péter) pour qu'un gouvernement, puis deux, puis trois se lancent dans une escalade irréversible perçue comme le seul moyen d'étouffer la crise intérieure (un grand avantage des situations de guerre c'est qu'on peut instaurer des mesures comme la censure, le couvre-feu, et l'internement arbitraire).

Estec

@Loi 101

Il y a 2 langues officielles au Canada: l'anglais et le français. C'est un bilinguisme institutionnel. Au provincial, question de choix, mais faire comme au fédéral serait mieux selon moi.

Ensuite, pour ce qui est du secteur privé, ça devrait être la langue de ton choix. On devrait avoir le droit d'avoir un resto à Sushi où l'on ne sert qu'en japonais par exemple. Si pas content, tu vas chez un concurrent ou tu ouvres ton propre restaurant avec la (les) langue(s) de ton choix.

Catherine

Pierre-Yves

Merci de partager votre opinion sur la question! Maintenant j'aimerais connaitre les failles ou les limites de la pensée Libertarienne?

Mathieu NV

Je crois en fait que lorsqu'une langue est contrôlée par des fonctionnaires, celle-ci va mourir à petit feu.

Puis encore, si certains croient réellement que l'avenir d'une langue se résume à appliquer une quelconque loi qui régit les situations hors de l'état, autant dire qu'ils utilisent la méthode facile qui demande peu de rigueur et une telle loi va simplement tuer à petit feu la langue.

N'oubliez pas, les politiciens veulent toujours utiliser la méthode qui donne le plus de votes possibles au court terme et non celle qui est la plus durable pour les générations futures.

Mais peu importe, parler de cela est un tabou au Québec, même si nombre de personnes le pensent tout bas. Malheureusement, le collectivisme à base socio-nationaliste est vraiment devenu une maladie chez certains individus.

Ironiquement, il y a 50 ans, on utilisait le même stratagème collectiviste pour que les élites religieuses disent de garder de "bonnes moeurs" et éviter les "comportements déviants". Aujourd'hui, rien n'a changé, sauf que le clergé religieux a uniquement été substitué par un clergé étatico-socialiste qui croit de la même manière qu'il est supérieur et mieux pensant que la personne ordinaire.

Pierre-Yves

@Catherine:

"Merci de partager votre opinion sur la question! Maintenant j'aimerais connaitre les failles ou les limites de la pensée Libertarienne?"

Je considère le libertarianisme comme la philosophie politique la plus cohérente (je les ai toute essayées). La principale faille de cette philosophie, en tout cas dans sa version occidentales, est qu'elle considère l'exercice de la liberté et de la démocratie comme des faits acquis respectés universellement, alors que ce n'est évidemment pas le cas.

Dans les faits, la liberté se conquiert toujours à la pointe du fusil, et se défend à coups de canon. Une société libertarienne est désarmée devant une société étatiste et militariste, et on l'a constaté historiquement (voir plus haut) n'a - sauf circonstances géographiques particulières et exceptionnelles - d'autre choix que de s'étatiser progressivement pour résister aux agressions militaires externes. On ne défait pas une armée moderne avec une milice.

Je dirais donc pour généraliser que le Libertarianisme est réaliste dans son analyse des ressorts de l'action humaine et de l'économie, et de la toxicité de la gangrène gouvernementale, mais utopique en ce qui concerne les avenues politique de mise en oeuvre de ses concepts.

B. Vallée

à Loi101

« Et ce n'est pas aussi simple que tu le prétends au Québec, la langue et la souveraineté sont des sujets très compliqués au Québec. »

Hmm... Se pourrait-il que des esprits désoeuvrés se soient amusés à les compliquer ?

Martin

À faire lire à tous les artistes têteux de subventions étatiques:

http://newamericamedia.org/2011/09/from-struggling-to-self-sustaining-artists-try-to-stay-afloat.php

http://www.filmindustrynetwork.biz/kickstarter-change-film-financing-model/12567

Vive le crowdfunding! Si seulement l'État pouvait baisser les taxes et impôts pour que je puisse encourager certains artistes que j'aime...

Boby

Richard martineau est un wananbe polémiste. Ceux qui consaient les modèles économiques savent que les trois modèles sont les suivants: Communiste, Capitalisme et Corporatisme.

Kevin

Allez voir ces deux liens de cyberpresse. C'est au sujet des garderies et OH HORREUR, il n'y a pas d'inspecteur de garderie privée et il est relativement facile d'en ouvrir une! Méchant sujet de matante...

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201109/08/01-4432501-ouvrir-une-garderie-a-montreal-un-jeu-denfant.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4c_video_1086353_accueil_POS2

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201109/07/01-4432469-film-dhorreur-dans-une-garderie-pres-de-chez-vous.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4432501_article_POS1

Extrait de la fameuse "horreur" :

"Quand il nous voit arriver, un des enfants tend les bras pour qu'on le prenne. Nous nous tournons vers la gardienne, qui ne réagit pas. Le petit insiste, il veut être cajolé. Devant l'inaction de la dame, après de longues minutes, nous le prenons nous-mêmes. Il reste blotti dans nos bras jusqu'à notre départ."

Oh je suis tout émoustillé!

Pierre-Yves

@Kevin:

"Allez voir ces deux liens de cyberpresse. C'est au sujet des garderies et OH HORREUR, il n'y a pas d'inspecteur de garderie privée et il est relativement facile d'en ouvrir une! Méchant sujet de matante.."

MDR... je les avais spottés ceux-là. La dernière offensive corporatiste du plusse-meilleur pays du monde est en marche. Et elle ne fait pas dans la dentelle.

Bernard

@Kevin

Oliver Twist!!!

Steven

En ce qui concerne le sujet des garderies. Il est certain que ça me rend triste de lire des situations comme celle décrite plus haut. Une personne n'analysant pas la situation en concluerait rapidement que le gouvernement doit intervenir plus en réglementant davantage les garderies privées. Ça ne serait qu'une intervention liberticide afin de pallier à une autre intervention ayant créé des conséquences innatendues.

Avant que le gouvernement n'intervienne avec les garderies (1997 je crois), on entendait très rarement parler de ces situations. Pourquoi? Le gouvernement a créé une pénurie artificielle dans le milieu. La situation s'est vite déteriorée pour les mêmes raisons que la qualité et la disponibilité des appartements s'est déteriorée au Québec avec l'avènement de la Régie du logement. L'augmentation artificielle de la demande (créée par le gouvernement) n'a pas été suivi par une augmentation proportionée de l'offre. Pourquoi est-ce que l'offre n'a pas suivi? Le gouvernement exerce un contrôle des prix directs (garderies subventionnées) et indirects (garderies privées). Lorsqu'il y a contrôle des prix à la baisse et une réglementation accrue, les producteurs (et dispenseurs de services) ne sont plus aussi tentés d'offrir le service alors que les consommateurs en veulent beaucoup plus qu'avant. Dans le cas des garderies (privées, subventionnées et CPE), le gouvernement offre des salaires artificiellement élevés aux employés des CPE. Les garderies privées ne sont donc pas capables de retenir leurs employés qui n'attendent qu'une ouverture dans un CPE. Pourquoi ne peuvent-elles pas compétitionner? Tout d'abord, les employés des CPE se font payer (en grande partie) avec l'argent des contribuables. Les CPE ne sont pas tenus de générer un profit comme les garderies privées. De plus, les garderies privées ne peuvent pas charger le prix quotidien voulu dû à la compétition déloyale des garderies subventionnées (incluant les CPE) et à la limite monétaire du système de remboursement des coûts défrayés en garderie privée. En effet, si les garderies privées chargent trop chers, ils verront les parents envoyer leurs enfants en garderie familiale subventionnée et CPE aussitôt qu'une place sera disponible. Avoir un niveau de roulement d'enfants très élevé est difficile pour les éducatrices en garderie privée et néfaste pour des très jeunes enfants. Les garderies privées doivent donc maintenir un prix assez bas afin que le coût soit semblable aux garderies subventionnées et CPE après le remboursement du crédit aux parents.

Malheureusement, lorsqu'il y a pénurie, la qualité du service rendu (ou du produit vendu) diminue. Ça s'applique aux garderies aussi. Face à une compétition insuffisante, les propriétaires de ces garderies ont le "beau jeu" et offrent souvent (mais pas toujours) des garderies de moindres qualités. Ils savent que les parents auront de la difficulté à aller voir ailleurs s'ils ne sont pas satisfaits. Comme toujours, les propriétaires dispenseurs de biens et de services tentent toujours d'en donner moins pour plus de $$$ et les consommateurs essayent toujours d'en avoir plus pour moins de $$$. Dans un système de libre-marché, ces acteurs arrivent à créer un équilibre. Cependant, dans ce cas-ci, sous le couvert de vouloir en offrir plus pour moins aux consommateurs (parents), le gouvernement a donné le gros boût du bâton aux dispenseurs de services devant s'adapter aux contraintes monétaires que le gouvernement leurs impose dirèctement et indirèctement.

Jean-Philippe

@Catherine

Un des moyen pour arriver à une société libertarienne est décrit dans le roman "Atlas Shrugged" de Ayn Rand. Il s'agit d'une fiction mais sa lecture est tout de même éclairante. La traduction française serait bientôt disponible.

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Je ne suis pas un philosophe mais, étant donné que la pensée libertarienne est la seule qui n'exclut pas les autres, on doit pouvoir dire qu'elle n'a pas de limite donc est sans faille.

Dans une société libertarienne, rien n'empêche des gens de former une association marxo-anarcho-taoiste d'ascendance franco-syndicaliste. Il se peut que ce soit un modèle qui plaît à tous et que tout le monde y participe. L'important, c'est de pouvoir y entrer/sortir sans y être forcé!

Phil C.

Comment se prémunir des effets des monopoles/oligopoles?

Localement, je pense au prix de l'essence. Je sais: on est en masse taxé. À Montréal, il y a 45 cents de taxes sur un litre d'essence. Mais ça n'explique pas ces hausses subites du prix que tous imitent dès qu'il y en a un qui le fait. Ou encore, que les prix soient similaires à ce point là d'une station à une autre. Ces jours-ci, le prix du brut oscille autour de 90$ US. En juillet 2008, il atteignait un sommet à 133$ alors que le prix à la pompe était de 1,48$. On se rend vite compte que proportionnellement, on le paie beaucoup plus cher aujourd'hui. Pourquoi? Et à ce point-là? Mystère...

Je pense également à nos banques canadiennes. Mais la solution serait très simple à mon avis: ouvrir le marché aux banques étrangères. Donc dans le cas des banques, on se fait avoir à cause de la réglementation. Idem pour les télécommunications.

À combien de reprises déjà Ciment St-Laurent et ses "compétiteurs" ont été sanctionné par les lois anticoncurrentielles?

Mondialement, je pense à certains secteurs, dont l'acier si je ne m'abuse, qui ne comporte que quelques joueurs. La concurrence étant limitée, il y a certainement une pression des prix à la hausse.

Le réflexe d'un étatiste serait d'imposer une nouvelle loi, un nouveau règlement. Je doute fort que ce soi la bonne voie à suivre. Mais que faire alors?

Le capitalisme est formidable tant que le mécanisme de la concurrence fonctionne à 100%. Quand il y a du sable dans l'engrenage, que faire? Et la nature humaine étant ce quelle est, on est toujours porté à vouloir contrôler son marché pour contrôler ses prix.

martinpasfin

@ Phil C.

"Comment se prémunir des effets des monopoles/oligopoles?"

Si l'état se mèle de ses affaires et seulement de ses affaires soit la protection de la vie et de la propriété alors les monopoles n'existeront jamais et on aura pas à se prémunir des quelconques effets.

Faite une petite recherche et essayer de trouver un seul monopole ou oligopole qui n'est pas le fruit du bras armé du gouvernement. En tout cas moi je n'en est jamais trouvé.

François 1

Comment les Libertariens élimineraient-ils la corruption au Québec et surtout de quelle façon s'assureraient-ils qu'elle soit totalement absente de nos moeurs?

Jean-Philippe

@François

Corruption:

- Selon la banque mondiale: "Utiliser sa position de responsable d’un service public à son bénéfice personnel"

- Selon l'ONU: "une utilisation systématique d'une charge publique pour un avantage privé"

Dans une société libertarienne, puisqu'il n'y a pas de pouvoir public, il n'y a pas de corruption possible.

- Selon Transparency International: "la corruption consiste en l’abus d'un pouvoir reçu en délégation à des fins privées"

Cet organisme indique que le "pouvoir reçu" peut être de nature publique ou privée. La corruption dans le domaine privé c'est un non sens. Réfléchissons un peu:

Vous devez acheter un lave-vaisselle. Vous vous rendez au magasin et vous faites votre choix sur un modèle quelconque de la compagnie X. Vous trouvez qu'il vaut plus que les 500$ que vous remettez au marchand en échange. Quelle différence ça ferait de savoir que le directeur adjoint de l'entreprise X a fait affaire avec un sous-traitant A plutôt que B parce que A lui a remis une enveloppe contenant 100 000$? Rien, vous avez le produit qui vous plaît à un prix qui fait votre affaire.

Ce que nous pouvons aussi imaginer, c'est qu'une entreprise Y pourrait fabriquer un lave-vaisselle équivalent à moindre coût en faisant affaire avec le sous-traitant B, ce qui, éventuellement forcerait la compagnie X à éliminer la corruption de son système de gestion ou de faire faillite.

C'est pour ces raisons qu'on entend jamais parler de corruption dans le domaine privé. C'est pour cette raison que la corruption n'exsiterait pas dans une société libertarienne.

Qu'est-ce qu'un libertarien ferait pour éliminer la corruption?

Rien!

Pierre-Yves

@Jean-Philippe

"C'est pour ces raisons qu'on entend jamais parler de corruption dans le domaine privé. C'est pour cette raison que la corruption n'exsiterait pas dans une société libertarienne."

Utopique comme point de vue. Il est vrai que dans le domaine privé on parle plutôt d'abus de confiance - "agency problem" -, par exemple lorsqu'un dirigeant d'entreprise va faire affaire avec un fournisseur de qualité inférieure en échange d'un pot-de-vin. Il est faux par contre de prétendre que le crime est sans victime: les victimes sont les actionnaires. Un problème avec les libertariens c'est qu'ils aiment tellement leur raisonnements élégants qu'ils sont prêts à effacer une partie de la réalité pour que ces derniers puissent tenir debout. En tout état de cause la corruption n'est pas circonscrite au domaine public.

Jean-Philippe

@Phil C.

Juste une petite précision. Pour qu'il y ait concurrence, il doit y avoir possibilité d'entrer sur le marché.

Il existe donc:

1- Des marchés où il y a plusieurs entreprises mais pas de concurrence.
2- Des marchés où il y a concurrence même s'il y a une seule entreprise.

L'exemple évident du #1 c'est la construction des routes pour le MTQ. Les entreprises existantes peuvent s'entendre pour soumissionner trop haut parce qu'aussitôt qu'un nouveau joueur soumissionne plus bas, il y a des gros bras pour faire de l'intimidation sur son chantier, crever ses pneus, menacer sa famille et je ne sais quoi d'autre. De sorte qu'il n'y as pas possibilité d'entrer sur le marché.

L'exemple du #2 c'est le marché d'alimentation de mon village. Il est le seul à offir le service dans le village. Il ne monte pas ses prix de façon astronomique tout en offrant un service de qualité parce qu'il sait que n'importe qui pourrait venir s'installer à côté et lui faire concurrence. C'est la possibilité d'entrer sur le marché qui explique ses prix relativement bas et son bon service.

Donc un nombre limité d'entreprise dans un secteur n'est pas signe d'une non-concurrence ou d'une augmentation des prix.

Ce qui l'est par contre c'est lorsqu'un gouvernement décide qui peut entrer sur un marché, soit par une loi évidentes comme pour le lait, soit par un ensemble de lois/règlements/normes/ordres et autres comme pour un détaillant d'essence ou un médecin.


Steven

@François 1

"Comment les Libertariens élimineraient-ils la corruption au Québec et surtout de quelle façon s'assureraient-ils qu'elle soit totalement absente de nos moeurs?"

Tout d'abord, je ne crois pas que personne puisse éliminer TOTALEMENT la corruption et qu'elle soit TOTALEMENT absente de nos moeurs. C'est utopique. Cependant, la philosophie libertarienne bien appliquée pourrait fortement diminuer la corruption, surtout celle à grosse échelle (telle que partiquée par l'État). Je te donne 2 exemples et tu comprendras certainement tout de suite tellement ce sera évident. Les 2 exemples sont un entrepreneur voulant commercialiser un produit dans un véritable libre-marché et l'autre dans un marché fortement réglementé comme le notre.

1-LIBRE MARCHÉ. Ici, les politiciens n'ont pas le pouvoir de réglementer le marché. Ils ne font qu'appliquer les principes régaliens de l'État. Afin de générer un profit avec son produit (ou service), l'entrepreneur devra s'assurer de satisfaire les consommateurs en mettant sur le marché un produit que ceux-ci veulent véritablement et aussi qu'il soit de meilleur qualité et/ou prix que celui de la compétition. Si l'entrepreneur réalise un profit, c'est qu'il a nécéssairement réussi à combler un besoin dans la société. Il a donc contribué à l'amélioration de la qualité de la vie et à la création de richesse dans la société. Il est donc récompensé au moyen d'un profit qu'il réinjectera majoritairement (s'il est intelligent)dans sa compagnie afin de demeurer compétitif. On pourrait développer encore beaucoup plus mais je m'arrêterai là.

2 - ÉCONOMIE INTERVENTIONNISTE (NOTRE SOCIÉTÉ). Ici, notre même entrepreneur a plusieurs possibilités s'offrant à lui. Les politiciens ont le pouvoir absolu sur l'économie. Ils peuvent voter n'importe quelle loi et donner de l'argent à qui leur plaît bien (en invoquant des belles raisons officielles). L'État récolte beaucoup d'argent de la société en taxes, impôts et autres tarifs donc ce n'est pas un problème. Face à cette entitée puissante et pleine de $$$ qu'est l'État, l'entrepreneur voit plusieurs possibilités de se faire un profit sans pour autant avoir satisfait les consommateurs (population) avec un produit (ou service) prisé par ceux-ci. Il doit satisfaire des politiciens ou hauts fonctionnaires d'une façon ou d'une autre afin d'avoir accès à leur pouvoir de coercition et/ou le trésor public. Tout dépendant du statut qu'a actuellement sa compagnie, l'entrepreneur a recours à diverses méthodes afin de se tailler une place dans le marché sans plaire aux consommateurs (ou leurs plaire minimalement):
1- Créer des barrières à l'entrée de ceux et celles voulant compétitionner avec lui. C'est bon pour une compagnie déjà grosse s'étant taillée une place et voulant la maintenir. Ces barrières créeront des fardeaux administratifs ou réglementaires à tout nouveau joueur. Ceci découragera beaucoup de nouveaux entrepreneurs à compétitionner car ils devront débourser trop de ressources afin de satisfaires aux normes réglementaires.

2- Chercher des subventions: Ça c'est le gouvernement qui force la population à investir dans une compagnie sans obtenir rien en retour. Souvent, ce sera de l'argent gaspillé car le test du marché ne sera pas fait.

3- Demander au gouvernement de taxer des produits similaires importés ou de carrément interdire leur importation.

4- Demander au gouvernement de créer des ordres professionnels. Quoi de mieux que de dire qu'on protège le public tout en faisant artificiellement augmenter le produit ou le service que l'on vend?! On peut ici mettre des grosse barrières à l'entrée ou carrément créer des quotas.

5- Créer une réglementation affectant négativement la compétition existante. Par exemple, les compagnies les plus riches et possédant le meilleur équipement anti-pollution possibles peut demander à ce qu'on rende illégal les méthodes et l'équipement de production des compétiteurs.

Il existe plusieurs autres méthodes. Cependant, vous en conviendrez que c'est un incitatif extrême pour les entrepreneurs de vouloir utiliser les pouvoirs de l'État afin d'obtenir un profit qu'on ne devrait que pouvoir obtenir en désservant bien la population. Souvent, une enveloppe d'argent destinée aux politiciens en question ou du financement au parti politique servent à faire passer ces mesures sont suffisants. Si l'État et ses membres n'avaient pas ce pouvoir, cette corruption ne pourrait pas exister...

Mathieu NV

@Pierre-Yves:

Le problème c'est justement que l'état au Québec s'occupe de 58 000 autres trucs pour acheter des clientèles diverses que des fonctions primaires comme les routes et la justice.

Logiquement, le cash pour l'in-vitro subventionné doit venir de quelque part d'autre.

Merci social-démocratie corporatiste!

Jean-Philippe

@Pierre Yves

Effectivement, la corruption n'est pas unique à l'administration publique. C'est pourquoi j'ai cherché une définition qui l'incluait.

J'avoue aussi que ma démonstration n'est peut-être pas assez développée pour me permettre une conclusion aussi élégante/utopique. Mais pour dire qu'elle ne tient pas debout, il y a une preuve à fournir autre qu'un problème d'amour propre. ;)

Ceci étant dit, il est évident que l'actionnaire est perdant s'il y a corruption ou abus de confiance. Toutefois, comme pour le consommateur vis-à-vis le prix du lave-vaiselle, l'actionnaire fait facè à 2 choix. Soit il conserve ses actions s'il considère qu'elle lui rapporte tout de même un rendement suffisant, soit il vend. D'où l'intérêt pour une entreprise privé de se prémunir contre la corruption/abus de confiance.

Dans le cas d'une entreprise publique, ce mécanisme d'auto-régulation est peu/pas efficace.

Kevin

Dans la série des question "comment les libertariens"... voici :

Comment les libertariens peuvent-ils s'assurer que tout le monde ait du sexe en quantité suffisante dans leur vie?

martinpasfin

@Kevin

Ahahaha....le pire c'est que ça représente bien le vrai problème qui empêche l'humanité d'avancer. Étant donné qu'on propose une solution qui ne peu pas régler tous les problèmes de monde alors aucun changement ne peut être envisagé.

La solution libertarienne à tous les problèmes la voici: Devenez des adultes et agissez en conséquence.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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